00:00 Je pense que la poésie est l'art le plus important.
00:05 Les chats distingués.
00:11 Nous devons penser à les chats de Colette.
00:15 Elle nous a dit que la cloche d'un chat ressemblait à la foule d'une rose.
00:24 Pour lire Colette, quand j'avais 13 ou 14 ans, c'était pour l'eau de Burgundy qui allait exploser dans le suburbe de Londres.
00:35 Et je lise toujours Colette et je pense à ses chats jusqu'à ce jour.
00:41 L'amant.
00:43 Le chanteur Marguerite Duras, mon écrivain préféré dans le monde.
00:51 Elle met tous les dimensions de la vie dans ses livres, mais en si peu de mots.
00:58 J'aime penser à elle dans son dernier ménage, Marguerite Duras.
01:12 Quand elle s'est réunie, elle a dit « J'ai écrit comme un bruit ».
01:17 La maison comme un lieu où on se réfugie, où on vient chercher un rassurement.
01:21 C'est un lieu mystérieux, la maison.
01:24 Paris.
01:29 Confits du c*nard.
01:32 Cigarettes.
01:36 La lune sur les cranes.
01:43 Au-dessus de Notre-Dame.
01:46 Les gens m'arrêtent sur la rue pour demander des directions.
01:50 Je ne comprends pas où je suis.
01:54 Et je leur demande des directions aussi.
01:58 Beauvoir.
02:00 Une intelligence incroyablement difficile.
02:06 A Chignon.
02:08 Son compréhension pour sa génération, quand elle a écrit « Le Deuxième Sexe ».
02:16 Les hommes devaient guider des vies élargies de la Transcendence.
02:21 Les femmes devaient guider des vies miniatures de la Virtue.
02:40 Nous parlons ici de la novelle de Beauvoir.
02:45 En anglais, elle a été publiée comme « Les Inévitables ».
02:50 C'est la relation entre André et Sylvie.
02:55 Et bien sûr, Beauvoir parle de Zaza.
03:00 C'est un amour très intéressant.
03:09 C'est une amitié profonde,
03:11 à un jeune âge,
03:13 entre les filles et les garçons.
03:16 Mais où le monde devient plus grand,
03:19 dans une amitié,
03:21 vous êtes loin de la vie de vos parents et de votre maison.
03:27 Et vous pouvez parler librement,
03:30 à l'un à l'autre,
03:32 graduellement.
03:34 C'est une relation qui se développe.
03:37 C'est un livre qui a été publié il y a un certain temps,
03:39 après sa mort.
03:41 Je me souviens de l'écriture de Sartre.
03:45 Quand il a lu ce manuscrit,
03:48 il a gardé son nez comme si c'était quelque chose de dégoûtant.
03:53 Mais c'est un livre vraiment brillant.
03:56 « Fromage » !
03:58 Très important,
04:00 en particulier « Sauvage Fromage ».
04:04 « Sauvage » est comme un parfum.
04:06 Oh ! Je pense que nous sommes à Nice,
04:10 dans la Baie des Anges.
04:12 La mer de Nice est comme une mer surreale pour moi.
04:17 C'est la couleur de la mer.
04:21 J'ai sauvé là-bas de nombreuses fois,
04:24 avec grand plaisir.
04:26 Je sauve jusqu'au horizon,
04:28 puis je regarde en revanche la ville.
04:31 Je vois des cigales sur les toits des maisons,
04:36 des hôtels et des appartements.
04:38 Et dans le sommet chaud,
04:40 ça ressemble à de la neige.
04:42 Ah !
04:44 Mon mot préféré en français.
04:47 C'est très difficile,
04:50 parce qu'il y en a tellement.
04:52 La musique du français est très particulière.
04:59 Mais je vais dire quelque chose de bizarre sur ça.
05:02 Parce que j'aime la façon dont les gens disent « Oui ».
05:06 Parce qu'il peut changer de moods et d'atmosphères.
05:12 J'aime les mots qui disent une chose, comme « Oui »,
05:18 mais qui ont une histoire et un mood à eux,
05:25 que vous ne comprenez pas.
05:28 Mais j'aime aussi le mot « mimosa ».
05:30 La fleur de mimosa me rend tellement heureuse,
05:36 parce que c'est la fin de l'hiver,
05:40 et l'hiver arrive,
05:43 et ces fleurs sont tellement éthéréales,
05:46 comme des pommeaux.
05:48 La fleur de mimosa,
05:51 c'est la fleur que Pierre Bumart a peinte dans son studio,
05:56 au sud de la France.
05:58 Il a une belle lumière de jaune délicieuse,
06:05 que je veux dormir dans.
06:07 C'est comme une fairy-tale,
06:09 vous voulez y aller et dormir.
06:12 Je regarde souvent ses peintures de mimosa.
06:15 [Musique]
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