00:00 Le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de l'article 117 de
00:04 la loi n° 07/96 du 12 mars 1996, enterriné lors du Conseil des ministres qui s'est tenu
00:11 ce 12 juillet, n'a pas manqué de susciter des réactions au sein de la classe politique
00:15 abonnèse.
00:16 Le processus électoral en cours a enregistré sa première montée de tension à la suite
00:22 de la décision enterrinée en Conseil des ministres portant sur la modification de l'article
00:26 117 de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996, modifiant les dispositions communes à toutes
00:35 les élections politiques.
00:36 Cet dernier acte semble-t-il la suppression de l'enveloppe à coller prétextant « adapter
00:42 les conditions de déroulement du vote au nouveau contexte d'élection couplée ou
00:46 générale ». Un projet qui a suscité l'ire des candidats à l'opposition qui ont décidé
00:52 d'investir le siège du Sénat, qui était réuni en session extraordinaire pour l'adoption
00:57 du projet de loi relatif à la modification de l'article 117 de la loi électorale.
01:02 Ainsi, Paulette Missambo, Alexandre Barochambrier, Raymond Doncima, Bertrand Zibi, Mike Jogtan,
01:09 assistés des leaders de la société civile tels que Georges Brunongusi, Edmou Kévelé,
01:14 ont fustigé ces manœuvres visant à changer les dispositions de la loi électorale, alors
01:19 que le processus est engagé.
01:21 Pour ces derniers, cette modification n'a d'autre but que de favoriser la fraude par
01:25 le procédé d'achat des bulletins de vote non utilisés.
01:28 « Désapprouvons la manière dont les lois se font et se défont en catimini.
01:36 Il n'est pas acceptable qu'à la veille d'une élection, alors que nous sommes tous
01:43 engagés dans le processus, les législateurs, le gouvernement se permettent encore de triturer
01:52 les lois pour faciliter les actes de fraude.
01:57 Ça, nous ne pouvons pas l'accepter.
02:00 Et il y a deux aspects qui ont été soulevés au niveau de l'enveloppe poubelle qui a été
02:06 supprimée pour permettre ce que nous avons combattu dans le passé, c'est un recul démocratique,
02:15 et il y a la représentation des candidats dans les bureaux de vote.
02:21 Il est inadmissible qu'à quelques semaines des élections, l'on se comporte de cette
02:28 manière et nous désapprouvons cela.
02:30 Nous voulons attirer l'attention de la communauté nationale et de la communauté internationale
02:37 sur ce qui est en train de se passer.
02:39 Et nous n'allons pas laisser faire.
02:42 Et nous l'avions dit déjà que 2023, ce sera l'année de la vérité.
02:49 Nous n'allons pas accepter cela et nous allons libérer le Gabon.
02:55 Sachez que parmi nous, quelqu'un va gagner les élections présidentielles.
03:01 Et nous demandons au peuple, puisque nous sommes les candidats du peuple, de se mobiliser
03:07 parce que c'est eux qui ont le pouvoir de défaire cette oligarchie qui pille, qui ruine
03:15 le Gabon.
03:16 Il faut souligner que cette descente des personnalités de l'opposition a été émaillée
03:21 par une altercation verbale avec les forces de l'ordre.
03:24 Certains candidats ont même été bousculés par les gendarmes, notamment Mike Joktan,
03:29 qui n'a pas d'ailleurs manqué de le dénoncer.
03:31 On veut empêcher à tous les candidats d'être valablement représentés dans les bureaux
03:36 de vote.
03:37 C'est inacceptable.
03:38 Alors nous sommes venus pacifiquement et dans le processus, j'ai été légèrement
03:46 violentée par un des gendarmes qui tentait de nous empêcher d'avoir accès à la maison
03:57 du peuple, que le Sénat.
04:00 Pour sa part, la présidente de l'Union Nationale s'est également indignée contre ses comportements
04:05 anti-républicains.
04:06 On reçoit comme des malpropres, à la base, le Sénat, c'est la maison du peuple, comme
04:12 à la Santé nationale.
04:14 Nous venons en citoyens, en responsables, porter un message au bureau du Sénat, au
04:23 Sénat tout entier, parce que le Sénat est considéré comme la haute chambre du Parlement,
04:27 donc la chambre des sages, pour protester contre les changements au niveau de la loi
04:36 électorale intervenues hier dans la nuit.
04:39 Parce qu'on ne change pas les règles du jeu à la veille d'une élection.
04:44 Nous, ici, nous avons déposé nos candidatures à l'élection présidentielle du CGE, moi
04:52 à Castellet, à Besant-Tapas.
04:54 Donc sur la part de la loi qui était en cours.
05:00 Et voilà que cette nuit, on change cette loi, et donc qui désorganise même le fonctionnement
05:07 du CGE, et qui ne nous concerne plus, c'est-à-dire que cette loi va gérer les candidats qui
05:13 auront déposé leurs candidatures à partir d'aujourd'hui.
05:16 Est-ce que c'est normal de changer les règles du jeu à la veille d'une élection ?
05:20 Et c'est cela que nous sommes venus dire au Sénat, parce que, en tant que représentants
05:29 du peuple, ils ne devraient pas accepter de tels changements qui sont anticonstitutionnels.
05:38 Et nous allons de ce pas déposer une requête à la Cour constitutionnelle.
05:43 [Générique]
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