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00:00:00Je m'appelle Marie Popov, la femme de Michel Popov dans cette association secrétaire.
00:00:14Aujourd'hui, je prends un rôle entre guillemets de modérateur.
00:00:18Avec ce qu'il se passe, le fameux réchauffement climatique, etc.,
00:00:24ça redevient, en dehors de cet aspect qui touche nous, un sujet très important
00:00:34parce que ça change complètement l'article d'aujourd'hui,
00:00:39n'est pas celui qu'a connu M. Jean Malaurie.
00:00:44Je rebondis très rapidement aussi, en effet, parce qu'on a aujourd'hui des enjeux géopolitiques
00:00:53autour de ces territoires qui ont augmenté de manière significative
00:00:57au cours des 20 dernières années, depuis les années 2000.
00:01:01On a plusieurs pays qui sont concernés, on a la Russie, on a la Finlande,
00:01:06on a les Etats-Unis, le Canada et le Groenland.
00:01:12Je ne suis pas certain, mais je crois que la Suède est également concernée.
00:01:16On a tous ces pays-là, tous ces pays qui ont une frontière directe avec l'article
00:01:21et qui revendiquent ce territoire, puisque c'est un territoire qui est riche en matières premières.
00:01:26Comme dans plusieurs régions du monde, on a toute une guerre économique qui s'est développée sur ces sujets.
00:01:35Ça va devenir un sujet quasi permanent dans la presse, à la télé, à des émissions.
00:01:43Les enjeux qui ont été soulignés là, et de plus en plus.
00:01:49Alors qu'avant, je reviens à l'historique, M. Malaurie, comme c'était le spécialiste,
00:02:00il était connu, reçu, et il avait eu une rencontre, probablement à l'occasion d'une cérémonie de CNRS ou je ne sais,
00:02:13de rencontrer le président Giscard d'Estaing, qui l'a félicité pour ses recherches et ses travaux,
00:02:22en lui disant « il n'y a personne, c'est de la glace, c'est un paquet de glace ».
00:02:28Ça voulait dire que tout le monde s'en fout.
00:02:31Pourquoi ? C'était quand même pour le féliciter pour ses travaux, et il le méritait bien.
00:02:38Quand vous avez pendant 50 ans travaillé sur des choses, vous savez quand même un peu de quoi il s'agit.
00:02:46Mais c'est très bien ce que vous faites, mais quel intérêt ?
00:02:53Il n'y a personne, il n'y a rien. Or, comme l'a dit Étienne Charles aussi,
00:02:59maintenant on commence à se dire qu'il y a beaucoup plus de ce qu'on croit,
00:03:05donc ça va changer les mentalités, et en effet, géopolitique, et pourquoi anthropologie ?
00:03:15Parce que ce qu'a fait Jean Mollory, je vais résumer, c'est qu'il y est allé, lui,
00:03:23avec une bourse du CNRS, une bourse de recherche,
00:03:28il s'est dit « bon, on va l'envoyer là-bas », et il s'est pris d'amour pour ça.
00:03:38Et il était bien tout seul, les candidats ne devaient pas se battre pour aller là-haut,
00:03:46c'est-à-dire au pôle Nord, au cercle politique.
00:03:50Et on l'a chargé d'établir des cartes, des relevés, etc.
00:03:55Ce qu'il a fait comme bon chercheur, bon scientifique, mais il a eu...
00:04:04Et M. Kétineau, si je peux me permettre, je rajoute des informations, des informations de contexte,
00:04:10on a également une route maritime qui est en train de se développer,
00:04:15et la Russie revendique la totalité de cette route maritime,
00:04:19qui permettrait de concurrencer directement les routes maritimes du Sud,
00:04:25qui sont empruntées aujourd'hui par les produits asiatiques notamment,
00:04:32qui souhaitent être revendues sur le marché européen.
00:04:40Et donc en fait, on a cette route qui passe par le canal du Mozambique,
00:04:44par la mer Rouge, et par toutes les zones de tension que l'on connaît actuellement au Proche-Orient.
00:04:52Et donc en fait, ça c'est la route principale,
00:04:54et aujourd'hui on a une route secondaire qui est en train d'être développée par le Nord,
00:05:00donc on appelle ça une route polaire arctique,
00:05:04et c'est la Russie notamment qui la revendique,
00:05:06et qui a développé des brises glaces à propulsion nucléaire
00:05:09pour essayer de standardiser, de normaliser au maximum cette nouvelle voie maritime.
00:05:17Et juste un dernier petit point qui est très important, lié à l'anthropologie,
00:05:21on a là-bas plein de populations autochtones,
00:05:24tout au long de cette nouvelle route polaire arctique.
00:05:29Et donc en fait, c'est un vrai sujet de discussion,
00:05:32parce qu'il faut prendre en considération toutes ces populations existantes,
00:05:36et il faut essayer de préserver au maximum leur habitat,
00:05:39leur coutume, leur rythme, leur mode de vie,
00:05:42et pas forcément les envoyer de plein pied vers la mondialisation,
00:05:47mais essayer de trouver un juste milieu, un équilibre,
00:05:51en fonction de leur niveau de développement actuel,
00:05:54et puis de leur capacité aussi à évoluer.
00:05:56Il faut prendre en considération l'aspect anthropologique,
00:05:59l'aspect économique, et puis l'aspect géographique.
00:06:03Les populations autochtones commencent à revendiquer ?
00:06:07Voilà, les populations autochtones commencent à revendiquer aussi
00:06:12une part de ces territoires, de ces nouveaux territoires.
00:06:16Je rebondis aussi, je poursuis sur ce que dit Tom.
00:06:21Ce qui est original dans la démarche de Jean Mallory,
00:06:26il y est allé, et sa mission, comme j'étais en train de raconter,
00:06:30c'était de faire des relevés, la banquise, les icebergs.
00:06:36Il y a un endroit où il y a 3000 mètres,
00:06:39le glacier fait 3000 mètres de profondeur,
00:06:44donc ce n'est quand même pas rien.
00:06:46Et Groenland, par exemple, on se rend compte que tout ça,
00:06:51ça fond, on nous dit que les mers vont monter.
00:06:55J'entendais encore aujourd'hui, ce matin, aux infos,
00:07:00je mets la radio, et quelqu'un disait,
00:07:06Londres serait menacée, pas la semaine prochaine,
00:07:12mais à l'horizon 2050, on est incapable de le dire,
00:07:19mais c'est déjà ce qui se passe.
00:07:22Donc il y a des pertes de territoires,
00:07:24et il y a des pertes de ressources des glaciers.
00:07:28Il y a quand même une accélération, parce que ces histoires de glaciation,
00:07:33ça s'exprime en centaines de milliers d'années,
00:07:37peut-être de millions d'années,
00:07:39donc pour nous, avec notre petite vie, ça ne veut rien dire.
00:07:45Mais là, il y a une accélération qui fait qu'en effet,
00:07:49comme Étienne Charles l'a rappelé, et c'est bien ça le sujet,
00:07:54parce que plus on remonte, c'est facile à comprendre,
00:08:00plus les distances sont courtes,
00:08:02et elles deviennent de plus en plus, ça a été dit, praticables.
00:08:08Petite anecdote en marge avec le rôle joué par la Russie,
00:08:15le fameux pipeline Nord Stream,
00:08:20des gens ont fait sauter,
00:08:23et qui est un signe justement de ce qui se passe,
00:08:26parce que ça donne à ce moment-là un pouvoir considérable,
00:08:30et la Russie l'a,
00:08:32et pas simplement les ressources énergétiques, gaz, pétrole,
00:08:36qui sont énormes,
00:08:39alors que d'autres endroits de la planète, ça a été dit aussi,
00:08:44c'est compliqué, ce n'est pas simple,
00:08:49mais il y a aussi des ressources en eau,
00:08:52très important pour tous les pays qui se situent au sud de la Sibérie,
00:08:58et ce qui rend les choses intéressantes,
00:09:01et là on retombe sur la financiarisation,
00:09:05c'est que l'exploitation est beaucoup plus facile,
00:09:08et coûte moins cher,
00:09:11et donc là c'est tout bénéfice,
00:09:14avec le conflit Russie-Ukraine,
00:09:18toutes ces questions,
00:09:21et les Russes ont pu dire,
00:09:24si c'est ça, on coupe le robinet,
00:09:28et l'Allemagne dit, non, ne coupez pas le robinet,
00:09:31parce que nous Allemands, nous avons une industrie très importante,
00:09:36on fabrique des machines,
00:09:38on fabrique des voitures qui marchent très très bien,
00:09:42et faites pas ça,
00:09:45parce que sinon, nous, vous,
00:09:47sans parler de l'aspect humain auquel je viens maintenant,
00:09:51sinon, l'économie, vous, et l'économie de l'Europe,
00:09:56si l'économie de l'Allemagne ne se porte pas bien,
00:09:59si l'économie de la France,
00:10:02ça a été dit un peu tout à l'heure aussi,
00:10:05formidable non plus,
00:10:07donc ça donne évidemment à la Russie,
00:10:10parce qu'il n'y a pas que l'Europe dans le monde,
00:10:14il y a d'autres continents,
00:10:16il y a les Amériques, du nord, du sud,
00:10:20il y a l'Afrique, bien entendu,
00:10:22le Moyen-Orient,
00:10:24mais c'est peut-être plus compliqué,
00:10:27on pourrait, peut-être monsieur pourra nous en parler un peu,
00:10:34tout ça, c'est des freins,
00:10:36mais à certaines époques, il y a eu le canal de Suez,
00:10:40le canal de Panama,
00:10:42et tout ça, et ça a créé à ces époques-là,
00:10:46je ne sais combien de difficultés,
00:10:49parfois de guerres en fin de conflit,
00:10:52et d'intérêts,
00:10:54et de scandales financiers,
00:10:56bien entendu, etc.
00:11:00Parce qu'évidemment, contourner le continent africain,
00:11:04pas difficile de comprendre que ça coûte moins cher
00:11:08de passer, de couper,
00:11:10et par en haut,
00:11:12et des brises glaces, en effet,
00:11:14je suis allé tout au nord aussi,
00:11:18mais pas le cercle arctique,
00:11:20mais des îles en Russie,
00:11:23ça s'appelle Kiji,
00:11:26très très au nord,
00:11:28et ce que j'ai vu là-bas,
00:11:30c'est qu'en effet, il y a des populations
00:11:33qui vivent,
00:11:35qui vivent dans un cadre,
00:11:38et Mallory raconte ça,
00:11:40dans les derniers mois,
00:11:42je l'avais apporté la dernière fois,
00:11:44c'est un petit livre qu'on tombe en poche,
00:11:47où il raconte tout ce qu'il a fait.
00:11:49Et alors, c'était intéressant,
00:11:51parce qu'il y a eu un conflit
00:11:53avec Paul-Émile Victor.
00:11:55Paul-Émile Victor, moi j'étais abonné à Pilote,
00:11:59une revue de jeunes à l'époque,
00:12:02les années 60, 60-70,
00:12:06et dans Pilote,
00:12:08il y avait les récits de Paul-Émile Victor,
00:12:11ce qu'il faisait avec ses bateaux, etc.,
00:12:14d'eux-mêmes,
00:12:16il y avait l'exploration sous-marine,
00:12:19et c'était très populaire,
00:12:21les gens aimaient beaucoup ça,
00:12:23qu'est-ce qui se passe dans les océans,
00:12:26et dans les profondeurs,
00:12:29où on sait qu'il y a des richesses aussi.
00:12:32Et alors, ce qui est étonnant,
00:12:34c'est que Jean Malory,
00:12:37il a été très bien accepté par les populations,
00:12:41en général, ce n'est pas le cas,
00:12:43on se dit qu'est-ce que c'est,
00:12:45des experts, tout ça,
00:12:47on se dit qu'ils ne connaissent rien,
00:12:50on les rejette, on s'en méfie,
00:12:53il y a des experts partout,
00:12:56qui savent tout,
00:12:58et en fait, ils ne savent pas grand-chose,
00:13:00ils ne savent pas grand-chose
00:13:02sur le fond, vraiment,
00:13:04la culture et la langue.
00:13:06Or, lui, il a pris du temps,
00:13:09puisqu'au total, ça fait 75 ans,
00:13:12ça va, vous avez le temps
00:13:15de comprendre un peu ce qui se passe,
00:13:18et il a fait la langue, les langues,
00:13:21alors, souvent, on connaît les Inuits,
00:13:24il y a eu des émissions,
00:13:27il y a eu tout ça, des films, je crois,
00:13:30et beaucoup,
00:13:32mais il n'y a pas que les Inuits,
00:13:34il y en a d'autres,
00:13:36et il se trouve que tout là-haut,
00:13:38la Russie tient, disons,
00:13:40un tiers du fromage.
00:13:43– De tout ce territoire,
00:13:45de ce nouveau territoire.
00:13:47– Et il y a les autres, car rappelé,
00:13:49Etienne Charles,
00:13:51et je me posais la question,
00:13:53je n'ai pas la réponse,
00:13:55je me demandais si le Japon
00:13:57n'avait pas un petit bout.
00:13:59– Il n'y a pas que Russie et Finlande,
00:14:01Canada, Etats-Unis, Groenland,
00:14:04et peut-être la Suède aussi.
00:14:06– Et un peu la Suède,
00:14:09et Groenland,
00:14:11c'est intéressant,
00:14:13parce que souvent,
00:14:15ce que vous allez faire au Groenland,
00:14:17il y a de la glace partout,
00:14:19pas très passionnant,
00:14:21or, il se trouve que maintenant,
00:14:25et Groenland, c'est Greenland,
00:14:28c'est-à-dire que c'était pas de la glace,
00:14:31c'était bien de...
00:14:33– Vert.
00:14:35– C'était vert, oui.
00:14:37Donc il y a une histoire.
00:14:39– Tu as eu l'occasion d'y aller, toi, Etienne Charles ?
00:14:41Parce que tu as l'air de bien connaître,
00:14:43qu'est-ce qui fait que tu t'y intéresses, du coup ?
00:14:45– Non, parce que moi, j'ai regardé des reportages,
00:14:47ces dernières années, en plus, par hasard,
00:14:49et du coup, oui, je peux rebondir,
00:14:51et moi, j'avais...
00:14:53enfin, je voulais écrire un livre aussi
00:14:55sur des thématiques liées
00:14:58et en fait, bon, voilà, il y avait...
00:15:00enfin, il y a un aspect anthropologique derrière tout ça,
00:15:02et donc je me suis renseigné
00:15:04sur les populations locales qui vivaient en Antarctique,
00:15:06et donc on en a tout au long de ce territoire,
00:15:09du Canada jusqu'à l'Oural,
00:15:12jusqu'au fin fond de la Russie.
00:15:14On va dire, il y en a des...
00:15:16comme M. Cassien l'a évoqué, les Inuits,
00:15:18mais il y en a d'autres aussi.
00:15:20Il y en a à peu près 5-6 populations comme ça,
00:15:22groupées cliques.
00:15:24Alors, je voudrais savoir,
00:15:26est-ce qu'il faisait expédition
00:15:28tout seul
00:15:30ou avec un groupe
00:15:32de chercheurs ?
00:15:34Deuxième, d'où il a trouvé
00:15:36l'argent pour faire ça ?
00:15:38Alors, première réponse,
00:15:40j'étais en train de dire
00:15:42un conflit avec Paul-Émile Victor,
00:15:44parce que Paul-Émile Victor,
00:15:46il s'intéressait à...
00:15:48donc aux glaciers,
00:15:50aux icebergs,
00:15:52et aux richesses
00:15:54en poissons qui sont connues
00:15:56depuis évidemment
00:15:58très très longtemps,
00:16:00y compris en France,
00:16:02et tous les
00:16:04pays où il y avait de la pêche.
00:16:06Et ce qui manquait,
00:16:08ce qui a déçu
00:16:10énormément Jean Mallory,
00:16:12pour répondre,
00:16:14c'est que jamais on ne parlait
00:16:16des populations.
00:16:18On faisait comme s'il n'y en avait pas.
00:16:20Comme d'habitude, en fait.
00:16:22C'est comme en Amazonie,
00:16:24quand il y a les stations...
00:16:26C'est-à-dire que l'humain
00:16:28était complètement oublié.
00:16:30Et l'originalité
00:16:32de Jean Mallory,
00:16:34ça a été, après avoir fait
00:16:36ses calculs et mesurés,
00:16:38etc.,
00:16:40et des cartes, parce que ça c'est
00:16:42très important, évidemment, d'avoir des cartes
00:16:44pour savoir
00:16:46pour la navigation,
00:16:48pour la pêche, pour la chasse,
00:16:50très important.
00:16:52Donc il avait fait
00:16:54tous ses relevés, et jamais
00:16:56il était question des gens.
00:16:58Et alors, il y avait
00:17:00peu de gens, évidemment,
00:17:02étant donné les conditions
00:17:04climatiques terribles.
00:17:08Puisque c'est
00:17:12le gel,
00:17:14la moitié de l'année,
00:17:16quand il fait
00:17:18moins 40 ou moins 30,
00:17:20les gens disent
00:17:22ça se réchauffe en ce moment,
00:17:24vous voyez un peu
00:17:26le truc.
00:17:28Et donc,
00:17:30les igloos
00:17:32et tout ça,
00:17:34et les peaux d'ours,
00:17:36et tout,
00:17:38se sont développés là,
00:17:40et c'est ce que Jean Mallory
00:17:42a ensuite étudié.
00:17:44Donc j'ai fait mon travail
00:17:46de chercheur,
00:17:48et pour être...
00:17:50Oui ?
00:17:52Allez-y, puis ensuite je réponds.
00:17:54Ce n'est pas seulement M. Mallory
00:17:56qui a fait ce travail.
00:17:58Mon mari écrivait
00:18:00les grands livres concernant,
00:18:02sous le titre,
00:18:04« Comparaison des divers groupes
00:18:06ethniques vivant en Sibérie,
00:18:08Laponie, Grandland,
00:18:10Grand Nord du Canada,
00:18:12vivant dans les divers
00:18:14espaces géopolitiques
00:18:16et socio-culturels. »
00:18:18Et donc,
00:18:20je vais présenter ce livre
00:18:22parce qu'il a écrit ça.
00:18:24Donc ce n'est pas seulement M. Mallory
00:18:26qui monopolisait
00:18:28ce sujet.
00:18:30Qui a donné l'argent à ce monsieur ?
00:18:32Et encore,
00:18:34il était tout seul
00:18:36où il avait les gens,
00:18:38un groupe de gens pour une expédition.
00:18:40M. Cathy, on l'a dit,
00:18:42c'était financé par le CNRS.
00:18:44Oui, mais il était tout seul
00:18:46où il voyageait avec un groupe
00:18:48qui portait les bagages.
00:18:50Justement, c'est ce que j'allais dire.
00:18:52Il me semblait que lors de la réunion dernière,
00:18:54apparemment, il avait fait appel à vous
00:18:56et il ne voulait pas vous rémunérer.
00:18:58Normalement, il y avait un problème d'argent,
00:19:00même entre eux, même avec l'équipe.
00:19:02C'est possible.
00:19:04Est-ce qu'il faisait seul
00:19:06ses recherches
00:19:08et qu'il avait derrière une dizaine de personnes
00:19:10pour lui aider ?
00:19:12Au départ,
00:19:14il le dit lui-même.
00:19:16On le croit ou on ne le croit pas,
00:19:18mais il le dit lui-même.
00:19:20Il avait très peu de moyens
00:19:22et comme il était adopté,
00:19:24mais vraiment adopté,
00:19:26comme parmi ces populations
00:19:28qui n'avaient jamais vu
00:19:30de blancs,
00:19:32d'autres.
00:19:34D'étrangers.
00:19:36D'étrangers.
00:19:38A priori, on s'en méfie.
00:19:42Pour l'histoire, quand même.
00:19:44À un certain stade,
00:19:46il a rencontré
00:19:48des populations, en particulier
00:19:50au Groenland.
00:19:52Il s'est rendu compte que ces populations
00:19:54étaient déjà
00:19:56un peu métisses,
00:19:58un peu mélangées.
00:20:00Il s'est dit
00:20:02que ce n'étaient pas les vrais,
00:20:04les vrais Eskimos.
00:20:08À partir de là,
00:20:10tout seul,
00:20:12mais avec,
00:20:14j'avais relevé son nom,
00:20:18Kutsi Kitsok, il s'appelait.
00:20:22Celui-là était
00:20:24un Thulé.
00:20:26Ce n'est pas dans le domaine
00:20:28de Russie, c'est plutôt vers la partie
00:20:30Groenland.
00:20:32Parce qu'il était là.
00:20:34C'est ensuite qu'il est allé en Russie aussi,
00:20:36travailler, etc.
00:20:38Sibérie et le reste.
00:20:40Et reconnu comme,
00:20:42évidemment, un bon spécialiste.
00:20:44Il n'y en avait pas
00:20:46d'autres, alors
00:20:48il faut pas réagir
00:20:50et dire non, non, non,
00:20:52il y a quand même d'autres personnes qui s'y intéressaient.
00:20:54Mais ça c'est normal, il n'y a pas
00:20:56qu'un scientifique qui s'intéresse à ce thématique.
00:20:58Bien sûr, bien sûr.
00:21:00C'est un petit nom.
00:21:02Et puis je vais vous dire ce qui
00:21:04se passe maintenant.
00:21:06Mais il y avait bien d'autres
00:21:08personnes intéressées par ça,
00:21:10je l'ai dit aussi, dont
00:21:12Michel Gourbeau, qui était très
00:21:14intéressé par cette
00:21:16question. Et donc, il y avait
00:21:18eu le conflit avec Paul-Émile Victor,
00:21:20parce que Paul-Émile Victor,
00:21:22on ne s'intéresse pas aux gens
00:21:24qui, il y a forcément des
00:21:26pêcheurs, des chasseurs,
00:21:28il y en a toujours des petits groupes
00:21:30puis ce n'est pas intéressant.
00:21:32Donc ça, ça avait
00:21:34déjà choqué
00:21:36M. Mallory, qui donc est remonté
00:21:38encore plus haut.
00:21:40Je pense qu'il dit 90,
00:21:42je ne sais pas très bien, enfin,
00:21:44dans le cercle arctique.
00:21:46Et là, il a rencontré d'autres
00:21:48populations plus
00:21:50pures, disons,
00:21:52plus authentiques, qui n'avaient
00:21:54jamais vu personne.
00:21:56Et qui vivaient essentiellement
00:21:58de chasse. – Et de pêche.
00:22:00– Et de pêche, évidemment.
00:22:02Et donc,
00:22:04il a
00:22:06vécu à leur
00:22:08façon.
00:22:10Il s'est vraiment
00:22:12intégré dans
00:22:14cette culture-là, avec la langue.
00:22:16Alors, c'est compliqué, parce que
00:22:18des langues, il y en a plusieurs, il n'y en a pas
00:22:20qu'une.
00:22:22Chaque groupe
00:22:24a ses...
00:22:26C'est compliqué.
00:22:28Et surtout, il s'est lancé
00:22:30dans une étude
00:22:32de leur culture,
00:22:34qui est très particulière,
00:22:36et qui n'a rien à voir avec ce que
00:22:38nous, on peut imaginer.
00:22:40C'est-à-dire,
00:22:42une culture...
00:22:44Parce qu'il a
00:22:46plu aux gens,
00:22:48à ces gens-là.
00:22:50– Il a réussi à les séduire.
00:22:52– Il les a séduits, parce que
00:22:54ils l'ont vu
00:22:56comme quelqu'un
00:22:58qui était en relation directe
00:23:00avec les pierres.
00:23:02– D'accord.
00:23:04– Et la glace.
00:23:06– Ils lui ont trouvé...
00:23:08– Voilà. Et dans leur culture,
00:23:10c'est une qualité...
00:23:12Alors que pour nous,
00:23:14les pierres...
00:23:16Et pour eux,
00:23:18c'est capital à leur vie,
00:23:20et à leur survie,
00:23:22parce qu'en effet...
00:23:24Et ça, il le raconte bien.
00:23:26– Il a un livre, du coup ?
00:23:28– Tout seul.
00:23:30– Est-ce qu'il a fait un livre ?
00:23:32– Oui, je l'ai vu.
00:23:34Là, excusez-moi, parce que
00:23:36je n'ai pas forcément préparé
00:23:38cette réunion, etc.
00:23:40Mais par contre,
00:23:42c'est quelqu'un de très connu.
00:23:44Et en fait, il y a même
00:23:46des expositions qui parlent
00:23:48d'une certaine histoire,
00:23:50de ses travaux anthropologiques,
00:23:52scientifiques, etc.
00:23:54À Paris, on peut le trouver.
00:23:56Moi, je les ai vus.
00:23:58J'ai vu des articles en ce sens.
00:24:00Vous en parlez,
00:24:02mais il n'y a pas que nous
00:24:04qui en parlons.
00:24:06– Moi, avant de venir à la réunion,
00:24:08avant de vous rencontrer,
00:24:10je n'avais pas entendu.
00:24:12– À l'occasion de...
00:24:14– C'est un sujet qui a été diffusé...
00:24:16– Un spécialiste dans ce domaine,
00:24:18il a dit,
00:24:22il m'informait,
00:24:24que très au nord
00:24:26de Sibérie,
00:24:28vers la mer Arctique,
00:24:32comme il m'a dit,
00:24:34il y avait son ancêtre,
00:24:36qui s'appelle
00:24:38Benjamin Popov,
00:24:40en russe,
00:24:42Veniaminov Popov,
00:24:44qui vivait là-bas
00:24:46avec la population alehoutte.
00:24:48Et là-bas,
00:24:50il a créé, ce monsieur,
00:24:52le premier alphabet alehoutte.
00:24:54Cette population
00:24:56était
00:24:58très reconnaissante
00:25:00à monsieur Benjamin.
00:25:02Donc, un nom
00:25:04qui se trouve là-bas,
00:25:06je dois voir
00:25:08sur la carte,
00:25:10alors, à son nom,
00:25:12Veniaminov Popov.
00:25:14Est-ce que monsieur Mallory,
00:25:16qui était grand spécialiste
00:25:18et voulait être indépendant,
00:25:20seulement lui, grand chercheur,
00:25:22il a cité monsieur Popov ?
00:25:24Non, parce qu'il voulait,
00:25:26il veut faire la réclame de lui-même.
00:25:28Mon mari connaissait monsieur Mallory,
00:25:30il n'aimait pas ce monsieur,
00:25:32parce que lui,
00:25:34a proposé à mon mari
00:25:36qu'il transporte ses bagages.
00:25:38Oui, et lui,
00:25:40il va faire tous les reportages,
00:25:42etc.
00:25:44Donc, mon mari a refusé d'abord.
00:25:46Monsieur Mallory avait l'argent
00:25:48pour faire,
00:25:50pour demander
00:25:52l'argent partout, mais
00:25:54monsieur Popov devait être
00:25:56son servant. Lui, qui était grand servant
00:25:58de mon mari, alors,
00:26:00il devait partir avec ses moyens
00:26:02et être seulement
00:26:04son servant avec les bagages.
00:26:06Mon mari était contre ce monsieur.
00:26:08Après,
00:26:10ce monsieur se faisait
00:26:12la réclame partout, grand scientifique,
00:26:14il vivait 102 ans,
00:26:16d'accord.
00:26:18Mais,
00:26:20il n'a pas cité
00:26:22ni une fois dans son livre,
00:26:24je ne connais pas encore son livre,
00:26:26et je ne vais pas connaître, parce que vous
00:26:28avez lu, et certainement il n'a pas cité
00:26:30ni monsieur Popov,
00:26:32ni les artistes écrivains,
00:26:34ni les mots de
00:26:36monsieur Benjaminov
00:26:38Popov. L'autre
00:26:40chose, monsieur Mallory
00:26:42se considère
00:26:44comme un ami des populations.
00:26:46Donc, s'il était là-bas,
00:26:48il y avait les populations
00:26:50yakuts, tchouks,
00:26:52eskimos, inuits,
00:26:54laponais. Donc,
00:26:56il travaillait,
00:26:58il habitait
00:27:00avec quelle population là-bas
00:27:02pour être tellement bien reçu ?
00:27:04L'autre chose,
00:27:06l'autre chose, ce monsieur
00:27:08était,
00:27:10donc, bien sûr,
00:27:12il faisait les recherches, mais ces recherches
00:27:14servaient après, mon mari a dit,
00:27:16l'intrusion
00:27:18des grandes puissances
00:27:20mondiales pour exploiter
00:27:22ces gens
00:27:24et bouleverser totalement
00:27:26leur vie nomade.
00:27:28Alors, monsieur,
00:27:30c'est ça, oubliez, comme il était
00:27:32un très grand scientifique,
00:27:34mais monsieur, derrière vous, vous étiez
00:27:36financé après par
00:27:38l'argent
00:27:40bénévolement de ça,
00:27:42parce que mon mari n'avait pas
00:27:44l'argent pour partir là-bas.
00:27:46Alors, il était
00:27:48financé pour après faire
00:27:50introduire, je cite mon mari,
00:27:52toutes les puissances. Alors,
00:27:54quelle situation après
00:27:56était, par exemple, au
00:27:58grand nord du Canada ?
00:28:00Par exemple,
00:28:02que les bouleversements par l'Amérique,
00:28:04etc., la vie, ils ont construit
00:28:06les villes, Igloo
00:28:08était déjà détruite
00:28:10et pas actuelle,
00:28:12ils vivaient dans leurs
00:28:14petits villages
00:28:16exploités,
00:28:18dans les mines, etc., de pétrole
00:28:20et d'autres, par l'Amérique,
00:28:22et ils changeaient,
00:28:24ils ont les computers, les télévisions,
00:28:26changement total de la vie, et les
00:28:28pauvres grands-parents,
00:28:30ils ont dit,
00:28:32on faisait la pêche,
00:28:34toujours, les phoques, maintenant,
00:28:36nous ne pouvons pas même faire ça,
00:28:38faire
00:28:40pêcher les phoques.
00:28:42Alors, ça c'était
00:28:44le travail de M. Mallory.
00:28:46Introduction
00:28:48des grandes puissances
00:28:50pour détruire la vie de tous
00:28:52ces gens. J'ai fini.
00:28:54D'où le remerciement de Giscard.
00:28:56M. Mallory, dites-moi, il avait
00:28:58une femme et les enfants ? Parce que pour moi,
00:29:00c'est important. Non, oui.
00:29:02Ou il était tout seul ?
00:29:04On ne sait pas, on n'est pas entré dans ces sujets.
00:29:06C'est intéressant, c'est bien.
00:29:08C'est intéressant. On n'y était pas.
00:29:10Bon, alors, je finis.
00:29:12Mon mari était plus grand au cerveau
00:29:14que ce M. Mallory qui
00:29:16faisait ça. Après, c'est bien que toutes les paroles soient
00:29:18entendues, comme ça, au moins, ça équilibre. Parce qu'il n'y a pas
00:29:20certainement les mots de M.
00:29:22Jean Mallory là-bas,
00:29:24au Grand Nord, pas dans,
00:29:26il y a les noms de son
00:29:28ancêtre, M. Blémy
00:29:30et Bergerlin, pas dans.
00:29:32Si on peut parler de nos jours maintenant,
00:29:34qu'est-ce qui se passe ? Quelle trace a été laissée ?
00:29:36Est-ce que finalement ça a été positif
00:29:38ou négatif ? Parce que j'ai l'impression que c'est
00:29:40là... Alors,
00:29:42dans un premier temps,
00:29:44ça a été extrêmement
00:29:46positif,
00:29:48je reviens plutôt aux débuts,
00:29:50c'est-à-dire la fin des années
00:29:5240 et les années 50.
00:29:54Puisque c'est à partir de là
00:29:56que ça prend
00:29:58un peu
00:30:00d'ampleur et de connaissances. Pourquoi ?
00:30:02Parce qu'à Thulé,
00:30:04c'est pour ça, le livre s'appelle
00:30:06« Les derniers rois de Thulé ».
00:30:08Donc là, vous avez
00:30:10tout. Thulé au Groenland.
00:30:12T H U
00:30:14L E. C'est
00:30:16assez difficile à trouver, mais c'est au nord
00:30:18du Groenland.
00:30:20Bon.
00:30:22Et là, il a été en contact
00:30:24avec des populations
00:30:26et ce qu'il a fait,
00:30:28il était tout seul, mais il avait
00:30:30des bagages
00:30:32locaux
00:30:34qui...
00:30:36Quand on escalade l'Himalaya, on fait toujours un appel aussi.
00:30:38Les Sherpas.
00:30:40Les Sherpas locaux qui vous aident à accomplir
00:30:42cette expédition. Même chose.
00:30:44Et c'est une autre économie.
00:30:46Aujourd'hui, on mettrait
00:30:48des centaines de milliers
00:30:50d'euros et de dollars pour ça,
00:30:52mais à l'époque, non.
00:30:54Et il vivait
00:30:56dans la nature. Ça, c'est
00:30:58indiscutable. Donc, il a passé...
00:31:00C'est pas comme une mission
00:31:02que vous faites dans un pays
00:31:04quand vous faites des recherches.
00:31:06Vous avez une mission
00:31:08une semaine, quinze jours, etc.
00:31:10Et même son
00:31:12collègue qui dépendait
00:31:14de lui un peu,
00:31:16le fameux Claude Lévi-Strauss,
00:31:18là, on est en Amazonie,
00:31:20on n'est pas au Pôle Nord,
00:31:24est resté aussi
00:31:26pour que ça lui donne le temps
00:31:28de comprendre ce qui se passait
00:31:30dans les structures familiales.
00:31:32Ce qui l'a surpris, Malory,
00:31:34c'est qu'en effet,
00:31:36les populations sur place,
00:31:38question culturelle,
00:31:40quand il est arrivé,
00:31:42lui ont dit, les gens qui l'ont
00:31:44donné à manger
00:31:46et à boire, enfin, ce qu'il y avait,
00:31:48il faut quand même survivre.
00:31:50Et un des points qu'il raconte,
00:31:52c'était, je vous prête ma femme.
00:31:54La culture familiale
00:31:56comme on les imagine
00:31:58nous,
00:32:00depuis des siècles,
00:32:02c'était comme ça.
00:32:04Ça fait sourire
00:32:06et il dit qu'il a
00:32:08refusé.
00:32:10C'est ce qu'il raconte.
00:32:12Ça me dit quelque chose.
00:32:14Tu peux dire n'importe quoi.
00:32:16Je ne crois pas du tout à ce monsieur.
00:32:18Oui, mais quand vous êtes seul,
00:32:20ça c'est le problème aussi
00:32:22des recherches et tout.
00:32:24Quand vous êtes seul
00:32:26à connaître un domaine,
00:32:28évidemment,
00:32:30vous pouvez bien raconter ce que vous voulez.
00:32:32Je m'intéresse aux langues.
00:32:34Si vous
00:32:36étudiez une langue
00:32:38ou un dialecte particulier
00:32:40d'une région
00:32:42au fin fond de l'Afrique
00:32:44ou de l'Amazonie,
00:32:48et que vous êtes le seul spécialiste
00:32:50parfois au monde,
00:32:52personne ne va vous dire
00:32:54mais non monsieur,
00:32:56ce que vous dites n'est pas bon.
00:32:58Donc vous avez une sorte de pouvoir.
00:33:00Ça vous donne un pouvoir énorme
00:33:02sur la réalité des choses.
00:33:04Mais il y a quand même une réalité.
00:33:06Je vais plaider,
00:33:08au moins au départ,
00:33:10qui était qu'il est tombé,
00:33:12il est tombé à Thulé,
00:33:14sur une base américaine
00:33:16absolument secrète
00:33:18avec des,
00:33:20ce n'était pas des
00:33:22missiles, enfin je ne sais pas,
00:33:24à l'époque qui était là,
00:33:26une base aérienne complètement secrète.
00:33:28Et les populations
00:33:30qui étaient là,
00:33:32évidemment,
00:33:34les Américains,
00:33:36et c'était
00:33:38quelques centaines de personnes,
00:33:40donc sans moque,
00:33:42etc.
00:33:44Et lui a
00:33:46découvert ça avec eux
00:33:48et c'était,
00:33:50et il s'est opposé
00:33:52à ça, il est allé voir
00:33:54les responsables de la base aérienne
00:33:56avec donc
00:33:58des conditions
00:34:00climatiques horribles évidemment,
00:34:02ce qu'on peut
00:34:04connaître en Alaska,
00:34:06il y a aussi
00:34:08des bases aériennes,
00:34:10donc c'est assez
00:34:12terrible parce qu'il faut,
00:34:14en clair, il faut dégeler
00:34:16les avions avant, sinon
00:34:18ils ne décollent pas, vous voyez,
00:34:20c'est quand même un petit peu particulier
00:34:22et l'Amérique a des moyens
00:34:24énormes, donc on le sait.
00:34:26Et tout ça, évidemment,
00:34:28c'était
00:34:30les années 50 et 60,
00:34:32c'est-à-dire la guerre froide,
00:34:34c'est-à-dire
00:34:36braquer,
00:34:38bien sûr, braquer
00:34:40sur la Russie, les Russes,
00:34:42c'était ça.
00:34:44Et puis comme d'habitude, et comme a dit
00:34:46Marie aussi sur
00:34:48le Canada,
00:34:50le Grand Nord canadien,
00:34:52en effet, les populations
00:34:54ont dit, mais là vous vivez
00:34:56comme des pauvres gens,
00:34:58vous mangez les poissons crus
00:35:00et le gibier
00:35:02cru aussi,
00:35:04y compris
00:35:06les chiens.
00:35:08Donc il faut quand même voir un peu
00:35:10le contexte.
00:35:12Après, ils font ce qu'ils veulent.
00:35:14Oui, c'est qu'en fait, c'est pas à nous de venir
00:35:16leur imposer un peu de diffusion.
00:35:18Ils ont une communauté comme ça.
00:35:20Après, est-ce qu'il a eu un mot
00:35:22pour M. Popov dans son livre ?
00:35:24Ah non, non, non, vous préparez
00:35:26des travaux de recherche,
00:35:28vous êtes toujours le
00:35:30porte-valise du
00:35:32Grand Nord.
00:35:34C'est peut-être les codes aussi dans le milieu
00:35:36scientifique.
00:35:38Il a découvert le pot au rose,
00:35:40il est allé voir les Américains
00:35:42qui lui ont dit qu'ils l'ont pris
00:35:44pour un espion,
00:35:46un espion russe, évidemment.
00:35:48C'est normal, c'est logique.
00:35:50C'est une base secrète.
00:35:52Et il a réussi à sauver sa peau
00:35:54parce qu'il aurait pu liquider.
00:35:56Il devait remercier Dieu
00:35:58et il ne s'était pas immédiatement
00:36:00avec la base dans la tête.
00:36:02C'est vrai qu'il a eu beaucoup de chance.
00:36:04Il travaillait pour le gouvernement français.
00:36:06Parce qu'il était peut-être aussi sauvé par rapport à ça.
00:36:08Parce qu'il représentait le gouvernement français.
00:36:10C'est ça.
00:36:12Il s'est trouvé dans la situation.
00:36:14Il a expliqué ce qu'il faisait,
00:36:16sa bonne cause, donc il a dû dire
00:36:18mais non, mais non, je ne suis pas déguisé
00:36:20en un espion russe,
00:36:22déguisé en pof petit pêcheur,
00:36:24etc.
00:36:26Peut-être qu'il a sauvé sa peau
00:36:28par certaines propositions
00:36:30américaines.
00:36:32Alors, avoir fait ça,
00:36:34ce que racontait Marie Popoff,
00:36:36c'est vrai,
00:36:38c'est qu'on se dit,
00:36:40d'abord on a du mal à comprendre
00:36:42ce qui se passe,
00:36:44parce que la culture,
00:36:46elle est riche
00:36:48de la nature, c'est-à-dire
00:36:50toutes les références sont
00:36:52avec la nature, le climat,
00:36:54les pierres, les eaux,
00:36:56nos références en matière de culture,
00:36:58c'est les livres,
00:37:00etc.,
00:37:02les connaissances scientifiques,
00:37:04etc.
00:37:06Donc, eux, c'est uniquement la nature.
00:37:08Donc, ils se sont beaucoup méfiés
00:37:10de lui, Malory,
00:37:12en disant, parce que
00:37:14ce qu'il voulait faire, c'était
00:37:16apprendre la langue, ce qu'il a fait.
00:37:18Mais surtout,
00:37:20aussi,
00:37:22et ça c'est assez amusant,
00:37:24parce que c'est ce qu'on fait quand on est en mission
00:37:26à l'international,
00:37:28c'est...
00:37:30En quelle face,
00:37:32avec quelle langue les gens
00:37:34qui habitaient là-bas,
00:37:36avec la population là-bas ?
00:37:38Et bien, il a petit à petit appris,
00:37:40il a répété
00:37:42ce qu'il entendait,
00:37:44et quand on est tout petit,
00:37:46c'est la même chose,
00:37:48on répète ce qu'on entend,
00:37:50puis ensuite,
00:37:52on essaie de comprendre,
00:37:54on fait un rapport
00:37:56entre ce qu'on entend
00:37:58et ce qu'on voit,
00:38:00il y avait une expression
00:38:02particulière qui était
00:38:04physique,
00:38:06il n'y a pas
00:38:08que le langage,
00:38:10il y a aussi
00:38:12les attitudes,
00:38:14la gestuelle,
00:38:16positive ou négative,
00:38:20et en particulier,
00:38:22le langage corporel,
00:38:24le langage corporel,
00:38:26c'est ça,
00:38:28et alors ce qu'il disait d'étonnant,
00:38:30c'était le rire,
00:38:32le rire.
00:38:34Et ces gens,
00:38:36ces gens
00:38:38qui vivaient dans des conditions
00:38:40très difficiles...
00:38:42Est-ce qu'il y a d'autres scientifiques qui ont pris sa suite ?
00:38:44Il y en avait avant lui,
00:38:46un Danois
00:38:48qui s'appelle Rasmussen,
00:38:50il n'était pas tout à fait
00:38:52en terre inconnue,
00:38:54et avant,
00:38:56très longtemps avant,
00:38:58il y avait Cook,
00:39:00c'est Dezo K,
00:39:02un chercheur
00:39:04avec des bateaux,
00:39:06donc c'était ça
00:39:08les références avant.
00:39:10Et après,
00:39:12ce qu'il a fait
00:39:14avec l'aide des Russes,
00:39:16d'ailleurs,
00:39:18c'est que quand il est allé
00:39:20dans la partie russe,
00:39:22et c'est des Tchouk,
00:39:24Tchouk,
00:39:26population Tchouk,
00:39:28donc là on est en Sibérie,
00:39:30qui était très ridiculisée
00:39:32par les Russes,
00:39:34car les Russes voulaient se moquer
00:39:36des corps.
00:39:38Voilà,
00:39:40c'est intéressant.
00:39:42Pas de comparaison.
00:39:44C'est comme ça
00:39:46dans toutes les cultures.
00:39:48Bah oui,
00:39:50malheureusement,
00:39:52le parisien
00:39:54considéra dans les campagnes
00:39:56le pauvre type
00:39:58des campagnes,
00:40:00le parisien.
00:40:02Ce monsieur est tellement doué,
00:40:04il a pris comme ça,
00:40:06où il y avait un professeur
00:40:08qui apprenait,
00:40:10qui faisait tous ses petits livres,
00:40:12et après,
00:40:14il discutait parce que,
00:40:16je ne sais pas,
00:40:18est-ce que le monsieur était capable
00:40:20de faire les recherches
00:40:22et en même temps apprendre la langue,
00:40:24qu'il devait avoir quelqu'un.
00:40:26C'est une question très importante,
00:40:28parce qu'il a voulu créer comme ça,
00:40:30généreusement,
00:40:32pas forcément avec des arrières-pensées
00:40:34d'exploitation comme c'est le cas aujourd'hui,
00:40:36parce que c'était quand même
00:40:38qu'un professeur de géographie,
00:40:40donc ce n'était pas pour
00:40:42exploiter les choses,
00:40:44même si on s'est servi de lui
00:40:46pour ça et tout.
00:40:48Et c'était culture et langue.
00:40:50C'est classique.
00:40:52Sauf qu'il s'est rendu compte
00:40:54que les populations,
00:40:56les gens avec qui il avait sympathisé,
00:41:00s'ils avaient voulu le liquider,
00:41:02ce n'était pas trop difficile.
00:41:04Même s'ils n'étaient pas
00:41:06trop nombreux, il n'y avait pas d'armes,
00:41:08sauf pour chasser,
00:41:12tous les rituels de chasse,
00:41:14sauf que ces gens-là ont refusé.
00:41:16On dit, mais vous êtes gentils
00:41:18de nous donner des cours
00:41:20de français
00:41:22ou de je ne sais quoi,
00:41:24de leur parler
00:41:26de lui-même.
00:41:28Enfin, c'est plus dur.
00:41:30Ça ne nous intéresse pas,
00:41:32on n'en veut pas.
00:41:34Donc, c'est un point
00:41:36très intéressant
00:41:38et très étonnant
00:41:40d'une méfiance.
00:41:42Pas simplement physique,
00:41:44en disant, c'est un ennemi,
00:41:46c'est un espion,
00:41:48mais votre culture,
00:41:50merci,
00:41:52on n'en veut pas.
00:41:54On a la nôtre et aujourd'hui,
00:41:56c'est bien la question qui se pose,
00:41:58c'est qu'est-ce que vont
00:42:00devenir ces populations
00:42:02peu nombreuses,
00:42:04mais qui, quand même,
00:42:06ont des rites.
00:42:08Alors, il y a toute une étude
00:42:10des rites familiaux,
00:42:12des rites de mariage, qui l'a fait ?
00:42:14De l'extérieur.
00:42:16C'est dans le bouquin aussi.
00:42:20Alors, ils existent toujours,
00:42:22sauf, évidemment,
00:42:24il y a eu l'effet,
00:42:26il y a eu des émissions,
00:42:28il y a eu aussi un moment
00:42:30où on voyait qu'évidemment,
00:42:32au Canada, pas les Américains,
00:42:34des États-Unis,
00:42:36mais les Canadiens,
00:42:38qui arrivent avec la télé,
00:42:40avec des scooters
00:42:42qui passent partout,
00:42:44des technologies folles,
00:42:46etc.,
00:42:48des voitures, des trucs,
00:42:50sur des populations
00:42:52qui, évidemment,
00:42:54et qui peuvent facilement
00:42:56penser à ce qui s'était passé
00:42:58avec les Indiens.
00:43:00Les Amérindiens ?
00:43:02Oui, les Amérindiens,
00:43:04les Indiens d'Amérique,
00:43:06ou l'alcool.
00:43:08Et c'est exactement
00:43:10ce qui s'est passé aussi en Australie
00:43:12avec les aborigènes.
00:43:14C'est pour ça que les sujets
00:43:16qu'on aborde sont totalement globaux
00:43:18et encore d'actualité aujourd'hui.
00:43:20Eh bien non, monsieur Mallory,
00:43:22même s'il n'avait pas arrière pensé
00:43:24parce qu'il était pur scientifique,
00:43:26ça n'empêche que les résultats
00:43:28de ces longues recherches
00:43:30là-bas
00:43:32faisaient
00:43:34l'intrusion de grandes
00:43:36puissances, comme je le répète,
00:43:38qui ont bouleversé totalement
00:43:40la vie de toutes ces populations.
00:43:42Et par exemple,
00:43:44il y avait un reportage
00:43:46qu'en
00:43:48Groenlande,
00:43:50les jeunes gens arrivent
00:43:52à Danemark
00:43:54parce qu'ils
00:43:56vivent maintenant
00:43:58comme les autres,
00:44:00et les pauvres sont
00:44:02complètement dépaysés
00:44:04de cette vie.
00:44:06Ils boivent,
00:44:08ils se suicident,
00:44:10il y a un grand pourcentage de suicides.
00:44:12Si ça n'avait pas été monsieur Mallory,
00:44:14ça aurait été un autre.
00:44:16Et ça aurait pu être aussi
00:44:18notre père.
00:44:20Non, parce que notre père
00:44:22défendait toujours
00:44:24la vie ancienne
00:44:26des populations
00:44:28sur place.
00:44:30Les études qu'il aurait menées sur place
00:44:32auraient abouti au même résultat.
00:44:34Ça veut dire qu'on aurait eu
00:44:36des moyens qui auraient été
00:44:38mis à disposition
00:44:40sur place pour essayer de démolir
00:44:42ces territoires.
00:44:44Dans ce travail,
00:44:46il défendait toujours
00:44:48la vie ancienne des populations.
00:44:50Est-ce que monsieur Mallory
00:44:52défendait la vie
00:44:54des populations ou non ?
00:44:56Ça, il ne faut pas dire ça.
00:44:58Ça, je voulais savoir.
00:45:00Parce que mon mari était toujours
00:45:02contre le courant, il défendait toujours
00:45:04les gens sur place. Et monsieur Mallory
00:45:06défendait
00:45:08la population et l'intrusion
00:45:10des grandes puissances là-bas ?
00:45:12Je vous ai dit qu'il avait été adopté.
00:45:14Oui, voilà.
00:45:16On peut présager qu'il est défendu,
00:45:18bien entendu.
00:45:20Les pays sibériens, etc.
00:45:22Il écrivait tout ce qu'il avait sur place
00:45:24en bonne condition, pas menacé
00:45:26par personne.
00:45:28En tout cas, ça, on l'a pris
00:45:30en considération.
00:45:32Certainement, il ne s'est pas opposé à l'intrusion.
00:45:34Seulement, il relationnait
00:45:36toutes leurs cultures, coutumes,
00:45:38etc. Même, il ne devait pas
00:45:40raconter les détails
00:45:42comme vous l'avez
00:45:44présenté, qui ridiculisaient
00:45:46ces nations.
00:45:48Voilà. Ces populations.
00:45:50Il ne devait pas raconter
00:45:52certains détails. Parce que les autres,
00:45:54en lisant, pourraient
00:45:56se rigoler
00:45:58de tous ces gens.
00:46:00Il ne faut pas toujours
00:46:02mettre sur la table
00:46:04toutes les choses qu'ils voyaient. Non.
00:46:06Il y a de la discrétion
00:46:08scientifique et un monsieur comme ça
00:46:10ne devait pas tout raconter.
00:46:12C'est Christophe Colomb. Voilà.
00:46:14Thomas Cook, tout à l'heure.
00:46:16Thomas Cook fait partie
00:46:18de ces grands scientifiques qui ont mené
00:46:20des expéditions dans le monde entier. Ce qu'on appelait
00:46:22des explorateurs. Juste avant
00:46:24de faire la transition, parce que
00:46:26je voulais simplement ajouter que
00:46:28on a deux grandes voies maritimes
00:46:30actuellement.
00:46:32C'est celle qui passe par les mers
00:46:34chaudes du sud, notamment
00:46:36par le canal de Suez et par le Proche-Orient.
00:46:38Par la mer Rouge, notamment.
00:46:40Et on a une zone de conflit actuellement.
00:46:42C'est très compliqué parce que
00:46:44beaucoup de portes containers
00:46:46sont attaquées par
00:46:48des milices
00:46:50qui sont financées par certains pays
00:46:52de la région. Et on a l'autre
00:46:54voie qui concerne plutôt les mers
00:46:56froides, via
00:46:58le canal du Panama, et donc qui
00:47:00permet la transition entre le Pacifique
00:47:02et l'Atlantique.
00:47:04On a ces deux grandes voies maritimes
00:47:06mondiales qui sont au cœur
00:47:08de notre mondialisation
00:47:10actuelle, et qui
00:47:12permettent de faire transiter
00:47:14tous les produits de grande consommation
00:47:16que l'on connaît. Et moi,
00:47:18ce que je voulais évoquer tout à l'heure, c'est qu'il y a un concept
00:47:20qu'il faut retenir, qui est très intéressant
00:47:22et qui a vu le jour depuis la crise du Covid,
00:47:24parce qu'avant, on n'en parlait pas beaucoup.
00:47:26Moi, je l'ai vraiment retenu depuis la crise du Covid.
00:47:28C'est le concept de CVM,
00:47:30qui veut dire chaîne de valeurs
00:47:32mondialisées. Ça, c'est très important,
00:47:34il faut le garder à l'esprit. Les chaînes de valeurs
00:47:36mondialisées, on appelle ça les grandes chaînes de valeurs
00:47:38mondialisées, et en fait,
00:47:40les circuits
00:47:42actuels sont les suivants.
00:47:44On a la Chine
00:47:46qui est considérée comme l'usine
00:47:48du monde, donc qui fabrique.
00:47:50On a les Américains qui sont
00:47:52considérés comme
00:47:54la force créatrice,
00:47:56ce qui innove. Et on a
00:47:58l'Europe qui est considérée comme les
00:48:00normalisateurs. C'est eux qui vont
00:48:02apposer les lois
00:48:04sur tous les
00:48:06nouveaux
00:48:08domaines technologiques
00:48:10qui émergent,
00:48:12sur tous les nouveaux produits
00:48:14technologiques qui émergent pour essayer
00:48:16de les encadrer au mieux d'un point de vue légal.
00:48:18Et donc ça, c'est très important
00:48:20parce que c'est
00:48:22les schémas
00:48:24économiques actuels
00:48:26qui concernent
00:48:28les chaînes
00:48:30de valeurs mondialisées.
00:48:32On en a plusieurs, par exemple,
00:48:34c'était les produits
00:48:36pharmaceutiques,
00:48:38qui étaient fabriqués en grande partie en Chine
00:48:40et en Inde. Et donc il y avait des questions
00:48:42liées à la relocalisation
00:48:44de certaines activités stratégiques
00:48:46et souveraines en Europe
00:48:48parce qu'on manque cruellement
00:48:50de certains produits.
00:48:52C'était juste ce que je voulais
00:48:54ajouter. C'était ce concept
00:48:56de chaînes de valeurs mondialisées
00:48:58et ça s'applique à tout type
00:49:00de produits. Les produits pharmaceutiques,
00:49:02ça peut s'appliquer aussi
00:49:04aux produits manufacturés tels que
00:49:06les voitures, par exemple,
00:49:08ou
00:49:10d'autres choses,
00:49:12tous les produits de grande consommation
00:49:14qu'on connaît, comme
00:49:16un aspirateur,
00:49:18des téléviseurs,
00:49:20ce genre de choses.
00:49:22Est-ce que tu peux faire la transition
00:49:24vu que ça intéressait le monsieur ?
00:49:26On fait la transition sur les crypto-monnaies.
00:49:28Les crypto-monnaies,
00:49:30c'est encore un autre sujet
00:49:32grandissant du moment
00:49:34qui a vu le jour
00:49:36au cours de ces
00:49:38dix dernières années.
00:49:40Et donc,
00:49:42c'est quelque chose qui vient
00:49:44révolutionner l'économie
00:49:46mondiale
00:49:48parce qu'en fait,
00:49:50on apporte
00:49:52des nouveaux paradigmes
00:49:54qui permettent de transformer
00:49:56en profondeur l'économie
00:49:58actuelle. Et c'est ça qui est
00:50:00très important. Et les nouvelles technologies
00:50:02qui sont derrière ces crypto-monnaies
00:50:04sont les suivantes. Vous avez
00:50:06la technologie phare qui est la blockchain.
00:50:08Ça, il faut le connaître. Blockchain en anglais,
00:50:10en français, chaîne de bloc. C'est ce qui
00:50:12permet d'effectuer des transactions
00:50:14de manière très sécurisée.
00:50:16Et en fait,
00:50:18on considère que c'est des transactions
00:50:20qui peuvent être réalisées de manière
00:50:22inviolable.
00:50:24On ne peut pas
00:50:26violer cette technologie.
00:50:28Mais aujourd'hui, on a quand même des hackers
00:50:30qui se sont développés,
00:50:32qui se sont démocratisés,
00:50:34qui sont montés en compétence
00:50:36sur ces nouvelles technologies et qui ont
00:50:38aujourd'hui les capacités de, malheureusement,
00:50:40de venir pirater
00:50:42ces... Malheureusement, vu que c'est en marge
00:50:44du système, ça fait face à un autre système.
00:50:46Forcément, les gens qui sont en marge du système
00:50:48vont utiliser ces technologies-là.
00:50:50Mais oui, ça, ça impacte aussi
00:50:52on va dire
00:50:54les rapports sociaux
00:50:56et puis
00:50:58on va dire
00:51:00nos sociétés actuelles,
00:51:02le mode de fonctionnement actuel,
00:51:04c'est-à-dire tel qu'on les connaît,
00:51:06l'utilisation de sa carte bleue,
00:51:08le fait
00:51:10d'aller chercher de l'argent
00:51:12au distributeur, de gérer son compte
00:51:14en banque, soit
00:51:16de manière physique en se déplaçant
00:51:18dans un point
00:51:20de...
00:51:22dans un point de...
00:51:24Comment on appelle ça ? Dans un point de vente physique.
00:51:26Enfin, c'est pas un point de vente, mais dans une banque
00:51:28physique, une agence bancaire.
00:51:30Et aujourd'hui, c'est lié
00:51:32à tout ça et c'est lié aussi à la
00:51:34digitalisation de l'économie.
00:51:36Et certains pays en voie de développement
00:51:38l'utilisent, ont adopté cette
00:51:40technologie-là parce que justement,
00:51:42les banques ne sont pas fiables.
00:51:44Je pense par exemple au Liban
00:51:46où pour retirer son propre
00:51:48financement, c'est difficile.
00:51:50Du coup, eux utilisent
00:51:52la crypto-monnaie, par exemple.
00:51:54C'est des monnaies virtuelles, la crypto-monnaie.
00:51:56C'est des monnaies digitales.
00:51:58C'est des monnaies digitales, mais
00:52:00maintenant, qui vont tellement vite
00:52:02que maintenant, on peut...
00:52:04Des cartes bancaires sont liées. Par exemple, moi,
00:52:06j'utilise ce qu'on appelle les ledgers.
00:52:08Du coup, maintenant, les ledgers...
00:52:10C'est des portefeuilles électroniques, en fait.
00:52:12C'est des portefeuilles virtuels qui pèsent tellement lourd.
00:52:14En fait, il y a tellement d'argent,
00:52:16tellement de valorisation. Du coup, maintenant,
00:52:18ils sont capables de faire des partenariats avec Visa.
00:52:20Et du coup, on peut acheter
00:52:22grâce aux crypto-monnaies.
00:52:24Avec des grands acteurs bancaires.
00:52:26Est-ce que c'est une fortune virtuelle
00:52:28ou une fortune réelle ?
00:52:30C'est réel. Enfin, c'est virtuel,
00:52:32mais on peut faire des achats avec.
00:52:34On peut convertir ça en vrai argent.
00:52:36Par exemple, le frère d'Etienne Charles,
00:52:38ils ont converti leur monnaie
00:52:40virtuelle en vraie monnaie.
00:52:42Oui, voilà. Il y a des ponts qui existent aujourd'hui.
00:52:44On avait ce débat-là justement
00:52:46avec Etienne Charles. Moi, personnellement,
00:52:48je suis assez anti-système. Je lisais ce que je pouvais
00:52:50sur la crypto-monnaie. Malheureusement,
00:52:52comme on disait, le secteur pharmaceutique,
00:52:54lui, il était en hausse.
00:52:56Nous, on a investi pendant le Covid,
00:52:58donc les cryptos étaient en baisse.
00:53:00Et du coup, c'était soit on retirait
00:53:02l'argent à perte
00:53:04ou on décidait de
00:53:06laisser et attendre que ça remonte.
00:53:08Nous, on a fait le pari que ça allait remonter.
00:53:10Et après, il y a eu la guerre en Ukraine.
00:53:12Les cryptos sont remontées. En général, dès qu'il y a
00:53:14une guerre, ça remonte.
00:53:16Quand il y a une crise,
00:53:18les gens investissent dans les crypto-monnaies
00:53:20et ça remonte. Le frère d'Etienne Charles
00:53:22a fait un x5.
00:53:24Oui,
00:53:26il y a beaucoup de gens
00:53:28qui réussissent à générer
00:53:30des profits significatifs.
00:53:32Et on avait le débat.
00:53:34Moi, je ne trouvais pas ça logique
00:53:36que quand je fais des bénéfices en crypto-monnaie,
00:53:38l'État me taxe.
00:53:40En fait, quand je suis en déficit,
00:53:42l'État ne vient pas m'aider.
00:53:44On avait ce débat-là.
00:53:46C'est des réflexions sociales, sociétales.
00:53:48En fait, vu que les États
00:53:50ont vu qu'il y avait un intérêt et que les gens
00:53:52faisaient de l'argent autrement
00:53:54que dans le système normal,
00:53:56ils viennent taxer les gens
00:53:58qui se font de l'argent avec la crypto-monnaie.
00:54:00Est-ce que vous avez bien compris déjà ces nouveaux concepts ?
00:54:02Il a des questions, je crois.
00:54:04C'est une économie parallèle.
00:54:06Je me demande si ce n'est pas réservé à une élite.
00:54:08Non, pas du tout.
00:54:10En fait,
00:54:12c'est réservé à la base.
00:54:14Satoshi, le créateur du Bitcoin,
00:54:16a créé
00:54:18une crypto-monnaie
00:54:20pour pallier
00:54:22à la planche à billets.
00:54:24On va prendre un exemple.
00:54:26Avant, avec un dollar,
00:54:28on pouvait acheter une fourrure.
00:54:30Maintenant, une fourrure va coûter 100 dollars.
00:54:32Le fait de créer du dollar
00:54:34fait que la monnaie chute.
00:54:36Il a créé une crypto-monnaie
00:54:38qui, elle,
00:54:40est limitée.
00:54:42Les citoyens lambda,
00:54:44est-ce qu'ils peuvent avoir accès facilement ?
00:54:46Nous, on est des citoyens lambda.
00:54:48On est cet exemple-là.
00:54:50Nous, on vient d'en bas.
00:54:52C'est beaucoup plus compliqué que ça.
00:54:54C'est sûr.
00:54:56Il faut une ouverture d'esprit.
00:54:58Je pense qu'il y a une élite
00:55:00un peu financière qui contrôle tous ces marchés.
00:55:02C'est vrai.
00:55:04Le problème,
00:55:06c'est qu'il y a des gens curieux.
00:55:08Je ne connais rien.
00:55:10C'est une bonne question.
00:55:12Nous, naïvement,
00:55:14on pensait sortir du système.
00:55:16Comme la criminalité
00:55:18ou comme les Etats.
00:55:20Pour moi, les Etats, c'est juste des criminels qu'on réussit.
00:55:22Entre des petits comme nous
00:55:24qui ont investi
00:55:26et des gros qui vont investir derrière nous,
00:55:28leur force de frappe sera...
00:55:30C'est vrai que forcément,
00:55:32les puissants vont
00:55:34tirer plus de billes que nous,
00:55:36mais même un petit peut
00:55:38tirer son... Il peut s'en sortir.
00:55:40Ce qu'il faut savoir, c'est que ça a été créé
00:55:42sur la base de revendications.
00:55:44La personne qui l'évoque, le bitcoin,
00:55:46par exemple, l'inventeur du bitcoin,
00:55:48c'est quelqu'un qui voulait démocratiser
00:55:50la monnaie pour le plus grand nombre.
00:55:52Exactement.
00:55:54Aujourd'hui, ça, vous avez raison,
00:55:56est-ce qu'ils sont prêts ?
00:55:58Ça fait déjà depuis 2017 à peu près
00:56:00que l'Etat a pris en main
00:56:02ces sujets.
00:56:04Ils essayent.
00:56:06Il y a eu deux étapes.
00:56:08Une étape, c'est ridicule, dangereux,
00:56:10évident.
00:56:12Là, on est au stade de évident.
00:56:14Sauf que les gens ne savent pas encore.
00:56:16Au début, on critiquait, on disait
00:56:18c'est les criminels qui utilisent ça.
00:56:20En fait, c'était faux.
00:56:22Il y avait toute une question aussi,
00:56:24comme c'est une économie parallèle,
00:56:26c'était très utilisé par des organisations
00:56:28mafieuses, criminelles, etc.
00:56:30C'est vrai.
00:56:32Mais évidemment, vu qu'il fallait diaboliser ça,
00:56:34vu que le système voulait diaboliser ce système-là,
00:56:36il fallait dire que c'est que les criminels qui utilisent ça.
00:56:38Et si vous, les lambdas,
00:56:40vous utilisez ce système-là, vous allez vous faire ramaker.
00:56:42Après, malheureusement,
00:56:44la crise du Covid, les guerres et tout ça
00:56:46ont fait que beaucoup se sont mis là-dedans.
00:56:48En plus, l'immobilier inaccessible
00:56:50ont fait que c'était plus facile
00:56:52d'investir dans la crypto-monnaie que dans l'immobilier.
00:56:54Du coup, ça fait que maintenant, c'est un fait.
00:56:56Et en plus, il y a eu l'NFT,
00:56:58moi-même qui suis artiste.
00:57:00Ça, c'est encore autre chose.
00:57:02Mais c'est lié à la blockchain.
00:57:04C'est lié à la même technologie centrale qu'est la blockchain.
00:57:06Et ce qu'il faut savoir,
00:57:08et là, je remets un point de contexte,
00:57:10c'est que vous avez Internet.
00:57:12Internet, c'est considéré
00:57:14comme le Web 2.0.
00:57:16En fait, 2.0,
00:57:18on peut dire aussi
00:57:20que ça veut dire en 2D.
00:57:22C'est-à-dire qu'on a une vision
00:57:24de l'image Web sur son ordinateur
00:57:26qui est en 2D uniquement.
00:57:32Toutes les technologies qu'on vient d'évoquer,
00:57:34les crypto-monnaies, la blockchain,
00:57:36les NFT qui viennent d'être dites,
00:57:38ça fait partie
00:57:40d'un nouveau concept
00:57:42que l'on appelle le Web 3.0.
00:57:44C'est l'évolution d'Internet.
00:57:46L'Internet que l'on connaît
00:57:48depuis les années 2000,
00:57:50qui a émergé dans les années 2000,
00:57:52cet Internet se fait
00:57:54plus ou moins concurrencer
00:57:56par une nouvelle version
00:57:58de cet Internet que l'on appelle
00:58:00Web 3.0.
00:58:02Toutes ces nouvelles technologies font partie
00:58:04de ce nouveau concept de Web 3.0.
00:58:06On a les crypto-monnaies,
00:58:08ce sont des monnaies digitales et virtuelles
00:58:10qui sont arrivées sur le marché
00:58:12qui viennent concurrencer les monnaies physiques
00:58:14que l'on connaît, l'euro, le dollar,
00:58:16le yen, etc.
00:58:18On a les NFT,
00:58:20les NFT qu'il évoquait en fait,
00:58:22c'est des algorithmes digitales.
00:58:24C'est des tokens non-fongibles.
00:58:26Par exemple,
00:58:28je prends cette paire de lunettes-là,
00:58:30dans la blockchain, on va dire
00:58:32qu'elle sera unique.
00:58:34Tout objet
00:58:36sera lié par un numéro
00:58:38et ce numéro-là va authentifier
00:58:40cette paire de lunettes-là.
00:58:42Pour en revenir au Bitcoin,
00:58:44c'est l'équivalent de l'or.
00:58:46C'est pour ça que là,
00:58:48dans le monde des crypto-monnaies,
00:58:50c'est une économie
00:58:52qui vient totalement concurrencer
00:58:54l'économie que l'on connaît, l'économie réelle.
00:58:56C'est pour ça que le Bitcoin
00:58:58est super fort.
00:59:00C'est la valeur sûre.
00:59:02C'est la plus grande valeur dans le monde
00:59:04des crypto-monnaies, dans le marché des crypto-monnaies.
00:59:06Dans l'économie virtuelle.
00:59:08C'est ce qui va garantir
00:59:10la blockchain.
00:59:12Pour les petits acheteurs comme nous,
00:59:14ce n'est pas intéressant d'investir
00:59:16forcément dans le Bitcoin parce que maintenant,
00:59:18il est super cher.
00:59:20À chaque fois qu'il y a un nouveau projet qui naît,
00:59:22derrière chaque crypto-monnaie, il y a un projet.
00:59:24Soit on croit en ce projet,
00:59:26soit on n'y croit pas.
00:59:28Le Bitcoin, c'était un projet.
00:59:30Des gens y ont cru.
00:59:32C'est ce qui a fait que ça est monté.
00:59:34Un exemple concret, vous avez une crypto-monnaie
00:59:36qui s'appelle le Ripple
00:59:38qui a pour objectif
00:59:40de concurrencer les transactions
00:59:42basées sur le protocole SWIFT.
00:59:44Vous voyez ce que c'est le protocole SWIFT ?
00:59:46C'est ce qui permet de faire des virements.
00:59:48Des virements nationaux et internationaux.
00:59:50En gros,
00:59:52ce protocole existe depuis
00:59:54les années 2000.
00:59:56Quelque chose comme ça, je ne veux pas dire d'erreur.
00:59:58Il est obsolète.
01:00:00En ce moment, il y a
01:00:02des cercles de réflexion
01:00:04pour essayer de faire évoluer ce protocole.
01:00:06Vous avez
01:00:08plein de groupes de travail qui se mettent en place
01:00:10pour savoir comment le faire évoluer.
01:00:12Les crypto-monnaies proposent une alternative
01:00:14à ce protocole SWIFT
01:00:16qui s'appelle
01:00:18la crypto-monnaie Ripple,
01:00:20le protocole Ripple.
01:00:22C'est un exemple concret.
01:00:24Il y a Paypal qui a même fait sa crypto-monnaie.
01:00:28Ça nous prouve que la crypto-monnaie,
01:00:30la blockchain, c'est quelque chose qui compte.
01:00:32C'est ce qui fait que maintenant
01:00:34les médias ne peuvent plus critiquer
01:00:36la crypto-monnaie parce que
01:00:38les grandes marques s'y mettent.
01:00:40On considère que
01:00:42le marché des crypto-monnaies
01:00:44du Web 3.0
01:00:46parce que comme vous l'avez compris,
01:00:48les crypto-monnaies font partie du concept du Web 3.0
01:00:50ce nouveau marché
01:00:52est considéré comme la nouvelle ruée vers l'or.
01:00:54C'est le nouvel Eldorado
01:00:56pour toutes les nouvelles générations.
01:00:58Parce qu'en fait,
01:01:00on a une évolution
01:01:02technologique qui est
01:01:04en cours actuellement
01:01:06et cette révolution technologique
01:01:08apporte des nouvelles opportunités
01:01:10business, économiques
01:01:12pour notamment les nouvelles générations
01:01:14parce que les nouvelles générations ont grandi
01:01:18avec les nouvelles technologies
01:01:20les smartphones,
01:01:22les téléviseurs connectés,
01:01:24Internet, etc.
01:01:26Ils ont plus de facilité pour
01:01:28migrer
01:01:30vers ce Web 3.0
01:01:32vers cette évolution d'Internet.
01:01:34Ils ont plus de facilité parce qu'ils ont déjà
01:01:36les compétences, ils ont déjà
01:01:38l'expérience et donc c'est eux
01:01:40qui sont visés en première idée.
01:01:42On va dire que le Web 2.0, le Internet
01:01:44que l'on connait comme je vous l'ai dit,
01:01:46vous allez sur une page Web sur votre ordinateur
01:01:48l'image est en 2D.
01:01:50Le Web 3.0, vous avez une image
01:01:52qui peut être en 3D. Donc on rajoute
01:01:54la profondeur parce que c'est ça la différence
01:01:56entre la 2D et la 3D
01:01:58et en fait, on appelle ça
01:02:00dans le Web 3.0
01:02:02la métaverse. C'est très important.
01:02:04C'est le nouveau monde virtuel
01:02:06qui se développe. Et le parfait exemple
01:02:08c'est Facebook qui a racheté le mot
01:02:10méta. C'est pour ça que maintenant Facebook ne s'appelle plus
01:02:12Facebook, ça s'appelle méta.
01:02:14Pour essayer de s'inscrire dans cette nouvelle dynamique.
01:02:16Sauf que Facebook
01:02:18a tellement une mauvaise image
01:02:20qu'ils se sont plantés.
01:02:22Pour le moment ils se sont plantés
01:02:24parce qu'évidemment Zuckerberg,
01:02:26il n'a pas la confiance
01:02:28des communautés
01:02:30sur le Web 3.0.
01:02:32Pour l'instant il a racheté le nom, mais il n'a pas
01:02:34encore la légitimité.
01:02:36Pour les gens qui sont hors système,
01:02:38Zuckerberg c'est vente de données
01:02:40à la CIA. Il a mauvaise presse.
01:02:42Les gens n'ont pas confiance.
01:02:44On n'a pas envie de donner notre identité
01:02:46à un
01:02:48Mark Zuckerberg.
01:02:50Ça s'appelle l'économie
01:02:52virtuelle et
01:02:54elle est théorisée autour d'un concept.
01:02:56Le concept
01:02:58c'est le Web 3.0.
01:03:02Avant la monnaie était basée
01:03:04sur l'or.
01:03:06Les talons d'or.
01:03:08Maintenant il n'y a plus
01:03:10de limites que les gens fabriquent.
01:03:12C'est vrai aussi.
01:03:14Il y a autant d'argent qu'ils veulent.
01:03:16C'est vrai.
01:03:18Je crois qu'il y a
01:03:20l'inventeur
01:03:22qui a spéculé dessus
01:03:24qui s'est enrichi tout d'un coup.
01:03:26Il s'est retrouvé
01:03:28face
01:03:30aux réalités.
01:03:32C'est la question
01:03:34de richesses théoriques
01:03:36et richesses valeurs
01:03:38physiques et tangibles.
01:03:42Ça c'est la vraie question fondamentale.
01:03:44Je suis d'accord avec
01:03:46cette analyse
01:03:48parce qu'on est déjà
01:03:50à conscience de ça
01:03:52depuis les années 2000.
01:03:54Certains grands pays
01:03:56occidentaux, certaines grandes puissances mondiales
01:03:58ont changé
01:04:00de base de référence
01:04:02par rapport à leur politique monétaire.
01:04:04Ils ne sont plus basés
01:04:06sur leur réserve en or.
01:04:08Avant c'était les talons d'or.
01:04:10On ne pouvait pas produire
01:04:12plus de monnaie
01:04:16que l'équivalence
01:04:18que l'on pouvait avoir en or.
01:04:20Sauf que là c'est le contraire.
01:04:22Aujourd'hui,
01:04:24les pays ont mis en place
01:04:26des politiques monétaires
01:04:28très ambitieuses.
01:04:30Ils se sont dit qu'on a besoin d'argent
01:04:32pour financer le développement
01:04:34de nos économies.
01:04:36Ils ont fait sauter ce verrou là.
01:04:38Ils ont dit qu'ils ne se basaient plus
01:04:40uniquement sur
01:04:42les réserves d'or
01:04:44que nous avons.
01:04:46Aujourd'hui, il y a des autres
01:04:48normes qui ont été créées.
01:04:50Je ne sais pas exactement
01:04:52sur quoi ils se basent.
01:04:54Aujourd'hui, les Etats-Unis
01:04:56ont une dette colossale.
01:04:58Leur réserve en or
01:05:00ne couvre pas
01:05:02la totalité de leur dette.
01:05:04Ce n'est pas normal.
01:05:06Si on était resté sur une logique
01:05:08basée sur les talons d'or,
01:05:10les pays n'auraient pas pu
01:05:12être endettés
01:05:14tels qu'ils le sont
01:05:16aujourd'hui.
01:05:18C'est une vraie question.
01:05:20L'endettement des pays occidentaux
01:05:22est une question fondamentale
01:05:24parce que les pays occidentaux
01:05:26sont trop endettés
01:05:28par rapport aux BRICS.
01:05:30Les gens de nos générations
01:05:32qui sont sceptiques
01:05:34se disent que bientôt,
01:05:36on va être à un moment
01:05:38où les banques
01:05:40seront peut-être capables
01:05:42de prendre nos réserves,
01:05:44ce qu'il y a sur nos épargnes.
01:05:46C'est pour ça que les gens
01:05:48préfèrent miser sur la crypto-monnaie
01:05:50que se dire qu'on va laisser dormir
01:05:52notre argent dans les banques
01:05:54et se le faire accaparer
01:05:56comme ça peut arriver au Liban.
01:05:58Je peux mettre ça en crypto-monnaie
01:06:00parce que j'ai besoin de beaucoup d'argent.
01:06:02Oui, tu peux mettre ça en crypto-monnaie,
01:06:04on en discutera dans un second temps.
01:06:06Mais est-ce qu'il y a des spécialistes
01:06:08qui s'occupent seulement
01:06:10des personnes pour mettre
01:06:12crypto-monnaie ?
01:06:14On en parlera dans un second temps.
01:06:16Moi, je suis dedans déjà.
01:06:18Nous, on est dedans.
01:06:20Je préfère que monsieur Barthes
01:06:22s'occupe de la cinquantaine.
01:06:24Purement spéculatif,
01:06:26les choses.
01:06:28Et sur les modes d'expression,
01:06:30par exemple,
01:06:32j'ai du mal avec virtuel
01:06:34et donc,
01:06:36je préfère dématérialiser,
01:06:38totalement dématérialiser
01:06:40que virtuel.
01:06:42Bon, c'est une question
01:06:44de langage, de termes.
01:06:46Ah oui, d'accord.
01:06:48Et qui vient d'être évoqué,
01:06:50toujours un des principes
01:06:52de départ,
01:06:54c'est le pouvoir
01:06:56de battre monnaie,
01:06:58c'est-à-dire de créer
01:07:00de la monnaie
01:07:02et c'était le pouvoir central.
01:07:04Là, on pourra dire l'État
01:07:06suivant les régimes politiques,
01:07:08etc.
01:07:10Qui,
01:07:12et chaque pays,
01:07:14pouvait avoir,
01:07:16il y a eu longtemps,
01:07:18évidemment, la livre Sterling,
01:07:20une grande monnaie internationale,
01:07:22il y a eu le franc fort,
01:07:24en Afrique,
01:07:26on a le franc CFA
01:07:28qui pose
01:07:30beaucoup de questions, des problèmes,
01:07:32et les Américains,
01:07:34et là, vous savez sans doute mieux que moi
01:07:36les dates où on a dit,
01:07:38la référence en or,
01:07:40les talons or,
01:07:42la référence en or,
01:07:44parce qu'avant, c'était ça,
01:07:46c'était la Banque de France,
01:07:48c'était entassé,
01:07:50entassé.
01:07:52Petite parenthèse aussi,
01:07:54la guerre
01:07:5614-18, la première
01:07:58grande guerre,
01:08:00a fait qu'il y a eu des transferts
01:08:02d'argent énormes, en particulier
01:08:04de l'Europe, vers les États-Unis.
01:08:06Parce que
01:08:08il faut acheter des armes,
01:08:10etc.
01:08:12Et donc, les réserves
01:08:14en or qui diminuent,
01:08:16et les problèmes.
01:08:18Et à la suite
01:08:20de la
01:08:22première guerre, ce que
01:08:24tout le monde connaît, la fameuse crise
01:08:26de 1929,
01:08:28où en Allemagne,
01:08:30en particulier, on disait, moi j'avais
01:08:32comme tous les petits
01:08:34colliers
01:08:36la collection de timbres,
01:08:38et je voyais des timbres
01:08:40avec 10 milliards.
01:08:42Je me disais, c'est beaucoup
01:08:44quand même.
01:08:46Et mon père m'expliquait
01:08:48qu'en fait, 10 milliards, c'était
01:08:50rien du tout, etc.
01:08:52Tout ça pour dire qu'on a du mal
01:08:54à se représenter
01:08:56les choses.
01:08:58Et l'argent,
01:09:00évidemment, de manière générale,
01:09:02c'est une valeur d'abstraction,
01:09:04c'est-à-dire qu'on n'est plus dans l'économie
01:09:06d'échange, c'est-à-dire
01:09:08que lui, il produit
01:09:10du pétrole et moi je produis des
01:09:12biens, donc
01:09:14je prends son pétrole
01:09:16mais en échange je lui donne
01:09:18des autos
01:09:20ou des choses comme ça.
01:09:22Donc on est
01:09:24loin de tout ça, mais
01:09:26ça a existé.
01:09:28– Mais ça existe encore.
01:09:30– Et ça existe encore.
01:09:32C'est la monnaie, le billet de 50 euros
01:09:34qui représente l'euro,
01:09:36par exemple, et c'est formidable
01:09:38parce que quand on va
01:09:40dans les pays
01:09:42de Schengen,
01:09:44l'espace de l'euro,
01:09:46Italie,
01:09:48Allemagne, etc.,
01:09:50c'est pratique puisque c'est
01:09:52la même monnaie qu'ici,
01:09:54alors qu'avant on allait changer,
01:09:56payer l'échange, etc.
01:09:58Donc en soi, c'est très bien
01:10:00et ma question, c'était
01:10:02finalement sur
01:10:04le Brexit, parce que
01:10:06les pays Brexit,
01:10:08mais vous me corrigerez,
01:10:10c'était, bon,
01:10:12le dollar,
01:10:14il y avait même des,
01:10:16je ne sais plus quoi, le dollar européen,
01:10:18enfin bref, il n'y avait plus de dollar
01:10:20et tout le monde disait
01:10:22que ce n'est pas difficile pour l'Amérique d'être riche
01:10:24puisque c'est la prochaine monnaie.
01:10:26Donc le dollar est la monnaie de référence mondiale
01:10:28encore à l'heure actuelle, c'est-à-dire que
01:10:30tous les échanges qui ont lieu
01:10:32sur le marché des commodities, on appelle ça
01:10:34c'est le pétrole et le gaz, donc les matières premières,
01:10:36sont libellées en dollars, il faut le savoir.
01:10:38Et c'est pour ça qu'il y a, mais allez-y,
01:10:40je terminerai après, mais il y a
01:10:42une réflexion de fonds qui en croit actuellement
01:10:44et qui rejoint,
01:10:46mais juste pour terminer, en termes de conséquences,
01:10:48on a par exemple
01:10:50la guerre en Ukraine, parce qu'en fait, c'est lié
01:10:52à toutes ces réflexions qui sont en cours,
01:10:54le changement de
01:10:56l'ordre mondial,
01:10:58et vous avez les pays émergents
01:11:00qui viennent concurrencer les pays développés
01:11:02qui disposaient du monopole
01:11:04sur les échanges.
01:11:06Et voilà, alors là,
01:11:08vous allez pouvoir
01:11:10répondre justement
01:11:12parce que ces pays-là,
01:11:14après tout, la référence
01:11:16c'est le dollar, mais l'Amérique
01:11:18supposée
01:11:20perdre de sa
01:11:22de sa puissance
01:11:24et de sa richesse, parce qu'en même temps,
01:11:26c'était une évidence, en tout cas
01:11:28sur le plan militaire, c'est certain,
01:11:30il n'y a aucune discussion,
01:11:32il y a une puissance
01:11:34considérable, considérable,
01:11:36mais après tout,
01:11:38leur fameux dollar et tout,
01:11:40on est obligé de faire en dollars
01:11:42alors qu'on pourrait faire plus directement,
01:11:44et donc
01:11:46il y avait ce projet Brexit,
01:11:48et on imagine que la Chine,
01:11:50qui elle, a
01:11:52des intérêts,
01:11:5470% de la dette américaine
01:11:56est détenue par les Chinois.
01:11:58C'est pour ça qu'il y a une guerre aussi économique
01:12:00entre ces deux pays.
01:12:02On parlait même à un moment de Frexit,
01:12:04avec Asselineau,
01:12:06mais j'aimerais bien entendre un peu Tom,
01:12:08n'hésitez pas à prendre la parole, vous avez d'autres questions ?
01:12:10Garde sa monnaie, parce qu'ils vont se dire que c'est un levier de souveraineté.
01:12:12Voilà, en gros,
01:12:14symboliquement,
01:12:16c'est une expansion,
01:12:18souveraineté, indépendance,
01:12:20sauf que ça s'est retourné contre eux,
01:12:22parce qu'évidemment, comme d'habitude,
01:12:24ceux qui ont profité du Brexit,
01:12:26c'est les puissants,
01:12:28qui eux avaient double nationalité,
01:12:30et les prolétaires,
01:12:32c'est toujours ça,
01:12:34parce qu'en fait,
01:12:36il n'y a plus de subvention
01:12:38de l'Union Européenne,
01:12:40et l'Union Européenne subventionnait en premier lieu
01:12:42ces classes populaires-là,
01:12:44les agriculteurs, etc.
01:12:46Parce que,
01:12:48quand on prend la valeur des choses,
01:12:52il y a une valeur artificielle,
01:12:54et une valeur physique.
01:12:58Vous voyez ?
01:13:00Pour les gens,
01:13:02l'Afrique, par exemple, est riche
01:13:04en ressources naturelles.
01:13:06Tout ce qui est ressources naturelles,
01:13:08c'est de la valeur.
01:13:10Et tout ce qui est
01:13:12monnaie,
01:13:14actuellement, avec la spéculation
01:13:16et tout, c'est une valeur
01:13:18super artificielle.
01:13:22Sauf que la richesse naturelle,
01:13:24malheureusement, ce n'est pas la population
01:13:26qui en profite. Et c'est pour ça qu'il y a
01:13:28beaucoup de pays africains qui utilisent les crypto-monnaies.
01:13:30Oui, justement, parce que
01:13:32je veux dire que c'est entre
01:13:34valeur artificielle
01:13:36et valeur naturelle.
01:13:38Mais même dans le système
01:13:40normal, la valeur artificielle est valorisée
01:13:42parce qu'un candidat de télé-réalité
01:13:44va gagner plus d'argent qu'un ouvrier.
01:13:46Et pourtant,
01:13:48c'est une vraie valeur. Un ouvrier,
01:13:50un artisan, un boulanger,
01:13:52même un paysan. Quand on voit qu'un paysan
01:13:54gagne moins
01:13:56qu'un instagrameur ou une instagrameuse,
01:14:00on n'a même pas besoin d'aller jusqu'à là.
01:14:02Même ici, en France,
01:14:04on a ce problème-là.
01:14:06En fait, on vit vraiment dans un monde inversé.
01:14:08Je pense que, finalement, les crypto-monnaies
01:14:10sont le reflet de
01:14:12notre réalité, en fait.
01:14:14Des désordres de notre société actuelle.
01:14:16Voilà, c'est ça.
01:14:18S'il n'y avait pas ce chaos-là,
01:14:20il n'y aurait pas de crypto-monnaies.
01:14:22Parce que si l'Occident se bat
01:14:24pour
01:14:26garder
01:14:28les matières premières,
01:14:30c'est parce qu'il y a une raison.
01:14:32Exactement.
01:14:34Il y a une raison. Parce que toute l'Afrique
01:14:36est pleine de richesses.
01:14:38L'Afrique est riche.
01:14:40Naturellement.
01:14:42Et les Européens
01:14:44sont attirés par cette richesse-là.
01:14:46Et pas que.
01:14:48Les BRICS aussi.
01:14:50Mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas que...
01:14:52Principalement.
01:14:54Principalement.
01:14:56Les Américains
01:14:58poursuivent toujours la Razia.
01:15:00Ils sont allés aux
01:15:02États-Unis, ils ont pillé
01:15:04tout l'or.
01:15:06Les Amérindiens...
01:15:08Ah oui, à l'époque.
01:15:10Mais bon, maintenant encore sur le continent africain,
01:15:12il y a encore des pillages.
01:15:14Et pas que. Même culturel.
01:15:16Parce que même au niveau de la musique,
01:15:18même au niveau des cultures. Même Hollywood.
01:15:20Quand on voit des films comme
01:15:22Wakanda Forever, Black Panther,
01:15:24même là, il y a une réappropriation américaine
01:15:26des cultures africaines.
01:15:28Il y a tous ces rapports de force
01:15:30que vous évoquez.
01:15:32Ils sont déjà présents actuellement dans la société.
01:15:34On les voit déjà
01:15:36sous différents aspects.
01:15:38Non, on ne les voit pas
01:15:40parce que
01:15:42on ne les règle pas.
01:15:44Ah oui, c'est sûr. On vit avec.
01:15:46Oui, bien sûr.
01:15:48On s'accommode avec ça.
01:15:50On les accepte.
01:15:52Mais ce que les gens
01:15:54ne savent pas, c'est que la blockchain,
01:15:56toutes ces crypto-monnaies,
01:15:58niveau pollution,
01:16:00il y a beaucoup de pollution.
01:16:02Le fait de miner,
01:16:04ce qu'on appelle le minage,
01:16:06c'est de générer les crypto-monnaies.
01:16:08Tout ça, ça demande de l'électricité.
01:16:10Tout ça, ça génère de la pollution.
01:16:12C'est pour ça qu'il y a certains projets de crypto
01:16:14qui disent qu'ils veulent faire des crypto-monnaies
01:16:16écologiques.
01:16:18Même si c'est virtuel, il y a quand même
01:16:20des dégâts écologiques.
01:16:22Oui, parce que pour maintenir en condition opérationnelle
01:16:24tous ces systèmes,
01:16:26il faut de l'énergie,
01:16:28il faut de l'électricité, il faut des data centers.
01:16:30Il faut des cartes graphiques
01:16:32qui entretiennent des mémoires.
01:16:34Des cartes mémoires,
01:16:36des ordinateurs...
01:16:38Donc ça a une incidence.
01:16:40Et du coup,
01:16:42c'est ce qui fait que les cartes
01:16:44augmentent, les matériels informatiques
01:16:46augmentent.
01:16:48On pense que c'est virtuel,
01:16:50mais ça a plus de conséquences dans le monde réel
01:16:52que l'on le croit.
01:16:54Un dernier petit point, par contre,
01:16:56Todd Taylor a totalement raison.
01:16:58Je voulais dire tout à l'heure, pour terminer mon propos,
01:17:00en fait, on l'a évoqué,
01:17:02qu'on est dans la transition
01:17:04du monde réel vers le virtuel.
01:17:06On peut le dire, parce que nous, on parle maintenant
01:17:08des crypto-monnaies, on connaît ces sujets,
01:17:10et là, on est dans l'extrême.
01:17:12On est dans l'économie virtuelle.
01:17:14Et, juste une petite dernière question.
01:17:18Bien sûr.
01:17:20Je lis dans la presse,
01:17:22que l'or n'arrête pas de grimper.
01:17:24Bien sûr, bien sûr.
01:17:26Et je vous pose la question,
01:17:28messieurs, comment
01:17:30vous pouvez
01:17:32m'expliquer ça ?
01:17:34Parce que ça reste la valeur sûre.
01:17:36C'est la valeur refuge.
01:17:38C'est la valeur refuge qui ne bougera pas.
01:17:40Et dès qu'il y a le moindre événement
01:17:42macroéconomique
01:17:44problématique dans le monde,
01:17:46dès qu'on fait face à la moindre crise,
01:17:48tout le monde, en fait,
01:17:50se jette sur l'or.
01:17:52Parce que l'or, ça reste une valeur refuge.
01:17:54Et on a l'équivalent de l'or
01:17:56dans le monde des crypto-monnaies.
01:17:58C'est ce qu'on vous disait tout à l'heure.
01:18:00Mais, exactement,
01:18:02il n'a pas du tout
01:18:04la même attractivité que...
01:18:06Pourquoi ?
01:18:08Parce que,
01:18:10Don Taylor l'a évoqué,
01:18:12parce que ce sont des valeurs
01:18:14spéculatives, très spéculatives.
01:18:16Et ils ne sont nulles,
01:18:18mais il n'y a rien de réel.
01:18:20Non, parce qu'il y a quand même des choses.
01:18:22Vous allez voir que,
01:18:24dans quelques années,
01:18:26je pense que ça sera
01:18:28équivalent à l'or, parce que,
01:18:30déjà, il est limité.
01:18:32L'or, c'est réel ?
01:18:34Non, parce que ça, c'est une vraie réflexion.
01:18:36Après, je pense que tout est une question de croyance,
01:18:38parce que...
01:18:40Parce que c'est vraiment vrai,
01:18:42et moi, je vous rejoins,
01:18:44parce que c'est la vraie question qu'on a dans les crypto-monnaies.
01:18:46En fait, les vrais produits financiers
01:18:48sont adossés à un actif physique.
01:18:50Il faut toujours se rappeler
01:18:52de ses fondamentaux.
01:18:54Quand on parle de produits financiers,
01:18:56on fait toujours référence
01:18:58à un sous-jacent physique.
01:19:00Par exemple, quand on trade des commodities,
01:19:02c'est le pétrole, le gaz.
01:19:04D'ailleurs, quand vous achetez
01:19:06ces produits financiers, vous allez recevoir
01:19:08du pétrole ou du gaz. Vous voyez ?
01:19:10Il y a une transaction qui émane,
01:19:12mais c'est une...
01:19:14dont la finalité est physique.
01:19:16Même si ça commence par le virtuel
01:19:18sur les marchés financiers, ça se termine
01:19:20par une opération physique.
01:19:22Par une réception d'un produit physique.
01:19:24Et ça, dans les crypto-monnaies,
01:19:26on ne l'a pas. Et c'est pour ça que c'est
01:19:28une très grande différence.
01:19:29On ne l'a pas, mais c'est du code.
01:19:30Il y a quand même le code et la rareté.
01:19:32Oui, mais il n'y a pas
01:19:34d'actif sous-jacent physique.
01:19:36Et c'est pour ça que Todd Taylor l'évoque,
01:19:38que c'est très spéculatif, et c'est vrai.
01:19:40Après, il y a des gens qui jouent avec ça.
01:19:42C'est vrai que... Non, mais c'est sûr.
01:19:44Après, je pense que c'est une question
01:19:46de croyance. Qui mise là-dessus ?
01:19:48Surtout dans les jeunes.
01:19:50Qui va accéder à un Godot ?
01:19:52C'est plus facile d'accepter,
01:19:54d'avoir un Bitcoin qu'un Godot.
01:19:56Mais un Godot,
01:19:58c'était réel.
01:20:00Oui, mais après...
01:20:02Croire, ça ne suffit pas.
01:20:04Non, mais après...
01:20:06Il y a une vraie réflexion sur ça aussi.
01:20:08Si on a un Godot, on le met où ?
01:20:10On le découpe, on fait quoi ?
01:20:12Les gens aujourd'hui se disent, j'ai pas envie
01:20:14d'avoir de risque, je préfère aller dans le Bitcoin aussi.
01:20:16Donc on peut avoir les deux approches.
01:20:18Ce qui est bien avec le Bitcoin, c'est que
01:20:20en un claquement de doigt, je peux le convertir
01:20:22en dollar.
01:20:24Et il est sécurisé.
01:20:26Le lingot d'or, il va falloir que je le planque.
01:20:28C'est votre génération.
01:20:30Mais je pense que c'est la vôtre aussi.
01:20:32C'est votre futur aussi.
01:20:34Vous allez voir qu'on en parle.
01:20:36Il ne faut pas oublier aussi que
01:20:38ce système-là, il est tout jeune.
01:20:40Vous allez voir,
01:20:42dans 20-30 ans, ça sera évident.
01:20:44Ça deviendra la norme.
01:20:46Là, pour vous, c'est étrange, voire ridicule,
01:20:48mais dans 20-30 ans, ce sera évident.
01:20:50Là, il a bien résumé.
01:20:52C'est vraiment ça.
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