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  • il y a 3 mois
"Notre futur à de l'avenir" part à la découverte de Toulouse, aux côtés de Jérémy, David, Valentin, Salomé et Soel, qui s'engagent pour améliorer notre quotidien.
Jérémy planche sur l'avion décarboné du futur pour nous permettre de continuer de parcourir le monde sans polluer la planète.
David trouve des solutions pour nous protéger contre les gigas feux qui s'intensifient avec le réchauffement climatique.
Valentin aide les Toulousains à recycler leurs déchets alimentaires pour les transformer en énergie verte et en engrais naturel.
Salomé repense le supermarché de demain pour éradiquer les emballages plastiques dans la grande distribution.
Enfin Soel lutte contre le gaspillage alimentaire en sauvant les fruits et légumes déclassés.

Transition énergétique, décarbonation des transports, circularité de l'économie, insertion, progrès social : nos territoires ont plus que jamais un rôle à jouer dans la transformation écologique et sociale de notre pays

De la petite PME à la start-up innovante en passant par les grands groupes ou les acteurs publics, nous irons à la rencontre de ces femmes et ces hommes engagés à nous offrir une vie meilleure

Chaque mois, "Notre futur a de l'avenir" met en lumière les initiatives qui transforment notre quotidien, pour nous permettre de mieux respirer, de mieux nous nourrir, de mieux nous déplacer, consommer, se loger, travailler...

Un magazine de 26 minutes présenté par Emilie Chaussier et produit par Quim Prod.

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Transcription
00:02Partout sur le territoire, avec AXA, notre futur a de l'avenir.
00:11Chaque été, les images reviennent.
00:14Des forêts dévastées, des habitants évacués,
00:16des flammes incontrôlables poussées par le vent, la chaleur et la sécheresse.
00:21Avec le réchauffement climatique, les incendies sont de plus en plus fréquents,
00:25et surtout, de plus en plus violents.
00:27En 2022, 785 000 hectares sont partis en fumée en Europe.
00:33Pour lutter contre ces méga-feux, la France appuie depuis des décennies sur ces célèbres canadaires.
00:39Mais aujourd'hui, ces avions vieillissent.
00:41Certains ont plus de 25 ans, et à près de 90 millions d'euros l'unité,
00:46l'État peine à renouveler sa flotte.
00:49Mais à Toulouse, un homme pourrait bien révolutionner le marché des bombardiers d'eau.
00:55Et puis là, on va installer les réservoirs.
00:57Alors bien sûr, on passerait par ici, tu te souviens, dans l'avion,
01:00c'est par la porte cargo qui est un petit peu à l'avant.
01:03Salut David, salut Corentin.
01:04Bonjour Rémi, comment es-tu ?
01:06Très bien, très bien.
01:07Alors dis-moi, il paraît que c'est ici que se joue l'avenir des bombardiers d'eau.
01:10Vous avez décidé de prendre le problème à l'envers.
01:12Vous ne créez pas un avion de toutes pièces, mais un système qui s'adapte aux avions.
01:15Créer un avion moderne, neuf, c'est 8 à 10 ans de développement,
01:20plus d'un milliard d'euros nécessaires pour financer ce développement,
01:24alors que certains avions existent, et c'est des avions qui ont des caractéristiques qui nous conviennent.
01:30Le pari de David, transformer des avions déjà en circulation en bombardiers d'eau.
01:35Mais vous allez voir qu'à Toulouse, cette innovation est loin d'être la seule.
01:41Ce mois-ci, je pose mes valises à Toulouse, la Ville Rose, ses briques de terre cuite, la Garonne,
01:47et surtout, son incroyable histoire aéronautique.
01:51Depuis plus d'un siècle, on ne se contente pas de construire des avions,
01:55on imagine déjà ceux de demain.
01:59Je vais d'abord rencontrer des ingénieurs qui tentent de relever un défi colossal,
02:03continuer à nous faire voyager.
02:05On imagine que c'est comme une voiture électrique, on branche, on charge,
02:09et on vole ?
02:10Tout en réduisant l'impact de l'aviation sur l'environnement.
02:13Mais à Toulouse, les idées pour inventer le monde de demain ne se trouvent pas seulement dans les airs.
02:19Peu commun, généralement, en zéro déchet, de la mozza en bocal, par exemple.
02:24Avec près de 70 kilos de déchets plastiques produits chaque année par Français,
02:28Salomé pense avoir trouvé une partie de la réponse
02:30en réinventant une pratique que l'on croyait oublier, la consigne.
02:34Alors là, il s'agit vraiment de proposer tous les produits qu'on peut retrouver au supermarché,
02:39mais cette fois-ci dans des contenants qui sont réutilisables.
02:42Enfin, nous irons à la rencontre de Valentin.
02:45Ces déchets permettent de créer de l'énergie locale.
02:48Face à l'explosion des coûts de l'énergie,
02:50cet entrepreneur transforme nos restes alimentaires en gaz et en électricité.
02:55Entre aviation, consommation et énergie,
02:58vous allez voir qu'à Toulouse,
02:59les idées pour imaginer le monde de demain ne manquent pas.
03:10Ce qu'on a fait, c'est qu'on s'adapte aux contraintes des avions.
03:13Donc dans un avion, il y a des ailes qui sont positionnées ici,
03:16il y a un train d'atterrissage.
03:18Retour avec David, qui imagine le bombardier d'eau nouvelle génération.
03:22Son innovation, un immense réservoir,
03:25capable d'embarquer jusqu'à 7500 litres d'eau
03:28et de s'adapter à différents modèles d'avions.
03:31Après chaque largage,
03:32l'appareil pourra être rechargé au sol en quelques minutes
03:35avant de repartir sur le front des incendies.
03:38Et parmi les candidats idéaux,
03:42l'ATR.
03:43Et ça tombe bien, il est franco-italien.
03:46C'est en fait l'avion régional le plus vendu dans le monde.
03:49Plus de 1700 ont été fabriqués,
03:51il y en a 1200 encore en activité.
03:54Faible consommation de carburant,
03:55coût d'exploitation réduit,
03:57capacité à atterrir sur des pistes difficiles.
04:00Le réservoir sera positionné à peu près à cet endroit-là,
04:03avec le système de largage qui va venir s'intégrer
04:05dans ce qu'on appelle le belly-faring,
04:07le ventre mou de l'avion dessous.
04:09Et surtout, un prix imbattable.
04:12David promet de transformer un ATR en bombardier d'eau
04:15pour la moitié du prix d'un Canadair.
04:17De quoi permettre au secours de déployer davantage d'appareils
04:20face à des incendies toujours plus nombreux.
04:22Si les essais sont concluants,
04:25un premier appareil pourrait entrer en service dès 2027.
04:29Mais à Toulouse, l'innovation ne s'arrête pas aux bombardiers d'eau.
04:35Il y a les avions made in Toulouse qui combattent les flammes
04:38et d'autres qui relient les hommes.
04:41Chaque année, plus de 4 milliards de passagers
04:44prennent l'avion dans le monde
04:45et d'ici 2050, le trafic aérien pourrait doubler.
04:50Mais aujourd'hui, l'aviation représente
04:523% des émissions mondiales de CO2.
04:55Alors comment continuer à voler
04:57sans aggraver le réchauffement climatique ?
05:02Dans le ciel de Toulouse,
05:04c'est peut-être l'avenir de l'aviation
05:05qui est en train de s'écrire.
05:12Au commande, un pilote d'essai.
05:15Et entre ses mains, un avion pas comme les autres.
05:23Pendant de longues minutes,
05:24il pousse l'appareil dans ses retranchements.
05:27Vitesse, stabilité, maniabilité,
05:29tout est passé au crible.
05:31Car bientôt, cet avion pourrait arriver sur le marché.
05:38Ça gaze ? Impeccable !
05:41Bon vol ? Excellent !
05:43Toujours aussi agréable en voltige
05:45et tout ce qui est atterrissage,
05:47perfo atterrissage et décollage,
05:49c'est conforme aux prévisions.
05:51Il s'agit du premier avion électrique français
05:54conçu pour la formation des futurs pilotes.
05:58Est-ce que tu crois qu'on peut monter à l'intérieur ?
06:00Oui, on t'en va voir.
06:01Que sur le noir.
06:02D'accord.
06:03Que sur le noir.
06:04Je me mets à droite, à gauche ?
06:05Voilà, à gauche.
06:06Hop là.
06:07Au commande,
06:08qu'est-ce qui nous différencie
06:09d'un avion thermique,
06:10d'un avion classique ?
06:11La sensation que moi j'ai en volant sur l'avion,
06:13c'était qu'en fait,
06:14j'avais le sentiment un peu
06:15de comportement d'un planeur.
06:17Il n'y a pas de vibration.
06:19Et que malgré tout,
06:20il y avait quelque chose devant qui poussait,
06:21en l'occurrence,
06:22le moteur électrique et l'hélice.
06:23Donc la sensation du vol est beaucoup plus pure
06:25qu'avec un moteur thermique.
06:26Et le comportement général est extrêmement homogène.
06:29Donc c'est des avions extrêmement faciles à prendre en main.
06:32Plus simple à piloter,
06:33zéro émission de CO2
06:35et très silencieux pour les riverains.
06:38On imagine que c'est comme une voiture électrique.
06:40On branche, on charge et on vole.
06:42C'est bête comme chou.
06:44Oui, c'est aussi simple que ça.
06:45Alors l'autonomie est de converse, justement.
06:47Alors l'autonomie sur un avion comme ça,
06:49qui est un avion de formation,
06:50on va plutôt parler en temps de vol.
06:51Et la mission qu'on pourra faire avec cet avion
06:54à l'entrée en service
06:55sera d'à peu près une heure à une heure et quart.
06:57Ce qui permet pas de couvrir toutes les missions,
07:00mais qui permet de couvrir l'ultra majorité
07:02des missions de formation de base.
07:05Cet avion est 10% plus cher
07:07que son équivalent thermique,
07:08avec un coup d'heure de vol divisé par deux,
07:11grâce à l'énergie,
07:12mais aussi à une mécanique plus simple à entretenir.
07:15Mais pour l'instant,
07:17cette technologie se heurte à un problème majeur.
07:20Il ne peut y avoir qu'un seul passager,
07:22un pilote.
07:22On ne peut pas avoir plusieurs passagers
07:25dans un avion électrique.
07:26Pour l'instant, ce n'est pas possible
07:27à cause justement de ce problème de la batterie.
07:29Oui, et puis effectivement,
07:31cet avion est un bi-place côte à côte,
07:32comme on a pu le voir.
07:35Mais surtout, il faut commencer par le commencement.
07:37Les débuts de l'aéronautique,
07:38c'est un monoplace,
07:39puis après un bi-place,
07:40puis un quatre-place.
07:41Et donc, on revient avec des nouveaux critères
07:42et des nouveaux objectifs.
07:44Et donc, on repart,
07:45c'est assez naturel qu'on reparte à la base à nouveau.
07:46Est-ce qu'un jour, on pourra voler
07:48dans des avions de tourisme à l'électrique ?
07:50Alors effectivement, pour l'instant,
07:51on mature les technologies
07:52sur des avions plus petits.
07:54Et je te propose de te montrer
07:56la suite pour des avions plus gros.
07:57D'accord, allons-y.
08:01David voit déjà beaucoup plus grand.
08:02À l'abri des regards,
08:04il nous ouvre les portes
08:05de son projet le plus ambitieux.
08:09Voilà, donc du coup,
08:10là, on arrive dans un autre endroit
08:12mais extrêmement important pour Aura,
08:13qui est le centre d'essai de développement
08:15lié à notre avion régional
08:17qui s'appelle ERA.
08:18ERA que je vois ici,
08:19en version miniature,
08:20c'est ça ?
08:21Il ressemblera à ça ?
08:21Oui, le premier avion commercial
08:24à propulsion électrique de l'histoire.
08:26Cette fois,
08:27on change complètement d'échelle.
08:28Place à un appareil capable
08:30de transporter jusqu'à 19 passagers.
08:33Un avion imaginé
08:34pour relier des territoires isolés,
08:36désenclaver certaines régions
08:38et assurer des liaisons
08:39aujourd'hui peu ou pas desservies.
08:42Huit moteurs électriques,
08:43une porte qui du coup
08:44n'est plus à l'arrière
08:44mais à l'avant.
08:45Mais le principe général
08:46reste le même.
08:47Et cette version-là
08:49est dans une teinte
08:50un peu militaire
08:51puisque le cas d'usage
08:52de ces avions
08:53est à la fois civil
08:54mais aussi militaire.
08:55Et la cabine,
08:57je te propose de la découvrir
08:58ici.
08:59Grandeur nature alors.
09:00Grandeur nature, échelune.
09:01On se représente
09:02un petit peu
09:02l'espace qu'il y a
09:03à l'intérieur de cette avion.
09:06Mais pour faire voler
09:07un appareil de 9 tonnes,
09:08l'énergie stockée
09:10dans les batteries
09:10ne suffit plus.
09:12L'énergie qu'on doit
09:13mettre à disposition
09:15de la propulsion
09:16pour transporter
09:1719 passagers
09:17est évidemment
09:18beaucoup plus importante
09:19que pour un bi-place.
09:20Et donc c'est là
09:21où l'hybride
09:22rend la chose possible.
09:23D'accord.
09:24Seule solution,
09:25embarquer un générateur
09:27alimenté par du carburant
09:28capable de produire
09:29de l'électricité
09:30en plein vol.
09:31De quoi alimenter
09:32les moteurs électriques
09:33et repousser considérablement
09:35les limites
09:36de l'autonomie.
09:39La mission typique
09:40c'est à peu près
09:40de 200 à 300 nautiques,
09:42donc on va dire
09:42400 à 500 kilomètres.
09:43Ça c'est la mission typique
09:44qui peut voler plus longtemps,
09:45mais c'est sur ces missions-là
09:46qui sera le plus efficace.
09:49David travaille sur cet avion
09:50depuis 2021.
09:51Et alors que son entrée
09:52en service n'est prévue
09:53qu'en 2030,
09:54le projet suscite déjà
09:56l'intérêt
09:56de nombreuses compagnies.
09:59On a un peu plus
10:00de 700 lettres d'intention
10:01d'avions
10:03avec des clients
10:03un peu partout dans le monde.
10:04Donc ça représente
10:04à peu près 12 milliards
10:05d'euros de valeur.
10:06Donc c'est significatif.
10:08Et on a à l'heure actuelle
10:09une vingtaine
10:10d'avions
10:11commandés
10:11fermes,
10:12donc avec paiement
10:13d'un account.
10:14De quoi donner des ailes
10:16aux ambitions de Jérémy.
10:18Mais à Toulouse,
10:19l'innovation
10:20ne se limite pas
10:21à l'aéronautique.
10:22Dans la ville rose,
10:23d'autres s'attaquent
10:24à un défi
10:25beaucoup plus proche
10:26du quotidien des Français.
10:32Le plastique est partout.
10:33Fruits,
10:34légumes,
10:35yaourts,
10:35viandes,
10:36shampoings.
10:37Dans un supermarché
10:38difficile d'y échapper.
10:39En France,
10:41chaque habitant
10:41produit près de 70 kilos
10:43de déchets plastiques
10:44par an.
10:45Alors comment réduire
10:46nos déchets
10:46sans changer
10:47complètement
10:48notre manière
10:49de consommer ?
10:50La réponse
10:51se trouve peut-être
10:52au bout de ce rayon.
10:57Tac.
10:58Ecoute,
10:58on a fait le réassort.
10:59Je pense que c'est pas mal.
11:01C'est arrivé ce matin,
11:01je crois.
11:04Salomé s'est donné
11:04une mission.
11:05Faire revenir
11:06dans les supermarchés
11:06une pratique tombée
11:07en désuétude,
11:08mais que nos grands-mères
11:09utilisaient au quotidien.
11:11Et les clients
11:11sont peu timides ?
11:12Oui,
11:13mais pour...
11:16C'est quand même joli.
11:17Et pour y parvenir,
11:19elle a convaincu
11:20May,
11:20la gérante
11:21de cet intermarché,
11:22de lui faire
11:22une place
11:23dans ses rayons.
11:24Franchement,
11:25on est contents
11:25et les clients
11:26sont de plus en plus
11:28réceptifs.
11:29Salut Salomé,
11:30salut May.
11:31Salut,
11:31ça va ?
11:32Ça va ?
11:33Alors dites-moi,
11:33je découvre ce corner,
11:35je vois écrit
11:35corner to new,
11:36ça m'interpelle.
11:36De quoi il s'agit ?
11:37Alors là,
11:38il s'agit vraiment
11:38de proposer
11:39tous les produits
11:40qu'on peut retrouver
11:41au supermarché,
11:42mais cette fois-ci
11:43dans des contenants
11:43qui sont réutilisables.
11:45Des bocaux en verre.
11:45Voilà,
11:46des bocaux en verre
11:46que le client peut ensuite
11:47ramener à l'accueil
11:48du magasin
11:48ou en caisse
11:49et ça fait des bons
11:50d'achats dans le magasin.
11:51Alors montre-moi
11:51un peu ce que tu as
11:53comme produit Salomé.
11:54Alors là,
11:54on a vraiment
11:56côté gourmand,
11:57côté gourmandise.
11:58Alors ça,
11:58c'est les petits hits,
11:59les top ventes,
12:00les chips de banane,
12:01on a des céréales
12:02de petit déjeuner,
12:03des petits gâteaux au chocolat.
12:05On retrouve aussi
12:06des classiques,
12:06du café,
12:07du thé.
12:08On a du frais aussi,
12:09regarde.
12:10Et un deuxième corner ?
12:12peu commun généralement
12:13en zéro déchet,
12:13de la mozza en bocal,
12:15par exemple.
12:15Dans son petit liquide,
12:16dans son petit liquide
12:17pour être bien conservé.
12:18De la même façon,
12:20le gruyère râpé
12:21qui fait partie,
12:21chez nous,
12:22des tops ventes
12:24et des incontournables
12:25à avoir.
12:26Fromage blanc,
12:27qui est notre plus grande vente
12:29d'ailleurs.
12:30Alors j'avoue
12:31que je suis quand même
12:31assez étonnée
12:32de voir ce concept
12:33du zéro déchet
12:34qui s'invite
12:34dans la grande distribution
12:35parce que je regarde
12:35autour de moi,
12:36il y a quand même
12:36beaucoup d'emballages.
12:38C'est un peu
12:38une petite révolution
12:39qui se prépare
12:40chez Intermarché
12:41et chez d'autres.
12:41C'est ça, exactement.
12:43La grande distribution
12:43est prête ?
12:44Est prête,
12:45du moins,
12:45on essaie de se mettre
12:47en ordre de marche.
12:48Et je pense que
12:49c'est les acteurs
12:50comme nous
12:51de la distribution,
12:52de la grande distribution
12:53qui sommes,
12:54je ne veux pas dire
12:55à l'origine,
12:57impulsée.
12:57On doit prendre
12:58ce chemin-là.
12:59Demain,
13:00si on veut faire bouger
13:00les choses,
13:01si on veut avancer
13:02dans le bon sens
13:03sur moins de déchets,
13:05moins de gaspillage alimentaire,
13:07c'est par des concepts
13:07et par des jolies initiatives
13:09comme celle de Salomé
13:10qu'on va passer.
13:11Et on sensibilise
13:12des gens qui au départ
13:13n'étaient pas forcément
13:13acquis à la cause.
13:14Exactement.
13:15Ça commence par
13:16le bocal de cacahuètes
13:17pour l'apéritif
13:18et puis on arrive sur
13:20je vais prendre mon fromage blanc
13:21pour tous les jours.
13:22C'est ça, exactement.
13:23Alors en termes de prix,
13:24parce qu'on entend souvent
13:25que être écolo,
13:26ça coûte plus cher.
13:27Est-ce que tes produits
13:28Salomé,
13:29ils coûtent plus cher ?
13:30Alors à qualité équivalente,
13:31ils ne coûtent pas plus cher.
13:32C'est sûr qu'après,
13:33on ne peut pas rivaliser
13:34avec du prix discount
13:35parce qu'on est sur
13:36du produit de qualité,
13:36du produit local,
13:37du circuit court.
13:38Mais sinon,
13:39à qualité équivalente,
13:40on est sur un indice prix
13:41qui est tout à fait raisonnable
13:42et c'est ce rapport qualité-prix
13:43que cherche le consommateur
13:44pour pouvoir concilier
13:45un peu son vouloir d'achat
13:47et son pouvoir d'achat.
13:48Et si je dois te demander
13:48quel est ton rêve,
13:49est-ce que ce serait
13:49qu'un jour
13:50que tous ces produits
13:51au supermarché
13:52soient remplacés
13:52par des produits zéro déchet ?
13:54C'est sûr,
13:55je pense que ça prendra du temps
13:57mais l'idée en tout cas,
13:59à minima que le consommateur
14:00puisse trouver
14:01l'alternative zéro déchet,
14:03je pense que ce sera déjà
14:04un premier pas
14:04et qu'il ait le choix
14:05entre l'un et l'autre.
14:06Je pense que ce sera déjà
14:07une belle victoire
14:07si on arrive à ça.
14:09Mais pour Salomé,
14:10ce rayon n'est qu'un échantillon.
14:15Plutôt que d'attendre
14:16que la grande distribution change,
14:18Salomé a créé
14:19le supermarché de ses rêves.
14:22Salomé, nous voici
14:23dans ton superpénu.
14:25Bienvenue.
14:25Un supermarché
14:26de 800 m2
14:27qu'elle a baptisé
14:28tout nu.
14:29Là, il y a tout.
14:32Là, il y a vraiment tout.
14:33Parce qu'ici,
14:34on trouve quasiment tout
14:35dans des bocaux.
14:36Des gâteaux
14:37à la viande
14:39en passant par
14:40les pâtes fraîches,
14:42le fromage
14:43et même les glaces.
14:46L'idée,
14:47c'est que le client
14:47retrouve tous
14:48ses produits du quotidien.
14:49Nous, on est persuadés
14:50que c'est la consommation
14:50responsable
14:52doit passer à l'échelle.
14:53Ça se fera
14:53par le biais
14:54de la praticité.
14:54Les gens ont besoin
14:55de retrouver la simplicité
14:56qu'ils retrouvent
14:57en grande distribution.
14:57On ne change pas
14:58les habitudes.
14:58Voilà, exactement.
14:59Mais on peut l'allier
15:00à une consommation responsable
15:01avec des produits
15:02qui soient zéro déchet,
15:03qui soient bio,
15:03qui soient locaux
15:04dans la mesure du possible.
15:05Donc, ici, il n'y a que
15:06il n'y a que du zéro déchet.
15:07Le rayon...
15:08Enfin presque.
15:09Car même ici,
15:11certains produits
15:11résistent encore
15:12au zéro déchet.
15:14Et là, on est sur
15:15une gamme de produits
15:16qu'on fait aussi
15:17parce qu'encore une fois,
15:18l'idée, c'est que les gens
15:18trouvent tout.
15:19Donc, on a des produits
15:20ménagers.
15:21Alors, certains,
15:22on arrive à les faire
15:22en zéro déchet.
15:23Donc là, par exemple,
15:24on a des tablettes vestées,
15:25on a de la lessive.
15:26Et puis, il y a certains autres
15:27produits qu'on n'a pas le droit
15:28nous de reconditionner.
15:29Donc, par exemple,
15:30les cristaux dessous,
15:30de l'acide citrique,
15:32voilà, ça, c'est pour des raisons
15:33d'hygiène et de sécurité.
15:34On n'a pas le droit
15:34d'y toucher.
15:35Je vois un peu de plastique, là ?
15:36Oui, voilà.
15:37Il y a un peu de plastique.
15:38Là, c'est pareil.
15:38C'est pour faire
15:39en termes de sécurité, en fait.
15:41Il ne faut pas que les gens
15:41puissent confondre ça
15:42avec un aliment.
15:43Donc, il y a certains produits
15:44qu'on n'a pas le droit
15:45de mettre en bocal
15:46ou en bouteille verre.
15:47C'est la réglementation.
15:48C'est la réglementation.
15:49On ne peut rien faire.
15:50Alors, on voit tous ces bocaux,
15:52là, c'est tout joli à voir.
15:53Mais comment est-ce qu'ils arrivent
15:54ici, les bocaux ?
15:55Il y a un travail de dingue derrière.
15:57Je vais te montrer
15:58le cœur du réacteur
15:58de l'autre côté, plutôt.
16:00Donc, c'est ce qu'on appelle
16:00notre hub.
16:01Et c'est là qu'on réceptionne
16:03toute la marchandise
16:04et qu'on va laver.
16:07Derrière les rayons bien rangés,
16:09se cachent
16:09une véritable organisation logistique.
16:12Les bocaux,
16:13comment ça se passe
16:14quand les gens les ramènent ?
16:15Alors, effectivement,
16:16les gens nous les rapportent.
16:17Ça fonctionne très bien.
16:18Ils jouent le jeu.
16:18On en récupère un peu plus de 90%
16:20de ce qu'on met dans le circuit.
16:21Donc, ça fonctionne très bien.
16:22Donc, là, rentrent les bocaux sales
16:24dans le tunnel de lavage
16:25et tout ressort propre,
16:27sec, pasteurisé
16:28et prêt, du coup,
16:29à être re-rempli
16:30des produits
16:31qu'on va recevoir,
16:33nous, ici,
16:33en vrac
16:34ou en zéro déchet.
16:35D'accord.
16:35Pour remplir ses rayons,
16:36Salomé travaille
16:37avec près de 400 producteurs.
16:40Parmi eux...
16:40On arrive avec la livraison.
16:42Soëlle,
16:42qui approvisionne
16:43chaque jour la boutique.
16:44Super.
16:45Soëlle, je te présente Émilie.
16:46Enchantée.
16:46Enchantée.
16:47Soëlle, qu'est-ce que tu apportes ?
16:48Ici, on a des petites tartinades
16:49de carottes rôties
16:50pour le printemps à l'apéro.
16:52Ça va super bien
16:52et les Toulousains sont gourmands.
16:53Donc, ça va bien fonctionner.
16:54Alors, où est-ce qu'ils sont fabriqués
16:55tes produits, justement,
16:56tes carottes, là, d'Yandou ?
16:57Eh bien, ils sont fabriqués
16:58pas très loin d'ici.
16:59On a une conserverie
17:00qui est quasiment au centre de Toulouse,
17:01au quartier Soupetard.
17:02Donc, si tu veux,
17:03je peux t'emmener voir
17:04comment ça fonctionne chez elle.
17:05Avec plaisir.
17:05Avec plaisir.
17:06Profite-sans.
17:07Tu vas te régaler.
17:09Merci, Salomé.
17:10A bientôt.
17:10Allez, au plaisir.
17:11A la prochaine.
17:11C'est parti.
17:14A quelques kilomètres de là,
17:16Sohaël a créé une conserverie
17:18pas tout à fait comme les autres.
17:20Bocal en verre.
17:21Et là, on arrive dans les cuisines
17:22de Bocal en verre.
17:23Tout à fait.
17:24Bienvenue dans nos cuisines.
17:25Donc, c'est ici qu'on va,
17:26par exemple, aujourd'hui,
17:28préparer une compote de pommes
17:29avec quelques petites pommes
17:30qui vont être découpées.
17:32Donc, vous voyez,
17:32elles ont des petites taches,
17:33elles sont un peu abîmées.
17:34Et en fait,
17:34elles ont toujours le même goût.
17:35Elles sont toujours aussi bonnes.
17:36Donc, nous, on vient les cuisiner.
17:38Ici, les fruits et légumes cabossés
17:40sont les bienvenus.
17:41Mieux encore,
17:42ils sont au cœur du modèle
17:43de l'entreprise.
17:45Donc, l'idée de Bocal en verre,
17:46au départ,
17:47c'est vraiment de lutter
17:48contre le gaspillage alimentaire.
17:49Exactement.
17:50Récupérer des fruits et légumes
17:51invendus, déclassés,
17:53par exemple, des cerises
17:53qui ont pris la graine,
17:54des poivrons qui ont noirci,
17:55plein de possibilités.
17:57Même un pois chiche qui est cassé,
17:58il n'est pas vendable
17:59dans une filière normale.
18:00Et nous, on vient le récupérer,
18:01le valoriser.
18:0250 personnes cuisinent chaque jour.
18:04Caviar d'aubergine,
18:05tartinade de poivrons
18:06et de courgettes,
18:07houmous, confiture.
18:08L'idée, c'est vraiment
18:10d'enlever les petits morceaux
18:11un peu pourris.
18:11Tout à fait, c'est ça.
18:13Tu vas voir.
18:13Donc là, je coupe le morceau
18:14un petit peu.
18:15Et quand il en reste,
18:16tu en enlèves
18:16un petit peu du l'abîmé.
18:18Là, tu peux être plus large,
18:18par exemple.
18:19J'ai retiré tout ce qui n'était pas beau.
18:20Et en fait,
18:21il reste quand même
18:21une bonne partie.
18:22Il reste bien la...
18:23Un peu plus de la moitié.
18:24Un peu plus de la moitié.
18:25Avec ça, on peut, voilà,
18:26faire une bonne compote.
18:29Une philosophie
18:30qui permet à l'entreprise
18:31de sauver chaque année
18:32près de 10 tonnes
18:32de fruits et légumes.
18:34Et comme chez Bocal envers,
18:35rien n'est vraiment fait
18:36comme ailleurs,
18:37une partie de l'équipe
18:38est composée de personnes
18:39en situation de précarité.
18:42On n'est pas un emploi permanent.
18:44On est vraiment un tremplin
18:44pour les emmener
18:45vers un emploi durable
18:46dans le monde du travail classique.
18:48Moi, j'ai fait des études
18:49d'édition.
18:51Et à l'issue de mes études,
18:52j'ai eu beaucoup de mal
18:53à trouver du travail,
18:54en restant sur la région,
18:55en tout cas.
18:56C'est un milieu
18:57qui est assez fermé.
18:58Et donc, ça prend du temps
18:59de trouver son premier CDI.
19:01Et donc, il me fallait
19:02un emploi
19:03pour prendre le temps
19:06de trouver ce fameux CDI.
19:08Moi, je suis très contente
19:10de travailler ici,
19:11justement, parce qu'on fait
19:14une activité qui a du sens
19:16éthiquement.
19:17Et puis, en plus,
19:18on se régale.
19:18Donc, c'est super.
19:19Donc, c'est des belles histoires.
19:20C'est d'être hyper fière.
19:21Souvent, il y a des belles histoires.
19:23Il y a des histoires difficiles aussi.
19:24C'est un éthi, évidemment, difficile.
19:26Mais derrière, c'est pour ça
19:27qu'on le fait.
19:27C'est pour pouvoir aider
19:28les personnes que l'on accompagne.
19:31L'an dernier,
19:32Bocal-en-Vert a accompagné
19:3344 personnes vers l'emploi.
19:40Toulouse est une ville
19:41où les idées nouvelles
19:42sont partout.
19:43Et parfois,
19:44elles naissent là
19:45où on ne les attend pas,
19:46comme chez Valentin.
19:48À première vue,
19:49rien ne semble vraiment différent.
19:52On cuisine,
19:53on se chauffe.
19:55On utilise du gaz
19:56et de l'électricité,
19:57qu'à Toulouse,
19:58on a la possibilité
19:58d'avoir de l'énergie verte
19:59directement dans nos réseaux.
20:01Et Valentin est convaincu
20:02que nous avons tous
20:03un rôle à jouer
20:04dans la production
20:05de cette énergie verte locale.
20:07Et cela commence
20:08par un geste
20:09auquel beaucoup de Français
20:10ne prêtent presque jamais attention.
20:12On ne se rend pas compte,
20:13mais le fait
20:13de bien trier ces déchets
20:15permet de devenir
20:16un formidable geste
20:17pour créer de l'énergie locale.
20:19Alors comme ça,
20:20ça peut paraître abstrait.
20:22Pourtant,
20:22chaque jour,
20:23nous jetons tous
20:23une ressource
20:24sans même
20:25nous en rendre compte.
20:27Épluchure de légumes,
20:28marre de café,
20:29reste alimentaire.
20:30Une fois triés,
20:31ces biodéchets
20:32peuvent être transformés
20:33en énergie locale.
20:34Mais encore,
20:35faut-il pouvoir les collecter.
20:39Et c'est précisément
20:40le défi
20:41que Valentin s'est lancé
20:42avec sa société
20:43Hector,
20:44le collector.
20:45Salut Valentin,
20:46comment ça va ?
20:47Salut Émilie,
20:47ça va et toi ?
20:48Très bien.
20:48Alors dis-moi,
20:49qu'est-ce que tu fais
20:49avec ce saut ?
20:50Alors là,
20:50on vient d'arriver
20:51à la cité des start-up
20:52dans laquelle il y a
20:53pas mal de points de collecte
20:54qu'on va les récupérer aujourd'hui.
20:56Plusieurs fois par semaine,
20:58Valentin sillonne
20:58la métropole toulousaine
20:59pour récupérer
21:00les biodéchets
21:01déposés dans son réseau
21:02de points de collecte.
21:03Un réseau qu'il a créé
21:05pour répondre
21:05à un nouveau besoin.
21:07Il faut savoir
21:08que les déchets alimentaires,
21:09c'est devenu obligatoire
21:10de les collecter
21:10depuis le 1er janvier 2024.
21:12Ouais.
21:13Et aujourd'hui,
21:14il y a encore
21:14trop peu de solutions
21:15qui permettent à tout le monde
21:16de trier ses déchets alimentaires
21:18pour se les faire collecter.
21:19Selon les chiffres,
21:20il y a peut-être
21:20que 40% des gens
21:22qui ont des solutions
21:23pour trier leurs déchets alimentaires.
21:24Ça veut dire
21:24que plus de la moitié
21:24ne le font pas.
21:26Et pourtant,
21:27ce n'est pas négligeable
21:27puisque en France,
21:29on estime qu'environ
21:30100 kilos par an
21:31est produit par personne
21:33en déchets alimentaires.
21:34C'est énorme.
21:35Et du coup,
21:35si on multiplie ça
21:36par les 60% manquants,
21:37effectivement,
21:37ça fait pas mal.
21:38Ça fait beaucoup.
21:39Pour faciliter ce nouveau geste,
21:41Valentin a une idée simple.
21:43Intégrer la collecte
21:44au trajet du quotidien.
21:46Nous, on a pris le parti
21:47surtout d'éviter
21:48de faire un détour
21:49pour aller faire ce geste-là
21:50qui est un geste simple
21:51et du coup,
21:51de profiter du trajet
21:53domicile-travail
21:54pour permettre
21:54à tous les salariés
21:55qui le souhaitent
21:55de venir déposer
21:56ces déchets alimentaires
21:57de chez eux
21:58dans leur travail.
21:59Entreprises,
22:00espaces de coworking,
22:01restaurants,
22:02commerces.
22:04Ils ont mangé des kiwis.
22:05Tu vois ce que mangent
22:06les personnes.
22:09Valentin a aujourd'hui
22:10plus de 600 points
22:11de collecte
22:12et le réflexe
22:13semble peu à peu
22:14s'installer.
22:15Les coquilles,
22:16c'est vraiment devenu
22:17un réflexe.
22:18Et maintenant,
22:18même quand il y en a un
22:20qui met une coquille d'œuf
22:21ou une peau de banane
22:22à la poubelle,
22:23il se fait reprendre
22:23par le reste de la famille.
22:25Et en plus,
22:27comme Hector
22:27nous fait régulièrement
22:28aussi le compte-rendu
22:30de ce qu'on a mis,
22:31etc.
22:32Et c'est vrai
22:32que c'est gratifiant.
22:34Une fois collectés,
22:35comment ces déchets
22:36sont-ils transformés
22:37en énergie ?
22:40La réponse se trouve
22:41à quelques kilomètres
22:43de là.
22:45Salut Laurent.
22:46Bonjour Amélie.
22:47Comment ça va ?
22:48Bien et toi ?
22:48Très bien, très bien.
22:49Je viens de quitter
22:50Valentin
22:51de chez Hector Collector.
22:52Tu m'as dit
22:52que tous les biodéchets,
22:53tous nos déchets alimentaires
22:54arrivent ici.
22:56C'est le temple
22:56des biodéchets.
22:57Effectivement,
22:57c'est ici que tous
22:58les biodéchets arrivent
22:58et on va les recycler,
23:00on va les valoriser
23:01en énergie verte.
23:02D'accord,
23:02donc il y a plusieurs étapes
23:03que tu vas me montrer.
23:04Exactement,
23:04on va aller voir ça.
23:05La première mission
23:06consiste à éliminer
23:07les erreurs de tri.
23:08Car au milieu
23:09des biodéchets,
23:10il arrive encore
23:10que des emballages plastiques
23:11se glissent par erreur.
23:14La machine qui est là
23:14va séparer l'emballage
23:16de ce qu'on appelle
23:17la soupe chez nous
23:18qui est le biodéchet
23:18qui pourra aller ensuite
23:19sur le digester.
23:20Et comment elle le sépare ?
23:21Comment ça se passe ?
23:22C'est un mélange d'eau
23:23et de biodéchets.
23:24On va faire agiter le tout
23:26pour casser les parties plastiques
23:28et ensuite il y a une passoire
23:29qui va permettre
23:29de récupérer la soupe
23:31par les micro-trous
23:32et le plastique
23:32qui sera piégé à l'intérieur.
23:33C'est le jus du biodéchet
23:35Une fois le plastique retiré,
23:38la soupe de biodéchets
23:39est acheminée
23:40dans ces dômes.
23:41C'est le cœur du réacteur
23:42de l'usine.
23:43Ce sont des bactéries
23:44métallogènes
23:44et ces bactéries métallogènes
23:45vont consommer
23:46la matière organique
23:47et produire de biogaz.
23:49Dans ces tuves géantes,
23:50l'équivalent
23:51d'un immense estomac,
23:52les biodéchets
23:53sont digérés
23:53pendant près de 60 jours.
23:56En se décomposant,
23:57ils produisent un gaz.
23:58Un gaz qui sera ensuite
23:59brûlé
24:00pour produire
24:01de l'électricité.
24:03Cette énergie,
24:04après,
24:04elle devient quoi ?
24:05Injectée sur le réseau
24:06et on a de l'électricité verte.
24:08Soit 5 millions
24:09de kilowattheures électriques.
24:11L'équivalent
24:12de la consommation électrique
24:13annuelle
24:13d'environ 2000 foyers.
24:15Mais l'électricité
24:16n'est pas la seule richesse
24:18produite ici.
24:20Et ce digestat,
24:20ça ressemble à ça.
24:22Une fois l'énergie
24:24extraite des biodéchets,
24:25il reste le digestat.
24:26Une sorte de mousse
24:27100% naturelle,
24:29riche en éléments nutritifs.
24:31Quelques grammes seulement
24:32dans ce bocal
24:33et des milliers de tonnes
24:35qui s'accumulent
24:36autour du méthaniseur
24:37qui font le bonheur
24:38des agriculteurs du coin.
24:41Nous sommes la quatrième génération.
24:44Nous produisons du blé,
24:46du petit épautre,
24:47du tournesol,
24:48du soja
24:49et du laine.
24:51Aujourd'hui,
24:51tu n'utilises plus
24:52d'engrais chimiques ?
24:53Depuis qu'on est passé en bio,
24:54on peut plus utiliser
24:55d'engrais chimiques.
24:56Donc il nous fallait trouver
24:57un engrais organique
24:59et aujourd'hui,
25:00le digestat
25:01joue parfaitement son rôle.
25:02Donc tu as testé
25:03les engrais chimiques,
25:04tu as testé le digestat,
25:05tu es capable
25:06de faire le comparatif.
25:07Alors qu'est-ce que le digestat
25:08apporte de plus ou de moins
25:10à tes cultures ?
25:11On utilisait
25:12des engrais chimiques,
25:13c'était des engrais
25:15un peu starter.
25:17Qu'est-ce que tu appelles
25:17l'engrais starter ?
25:18Qui boostent la plante
25:19sur des courtes périodes.
25:20D'accord.
25:21Alors que là,
25:21on voit une efficacité
25:22un peu plus sur du long terme.
25:23Voilà, la chute de rendement
25:25dès qu'il n'y a plus
25:25le produit.
25:26Ah oui.
25:26Est-ce que c'est un modèle
25:27qu'on peut reproduire
25:28à l'échelle ?
25:29Déjà, la quantité
25:30de digestat aujourd'hui,
25:32je pense,
25:33n'est pas suffisante
25:34pour...
25:34On n'en a pas encore assez.
25:36C'est-à-dire que c'est
25:36les déchets alimentaires
25:37des Français.
25:38Mais voilà,
25:38il faut que tout
25:39se mette en place.
25:40Voilà, ouais.
25:42De l'aéronautique
25:44au supermarché zéro déchet,
25:45en passant par la production
25:47d'énergie locale,
25:49Jérémy, David, Salomé,
25:52Soël, Valentin
25:53et Laurent ont tous
25:54un point commun,
25:55celui de chercher
25:56des solutions concrètes
25:57au grand défi de demain.
25:59Et s'il y a une chose
26:00que je retiendrai
26:01de ce voyage à Toulouse,
26:02c'est qu'ici,
26:03l'innovation n'est pas
26:04qu'une affaire de technologie.
26:06Ce sont avant tout
26:07des idées.
26:07Vous, je ne sais pas,
26:09moi, ça m'a fait du bien.
26:15Partout sur le territoire,
26:17avec AXA,
26:18notre futur a de l'avenir.
26:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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