00:00 Sud Radio Bercov dans tous ses états, le fait du jour.
00:04 Très bonne nouvelle.
00:05 Je fais un bravo, vous savez j'ai pas l'habitude de faire des bravos aux institutions, mais je fais un bravo à l'Arkom.
00:10 Pourquoi ? Parce que hier, devant les étudiants de l'école de journalisme de Sciences Po,
00:17 Roch-Olivier Mestre, le président de l'Arkom, a fait une déclaration, a fait un débat effectivement
00:26 sur la pluralité d'opinions, sur la liberté dans les chaînes, ça nous concerne tous, nous les médias,
00:31 mais ça vous concerne au moins autant, vous, les français, tous les auditeurs de Sud Radio,
00:36 les résistants de Sud Radio, tout le monde, tous ceux pour qui la liberté est non seulement indivisible,
00:42 mais essentielle.
00:43 Et bien, alors d'abord il a rappelé, vous savez, un ministère de la culture, Imabdou Malak,
00:49 qui a évoqué peut-être la fin de retrait pour certaines chaînes en 2025, voilà.
00:57 Mais oui, oui, c'est l'Arkom qui décide, mais enfin elle donnait ses opinions et
01:01 Roch-Olivier Mestre a remis les pendules à l'heure en disant ceci, dans le cas d'ailleurs de CNews,
01:08 il a dit "la chaîne respecte strictement le pluralisme politique et ils sont parfaitement dans les clous
01:13 des équilibres des forces politiques en France", en comparant un peu à Fox News, à la française,
01:19 mais il a dit quelque chose de, encore pour moi et pour nous, beaucoup plus important.
01:25 Il a dit ceci, le président de l'Arkom, il a dit que "la polarisation du débat public a fait naître",
01:32 ce sont ses mots, "une forme d'esprit de censure", et il a ajouté, et c'est très important,
01:38 "si on suivait l'ensemble des alertes qui nous sont envoyées quotidiennement, il n'y aurait plus de radio ni de TV en France".
01:45 Bien entendu, ça veut dire que l'Arkom reçoit tout le temps des plaintes, des gens qui disent "ah oui,
01:51 telle émission, on a dit ça, et puis telle émission, on a dit ça, et telle émission, on a dit ça".
01:56 Mais écoutez, les plaintes, c'est bien, mais peut-être que le respect de la liberté et de la liberté de l'autre, c'est mieux.
02:03 Vous savez, George Orwell, qui connaît bien la chose, George Orwell, 1984, il dit "vous savez ce que c'est la liberté ?
02:09 La liberté d'écouter des opinions qui ne vous plaisent pas, la liberté d'écouter des propos qui ne vous plaisent pas.
02:15 Bien sûr, moi, il y a des tas de choses dans les médias qui ne me plaisent pas du tout,
02:19 est-ce que je vais aller demander leur censure ? Est-ce que je vais aller me plaindre ? Non.
02:23 Je crois que c'est très important".
02:25 Et il dit voilà, il dit "il y a des éditorialistes", redit Rocco Olivier Maestre,
02:30 "qui expriment des idées qui ne sont pas les vôtres". C'est très important.
02:34 Et il faut être toujours très vigilant, c'est le président de l'Arkum qui parle, je le dis parce que c'est une institution,
02:40 et il faut savoir quel rôle elle joue.
02:42 "On ne protège jamais assez la liberté d'expression", redit Rocco Olivier Maestre.
02:48 "On ne protège jamais assez la liberté d'expression, les médias doivent être indépendants de leurs actionnaires", ajoute-t-il.
02:54 Mais il dit "attention, attention, il faut faire très très très attention, réponse graduée face au manquement".
03:01 Mais surtout, il ajoute encore une fois,
03:03 "si on suivait l'ensemble des alertes qui nous sont envoyées quotidiennement, il n'y aurait plus de radio ni de TV".
03:09 Voilà. La tentation, vous savez, de la censure, de ne pas écouter l'autre, et ça nous concerne tous,
03:14 vous, les auditeurs, nous, les journalistes, les animateurs, les intellectuels et tout ça.
03:20 Cette tendance qu'ont certains, qu'ont certains un peu partout, à éliminer l'autre, à mettre l'autre sur la liste noire,
03:27 à ne pas vouloir les faire parler.
03:30 Et nous, on le dit, nous ici à Sud Radio, on donne la parole à tous et à tout le monde.
03:35 Et encore une fois, c'est le plus important.
03:39 Pas de liste noire, pas d'indignation à géométrie variable, pas de deux poids et deux mesures.
03:46 Écoutez, je suis très content que, et je crois que je ne suis pas le seul,
03:51 que le président de l'Arkom ait remis ainsi, face que ce soit aux autorités,
03:56 face aux spectateurs, face aux téléspectateurs, remis l'église de la liberté au milieu du village.
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