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  • il y a 3 semaines
"Notre futur a de l'avenir" part ce mois-ci à la découverte de Brest aux cotés de Franck, Christophe, Yves, Maëlle et Alicia, qui s'engagent pour nous offrir un monde meilleur :

- Franck développe des traitements révolutionnaires issus de l'hémoglobine des vers marins pour soigner les grands brûlés,
- Christophe met en place tout un écosystème pour aider Brest à devenir un des leaders de l'éolien en mer,
- Yves trouve des solutions pour rendre plus inclusifs les sports nautiques aux personnes en situation de handicap,
- Enfin Maëlle et Alicia misent sur le modèle gagnant de l'intergénérationnel dans les crèches et les maisons de retraite.

Transition énergétique, décarbonation des transports, circularité de l'économie, insertion, progrès social : nos territoires ont plus que jamais un rôle à jouer dans la transformation écologique et sociale de notre pays

De la petite PME à la start-up innovante en passant par les grands groupes ou les acteurs publics, nous irons à la rencontre de ces femmes et ces hommes engagés à nous offrir une vie meilleure

Chaque mois, "Notre futur a de l'avenir" met en lumière les initiatives qui transforment notre quotidien, pour nous permettre de mieux respirer, de mieux nous nourrir, de mieux nous déplacer, consommer, se loger, travailler...

Un magazine de 26 minutes présenté par Emilie Chaussier et produit par Quim Prod.

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Transcription
00:02Partout sur le territoire, avec AXA, notre futur a de l'avenir.
00:12À la pointe de la Bretagne, Brest vit depuis toujours face à l'océan.
00:18Ses vieux gréments, ses tempêtes, ses embruns.
00:22Et ce matin, à marée basse, c'est une autre histoire de mer que nous allons découvrir,
00:27mais qui a déjà trouvé un écho bien au-delà de nos frontières.
00:32Salut Franck ! Comment ça va ?
00:34Bien.
00:35Alors dis-moi, tu m'as donné rendez-vous sur cette plage ?
00:37Pour quoi ?
00:37Pour te montrer un verre extraordinaire, qui s'appelle Are Nicola Marina.
00:42C'est un verre, on marche dessus, mais il a 450 millions d'années.
00:45D'accord.
00:46Et en fait, moi je suis chercheur, donc je me suis intéressé à ce verre,
00:49pour essayer de comprendre comment il était capable de respirer entre la marée haute et la marée basse.
00:53Parce que ce verre, il est censé respirer sous l'eau ?
00:54Alors, il est censé respirer sous l'eau, et en fait, nous on n'est pas capables.
00:59Donc c'était comment, lui, ça fonctionne.
01:01Tous les verres que tu vois, ils sont en apnée.
01:04D'accord.
01:04Ils arrêtent de respirer.
01:05Donc pendant 6 heures, ils respirent plus pendant 6 heures ?
01:06Ils respirent plus.
01:08Après des années de recherche, Franck découvre d'où vient ce superpouvoir.
01:12Une molécule présente dans le sang de ce verre, capable de garder l'oxygène en réserve,
01:17comme une petite bouteille d'oxygène naturel.
01:21Et très vite, le chercheur comprend que ce pouvoir pourrait aussi servir à l'homme.
01:26J'ai montré que cette molécule était extrêmement intéressante pour des applications médicales.
01:30Et en fait, ce que tu vois là, ce que tu as dans la main, c'est un donneur de
01:33sang universel.
01:34En fait, sa molécule pourrait être transfusée à tous les humains.
01:37Il n'y a pas de type à sang.
01:38On est tous compatibles.
01:39Avec ce verre marin.
01:42Son idée ? Créer un gel à base de cette molécule que l'on peut appliquer directement sur des plaies
01:48ou de la peau brûlée pour l'oxygéner et l'aider à se reconstruire.
01:52Un protocole déjà utilisé chez de grands brûlés, notamment après l'incendie de Cran-Montana en Suisse.
01:58Et vous allez voir qu'à Brest, cette innovation est loin d'être la seule.
02:08Ce mois-ci, je pose mes valises à Brest.
02:11Une ville tournée vers l'océan, avec cette impression d'être au bout du monde.
02:15Mais derrière cette carte postale bretonne, Brest cache aussi un autre visage.
02:19Celui d'un territoire où l'on invente déjà les solutions de demain.
02:23Tout d'abord, nous allons découvrir comment un simple verre marin pourrait aider les grands brûlés à cicatriser.
02:28Un miracle. Je pense qu'il y a de la magie, ouais.
02:31Nous irons ensuite sur le port, là où se construit l'avenir de l'éolien en mer.
02:35C'est un quai qui est assez exceptionnel.
02:37Il n'y en a pas beaucoup en France qui sont capables de supporter les plus grosses grues qui existent
02:42au monde.
02:42Mais avant d'installer ces géants au large, il faut cartographier les fonds marins et éviter les dangers cachés.
02:49Il faut s'assurer qu'il n'y a pas de danger sur le fond marin par rapport au risque
02:52d'engins explosifs qui datent de la Seconde Guerre mondiale.
02:55Nous rencontrerons aussi Xavier, tétraplégique, bien décidé à retrouver le plaisir du sport en pleine nature.
03:01C'est excitant d'aller sur l'eau.
03:03Enfin, nous pousserons la porte d'une crèche pas tout à fait comme les autres, où les enfants grandissent au
03:09contact des seniors.
03:09Des fois, ils sont un peu peurs entre les dérogateurs.
03:12Ça les fait grandir.
03:13Ça les fait grandir.
03:14Santé, énergie, handicap.
03:16À Brest, vous allez voir que les idées pour imaginer demain ne manquent pas.
03:35Retour sur la côte.
03:36Sous ce sable, des milliers de verres marins.
03:40Et dans leur sang, une molécule capable d'aider les grands brûlés à reconstruire leur peau.
03:46Cette découverte a permis à Pierre, 42 ans, de retrouver une vie normale.
03:53À cause d'un mégot de cigarette dans une poubelle, le restaurant dans lequel je travaillais a pris feu.
04:01J'ai couru pour essayer d'éteindre.
04:02On ne réfléchit pas dans ces moments-là.
04:03Donc, je prends un extincteur, je monte, j'essaie d'éteindre la flamme qui se trouve à 5 mètres.
04:09Mais en fait, la chaleur était bien avant les 5 mètres.
04:12Donc, j'ai vu mes mains fondre comme de la cire en direct.
04:19Je suis choqué, je me dis que c'est trop tard.
04:22On ne peut plus rien faire.
04:26Trois jours plus tard, la vie de Pierre bascule.
04:29Il est sur la liste d'attente pour recevoir une greffe et réparer ses mains.
04:33Mais un médecin lui parle d'une solution moins douloureuse qui pourrait peut-être l'aider.
04:39Il me dit que c'est un gel qui est à base de sang, de verre marin.
04:44Alors déjà, je ne comprends pas du tout ce qu'il me dit.
04:48Mais il m'expliquait qu'il y a 40 fois plus d'hémoglobulines dans le sang de ces verres-là.
04:53Et donc, ça régénère beaucoup plus vite la peau.
04:55Bon, je le crois sur parole, de toute façon, foutu pour foutu.
04:57Moi, demain, c'est mon outil de travail.
04:59Donc, s'ils sont foutus, c'est foutu.
05:00Il faut que j'ai changé de métier.
05:02Donc, je dis, bon, quand on y va,
05:03je me fiche mon papier en me disant, bon, si ça foire, bon, tu t'engages.
05:09Je suis un cobaye, quoi.
05:10Donc, je signe mon papier et on y va deux semaines dans l'hôpital.
05:14Et donc, tous les matins, ils me mettent du gel sur mes mains, du pansement.
05:19La nuit, bon, ça chauffe, forcément.
05:21Ils me donnent les antidouleurs.
05:24Tous les matins, je me réveille.
05:27J'ai tous les médecins qui viennent vérifier.
05:29Ils enlèvent les pansements et ils voient la progression de la guérison qui est incroyable.
05:35C'est un centimètre par jour quasiment de chaque côté.
05:38Et ça recouvre les mains au fur et à mesure.
05:41Donc, tous les deux jours, ça regagne du terrain, ça gagne du terrain, ça gagne du terrain.
05:45Je fais besoin de greffe et je vis comme avant.
05:49Un miracle.
05:51Je pense qu'il y a de la magie, ouais.
05:52Il y a de la magie où un mec a bien bossé sur le municier, quoi.
05:56Pierre fait partie de ces quelques patients à avoir pu bénéficier de ce traitement.
06:00Car aujourd'hui, ce gel n'est pas encore disponible pour tous.
06:08Donc là, Émilie, on est dans un laboratoire, en fait, de contrôle qualité.
06:12Pour le moment, ce traitement n'est utilisé que dans un cadre très strict.
06:17Aujourd'hui, en fait, on a traité plus d'une centaine de patients, qu'on appelle en compassionnel.
06:22Alors, qu'est-ce que c'est, ça veut dire ?
06:22Alors, compassionnel, c'est pas expérimental.
06:24En fait, j'ai entendu parler d'expérimental.
06:25C'est pas expérimental, c'est compassionnel.
06:27Ça veut dire que quand un médecin est au bout du bout, c'est-à-dire qu'il a tout
06:31essayé,
06:31tous les pansements du monde, tous les technologies du monde et ils n'arrivent pas.
06:34D'accord.
06:35Donc, on est au mur.
06:36D'accord.
06:37Devant, il y a le mur.
06:37Et donc, t'as deux choses.
06:39Soit on coupe la jambe ou on coupe les mains, soit la personne meurt.
06:44Donc, l'alternative, c'est on coupe ou la personne meurt.
06:48Et donc, nous, on vient nous chercher pour éviter que la personne meure ou qu'on lui coupe la jambe.
06:52Et donc, en fait, on arrive à l'extrémité de tous les traitements.
06:55Donc, en fait, on a fait plus d'une centaine de personnes.
06:58On a montré que cette personne de l'extrême, on a cicatrisé.
07:01Donc, les personnes ont évité d'être amputées ou on leur a sauvé la vie.
07:05Chaque année en France, près de 700 000 patients vivent avec des plaies qui ne cicatrisent pas.
07:11Pour eux, ce gel représente un immense espoir.
07:14Mais avant d'être accessible plus largement, il doit encore franchir une étape décisive.
07:19Prouver qu'il peut être utilisé à plus grande échelle, en toute sécurité.
07:23En attendant les autorisations, Franck a trouvé une autre application à ce sang de verre marin.
07:28Et cette fois, elle concerne les grèves d'organes.
07:31Tu viens faire compte ?
07:32C'est de la poudre.
07:33C'est de la poudre, là, c'est de l'hémoglobine en poudre, mais on l'a aussi en liquide.
07:36Et donc, ça, ça permet en fait de donner de l'oxygène à un griffon.
07:39Tu comprends bien que quand je déconnecte un griffon, c'est une course contre la montre.
07:43Si je déconnecte un cœur, j'ai 4 heures.
07:44Par exemple, imagine, on est là, en Orlais.
07:46Je dois aller à Marseille prendre un cœur chez un donneur et je le ramène à Brest.
07:50J'ai 4 heures.
07:51Et donc, tu vois bien la logistique.
07:53Avion, hélicoptère, tout ce que tu peux imaginer.
07:55Ça, ça permet, par exemple, un cœur.
07:57Nous, on a essayé, on l'a gardé pendant 11 heures, battant.
07:59On gagne beaucoup de temps, là.
08:00Un poumon, au lieu de l'avoir gardé pendant 6 heures, on l'a gardé 48 heures.
08:04Donc, en fait, tu peux...
08:05Tu apportes l'oxygène que l'organe...
08:07Exactement.
08:08En fait, l'organe, quand il est baigné dans cette molécule, ne voit même pas qu'il est déconnecté.
08:12Mieux conservés, les griffons arrivent en meilleur état jusqu'au bloc opératoire.
08:16Et pour les patients, cela peut tout changer.
08:18Quatre ans après la greffe, 98,3% des patients sont encore en vie, contre 86% avec une conservation
08:26classique.
08:27Mais à Brest, la mer ne sert pas seulement à soigner.
08:30Elle pourrait aussi devenir l'une des clés de notre avenir énergétique.
08:37Voitures électriques, serveurs informatiques, chauffage, climatisation, nos besoins en électricité ne cessent d'augmenter.
08:44Mais demain, il faudra produire cette énergie sans aggraver le réchauffement climatique.
08:49Alors la France cherche de nouvelles sources d'énergie renouvelable.
08:52Et l'une des plus prometteuses se trouve peut-être ici, en mer.
09:00La Bretagne a toujours cru en développement des énergies marines renouvelables. Pourquoi ?
09:05Parce que d'abord, la Bretagne, elle croit en la mer.
09:07Et qu'effectivement, elle a besoin de l'énergie venant de la mer pour pouvoir alimenter en électricité l'ensemble
09:14de la terre.
09:14Et c'est né en 2008 parce qu'on a eu une énorme panne en Bretagne.
09:18Et à ce moment-là, une prise de conscience de la nécessité d'avoir une production interne.
09:23Et pour cela, en Bretagne, c'était l'éolien en mer qui paraissait être la meilleure solution.
09:29Des éoliennes en mer, on en a déjà. Elles alimentent combien de foyers ?
09:32Elles alimentent un quart de la Bretagne.
09:35Et donc, c'était extrêmement important de pouvoir compléter l'énergie qui venait de l'extérieur
09:41par cette énergie produite par la mer en Bretagne.
09:44Est-ce qu'on peut rappeler quels sont les avantages de l'éolien en mer
09:46par rapport aux éoliennes sur terre qu'on connaît bien aujourd'hui ?
09:49Il y a du vent. Et au bord du mer, il y a du vent quasiment tout le temps.
09:52Ce qui veut dire que la production est bien meilleure que ce que l'on peut retrouver à terre.
09:58En plus, on peut venir les installer plus loin des côtes,
10:01là où le vent souffle plus fort, plus souvent.
10:04Ce qui donne effectivement une meilleure production et une meilleure rentabilité de ces équipements.
10:10Et c'est toute l'Europe qui se lance dans la course.
10:12De la mer du Nord jusqu'à l'Atlantique et la Méditerranée,
10:16il faudra installer dans les prochaines décennies plus de 10 000 nouvelles éoliennes en mer.
10:21Mais avant de produire de l'électricité,
10:23ces géants doivent être imaginés, construits, assemblés.
10:26On estime à 1 000 terrains de foot la surface nécessaire pour industrialiser ces éoliennes offshore.
10:33Et à Brest, une partie de cette industrie de demain est déjà en train de prendre forme.
10:40C'est un tout petit.
10:42Ouais.
10:43C'est impressionnant.
10:44250 millions d'euros investis par la région pour créer ce pôle dédié à l'assemblage des éoliennes en mer.
10:50400 mètres de long, 100 mètres de large, vous voyez, donc c'est quand même extrêmement grand.
10:55C'est un quai qui est assez exceptionnel.
10:56Il n'y en a pas beaucoup en France qui sont capables de supporter les plus grosses grues qui existent
11:02au monde.
11:03Ici, 178 entreprises travaillent déjà autour de l'éolien en mer.
11:08Il y a celles qui fabriquent les mâts, celles qui préparent leurs transports au large
11:11et celles qui inventent les prochaines générations d'éoliennes.
11:15Comme l'entreprise Eolink et son directeur commercial Alain Maury,
11:18qui mise sur une éolienne flottante d'un nouveau genre.
11:23Alors là, explique-moi, parce qu'on voit ces gros cubes jaunes,
11:26donc ça, ça va être les futurs flotteurs, c'est ça ?
11:28Alors, en fait, ça, c'est un seul et même flotteur, mais qui est séparé en différents blocs.
11:33Donc tous ces blocs-là vont être assemblés comme un grand Lego.
11:36Et en fait, à la fin, la structure qu'on va avoir, ça va être une structure pyramidale,
11:40donc avec une base carrée, qui fera 50 mètres par 50 mètres
11:43et qui va monter en bout de pales à 140 mètres.
11:45Et en Atlantique, au fait, rapidement, on arrive à une profondeur.
11:48On ne peut plus mettre ces systèmes qui vont se planter dans le sol.
11:52Et donc, il faut les faire flotter avec des ancrages.
11:54Et c'est justement ces nouvelles technologies qui vont nous permettre d'aller dans toute la mer Celtique
11:58assez loin des côtes, où là, on a le plus de vent,
12:02pour pouvoir effectivement développer ces nouveaux types de parcs.
12:06Mais pour l'instant, en mer, l'immense majorité des éoliennes reste fixée au fond marin.
12:11Alors, comment produire plus d'énergie sans trop perturber l'environnement ?
12:16Qu'est-ce qu'on a besoin de connaître, justement, avant de se lancer dans un projet d'éolien en
12:20mer ?
12:21Ce qui est certain, c'est qu'avant d'installer les éoliennes, on va faire une étude d'impact.
12:25C'est-à-dire qu'en fait, on va venir mesurer tout ce qui se passe dans la zone où
12:29on va l'installer.
12:30Que ce soit les poissons, que ce soit les mollusques, que ce soit la flore.
12:35Et pour ça, effectivement, ça demande pendant un an de venir mesurer sur quatre saisons
12:39l'ensemble des paramètres de la biodiversité.
12:44Et à l'issue de ça, on va venir mesurer en quoi l'éolienne qu'on va installer
12:50pourra impacter éventuellement ce milieu-là.
12:53Donc c'est une phase extrêmement importante, assez longue,
12:57c'est presque plus long que la construction elle-même.
12:59Pour choisir les meilleurs emplacements,
13:01ceux qui auront le moins d'impact sur l'environnement
13:04et qui seront les plus sûrs pour les installateurs,
13:06les fabricants d'éoliennes disposent aujourd'hui d'une nouvelle arme.
13:11Le drone marin.
13:13Est-ce qu'il y a de la roche au fond ? Est-ce qu'il y a des coraux
13:15là-dessus ?
13:16Des algues ? Oui. Avoir une liste des espèces, c'est primordial.
13:21Ce petit drone est un bijou de technologie.
13:24Il peut parcourir de longues distances, traverser la Manche
13:27et descendre jusqu'à 300 mètres de profondeur.
13:31Caméras, capteurs, instruments de mesure,
13:34il embarque tout ce qu'il faut pour scanner les fonds marins.
13:37Et aujourd'hui, l'équipe se concentre sur une menace invisible
13:40mais redoutable pour les installateurs d'éoliennes.
13:43On va quadriller le fond pour rechercher des signatures magnétiques.
13:48Des objets magnétiques, du métal, éventuellement des explosifs.
13:52Avant d'installer un champ d'éolien en mer,
13:54il faut s'assurer qu'il n'y a pas de danger sur le fond marin
13:56et même dans le sous-sol en particulier
13:59par rapport au risque d'engins explosifs
14:01qui datent de la Seconde Guerre mondiale.
14:02Il y en a énormément.
14:03Donc il faut pouvoir s'assurer que la zone est propre quelque part.
14:07Un problème loin d'être marginal.
14:102000 engins explosifs dans les fonds marins
14:12sont désamorcés chaque année par les gendarmes.
14:14Mais c'est un autre obstacle que l'équipe repère.
14:17On voit ici sur la gauche la trajectoire qu'il a suivie.
14:20Il a inspecté de façon très précise la zone.
14:24Et donc là, il a pu effectivement détecter une épave
14:26que l'on voit ici sur le fond de la mer.
14:28On est passé juste au-dessus d'une épave.
14:30D'accord.
14:30Donc là, c'est bien ce qu'on voit, la zone d'ombre, là, ici.
14:33Exactement.
14:34D'accord.
14:34Donc là, on imagine si on voulait installer des éoliennes,
14:37eh bien, on aurait cette épave, effectivement,
14:38qui serait quand même...
14:39Voilà, qui ne le permettrait pas.
14:42Brest pourrait bien remporter son pari
14:44des énergies marines renouvelables,
14:45avec à la clé près de 11 400 emplois d'ici 2050.
14:50Mais imaginer le monde de demain,
14:52ce n'est pas seulement produire une énergie plus propre.
14:55C'est aussi faire en sorte que chacun puisse y trouver sa place.
15:03Les Jeux paralympiques de Paris ont mis en lumière
15:05des athlètes hors normes.
15:07Mais loin des stades et des caméras,
15:09pour beaucoup de personnes handicapées,
15:11faire du sport reste un défi.
15:12En France, 12 millions de personnes
15:15sont concernées par un handicap.
15:17Et moins d'une sur deux pratiquent
15:19une activité sportive régulière.
15:20Mais à Brest, certains ont décidé
15:23de s'attaquer à ces obstacles.
15:28Ce matin, Xavier, tétraplégique,
15:31a rendez-vous avec Erwan, son coach sportif.
15:34Salut Xavier, ça va ?
15:35Ça va et toi ?
15:36Ouais, super.
15:37T'es prêt pour un peu de sport, aujourd'hui ?
15:39Bon bah, parfait.
15:41La séance pourrait avoir lieu dans une salle,
15:44chez lui, mais comme beaucoup de sportifs,
15:46il préfère le grand air.
15:48Sauf que pour goûter à ce petit plaisir,
15:50Xavier doit franchir un obstacle
15:52qui paraît banal pour beaucoup,
15:53le sable.
15:55Alors pour avancer,
15:56il doit s'installer dans un fauteuil tout terrain.
15:59Je te décale ça, j'arrive.
16:01Est-ce que tu peux me suivre ?
16:03Parce que moi, je veux que tu diriges aussi.
16:05Ouais.
16:06Allez.
16:06Ça y va.
16:07Je vais mettre un peu de tension,
16:08je veux que tu tires ton bras.
16:10Voilà.
16:10Vas-y, tu peux y aller.
16:12Tu peux y aller encore.
16:13Encore un petit peu, encore un petit peu.
16:15Enfin, un petit peu.
16:16Ok, relâche.
16:17Et tu fais pareil de l'autre côté.
16:19Allez, vas-y.
16:22Salut, ça va ?
16:23Ça va super.
16:24T'es quoi ?
16:24Bien.
16:25Ça roule.
16:25Super, bah ouais, je vois ça.
16:27Et là, donc, ce fauteuil,
16:28il est parfait pour aller sur le sable
16:30et rejoindre la mer.
16:32Et rejoindre Erwan, ton coach.
16:34Exactement.
16:34On a accès sur quasiment tous les spots
16:37avec ce fauteuil-là.
16:38Ça permet de voir le sportif
16:40avant le handicap, en fait, c'est ça.
16:42Grâce à ce fauteuil,
16:43Xavier peut enfin s'entraîner sur la plage.
16:46Mais pour y parvenir,
16:47il a fallu imaginer un objet
16:48qui n'existait pas.
16:52Ce fauteuil est né lors d'un rendez-vous
16:54un peu particulier,
16:55le Handicreaton.
16:57Deux fois par an,
16:58des professionnels de santé,
17:00des ingénieurs, des étudiants
17:01et des personnes en situation de handicap
17:03se réunissent avec un même objectif.
17:06Inventer les outils
17:07qui pourront changer le quotidien.
17:10Et l'idée, c'est quoi ?
17:11Alors, qu'est-ce qu'on fait à l'Handicreaton ?
17:12L'Handicreaton, c'est du prototypage.
17:15On vient tester des idées.
17:17On bidouille avec toutes les machines qui sont là,
17:19les objets qu'on a pu amener.
17:20Et une fois qu'on a un prototype un petit peu avancé,
17:23l'idée, c'est de l'expérimenter.
17:24Si Yves et les participants se retroussent les manches,
17:27c'est parce que bien souvent,
17:28ces objets coûtent trop cher
17:30ou n'existent tout simplement pas.
17:32Sur une technique,
17:33des fois, il faut un mois d'ingénierie.
17:34Et un mois d'ingénierie,
17:35ça coûte énormément.
17:36Tout ça pour sortir des fois un seul produit.
17:38Et là, sur un Handicreaton,
17:41tout le monde est là pour co-créer.
17:43Donc c'est comme si on avait 50 ingénieurs d'un coup
17:46avec toutes les machines.
17:47Donc on accélère vraiment le projet.
17:50Ici, chaque invention part d'un besoin concret.
17:54Donc ici, on voit,
17:55c'est un système qui va s'adapter au bras
17:58pour pouvoir faire des gestes de rééducation.
18:01D'accord.
18:01Donc c'est connecté après à un jeu vidéo
18:03pour pouvoir faire la rééducation sur le jeu.
18:06Là, je vois qu'il y a...
18:08C'est la pétanque, c'est ça ?
18:09Ouais, un petit système pour la pétanque.
18:11Voilà, pour accrocher sur un fauteuil roulant
18:15pour poser ses boules de pétanque.
18:16Et donc quand on parle de pétanque,
18:18on pourrait penser à le geste.
18:20Mais non, mais il y a aussi tout le transport,
18:21en fait, le côté pratique.
18:24De petits objets du quotidien
18:26et d'autres destinés aux plus sportifs
18:28comme le char à voile.
18:29Donc ici, on a travaillé sur une des problématiques
18:34d'accessibilité du char à voile.
18:36Ouais.
18:36Donc c'est l'assise.
18:38Donc il faut que la personne soit vraiment bien bloquée
18:40dans le char à voile
18:41pour pouvoir faire l'activité
18:42qui est quand même assez sportive.
18:45Et cet après-midi,
18:46un nouvel outil passe à l'épreuve du réel.
18:49Après avoir permis à Xavier
18:51de rejoindre la plage en fauteuil,
18:53Yves et son équipe veulent lui offrir
18:54un nouveau terrain de jeu, la mer.
18:57Tu peux me donner un petit coup de main.
18:59Leur défi ?
19:00Tester une pirogue équipée d'un siège
19:03pour personnes en situation de handicap.
19:08Ok.
19:09Parfait.
19:09C'est bon ?
19:10C'est parfait.
19:11C'est excitant d'aller sur l'eau.
19:13La pirogue, c'est l'enceau large de Plouescat.
19:16Pour Xavier, c'est bien plus qu'un test.
19:20C'est top.
19:21C'est cool.
19:22Avec un peu de vent, ça part tout seul.
19:24Le plaisir d'avancer à la voile, d'être sur l'eau.
19:27Et on va pas sentir, c'est quelque chose
19:28que tu pouvais plus faire.
19:29Et là, de nouveau, le champ des possibles.
19:31On peut toujours se débrouiller.
19:34Mais c'est beaucoup plus facile.
19:37Tout est possible, mais là, ça devient plus facile.
19:40Pour Xavier, c'est le plaisir de retrouver la mère.
19:43Pour Yves et son équipe, c'est la preuve
19:45que leurs idées peuvent changer une vie.
19:49C'est un travail, des fois, qui peut prendre
19:52un an, deux ans, trois ans.
19:54Là, ça a été un peu plus rapide.
19:56Mais dans tous les cas, dès qu'on voit un sourire,
19:58ça nous donne de l'énergie pour les futurs projets.
20:01Le rêve d'Yves, maintenant,
20:02c'est que ses inventions profitent au plus grand nombre.
20:05Pour cela, il met gratuitement en ligne
20:07les plans de ses prototypes.
20:09Des idées nées à Brest
20:11que chacun peut reproduire chez soi.
20:18Depuis le début de ce voyage à Brest,
20:21j'ai découvert des innovations spectaculaires.
20:23Des chercheurs, des ingénieurs, des inventeurs
20:26qui imaginent des solutions pour demain.
20:28Mais l'avenir ne se joue pas seulement
20:30dans les laboratoires ou au large des côtes.
20:33Qu'est-ce que tu vas faire à l'école aujourd'hui, Paula ?
20:36Il se joue aussi dans l'éducation de nos enfants.
20:40Il y a envie de mettre en place tout ce qu'il faut,
20:44qu'il soit suffisamment curieux
20:46pour être assez ouvert au monde.
20:47Avoir un intérêt pour l'autre.
20:50Le monde, certes, il est plus individualiste,
20:52il y a des choses qui font peur,
20:53mais l'idée, c'est aussi d'imaginer
20:56que nos enfants seront capables de changer tout ça,
20:58d'améliorer nos enfants et leur génération,
21:00évidemment, mais de progresser vers du mieux.
21:04Alors la famille a choisi pour Paula et Joseph
21:06une crèche qui défend ses valeurs.
21:10Hier, il a dormi 1h20 le matin.
21:15On partage ?
21:17Oui, attends, attends.
21:18Altaïr, regarde.
21:19Pourtant, à première vue,
21:21tout ressemble à une crèche traditionnelle.
21:24Ici, c'est un peu différent.
21:26On a la chance, effectivement, d'être une petite équipe
21:29avec une petite structure.
21:30On a un nombre d'enfants qui reste quand même
21:33très facile à gérer.
21:34Et effectivement, ça permet de pouvoir rester
21:37dans la dignité des enfants,
21:39respecter l'invite,
21:40mais c'est quelque chose d'assez valorisant
21:42par rapport à des grosses structures
21:43qui, malheureusement, font aussi de leur mieux.
21:46Ici, ils ne sont que 8 à 12 enfants.
21:49Mais ce qui fait vraiment la singularité de cette crèche
21:51se trouve juste à côté.
21:53J'ai un petit qui danse !
21:55J'ai un petit qui danse !
21:57Ici, des seigneurs donnent de leur temps pour les enfants.
22:01Oh, il y a plein de petits animaux.
22:04Ils viennent à la crèche,
22:06lisent des histoires,
22:07participent aux activités.
22:09Et parfois, ce sont les enfants
22:11qui vont à leur rencontre.
22:13Et on y va !
22:14Alors, où est-ce qu'on va, là, Maëlle ?
22:16Alors, là, on va à la résidence seigneur
22:17qui est accolée à la crèche.
22:19Résidence seigneur, tiens !
22:20Alors, je ne m'attendais pas à ça !
22:22Eh oui !
22:22C'est pas comment ?
22:23Eh oui !
22:23Alors, la crèche s'est implantée ici
22:24parce qu'on est dans une crèche intergénérationnelle.
22:28D'accord !
22:28Donc, c'est-à-dire qu'on passe
22:30plusieurs temps forts dans la semaine
22:31avec les seigneurs qui résident juste à côté.
22:33D'accord !
22:34Vous aimez bien les cookies ?
22:35Par petits groupes,
22:36les enfants rejoignent les résidents.
22:38Aujourd'hui, ce n'est pas une simple visite.
22:41C'est un atelier cuisine.
22:43Ça vous dit de faire des cookies, aujourd'hui ?
22:46Ici, chacun participe à sa façon.
22:48En bretagne, c'est toujours du beurre sauvé.
22:51Oui, c'est meilleur.
22:5285 grammes.
22:53Les seigneurs transmettent un peu de leur expérience
22:56et beaucoup de patience.
22:58Je crois que Mathilde, elle a juste envie de plonger sa tête dans le sucre.
23:01Mathilde, tu t'assoies sur les genoux, si tu veux, là ?
23:04Et farine, 150 grammes.
23:06Les enfants, eux, découvrent les gestes, les odeurs, les consignes.
23:11On voit que tout de suite, ça les apaise quand même.
23:15Ils ont la tendance à être plus dans l'observation,
23:19à écouter peut-être un peu différemment les consignes aussi.
23:22Je pense que ça les ouvre à la différence aussi, tout simplement.
23:25Il y en a plein qui n'ont pas de personnes âgées dans leur famille.
23:28Ils n'ont pas la chance d'avoir des arrières-grands-parents pour eux
23:31ou des grands-parents âgés.
23:32Du coup, ça les éveille.
23:34C'est curieux.
23:34Au début, des fois, ils ont un peu peur
23:35entre les dérongateurs, les poteurs.
23:37C'est des choses qu'ils n'ont pas forcément l'habitude de voir.
23:38Pas forcément, les voix un peu tremblantes.
23:40Ça les fait grandir.
23:41Ça les fait grandir et avoir les choses différentes.
23:44Ce lien fait aussi du bien aux plus âgés,
23:47comme Marie-Hélène, 93 ans.
23:49Est-ce qu'ils sont toujours sages ?
23:51Parfois, ils sont coquins.
23:53Voilà, pas toujours.
23:55Là, je vais très réellement, au moins une fois ou deux par semaine.
23:59Donc, ça fait remonter les souvenirs aussi ?
24:01Tout à fait.
24:02C'est ça.
24:02Non, puis je ne perds pas la main.
24:04Et peut-être que ça permet aussi d'avoir la tête ?
24:06C'est que, justement, c'est très bon.
24:08Ah oui, c'est excellent.
24:11L'apport que c'est.
24:13Avec leur micro-crèche installée près des résidences seniors,
24:16Tom et Josette répondent à deux besoins essentiels.
24:19Trouver une place pour les enfants
24:20et redonner du lien aux personnes âgées.
24:23Aujourd'hui, le réseau compte déjà 19 crèches intergénérationnelles en France
24:27et 5 nouvelles sont prévues à la rentrée 2026.
24:31Comme quoi, parfois, l'innovation n'a pas besoin de technologies spectaculaires.
24:36Elle peut tenir dans une idée toute simple,
24:38remettre les générations au même endroit.
24:43Du sang de ver marin aux éoliennes offshore,
24:46en passant par le sport pour tous et les crèches intergénérationnelles,
24:51Franck, Christophe, Yves, Erwan et Maël ont tous un point commun.
24:56Placer l'humain au cœur de l'innovation.
24:59Vous, je ne sais pas, moi, ça m'a fait du bien.
25:08Partout sur le territoire, avec AXA, notre futur a de l'avenir.

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