Passer au player
Passer au contenu principal
Rechercher
Se connecter
Regarder en plein écran
Like
Favori
Partager
Plus
Ajouter à la playlist
Signaler
Syndrome des ovaires polykystiques : Vivre avec le SOPK
SantéMagazine.fr
Suivre
il y a 4 ans
Syndrome des ovaires polykystiques : Vivre avec le SOPK. Le témoignage vidéo de Ophélie, 29 ans.
Catégorie
🗞
News
Transcription
Afficher la transcription complète de la vidéo
00:00
L'estime de moi, elle s'est complètement envolée.
00:02
En 10 ans, je prends 25 kilos facilement.
00:05
J'ai une fatigue qui est constamment là,
00:08
des douleurs qui sont jamais écoutées.
00:10
Je m'appelle Ophélie, j'ai 29 ans
00:15
et je suis atteinte du syndrome des ovaires polykystiques.
00:18
J'ai eu mes règles très très jeunes, puisque j'avais 10 ans.
00:20
Et ensuite, elles n'ont jamais été régulières.
00:23
De mes 10 à mes 15 ans, il n'y a jamais eu de régularité dans mes règles
00:26
et on m'a toujours dit que c'était plutôt normal,
00:28
puisque les 2 à 5 premières années,
00:30
c'est pas anormal d'avoir des cycles irréguliers.
00:33
À ça a commencé à s'ajouter de l'acné,
00:35
mais dans l'adolescence, ça peut aussi être normal,
00:37
des douleurs pelviennes et une pilosité
00:40
qui était pour mon âge, pour le coup, pas tout à fait normale,
00:43
donc une hyperandrogémie.
00:44
À partir de ces symptômes-là, j'ai rencontré un gynécologue.
00:48
Le gynécologue, à l'échographie,
00:50
a trouvé des ovaires d'aspect polykystique
00:52
et m'a donné un premier diagnostic, à ce moment-là,
00:55
d'ovaire polykystique, simplement.
00:57
Le gynécologue me dit simplement que j'ai des ovaires polykystiques
01:01
et que je pourrais revenir le jour où, potentiellement,
01:03
je désirerais avoir des enfants,
01:04
mais que ça aura aucun impact dans ma vie quotidienne.
01:07
À ce moment-là, j'ai 15 ans,
01:08
donc je rentre chez moi en faisant confiance aux médecins,
01:12
et les symptômes, dans les années qui arrivent,
01:14
s'installent de plus en plus.
01:16
Je prends énormément de poids,
01:18
je prends quasiment 25 kg en moins de 2 ans.
01:21
L'hyperandrogémie, donc au niveau de ma pilosité,
01:23
de ma perte de cheveux, continue à s'installer.
01:25
Les douleurs sont toujours présentes lors de mes règles,
01:27
et mes règles, je les ai toujours une fois tous les 3-6 mois.
01:31
Et donc, du coup, j'ai pas de réel suivi à ce moment-là,
01:34
et je continue pendant une bonne dizaine d'années comme ça
01:38
à essayer de comprendre mes symptômes,
01:40
et je fais des recherches Internet.
01:42
Je trouve une naturopathe qui est spécialisée dans les cycles irréguliers,
01:46
et je vais la rencontrer, et j'ai à ce moment-là 25 ans,
01:49
et c'est elle qui va réellement me dire
01:50
qu'elle pense que je souffre du syndrome des ovaires polykystiques
01:53
et non pas simplement d'ovaire polykystique.
01:55
Elle m'invite à me diriger vers un endocrinologue,
01:57
et à ce moment-là, du coup, il établit un bilan hormonal sanguin,
02:01
et c'est là que mon diagnostic est réellement posé
02:03
du syndrome des ovaires polykystiques
02:04
avec tous les symptômes qui se sont installés en 10 ans.
02:07
Alors du coup, le syndrome des ovaires polykystiques,
02:14
c'est une pathologie chronique et endocrinienne à part entière.
02:18
Pas les ovaires polykystiques,
02:20
c'est des ovaires qui présentent un aspect polykystique, simplement.
02:25
Il a un impact réellement endocrinien.
02:27
En fait, on pense que...
02:29
Enfin, on dit que le syndrome des ovaires polykystiques
02:30
est un dérèglement hormonal au niveau des ovaires et du cerveau central.
02:34
Donc du coup, il y a vraiment un déséquilibre hormonal
02:36
au niveau des androgènes, souvent, des hormones,
02:40
la testostérone et toutes ces hormones-là qui sont déréglées
02:43
et qui créent du coup tout un dérèglement dans le corps,
02:46
une inflammation,
02:47
et tous les symptômes qui sont liés au syndrome des ovaires polykystiques.
02:52
Cette errance médicale, elle a eu un énorme impact sur le côté psychologique,
02:56
réellement,
02:57
puisque du coup, l'estime de moi, elle s'est complètement envolée
03:02
en disant "Je prends 25 kg facilement,
03:05
j'ai une fatigue qui est constamment là,
03:08
des douleurs qui sont jamais écoutées,
03:11
on me dit que c'est normal,
03:12
qu'avoir mal pendant ces règles, c'est rien,
03:14
et que tout ce qui est lié aux symptômes de l'hyperandrogémie,
03:17
on peut les soigner, on peut les faire mieux,
03:18
on peut les faire mieux,
03:20
tout ce qui est lié aux symptômes de l'hyperandrogémie,
03:21
on peut les soigner par la pilule,
03:23
sauf que la pilule contraceptive, chez moi,
03:25
n'aura pas d'effet au niveau des symptômes
03:26
et à la limite va accentuer ma prise de poids,
03:29
donc ne va vraiment pas m'aider,
03:30
donc on va l'arrêter,
03:32
et l'impact psychologique, social même,
03:34
puisque accepter d'aller à un rendez-vous
03:37
en ayant une pilosité au niveau du visage, du menton,
03:40
qui est plus importante,
03:42
avoir pris du poids et accepter de se mettre en maillot de vin,
03:44
d'aller à des soirées alors que ce n'était pas du tout notre quotidien avant,
03:47
c'est quelque chose qui est très compliqué.
03:48
[Musique]
03:53
Aujourd'hui, il n'existe aucun traitement curatif.
03:55
Au SOPK, il existe...
03:57
Alors, on peut nous prescrire une pilule contraceptive
03:59
qui va avoir l'effet de "lisser" les hormones
04:02
et qui va masquer les symptômes.
04:04
Ça ne va pas soigner le syndrome des œuvres polycystiques,
04:06
ça va simplement rendre la vie de la patiente plus confortable,
04:08
si elle le désire.
04:10
Après, on peut traiter de manière symptomatique les symptômes
04:12
en agissant directement sur l'hyperandrogémie, par exemple,
04:16
donc sur la pilosité, sur l'acné, sur la perte de cheveux.
04:18
Et ensuite, on peut agir sur les douleurs.
04:20
On peut vraiment avoir des traitements symptomatiques,
04:23
pas de traitements globaux qui vont réellement
04:25
prendre en charge la pathologie complètement.
04:28
[Musique]
04:32
Alors moi, j'ai forcément testé plein de choses.
04:35
La naturopathie dans un premier lieu,
04:37
qui m'a aidée sur certains symptômes à avoir une approche plus naturelle.
04:41
Et ensuite, la partie nutrition aussi est très importante,
04:44
puisque dans le cadre du SOPK, je pense que beaucoup de choses
04:47
se tournent autour de cette alimentation,
04:50
de la reprise d'une activité physique.
04:51
Donc moi, j'ai été suivie par un nutritionniste pendant plusieurs années.
04:55
Je suis encore suivie d'ailleurs.
04:57
Et ensuite, sur la partie douleurs,
04:59
on peut se diriger vers des ostéopathes
05:01
qui sont de plus en plus formés aussi.
05:03
Et c'est quasi tout, je pense.
05:06
[Musique]
05:12
Oui, bien sûr. Le SOPK, c'est la première cause d'infertilité mondiale.
05:15
Et donc du coup, alors souvent,
05:18
on confond souvent stérilité-infertilité dans ce cas-là.
05:21
Il n'y a pas de stérilité, il y a vraiment une infertilité.
05:23
On peut avoir des enfants, ça va prendre plus de temps.
05:26
Entre 2 et 5 ans, on estime qu'une PMA peut durer,
05:29
une procréation médicalement assistée.
05:31
[Musique]
05:35
Alors j'ai choisi à titre personnel d'avoir un suivi psychologique,
05:40
ce n'est pas quelque chose qui m'a été proposé par un médecin
05:41
dans le cadre de mon SOPK.
05:42
Ça a vraiment été une démarche personnelle
05:44
dans le cadre du désir d'avoir une meilleure estime de moi, simplement.
05:47
[Musique]
05:52
Complètement parce qu'en réalité, le SOPK, il a un impact social, intime.
05:58
On peut avoir des douleurs lors des rapports sexuels,
06:00
un manque de libido, ça peut avoir un impact sur le couple.
06:02
Ça peut avoir des impacts professionnels.
06:04
Ça peut vraiment avoir tout un tas d'impacts.
06:08
Et puis voir son corps changer, c'est loin d'être évident.
06:10
Voir une pathologie et ne pas se sentir écouté non plus.
06:12
Donc du coup, oui, vraiment, je pense que c'est l'un des conseils
06:14
que je donne d'ailleurs en premier, c'est d'aller consulter un thérapeute
06:17
pour pouvoir se sentir mieux dans son corps
06:19
et apprendre à cohabiter avec sa pathologie.
06:22
[Musique]
06:27
Alors j'ai cofondé l'association SOSOPK cette année, en 2021.
06:33
Ses buts, vraiment, c'est de sensibiliser, d'agir
06:37
et de soutenir les patientes qui sont atteintes de ce syndrome.
06:39
Nos actions, elles sont diverses.
06:41
Ça va de la sensibilisation simple avec des flyers
06:44
et des campagnes de sensibilisation à des actions plus dans les cliniques,
06:47
vraiment, en soutien aussi à la recherche des événements avec l'INSERM.
06:51
Et ensuite, toute la partie soutien, c'est toutes les personnes
06:53
qu'on reçoit au téléphone, par mail,
06:55
et qu'on redirige via nos partenaires ou alors vers des médecins directement.
07:00
[Musique]
07:06
Je pense qu'il y a une femme sur sept qui est touchée par le syndrome
07:07
des ovaires polycythiques et que 50% de personnes n'est pas diagnostiquée.
07:11
Donc les chiffres ne sont encore pas tout à fait réels.
07:14
Dans certains autres pays, on parle d'une femme sur cinq.
07:16
[Musique]
07:21
Le SOPK, c'est multifactoriel.
07:23
Donc il y a une partie génétique, épigénétique
07:25
et une partie environnementale via les perturbateurs criniens.
07:28
Il n'y a pas encore, aujourd'hui, au niveau de la recherche,
07:30
de réelle cause qui est plus ciblée.
07:33
On estime que c'est vraiment multifactoriel.
07:35
Il y a encore beaucoup de recherches qui sont aujourd'hui sur le SOPK.
07:38
[Musique]
07:42
Je pense vraiment que les conseils, c'est justement de consulter
07:45
et d'écouter son intuition quand on pense qu'il y a quelque chose
07:48
qui ne va pas dans notre corps et qu'on nous répète que tout va bien.
07:51
Je pense qu'il faut vraiment pousser à toutes les portes,
07:53
changer 15 fois de médecin s'il le faut, jusqu'à trouver le bon médecin.
07:57
Dans le cadre du SOPK, il n'y a pas de médecin spécialiste.
07:59
Il y a des médecins sensibilisés au syndrome des ovaires polycythiques.
08:02
Mais on peut, justement, via les associations,
08:05
retrouver des informations, retrouver cet annuaire de professionnels.
08:10
Et ensuite, on peut vraiment, je pense que l'un des conseils,
08:13
c'est de se faire suivre à la fois sur le côté médical et sur le côté thérapeutique.
08:16
Et puis, de ne pas rester seul avec tout ça
08:21
et avec les impacts que ça peut avoir, puisque c'est une maladie
08:23
qui peut aussi avoir de lourdes conséquences sur le futur.
08:26
On n'en parle pas suffisamment, mais c'est une maladie
08:28
pour laquelle il y a une résistance à l'insuline dans 75 % des cas.
08:32
La résistance à l'insuline peut emmener ensuite un diabète de type 2.
08:35
Il y a des risques cardiovasculaires avec cette pathologie.
08:38
Il y a ensuite des risques de cancers féminins.
08:40
Et ensuite, il y a plein de conséquences qui peuvent s'ajouter dans le cadre du SOPK.
08:46
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
08:49
♪ ♪ ♪
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire
Recommandations
5:33
|
À suivre
Vivre avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : le témoignage de Laurène
COSMOPOLITAN
il y a 2 ans
4:18
Lucile Gorce nous parle du syndrome des ovaires polykystiques
COSMOPOLITAN
il y a 7 ans
4:30
Parcours : "Atteinte du SOPK je n'ai quasiment jamais eu mes règles et ai eu du mal à tomber enceinte"
magicmaman
il y a 1 an
4:00
Miss Nouvelle-Calédonie, est venue parler du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) dont elle est atteinte
OhMyMag FR
il y a 3 ans
1:21
Eva, atteinte du SOPK
20Minutes
il y a 4 mois
7:03
« Le jour où on m’a diagnostiqué un SOPK, première cause d’infertilité féminine »
ELLE
il y a 5 mois
5:39
"Je souffre du syndrome des ovaires polykystiques"
Doctissimo
il y a 4 ans
1:26
SOPK: une nouvelle piste à l'étude pour contrer ce déséquilibre hormonal qui touche 10% des femmes
BFM
il y a 9 mois
3:36
Apprendre à vivre avec le SOPK | Le Speech de Kelly Martin, fondatrice de Esp'OPK
Konbini News
il y a 5 ans
3:24
SIMONE - STORY : Kelly nous parle du syndrome des ovaires polykystiques
Femme Actuelle
il y a 4 ans
4:52
Le dernier repas de Jessica Barker
URBANIA
il y a 4 ans
3:27
Les défis du quotidien des gens sur le spectre de l'autisme | Neurotransmetteurs
URBANIA
il y a 4 ans
0:30
TANGO LEAGUE : Découvrez la TANGO APP adidas football !
OKLMofficial
il y a 7 ans
6:21
LETO - Freestyle COUVRE FEU sur OKLM Radio
OKLMofficial
il y a 8 ans
16:15
Lord Esperanza x Youv Dee x Nelick x Youri - Freestyle COUVRE FEU sur OKLM Radio
OKLMofficial
il y a 8 ans
2:39
Un burn-out a changé ma vie
SantéMagazine.fr
il y a 3 jours
1:05
ESTHETICIENNE - LED - VDEF
SantéMagazine.fr
il y a 3 jours
2:48
Je suis aidante de mon frère
SantéMagazine.fr
il y a 3 jours
2:43
J'ai été brûlé quand j'étais bébé
SantéMagazine.fr
il y a 5 jours
1:40
Aline Décryptage monodiète
SantéMagazine.fr
il y a 5 jours
0:58
Doca - trop la flemme de faire du sport
SantéMagazine.fr
il y a 5 jours
2:20
SANTE MAG - Medecin retraite - VDEF
SantéMagazine.fr
il y a 5 jours
2:48
Agathe Cauet : j'avais une tumeur de 9 kilos !
SantéMagazine.fr
il y a 1 semaine
2:35
SANTE - ENDORPHINE - CORDE A SAUTER - V3 PAD
SantéMagazine.fr
il y a 2 semaines
1:13
Je ne supporte plus ma mère !
SantéMagazine.fr
il y a 2 semaines
Écris le tout premier commentaire