00:00 dénoncer le maintien en détention de leur confrère marseillais.
00:03 Voilà l'objectif de cette poignée de policiers réunis hier soir à Paris.
00:07 Pas de grosse mobilisation, mais une étape supplémentaire,
00:10 deux semaines après le début des grèves chez les forces de l'ordre.
00:13 C'est la première fois qu'il y a une mobilisation aussi dure en France,
00:20 en tout cas en termes de police.
00:22 L'enquête déterminera si lui ou non il est coupable,
00:25 et si oui ou non son action est légitime ou illégitime.
00:28 Mais en attendant que ces éléments-là soient éclaircis,
00:32 un policier n'a pas sa place en détention provisoire.
00:36 Pour les syndicats Alliance et Unsa Police,
00:38 ce maintien en détention est incompréhensible.
00:41 Ils dénoncent une décision qui ne sera pas de nature
00:43 à apaiser le malaise dans leur rang et la surexposition des policiers.
00:48 Aujourd'hui, les collègues constatent la sécurité juridique
00:51 qui repose sur leurs épaules.
00:53 On fait commande, qu'est-ce qu'on fait, dites-moi,
00:55 lorsqu'on subit des attaques incessantes ?
00:58 On ne va pas nous faire croire aujourd'hui
00:59 que les collègues vont se concerter pour travestir la vérité.
01:03 Non, ça on ne peut pas l'entendre.
01:05 Pour les juges, c'est surtout le mensonge du policier
01:08 qui a conduit à cette décision.
01:10 Il a reconnu être l'auteur du tir du LBD,
01:12 il est donc revenu sur ses propos au début,
01:14 mais ça ne rassure pas les juges qui se disent
01:16 s'il a menti au début, il le prouve en revenant sur ses propos.
01:19 Rien ne nous prouve qu'il ne va pas mentir à la fin,
01:21 donc on préfère le maintenir en détention provisoire
01:24 pour la manifestation de la vérité.
01:25 Depuis la semaine dernière, le nombre d'arrêts maladie
01:28 chez les policiers a baissé de 13% dans le sud
01:31 et de 40% en région parisienne.
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