00:00 Il est normal, quand on est le chef de l'Église,
00:04 d'avoir une définition peut-être un peu plus large
00:06 que celle qu'on peut avoir quand on est responsable politique de la charité.
00:10 Il est normal d'enjoindre les peuples à ne pas s'habituer
00:14 aux tragédies et aux 30 000 morts que nous avons connues en Méditerranée
00:19 ces dix dernières années.
00:20 Mais notre rôle de responsable politique est de rappeler précisément
00:25 que le devoir de secourir des populations qui tentent la traversée de la Méditerranée,
00:29 ne convient pas nécessairement au devoir de les accueillir.
00:33 Parce que j'entends qu'on se préoccupe, à juste titre d'ailleurs,
00:36 de ces migrants et de gens qui veulent fuir leur pays pour des conditions de vie meilleure.
00:40 Mais ce que je déplore dans le discours du Pape,
00:42 et encore une fois je ne l'attaquerai pas personnellement
00:45 parce qu'il est le chef de l'Église et je ne voudrais pas offusquer les croyants,
00:51 mais il ne pense jamais au peuple d'Europe et aux sociétés européennes
00:56 qui précisément, eux, subissent les conséquences
00:58 de l'immigration.
01:00 - Est-ce que vous trouvez normal qu'il fasse de la politique pour aller au bout de ce raisonnement ?
01:03 Est-ce que c'est le rôle du Pape ?
01:05 - Je crois que ce n'est pas son rôle.
01:07 Mais encore une fois, il en fait.
01:09 Et il fait le choix d'avoir un discours qui est un discours politique.
01:12 Mais mon rôle, et le rôle des responsables politiques,
01:15 c'est de lui rappeler que lorsqu'on appelle à l'immigration massive,
01:21 qu'on appelle à l'ouverture inconditionnée et illimitée de l'ensemble de nos frontières,
01:26 alors on porte une responsabilité dans le discours politique,
01:29 on porte une responsabilité sur la croyance et l'aile d'Orado
01:34 que se font ces gens-là du continent européen.
01:36 Donc, si vous voulez, il déplore les conséquences d'un discours d'ouverture dont il chérit les causes.
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