00:00 Aucune discussion entre le moment où Cyril Karounagaran envoie la première demande de subvention
00:06 et le jour où Jacques Franck va avoir une notation. Aucun contact.
00:10 Là-dessus, vous êtes parfaitement, je dirais, sur la même posture ou explication que la ministre.
00:18 C'est-à-dire que vous êtes concerné par le projet, mais finalement vous tenez à distance pour qu'il n'y ait, je dirais, pas de...
00:29 Non, non, non, je suis le rapporteur. Je ne peux pas vous laisser dire ça. Non, non, non, non.
00:33 Ça, vous voyez, c'est une accusation à chaque... Non, non, je ne vous permets pas. Je ne vous permets pas.
00:38 Non, non, mais je vous demande juste... Je ne vous permets pas. Je ne suis...
00:40 Je vous demande juste de préciser... Non, non, non, attention. Non, non, non, je ne précise rien du tout.
00:43 Vous allez retirer tout de suite ce que vous voulez dire. Il n'y a aucune posture chez moi. Vous entendez ? Il n'y a aucune posture.
00:48 Je ne suis pas un homme politique. Il n'y a aucune posture. Eh bien, votre déclaration...
00:51 Non, non, non, non, je vous retire tout de suite. Je n'ai rien de comparable avec Mme Schiappa, c'est clair. Rien de comparable.
00:56 Je ne retire rien. De la même manière que j'ai fait observer hier à Mme la ministre sur la question de l'équité et de la transparence,
01:04 elle a utilisé les mêmes mots que l'inspection générale de l'administration.
01:08 Non, mais pardonnez-moi ce que vous dites est ridicule. Est ridicule parce qu'il y a des insinuations derrière.
01:12 Si vous voulez, il n'y a aucune... On se serait concerté ?
01:14 Il n'y a aucune... Mais pas du tout. C'est ce que vous êtes en train de dire.
01:16 Mais pas du tout. Mais non, mais... Alors, pour le coup, n'interprétez pas.
01:20 Vous interprétez des choses qui sont totalement fausses. Je ne suis dans aucune posture, monsieur. Je vous réponds avec sincérité et avec honnêteté et transparence.
01:28 Donc, arrêtez de me lancer à la figure des choses comme ça.
01:31 Je ne vous lance rien à la figure. J'ai le droit de formuler, de reformuler comme j'ai fait tout à l'heure pour être sûr d'avoir bien compris.
01:38 Donc, vous venez de nous donner des éléments. Vous avez été convié, on va poursuivre, à une réunion avec notamment le directeur de cabinet de Mme Schiappa
01:46 et le secrétaire général du CIPDR le 22 avril 2021. Pouvez-vous nous décrire le déroulement de cette réunion ?
01:56 Et est-ce qu'à ce moment-là, le niveau de la subvention a été évoqué clairement ? Un montant...
02:06 Non, monsieur le rapporteur.
02:08 D'accord. Finalement, donc, il y a une seconde demande de, comme je viens de le rappeler, mais on a déjà parlé, de 355 000 euros qui est adressée.
02:21 Pouvez-vous nous indiquer les raisons qui ont conduit l'USEPPM à déposer un deuxième montant avec un montant donc réhaussé de subvention,
02:32 même si j'ai entendu, vous nous avez dit il y a quelques instants, que le 300 000, vous en aviez entendu parler, pour le coup, si j'interprète, par les médias,
02:43 mais vous n'avez jamais, puisque la demande initiale était de 635 000, vous, vous n'avez jamais eu connaissance d'une proposition à 300 000.
02:51 D'abord, votre lecture est fausse parce que je ne dirige pas un cabinet.
02:55 C'est pas ce que je...
02:56 Votre lecture est fausse parce que Cyril Karounagaran, administrativement, il n'est pas sous mes ordres. C'est plutôt le contraire.
03:01 Vous avez une lecture fausse parce que vous m'attribuez une sorte de...
03:05 Non, non, non, non, je ne peux pas vous laisser dire ce que vous avez dit.
03:08 Permettez-moi, Monsieur le Directeur, vous n'êtes pas là pour m'accuser, on est là pour avoir des échanges apaisés et sereins.
03:16 Monsieur le rapporteur, vous faites un raccourci.
03:20 Non, je pose des questions.
03:21 Vous faites un raccourci, je ne sais pas pourquoi.
03:24 Je ne fais pas de raccourci.
03:25 Vous faites un raccourci malheureux, je vous le dis.
03:27 Vous faites un raccourci malheureux, vous me comparez à Madame Schiappa, je n'ai absolument rien à me comparer à Madame Schiappa, ni sur le fond, ni sur la forme. C'est clair ?
03:35 Mais d'abord, vous n'avez pas ni d'ordre, ni d'avis...
03:39 Non, non, je vous demande est-ce que c'est clair pour vous ?
03:41 Non, non, mais enfin, excusez-moi, je pense que vous devez garder vos nerfs et votre maîtrise. Nous essayons de le faire.
03:47 Je n'aime pas vos provocations et je vous le dis.
03:50 Je suis quelqu'un, vous savez, je suis quelqu'un d'assez entier.
03:52 Je respecte les institutions et je respecte les gens qui me respectent.
03:55 Dès le moment où on ne me respecte plus, je vais aller sur un autre temps, je vous le dis tout de suite.
04:00 Ne déviez pas, nous allons rester, je dirais, sur les faits.
04:04 Je préfère, je préfère.
04:06 Mais je n'ai jamais changé de trajectoire et vous pourrez regarder au long des auditions, j'essaie d'ailleurs d'être assez constant.
04:13 Certains disent même que c'est bien, ils apprécient cette forme de sérénité.
04:17 Alors gardons la sérénité, c'est pour l'honneur de l'institution que vous représentez.
04:22 C'est pour l'honneur de tout le monde.
04:24 Oui, c'est pour l'honneur de l'institution.
04:26 Non, l'institution est au-dessus de vous.
04:28 Et s'il vous plaît...
04:30 S'il vous plaît, vous aussi.
04:32 S'il vous plaît, il n'y a pas d'accusation à porter.
04:35 On vous le redit.
04:37 Revenons peut-être, si je me permets, revenons sur cette réunion du 22 avril.
04:42 Il y a eu une réunion le 22 avril et la question est, est-ce que vous y étiez bien, cette réunion le 22 avril ?
04:49 Ce n'est pas une réunion le 22 avril, c'est une invitation que je reçois pour être reçue par Mme Marlène Schiappa.
04:59 Ce que je vous ai dit...
05:01 Ce que vous avez dit, c'est-à-dire qu'après, elle n'a pas pu...
05:03 Initialement, elle a été retenue par un engagement auprès du président de la République ou du Premier ministre, je ne me rappelle plus, honnêtement.
05:10 En tout cas, par un événement important.
05:13 Et par conséquent, le cabinet m'a fait savoir que je serais reçue par le directeur de cabinet.
05:18 Et pendant une heure, nous avons discuté avec le directeur du cabinet du projet.
05:23 Encore une fois, ce que vous a dit le directeur de cabinet est vrai.
05:27 À aucun moment, il n'y a eu d'engagement financier, ni de sa part, ni de la part de la ministre, ni de la part du cabinet.
05:35 D'accord.
05:36 Nous avons, encore une fois, affiné le projet et il voulait se tenir au courant, pour le compte de la ministre, des détails.
05:44 Des détails que recelait ce projet.
05:49 Et donc, qui a pris ensuite la décision de modifier le montant du dépôt du dossier,
05:57 donc d'avoir un deuxième dossier déposé à hauteur de 355 000 euros ?
06:03 M. Caru-Nagaran ?
06:05 Quand je vous dis... Ce n'est pas pour me dérober, encore une fois.
06:10 Je pose une question.
06:11 Je vous raconte des faits. D'accord ?
06:13 Donnez-moi juste une réponse.
06:15 Non, mais c'est ce que je suis en train de faire, en étant le plus détaillé, même si ça vous embête,
06:19 parce que je pense que l'heure du déjeuner est proche, etc.
06:22 S'il vous plaît, Fassin.
06:24 Je vais vous dire, on va prendre, si vous voulez bien, le temps qu'il faut pour que vous puissiez comprendre.
06:29 Et on va parler calmement. Ne venez pas me piquer au vif et me demander de garder mes nerfs.
06:34 Je ne pique personne au vif.
06:37 Encore une fois, dès le moment où on rentre dans une traduction administrative et financière d'un projet que j'ai porté intellectuellement,
06:47 je remets l'ensemble des éléments que nous avions préparés ensemble avec Cyril Caru-Nagaran à Cyril Caru-Nagaran,
06:53 qui va se charger de la traduction administrative de ce projet.
07:00 [Musique]
Commentaires