00:00 l'intelligence artificielle nous veut aussi du bien et peut même carrément sauver des vies.
00:05 Pour être intelligente, pour le nom "intelligence artificielle",
00:09 oui, c'est la une du parisien sur ce patient Wilfrid qui fait une crise d'épilepsie.
00:13 On lui découvre deux métastases, deux métastases au niveau cérébral
00:17 qui était responsable de sa crise d'épilepsie et des métastases, ça veut dire qu'il a un cancer primitif
00:21 et Wilfrid fait partie de ces 7000 patients dont on ne connaît pas le cancer d'origine.
00:26 Et ça c'est un vrai problème parce que si on ne connaît pas le cancer d'origine, on ne peut pas traiter et cibler ce cancer-là.
00:32 Et c'est là où l'intelligence artificielle intervient, c'est-à-dire qu'à partir de prélèvements,
00:36 ces prélèvements sont analysés par l'intelligence artificielle.
00:40 Alors quand je dis intelligence, en fait c'est une analyse artificielle parce qu'on fait un prélèvement,
00:45 ce prélèvement est compilé avec, dans le cas de Wilfrid et surtout de ses chercheurs,
00:51 avec 20 000 profils ARN de tumeurs du sein, de tumeurs du rein.
00:55 On fait un prélèvement, on fait une biopsie assez standard, le scanner de la lame est passé dans la machine
01:01 et l'ordinateur va comparer le prélèvement avec 20 000 prélèvements d'autres cancers et va voir où ça matche.
01:07 Et la probabilité, c'était chez Wilfrid, qu'à 90%, son cancer d'origine était un cancer rénal.
01:14 Alors vous allez me dire "mais il suffisait de faire une échographie ou un scanner etc."
01:17 Evidemment, il avait tout, il avait eu tous les examens standards qui ne montraient rien,
01:21 c'était passé au travers parce que le cancer primitif était trop petit pour pouvoir le voir.
01:25 Et là, grâce à l'intelligence artificielle, ça permet grâce aux cellules, grâce au patrimoine génétique,
01:30 de prédire que c'est un cancer du rein et donc de cibler avant même que le cancer du rein
01:35 ne soit dépistable par le scanner ou par l'IRM.
01:38 Donc on voit bien que là ça a été intéressant parce que ça a permis très rapidement de cibler un traitement
01:43 et d'avoir donc des résultats sur le grade, le type de tumeur etc.
01:47 Quels sont les autres types d'applications métines avec l'intelligence artificielle ?
01:50 Théoriquement, il y en a plein, médecine de précision à chaque fois on le voit,
01:53 notamment sur les maladies cardiovasculaires ou sur les cancers.
01:55 C'est vrai que tous les cancers maintenant, il faut un génotypage,
01:58 donc il faut confirmer avant de lancer des chimiothérapies, reconnaissance d'image.
02:02 Ça c'est assez fabuleux parce que ça permet, un radiologue par exemple,
02:06 il a emmagasiné une expérience et c'est ce qui lui permet d'interpréter un scanner, une IRM ou d'autres images.
02:12 Là, l'intelligence artificielle va emmagasiner des milliers, pour ne pas dire des millions d'images
02:17 et va pouvoir les comparer avec votre scanner par exemple.
02:19 Donc ça rend le diagnostic plus précis.
02:22 Amélioration de la prestation des soins de santé, je pense aux chirurgiens,
02:25 aux robots chirurgicales qui va permettre avec un repérage par exemple par imagerie,
02:29 de faire un geste beaucoup plus précis.
02:31 On peut imaginer aussi la conception de médicaments.
02:33 Bref, les champs sont relativement fabuleux en termes de perspectives.
02:37 Mais quand je vous parlais de la radiologie, il y a aussi l'anatomopathologie.
02:40 Vous savez, on vous fait un prélèvement, une biopsie,
02:42 et cette biopsie, c'est l'anapath, c'est le biologiste qui va regarder dans son microscope.
02:47 Et pareil, c'est son expérience.
02:49 Là, son expérience va être décuplée, pour ne pas dire plus, par l'intelligence artificielle.
02:53 C'est beaucoup plus fin que ce qu'on arrive à faire.
02:55 C'est une analyse qui analyse par rapport à une expérience beaucoup plus importante.
02:59 Mais tout le problème, c'est d'avoir les datas.
03:01 C'est tout le problème du big data, c'est d'avoir une collection de données
03:05 et d'avoir des données qui sont précises et des données qu'on va pouvoir rentrer dans l'ordinateur.
03:09 Et l'ordinateur, qu'est-ce qu'il fait finalement ?
03:11 Il va analyser. On parle d'intelligence artificielle,
03:14 mais on devrait parler plutôt d'analyse artificielle,
03:17 plutôt que d'intelligence artificielle.
03:19 Parce qu'il n'y a rien d'intelligent, si ce n'est qu'on compare un certain nombre de choses,
03:23 mais à l'échelle non pas humaine, mais à l'échelle de l'ordinateur.
03:26 Donc, ça veut dire que ce n'est pas demain que l'intelligence artificielle va remplacer les médecins ?
03:29 Non, en plus, ça rend le diagnostic plus sûr, ça va être en plus du médecin,
03:33 ça sécurise, mais ce n'est absolument pas un remplacement du médecin.
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