00:00 Wilfried était en train de donner un cours en 2019, quand il fait une crise d'épilepsie.
00:05 A son réveil à l'hôpital, il apprend qu'il est atteint d'un cancer, un diagnostic terrible,
00:12 et de surcroît incomplet.
00:14 Les analyses qu'ils ont faits n'ont pas pu, à l'œil humain, déterminer l'origine primitive de mon cancer.
00:21 Mais vu l'ampleur et l'expansion des tumeurs,
00:25 ils ont quand même décidé en juin d'entamer une chignothérapie.
00:31 Wilfried intègre alors le protocole CAPI, pour cancer avec antécédent primitif inconnu,
00:37 qui utilise l'intelligence artificielle.
00:39 Elle finit par déterminer ce que les médecins ne pouvaient pas dire avec certitude.
00:44 L'intelligence artificielle a déterminé en décembre de l'année dernière
00:49 que ce serait bien un cancer du rein qui était la primitive de mon âle,
00:53 pas totalement positif car je sais maintenant que j'utilise une chignot
00:56 avec des effets secondaires pas faciles à vivre, mais qui est utile.
01:01 L'intelligence artificielle effectue des hypothèses à partir d'une base de données.
01:06 Selon ce médecin, le camp médical doit s'approprier l'outil au plus vite.
01:10 Ce qu'il faut c'est qu'on soit capable d'apprendre à utiliser ces outils,
01:15 comme on a appris avant à utiliser un stéthostope,
01:18 comme on a appris à utiliser des machines de radiologie.
01:21 Mais quelque part, il ne resteront que des outils
01:24 et il faudra qu'on soit capable aussi de bien identifier leurs limites et leurs biais.
01:29 Pour le moment, seulement 80 personnes ont intégré le protocole CAPI.
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