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- il y a 3 ans
Le Live Cannes: Leonardo DiCaprio et la Queer Palm au programme de notre quotidienne dans les coulisses du festival. Chaque jour à 19h, l'équipe Culture de BFMTV vous débriefent l'actualité du festival de Cannes en direct de la Croisette.
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00:00 [Musique]
00:07 Salut à tous, je suis Edouard, je suis journaliste au service culture de BFM,
00:10 pardon je t'ai coupé Louise, je remplace Hugo aujourd'hui qui animait le live jusqu'à aujourd'hui
00:15 parce que Hugo il a pris une journée off et il a bien raison, il se repose un petit peu,
00:17 en plus il y a du soleil donc il a raison d'en profiter.
00:20 Aujourd'hui on a du très lourd à vous présenter pour cette journée canoise.
00:26 Alors on va d'abord parler d'une sélection parallèle qui s'appelle la QueerPalm
00:31 qui porte bien son nom, qui présente des films qui représentent la communauté LGBTQIA+.
00:39 Ça c'est bon, je l'ai, on va en parler avec Louise qui est juste à côté de moi.
00:43 On va aussi parler de Leonardo DiCaprio qui a monté les marchières pour le film avec Martin Scorsese
00:49 et qu'on a pu rencontrer aujourd'hui et puis c'est Claire qui l'a rencontré
00:52 et puis comme Claire elle a décidé de passer une journée un petit peu compliquée
00:55 elle voulait aussi rencontrer Jude Law pour un film qui va être présenté ce soir.
01:00 La QueerPalm, on voulait en parler aujourd'hui, c'est un prix qui a été créé il y a 10 ans
01:06 qui donc récompense des films sur la communauté homosexuelle,
01:11 des films qui sont dans toutes les sélections à Cannes.
01:14 Il y a un jury qui est composé et qui est dirigé cette année par John Cameron Mitchell,
01:20 je confonds toujours, si c'est ça, John Cameron Mitchell,
01:23 qui est le réalisateur de Short Bus qu'on adore.
01:25 Et dans ce jury, il y a toi Louise, ça va ?
01:28 Je vais très bien, je suis ravie.
01:31 On est pas mal là, on est bien installé.
01:33 C'est bien et puis le fond est très joli.
01:35 Alors Louise, toi on a pu te voir dans un film de Louis Garrel qui s'appelle L'Amont d'un jour
01:39 qui était magnifique.
01:40 C'est le père.
01:41 Philippe, pardon, excuse-moi, je me suis trompé.
01:43 On t'a vu aussi dans Benedetta de Paul Verhoeven qui a été présenté ici à Cannes.
01:47 Comment ça s'est passé toi ?
01:50 C'est Franck, le créateur, c'est ça, de la queer punk qui est venu te chercher.
01:53 Qu'est-ce qui t'a motivé à faire partie de ce jury ?
01:55 J'avais fait un premier jury à Lyon, à Écran Mixte,
01:59 un festival qui existe depuis quelques années, qui est un festival queer aussi,
02:02 et qui lançait sa compétition.
02:03 Et vraiment je m'étais régalée de voir des films réunis par un certain regard,
02:08 des thématiques en commun et tous les films se répondaient.
02:11 Et à ce moment-là, j'ai rencontré Franck qui était membre du jury aussi,
02:13 qui m'a proposé.
02:14 Et je me suis dit, mais passer deux semaines à voir des films queer en bonne compagnie,
02:18 j'ai pu que dire oui.
02:19 Donc je suis vraiment ravie.
02:20 Là on est d'accord, t'as vu combien de films jusqu'à présent ?
02:22 Alors j'ai un peu triché parce que comme je suis curieuse et gourmande,
02:25 j'en ai vu d'autres que de la sélection de la Queer Palm.
02:27 C'est normal, ça fait pour ça aussi.
02:29 J'ai dû en voir une dizaine je pense.
02:31 Il y en a un qui t'a touché particulièrement, et si oui, pour quelle raison ? Raconte-nous.
02:35 Et bien là tu me cueilles à la sortie de Anatomie d'une chute de Justine Trier
02:38 que je viens de voir, et qui est un bijou d'intelligence,
02:42 de délicatesse dans l'écriture, l'interprétation remarquable.
02:46 Vraiment je suis secouée, et c'est tout le cinéma que j'aime.
02:50 Ce qui est vraiment dans l'en-dessous.
02:52 Toute la place qu'on laisse au spectateur,
02:54 comment ça se déplie sur la durée, avec une image magnifique.
03:00 Vraiment j'aimais beaucoup cette réalisatrice, et là je l'aime encore plus.
03:03 Je suis vraiment admirative.
03:04 Je me posais la question par rapport à un jury d'autres sélections,
03:07 est-ce que toi, faisant partie du jury de la Queer Palm,
03:09 est-ce que Franck vous demande de faire particulièrement attention
03:13 à comment est représentée la communauté LGBTQIA+ dans ce genre de film ?
03:18 Et c'est comme ça que vous devez faire un choix ?
03:20 Ou pas du tout, il vous dit que c'est vraiment le film dans sa globalité qui doit être jugé ?
03:24 Alors il nous a dit une chose assez jolie avant de commencer.
03:27 Il nous a dit qu'on ne va pas donner des bons points pour des films à sujet,
03:30 pour des gens qui défendent bien les thématiques.
03:32 On vient défendre du cinéma, donc on vient défendre des oeuvres.
03:36 Alors c'est sûr que pour la Queer Palm, il y a des très très beaux films
03:39 où il y a juste une lesbienne en arrière-plan dans le flou qui embrasse quelqu'un.
03:43 Là c'est sûr que ça n'a pas beaucoup de sens de donner un prix pour la Queer Palm,
03:46 ça ne veut pas dire que c'est un mauvais film du tout.
03:48 Donc oui, on est sensible aux deux,
03:50 mais c'est avant tout la qualité cinématographique qu'on va saluer.
03:53 Et puis ce n'est pas tant la communauté en soi,
03:55 c'est plus des thématiques qui se déclinent,
03:57 et ça peut être des choses très très subtiles.
03:59 Ça peut être par exemple un rapport un petit peu ambigu entre deux jeunes enfants.
04:03 En fait c'est toutes les dramaturgies qui sortent de ce qu'on pourrait appeler
04:07 un regard hétéro-centré où les garçons sont avec les filles, etc.
04:11 Et là c'est tout ce qui sort un petit peu de la norme.
04:14 Et c'est génial parce que c'est extrêmement inventif,
04:16 comme il y a peu de référents, il y a peu de poids sur nos épaules,
04:20 donc il y a un regard assez vif et neuf, et c'est une joie.
04:23 C'est ce que j'allais te demander, parce que finalement la Queer Palm a 10 ans,
04:26 elle est assez récente.
04:28 C'est hyper important que des communautés soient mises en avant.
04:31 Là on parle de la communauté LGBTQIA+,
04:34 mais il y a d'autres communautés dont on parle aussi beaucoup
04:36 qui sont parfois sous-représentées dans le cinéma.
04:39 Tu trouves quand même que ça évolue, toi, dans ton regard d'actrice et de spectatrice,
04:44 est-ce que tu trouves que ça évolue dans les scénarios peut-être,
04:47 ou dans les films que tu vois ?
04:49 C'est une bonne question, est-ce que ça évolue.
04:51 Alors moi après je ne travaille pas depuis très longtemps,
04:53 je travaille depuis un peu moins de 10 ans,
04:55 mais en tout cas dans les propositions qu'on me fait,
04:57 je vois de plus en plus de scénarios queer, on va dire,
04:59 d'autres histoires, d'autres manières de représenter les femmes.
05:01 Je trouve que ça change beaucoup aussi sur le regard qu'on a sur les femmes.
05:04 Mais après la Queer Palm c'est absolument essentiel pour moi,
05:08 un moment de mettre en lumière qu'il y a peu de films qui racontent ces histoires-là,
05:12 parce que ce sont des films qui sont durs à financer,
05:14 parce qu'il y a peu de gens qui les racontent, il y a peu de gens qui les protègent.
05:17 Et donc je crois que créer un prix comme ça, c'est aussi pour mettre en lumière
05:20 qu'il y a d'autres manières de raconter l'amour, les rapports, le genre,
05:24 et je trouve ça absolument essentiel.
05:27 Il y a d'autres avis aussi, des gens qui ont des avis un peu divergents,
05:32 je pense notamment à Xavier Dolan qui, lui, trouve qu'avoir un prix spécialement
05:37 pour cette communauté, pour telle ou telle communauté,
05:40 ce n'est pas forcément une bonne chose, parce qu'on va peut-être un peu les mettre à part,
05:44 ou en tout cas les différencier des autres films.
05:47 Qu'est-ce que tu penses de ça justement ?
05:50 Est-ce que c'est bien de faire un focus, une lumière là-dessus,
05:52 ou au contraire il faudrait se dire, non, il ne faut pas les différencier des autres ?
05:55 Ce qui est chouette avec La Groupane, c'est qu'on ne les différencie pas
05:58 vu qu'ils sont dans d'autres sélections.
05:59 Donc ils ont été sélectionnés par le festival, pas parce qu'ils étaient queers,
06:02 c'est parce que c'était des œuvres qu'on voulait saluer.
06:05 Et là où je trouve ça vraiment très très important de mettre en lumière,
06:08 c'est qu'on n'est pas dans un monde égal, il y a encore énormément d'injustices.
06:12 C'est comme la parité homme-femme, vivement le jour, on n'a plus besoin d'y penser,
06:15 pour l'instant on a vraiment besoin d'y penser.
06:17 C'est-à-dire qu'il n'y a même pas 30% de femmes encore au festival en compétition,
06:21 il y en a peut-être 18, là-dessus sur la représentation des femmes il y a du travail,
06:25 et encore plus sur la représentation queer.
06:27 Et dans l'ensemble, on doit mettre en lumière les minorités
06:30 parce que ce sont des minorités qu'elles ne peuvent pas se défendre toutes seules.
06:33 Donc oui, vivement le jour, on n'aura plus besoin de le faire,
06:35 ça veut dire qu'on sera dans un monde égal.
06:36 Ça fait du bien d'entendre le dire aussi.
06:38 Comment ça se passe entre les membres du jury ?
06:40 C'est un délice de toute façon, je recommande à tout le monde de traîner avec des gens queers,
06:47 c'est des gens qui sont en dehors du jugement, en dehors des a priori,
06:50 qui sont des gens assez libres, qui ont beaucoup d'insolence, d'insoumission et un regard électrisant.
06:55 Alors moi je me régale.
06:57 Puis John Cameron Mitchell qui nous a dit le premier jour "L'État c'est moi, je suis votre président"
07:03 a beaucoup d'humour et me réjouit.
07:07 T'es quel genre toi de jury ? Tu prends des notes après chaque film, t'es hyper sérieuse,
07:13 au contraire tu laisses le film un peu infusé ?
07:15 Je suis un vrai cancre, c'est-à-dire que je ne lis rien avant d'y aller.
07:18 Tu ne fous rien.
07:19 Non vraiment, mais ce n'est pas du tout parce que j'ai envie de rien faire,
07:22 c'est que j'ai envie d'être surprise et de ne pas savoir à quoi m'attendre.
07:25 Et donc du coup là il y avait des réalisateurs que je connaissais, d'autres pas,
07:28 donc des fois certains qui me déroutaient, d'autres non.
07:31 Je ne prends pas de notes, j'ai envie un peu de me fier à ma mémoire et de voir comment ça se dépose en moi.
07:35 Et à la fin de ces deux semaines je verrai ce qu'a laissé une empreinte.
07:39 Et pour l'instant les choses qui m'ont impacté le premier jour continuent à aggraver leur sillon,
07:44 donc je vais me fier à cet instinct là.
07:47 J'ai le droit de te demander déjà si tu as un petit coup de cœur pour un film en particulier ?
07:50 Oui, il y a plusieurs films qui m'ont beaucoup touchée, notamment le film de Coreda, Monster,
07:55 qui m'a... d'ailleurs qui nous a...
07:58 On est resté les cinq assis dans la salle vide après, on était bouleversés.
08:02 Moi c'est un film où je me suis dit...
08:05 En fait, il ne faut pas que je l'en dise trop, parce que je suis une très très mauvaise raconteuse de films,
08:08 je divulgage très très vite.
08:10 Alors je ne vais rien dire d'autre que c'est un film qui m'a bougé et qui a déplacé mon regard.
08:15 Et je crois que c'est aussi ce que j'aime quand je vois des films.
08:18 Mais celui-là aussi, Anatomie d'une chute,
08:21 je trouve que c'est remettre l'intelligence et la sensation au cœur du propos des films.
08:28 Et... Ah non, moi je...
08:30 Franchement, j'aime tellement le cinéma, et là ça me le rappelle, je suis heureuse.
08:34 Vraiment, je suis heureuse.
08:35 C'est génial pour ça quand même, parce qu'on a quand même des...
08:38 On a quand même des émotions ici en regardant des films qu'on n'a pas forcément ailleurs,
08:41 surtout que c'est comme c'est des films qui sont présentés pour la première fois, etc.
08:44 Et qui sont vraiment des vies, je trouve, de plein fouet.
08:46 Alors il y a aussi une chose, c'est qu'on les voit en salle.
08:49 Et là on a beaucoup parlé des salles de cinéma, avec les plateformes et tout ça,
08:52 et en fait là pour moi c'est implacable.
08:54 C'est-à-dire qu'une communauté de personnes, de spectateurs,
08:56 qui se laissent traverser par un même objet en même temps, au même endroit,
08:59 avec pas la possibilité de sortir, d'être sur son téléphone ou quoi.
09:02 Et puis surtout des visages, c'est idiot ce que je vais dire,
09:04 mais qui sont plus grands que nous.
09:06 C'est-à-dire que moi sur un écran, c'est juste une autre personne.
09:09 Là vraiment quand je suis face à un écran de cinéma, pour moi c'est l'altérité pure,
09:12 c'est l'autre qui se place comme exemple.
09:14 Et là du coup il y a une catharsis possible, du coup il y a des transferts possibles.
09:18 Et là il y a de l'art possible.
09:20 Donc il faut absolument que tous, les spectateurs, les institutions, les réalisateurs,
09:26 on défende les salles. Parce que ça nous hisse.
09:30 Il faut qu'on défende la queerpalm aussi du coup.
09:33 Il te reste une semaine de boulot. Merci beaucoup Louise.
09:35 On a hâte de savoir un peu. Et puis à très bientôt du coup.
09:38 Merci.
09:39 On va passer au deuxième sujet de la journée.
09:41 C'est donc cette interview de Leonardo DiCaprio, Claire Fleury, qui me rejoint actuellement.
09:46 Elle a pu rencontrer le grand acteur hollywoodien. Claire, elle a un sourire jusqu'aux oreilles.
09:51 C'est assez mignon à voir. Ça va, tu t'en es remis un petit peu ?
09:56 Écoute, ça va. C'était il y a deux heures, donc j'ai pu laisser tout retomber.
09:59 Alors on va juste redire pourquoi Leonardo DiCaprio était sur la croisette,
10:03 même si on en a déjà beaucoup parlé.
10:04 Il est venu présenter Killers of the Flower Moon, le nouveau film de Martin Scorsese avec Robert De Niro.
10:11 C'est le sixième film, je crois, de Leonardo DiCaprio avec Martin Scorsese.
10:15 Avant qu'on parle de cette interview, tu peux nous raconter un petit peu les coulisses, comment ça s'est passé ?
10:19 Les coulisses de l'interview, tu veux dire ?
10:21 Les coulisses de l'interview, pas du film. J'imagine que tu n'étais pas sur le tournage.
10:23 Non, non, non. Je pensais que tu voulais peut-être que je te donne mon sentiment sur le film.
10:27 Bref, les coulisses de cette interview, c'est un gros retard.
10:30 C'est-à-dire que j'ai été convoquée à 15 heures. J'étais lâchement abandonnée alors qu'on était en train de manger.
10:36 Et tout simplement, on arrivait et toute l'équipe était en retard parce qu'en fait, ils ont été très attendus.
10:45 Aujourd'hui, il y avait la conférence de presse. La conférence de presse, trop de questions.
10:49 Résultat, pof, une demi-heure de retard. Après, ils sont sortis du palais.
10:53 Ils n'ont pas arrêté de signer des autographes, de prendre des photos.
10:56 Donc on était tous là dans l'hôtel qui est juste à côté.
10:59 Au Majestic.
11:00 Exactement, le Majestic.
11:02 Petit hôtel très simple.
11:04 Oui, oui, voilà. Donc on était une dizaine de journalistes assis par terre à attendre que Léo et toute l'équipe arrivent.
11:11 Et donc, avec une heure de retard, enfin, le mais est arrivé.
11:15 Alors attends, pour ceux qui ne savent pas, tiens, rapproche-toi un peu de moi parce que comme ça, on sera mieux à l'écran.
11:19 On a un petit peu de promiscuité comme ça, c'est bien, ça fait du bien.
11:22 Ça va, on se connaît ?
11:23 On se connaît un petit peu.
11:24 Ouh là, c'est bizarre dit comme ça, les gens vont se faire des idées.
11:27 Pour les gens qui ne connaissent pas, on appelle ça un press junket.
11:30 On est d'accord que là, c'était comme d'habitude, t'arrives dans la pièce, t'as l'artiste assis en face de toi, un minuteur derrière ?
11:37 Alors là, je n'avais pas de minuteur, cette fois-ci j'avais une dame qui me faisait des grands signes.
11:40 Donc 3 pour, voilà, 3 minutes, 2 pour 2 minutes.
11:45 Et puis elle s'est mise à faire des gros moulinets comme ça pour me dire en gros, arrête, c'est fini, t'as plus de temps.
11:50 Il est comment, Léonardo DiCaprio, quand tu l'as devant toi ?
11:53 Tu me connais, je suis rarement impressionnée par les acteurs parce que ça fait partie de ma vie.
11:58 Genre Claire, elle a vu tout le monde, elle n'est plus impressionnée même par Léonardo DiCaprio.
12:01 Non, justement, justement, c'est ce que j'allais dire.
12:03 Voilà, c'est notre boulot, donc en fait, on en voit quand même plein, pas quotidiennement, mais on en voit souvent.
12:09 Mais par contre lui, j'avoue, avec son petit sourire en coin, son regard bleu perçant, il est quand même très impressionnant.
12:19 Hier, il a donc présenté le film, il a monté les marches avec Robert de Néo, Martin Scorsese.
12:25 Moi, j'étais sur les marches, c'était une super belle montée des marches.
12:28 Franchement, il fallait y être, c'était génial.
12:31 On va écouter comment lui, il a vécu ce moment.
12:35 Tu lui as posé la question tout à l'heure.
12:36 On écoute ce qu'il nous a dit.
12:39 Je pense que ça fait 7 ou 8 ans qu'on le fait.
12:43 Et d'avoir tellement de gens de l'OSAGE qui sont là pour soutenir le film, ça a beaucoup signifié pour nous.
12:52 Je sais que Marty a passé des mois, un an, là-bas, en écoutant les histoires,
12:59 en essayant d'incorporer la vérité au mieux qu'il pouvait, et de ressentir leur soutien.
13:04 Et d'avoir un public comme ça, qui est le meilleur endroit pour montrer une histoire comme celle-ci,
13:17 et de faire que les gens de l'OSAGE s'en souviennent,
13:21 et de savoir que le monde va prendre soin de ce qui leur est arrivé,
13:26 et de voir Mr. Scorsese être au cœur de ce film.
13:31 Et de travailler non seulement avec Lily, mais aussi avec Mr. De Niro,
13:37 après 30 ans, et Marty ensemble.
13:40 Je prenais des snapshots de toute la soirée,
13:44 en essayant de me souvenir et d'être au moment le mieux que je pouvais,
13:47 parce que je sais que quelque chose comme ça ne peut jamais se reprendre.
13:49 Pour lui, ça a été hyper émouvant, cette montée des marches.
13:53 Pourtant, il en a vu d'autres, mais là, on sentait que ça l'avait vachement ému.
13:57 C'est comme ça que tu l'as ressenti aussi en étant devant lui.
14:01 Quand il te répondait, il était vraiment intense.
14:03 Oui, et puis on sent que ce film compte.
14:06 Pour lui, il y a déjà sa collaboration de longue date avec Martin Scorsese,
14:10 tu l'as dit, six films ensemble.
14:12 Et puis, Leonardo DiCaprio, il ne fait pas tant d'interviews que ça.
14:15 Et là, vraiment, il avait tout l'après-midi à faire que des interviews,
14:19 parce que Martin Scorsese, il a 81 ans, Robert De Niro, il en a 80.
14:23 Donc, voilà, ils ont un petit peu passé l'âge de faire des promotions à tout va pour leur film.
14:28 Ils ne faisaient rien du tout, eux, comme presse ?
14:30 Très peu. Moi, d'après mes informations, Martin Scorsese faisait quelques interviews presse écrites,
14:34 et Robert De Niro avait, a priori, accepté un entretien filmé.
14:38 Donc, voilà. Et donc, c'est Leonardo qui est venu sur le devant de la scène
14:42 pour vraiment défendre au maximum le film, le film, j'ai envie de dire, de son ami Martin Scorsese.
14:48 Alors, justement, jusqu'à hier, tu ne pouvais pas nous en parler du film.
14:50 Il y avait ce qu'on appelle un embargo.
14:52 Donc, c'était vraiment interdiction de dire ce que tu en avais pensé.
14:55 Aujourd'hui, tu peux nous en parler. Comment c'est alors ce nouveau Scorsese ?
14:59 J'ai envie de faire un gros warning chef d'œuvre, c'est-à-dire que c'est incroyable,
15:03 parce que voilà, Martin Scorsese, il a 81 ans.
15:06 Il nous fait encore des leçons de mise en scène. Il nous surprend. Il se réinvente.
15:11 C'est un film qui est bourré de plans-séquences, des images qui te marquent.
15:15 Il y a toujours les thèmes qui sont chers à Scorsese.
15:19 Son interrogation sur où est le bien, où est le mal, il se sert magnifiquement du visage quand même assez angélique
15:25 de Leonardo DiCaprio pour nous dire, attention, le mal, il rôde autour de toi, il est partout.
15:30 Et voilà. Et puis, il interroge aussi l'histoire américaine.
15:33 Alors, il l'a beaucoup interrogé avec ses précédents films, notamment pour la communauté italo-américaine.
15:38 Et là, c'est un hommage aux Amérindiens qui sont quand même les oubliés de l'histoire de ce grand pays.
15:44 Donc voilà, c'est un film fort. C'est un film qui est très émouvant aussi à la fin.
15:49 C'est un film qui est très drôle. On a vraiment l'impression que c'est son troisième film,
15:53 qu'il est au début de sa carrière et qu'il ne se repose jamais. Il ne se repose jamais.
15:57 C'est ça qui est impressionnant.
15:59 3h30, c'est ça, c'est pas trop long quand même ?
16:02 Honnêtement, non. Honnêtement, non, parce que voilà, il a une maîtrise derrière la caméra.
16:07 Moi, le premier quart d'heure, je regardais le film, je me prenais la tête et je me disais "mais comment il fait ça ?"
16:12 J'avais un peu la jouissance qu'on pouvait avoir ado quand on voyait des films qui nous emballaient.
16:18 Et c'est rare en fait d'avoir des films qui te remettent dans cette posture de jeune spectateur.
16:25 La dernière fois que j'ai ressenti ça, c'était je crois "Parasite" de Bong Joon-ho.
16:29 Donc tu vois, une fois tous les trois ans.
16:31 "Palme d'or" et "Oscar" aussi d'ailleurs. "Parasite", donc ça s'annonce bien pour ce français.
16:35 En tout cas, j'espère et je pense que ça va plaire à beaucoup de gens.
16:39 Et ce qui est génial, c'est que c'est un film à la base Apple+ et en fait, ils ont fait un accord avec la Paramount.
16:44 Et il va sortir en salle chez nous, ça sera le 18 octobre.
16:47 Et vraiment, je dis aux gens d'ores et déjà de, je sais pas, de noter la date sur un calendrier.
16:51 Enfin, il ne faut vraiment pas le louper. "Scorsese", on peut se dire, c'est un classique, c'est un vieux réalisateur, c'est vu, revu.
16:57 Non, là, franchement, moi, il m'a surpris. J'ai eu l'impression de le redécouvrir.
17:01 On l'a dit, sixième collaboration avec Martin Scorsese. Ils ont fait "Les Infiltrés" ensemble.
17:08 Ils ont fait "Gangs of New York" qui était incroyable.
17:12 Qui était leur rencontre, en fait, leur rencontre de cinéma.
17:15 Leur premier film ensemble, exactement.
17:17 Tu lui as posé la question de savoir qu'est-ce que ça lui faisait de retrouver Martin Scorsese, de retravailler avec lui en écoute ce qu'il t'a répondu.
17:24 C'est la chose principale, à part sa humilité et son capacité d'écouter les acteurs, et vraiment écouter, pas...
17:31 Il y a des directeurs qui s'en foutent, mais il incorpore vraiment, quand tu sens quelque chose,
17:38 et ça doit venir d'une sensation, d'une sorte d'instinct dans toi, il arrête tout et il est prêt à changer l'entière histoire d'un film,
17:47 ou le prendre dans une direction complètement différente.
17:50 Il a cette connexion quand il a confiance en un acteur pour aller n'importe où.
17:54 Et c'est ce que tu ressens quand tu regardes ses films.
17:58 Il le donne à ses performances et c'est ce qui lui rend un maître film.
18:06 Même Leonardo DiCaprio valide le fait que Martin Scorsese est l'un des plus grands réalisateurs de cinéma aujourd'hui,
18:14 et de l'histoire du cinéma on va dire, et tu voulais rajouter quelque chose ?
18:18 Déjà avec Léo on a quand même un point commun, on a les mêmes goûts,
18:23 puisqu'il valide le fait que Martin Scorsese soit toujours l'un des plus grands réalisateurs en exercice.
18:28 Non, ce que je voulais dire c'est que, pardon, en fait je ne suis pas complètement retombée de cette interview je crois,
18:34 il y a vraiment une relation qui est très forte entre les deux,
18:38 parce qu'on n'arrête pas de dire "Martin Scorsese a dirigé Leonardo DiCaprio à surprise",
18:42 mais surtout Leonardo DiCaprio a aidé au financement de certains des films de Martin Scorsese,
18:46 et sur celui-là, c'est l'adaptation d'un livre, et c'est Leonardo DiCaprio qui a acheté et payé les droits du livre,
18:55 et qui les a repayés pour que Martin Scorsese ait le temps de travailler le scénario.
18:59 C'est une vraie collaboration entre les deux, il y a un vrai échange autour de l'amour du cinéma.
19:03 Complètement, et en fait Leonardo DiCaprio aide Martin Scorsese à trouver les financements,
19:08 parce que mine de rien à Hollywood c'est un peu dur, les réalisateurs, il y a un peu du jeunisme à tout va,
19:14 et c'est Léo qui a aidé au financement de pas mal des derniers films de Scorsese.
19:18 Claire tu viens de nous dire que tu avais un point commun avec Leonardo DiCaprio,
19:21 tu viens de nous dire aussi que tu étais fortement perturbée par cette interview,
19:25 on s'est donc dit qu'effectivement il fallait que tu galères un peu plus aujourd'hui,
19:28 on t'a envoyé rencontrer Jude Law, ma pauvre, c'est vraiment dur pour toi.
19:32 Je sens une pointe de jalousie.
19:34 Non pas du tout, Jude Law, donc qui, est-ce qu'on rappelle qui est Jude Law,
19:39 qui joue dans Dumbledore dans les Animaux Fantastiques, Closer, qu'est-ce qu'on pourrait citer d'autre ?
19:45 Le talentueux Monsieur Ripley.
19:47 L'intelligence artificielle de Spielberg.
19:50 Jude Law, Sherlock Holmes aussi quand même, pas mal.
19:53 Garetti.
19:55 Jude Law, il monte les marches ce soir pour un film qui s'appelle Firebrand,
20:01 qui est un film…
20:03 Le jeu de la reine en français.
20:05 Le jeu de la reine, tu as raison, on a un titre français, il faut quand même le dire,
20:08 qui est un film d'un brésilien, Karim Ainouz,
20:12 il partage l'affiche avec Alicia Vikander, pour ceux qui la connaissent,
20:16 c'est elle qui a interprété Lara Croft dans le dernier Tomb Raider,
20:19 c'est terrible de citer que ça d'Alicia Vikander,
20:21 mais bon, c'est le rôle le plus populaire,
20:23 donc c'est pour ça que tu me regardes avec des yeux hyper sévères.
20:25 Non, non, pas du tout, pas du tout, pas du tout.
20:28 Donc, c'est un film historique qui raconte l'histoire de Catherine Parr,
20:33 la dernière femme d'Henry VIII,
20:35 Henri VIII qui était roi d'Angleterre,
20:37 qui avait quand même des problèmes de couple,
20:38 parce qu'il a quand même eu six femmes, dont deux qu'il a quand même zigouillées,
20:41 le mec n'arrive pas à gérer la pression.
20:42 Non, non, non, il aimait bien soit trucider ses femmes,
20:44 soit celles qui arrivaient à survivre,
20:46 et bien en fait il les répudiait, donc elles se retrouvaient enfermées dans un château quelconque,
20:49 si possible au nord du royaume, histoire qu'elles prennent bien froid
20:52 et qu'elles ne survivent pas très longtemps.
20:53 Donc voilà, ce n'était pas forcément un type très très sympathique,
20:57 et elle, elle lui a survécu.
20:59 Oui, bon c'était même carrément une ordure, on peut se le dire.
21:02 On a demandé, tu lui as demandé justement à Jude Law
21:05 ce que ça faisait d'interpréter une ordure au cinéma,
21:08 on va écouter ce qu'il nous répond.
21:10 Ce n'est pas agréable de se faire comme ça.
21:12 Pourquoi ?
21:14 Et il y a eu des moments où j'étais conscient
21:17 que ce que nous créions était un environnement vraiment toxique,
21:21 mais vous savez, nous avions aussi de l'humour,
21:23 Alice était très bonne à détruire la toxicité
21:27 en étant drôle et en laissant tout le monde savoir qu'elle était bien et que les choses étaient bien.
21:31 Mais c'est aussi, vous savez, ce sont les extrêmes de l'art,
21:35 vous savez, nous étions là pour raconter une histoire et la rendre réelle.
21:38 Nous devions être et aller dans ces endroits sombres,
21:42 parce que ça devrait être choquant et ça devrait être déçant
21:45 pour que sa triomphe soit authentique
21:50 et pour que les gens se rendent compte que ces scénarios ne doivent pas être tolérés.
21:58 La partie amusante, c'est de faire les films.
22:00 La partie amusante, c'est le travail, c'est pourquoi je le fais.
22:03 Être dans Cannes est une autre partie amusante,
22:06 parce que ça sent comme si tu étais dans une communauté de filmmakers
22:10 et tout le monde est là pour célébrer la réalisation de films, ce qui est merveilleux.
22:15 Et c'est plus facile de parler d'un film que tu crois et que tu aimes,
22:18 ce que je fais avec celui-ci.
22:20 Il y a parfois des films que j'ai réalisés où je ne me sens pas comme ça,
22:24 mais c'est plus facile de parler d'un film comme celui-ci.
22:27 Donc voilà, Jude Law qui interprète Henry VIII.
22:31 Toi, tu as vu le film ce matin ? Tu peux nous donner un peu ton avis ?
22:36 Mais non ! Embargo critique !
22:38 J'aurais essayé, j'aurais essayé !
22:40 J'ai l'impression de dire ça à chaque fois, Hugo, tente, tu tentes, c'est pas possible.
22:43 Embargo critique, par contre, je pense en dire un peu plus sur le personnage interprété par Jude Law,
22:48 parce que c'est Henry VIII, on a dit que c'est un gars pas très sympathique,
22:51 et en plus, là, c'est la fin de vie d'Henry VIII.
22:54 Donc, Jude Law, il se trimballe avec une jambe putréfiée.
22:58 Il est vraiment défiguré dans le film ?
23:00 Physiquement, oui, il est un peu moins attrayant que le jeune homme que j'ai vu ce matin, je ne vais pas te mentir.
23:04 Voilà, et c'est ça qui est hyper intéressant,
23:08 parce qu'en fait, le film joue du contraste entre l'image qu'on peut avoir de l'acteur,
23:13 qui est plutôt bien de sa personne, et l'image que nous renvoie le film,
23:17 et à quel point, justement, le temps et le pouvoir peuvent te défigurer un homme.
23:22 J'ai l'impression qu'il est un peu dans ces rôles-là en ce moment-là.
23:25 Je ne sais pas si tu as vu le dernier film qui est sur Disney+,
23:28 l'adaptation de Wendy et Peter Pan, où il joue le capitaine Crochet.
23:32 Il aime bien un peu ce transformateur, il s'éloigne un peu de son image de jeune premier parfait, je trouve.
23:38 Je ne vais pas être très gentil, mais passé un certain âge, tu sais, il faut t'ouvrir à d'autres rôles, je pense.
23:42 C'est dur, mais c'est vrai.
23:43 Bah oui, pardon.
23:44 Et comment il est quand tu le rencontres, Jude Law ? Sympa ?
23:47 Alors, écoute, c'est un Anglais, et généralement, en fait, honnêtement, les interviews avec les acteurs Anglais,
23:53 enfin, t'en fais aussi, voilà, il y a une forme de décontraction, ils sont un petit peu moins dans le système hollywoodien.
23:59 Donc là, écoute, je suis arrivée, je vais te raconter ça, ça fait un peu la nana qui se la pète, j'hésite, mais je suis arrivée.
24:05 Je te le dirai si tu claques.
24:07 Il me regarde de façon très insistante et bizarrement.
24:11 Il t'a draguée ?
24:13 Non, non, absolument pas. Donc je me dis, mince, j'ai peut-être mon décolleté qui s'est ouvert, tu vois.
24:19 Et en fait, il a fait mine de me reconnaître et de me dire "ah, on s'est déjà vu une fois".
24:28 Non, mais je pense qu'il ne m'a pas reconnue, mais tu vois, il y a le petit truc pour essayer de te mettre à l'aise, en fait.
24:33 Jude Law, sympa. Alissa Vikander, sympa aussi.
24:36 Oui, plus sur la réserve. Tu vois, c'est le côté Europe du Nord.
24:40 Pays nordique, quoi.
24:42 Donc voilà, on ne peut pas en dire plus sur ce film.
24:46 C'est très frustrant, mais en tout cas, on va le découvrir ce soir et ils vont faire une belle montée des marches.
24:50 On peut quand même dire que voilà, c'est certes un film historique, mais c'est un film historique qui est filmé avec beaucoup de modernité et avec presque un côté thriller.
25:01 Demain, nouvelle journée ici sur La Croisette.
25:05 Et quelle journée, ça va être hyper glam demain.
25:08 Voici ces glams quand même. Présentation de The Idol, la série HBO.
25:14 C'est ça, si je ne me trompe pas. La série qui a été créée, co-créée par The Weeknd, le chanteur The Weeknd, avec dans le rôle titre Lily Rose Depp, la fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis.
25:24 C'est hyper attendu demain, cette série.
25:26 C'est hyper attendu parce qu'en plus, à la réalisation, aux manettes, Sam Levinson, le créateur de la série Euphoria,
25:34 qui est juste, je pense, l'une des séries les plus hype et les plus primées de ces dernières années.
25:40 Donc voilà, The Weeknd. Par contre, je me pose la question, est-ce qu'on a encore le droit de l'appeler The Weeknd puisqu'il est en train de...
25:45 C'est exact, il a changé de nom.
25:47 Et puis j'ai reçu les convocations pour les entretiens, il n'y a pas marqué The Weeknd.
25:51 Tu penses qu'il va nous faire un petit happening sur le tapis rouge demain ou pas ?
25:54 J'aimerais tellement. Et puis il y a une soirée.
25:57 Qui avait déjà chanté sur le tapis rouge ? Ce n'était pas Elton John ?
26:00 Non, non. Alors Elton, il a chanté à sa fête et il a fredonné.
26:07 Non mais sur le tapis rouge, qui avait chanté ? Paul McCartney ?
26:10 Bono, non ? Il n'y a pas eu Bono ?
26:12 Ah, c'était peut-être Bono, oui. Un petit live de The Weeknd demain, ce serait classe.
26:17 Normalement, on va à la soirée. Donc à la soirée, j'espère bien quand même qu'il va nous pousser la chansonnette.
26:21 Mais là, je parle de ce que tous les gens vont voir. Nous, la soirée, ce sera autre chose.
26:25 Ça, c'est privé. On va tout filmer.
26:28 The Idol, tu as raison de le dire, le créateur de Euphoria.
26:32 Lili Rose Depp qui, quand même, continue de monter à Hollywood.
26:37 Elle a de plus en plus de rôles, des rôles de plus en plus importants.
26:40 Nous, je me souviens, tu te souviens, on l'avait rencontrée il y a quelques années dans un film français.
26:44 La danseuse, je crois, c'est ça ?
26:46 Oui, exactement. C'était la première fois qu'elle montait les marches à Cannes.
26:49 Alors, on l'avait fait. Elle était quand même assez timide, assez sur la réserve.
26:53 Et c'est assez surprenant de la découvrir là, dans cette production, parce qu'elle a l'air d'y aller,
26:58 d'écorner son image. Elle joue une pop star très dénudée qui joue de son corps
27:04 et qui dit clairement que pour percer, il faut se mouiller.
27:09 Voilà, donc ça a l'air d'être d'une série qui veut égratigner le star system.
27:14 Donc, c'est intéressant en plus que ça vienne de The Weeknd.
27:16 Ça a l'air assez trash, effectivement. Juste, est-ce qu'on sait maintenant ces deux épisodes qui vont être présentés demain ?
27:21 Exactement, deux épisodes. Souvent, ils font ça pour un petit peu teaser, donner l'envie qu'on découvre la suite.
27:28 Je fais juste une parenthèse parce que c'est effectivement les membres du jury qui sont en train de fumer une cigarette.
27:32 On ne peut pas vous le montrer, mais vraiment juste là,
27:34 Denis Ménochet, Julia Ducournau et Ruben Osloun, le président du jury.
27:38 Je voulais juste faire cette petite parenthèse.
27:40 Tu les as vendus comme fumeurs.
27:42 Oui, ils sont en train de cloper. Ils ont le droit de cloper quand même. Ils bossent comme des fous.
27:46 The Idol demain, Lily-Rose Depp, The Weeknd, autre chose de prévue un petit peu sympa ? On sait ou pas ?
27:53 Demain, il y a le Chorisme Aki qui entre en compétition.
27:58 Et puis, normalement, on rencontre l'équipe du Wes Anderson.
28:02 Ah ouais, ça, ça va être sympa. Scarlett Johansson, Bill Murray.
28:06 Ah ben, attends, ça ne sert à rien. On va pas aller voir. On rencontre qui ?
28:09 Alors, écoute, on rencontre, on rencontre, on rencontre.
28:12 Mince, tu me colles là. On a qui en interview ?
28:15 Elle a colle. Bon, ben, tu vas aller réviser. En même temps, il y a à peu près 52 acteurs dans ce film.
28:19 Donc, forcément, c'est difficile de s'en souvenir.
28:22 Voilà, c'est le programme de demain. The Idol, on a hâte d'y être.
28:25 On est bon, je crois. On est pas mal. On a passé une bonne journée quand même.
28:28 Ben, bonne journée. En tout cas, j'étais pas mal.
28:31 Toi, je ne sais pas, mais moi, j'étais en bonne compagnie.
28:34 Voilà, je finis en bonne compagnie. Donc, écoute, tout roule.
28:37 Tu parles de moi, tu finis en bonne compagnie ?
28:38 Tout à fait.
28:39 Ah, ben, ça, c'est sympa. Merci beaucoup.
28:42 Merci à vous de nous avoir suivis. On espère que vous avez passé un bon moment.
28:45 Et puis, on se retrouve demain à la même heure pour parler de l'actualité canoise.