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  • il y a 15 minutes
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD et François Cocq, Analyste politique, enseignant et essayiste auteur de "Le piège de la démocratie minoritaire" aux éditions du Borrego

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##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-11-07##

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News
Transcription
00:04C'est parti pour votre grand débat face à face.
00:07Alors il y a toujours un problème parce que vous êtes obligés de commencer par l'un ou l'autre,
00:10mais il ne faut avantager personne, puisqu'en plus ça sera très équilibré.
00:13Allez, par ordre alphabétique, bonjour François Coq.
00:16Bonjour à tous.
00:17Analyste politique enseignant et essayiste, auteur de Le piège de la démocratie minoritaire aux éditions du Borégo.
00:23Bonjour Lucas Planavergne.
00:25Bonjour.
00:26Journaliste au JDD, messieurs, évidemment, grosse journée de mobilisation.
00:31Vous avez entendu notre question fil rouge.
00:34Nous sommes appuyés sur les témoignages des Gilets jaunes qui parlent de désobéissance civique.
00:40Est-ce bien raisonnable tout ça, François Coq ?
00:42En tout cas, les Gilets jaunes ont toujours fait montre de se nourrir de l'expérience de ce qui s
00:49'est passé auparavant.
00:50Et là, il voit bien que le mouvement tel qu'il est est peut-être en train de s'enquister
00:54un petit peu malgré tout.
00:55Dans ces méthodes d'action, que ce soit les journées un petit peu saute-mouton en semaine proposées par les
01:00syndicats,
01:01ou que ce soit même désormais les mobilisations du samedi, ces différents actes que nous connaissons depuis le 17 octobre,
01:06qui se sont transformés progressivement en forme de mobilisation aussi un petit peu syndicale,
01:10avec des cortèges assez encadrés, parfois sur les boulevards des Maréchaux à Paris,
01:13ou dans des lieux un petit peu extérieurs dans les grandes métropoles ou les préfectures régionales.
01:19Et donc, les Gilets jaunes disent que ces méthodes d'action, où on est un petit peu circonscrit sur les
01:25franges,
01:25ne permettent pas de faire passer le message comme nous avions su le faire en 2018.
01:29Et quel était-il ce message ?
01:31C'était de dire qu'il y a un hiatus de légitimité,
01:33entre la légitimité institutionnelle à l'époque de M. Macron, qui venait d'être élu,
01:37et puis une autre légitimité, la souveraineté populaire, qui doit être permanente et inaliénable.
01:41Et c'est pour ça qu'à l'époque, il se déployait en dehors des cadres établis,
01:45pour aller cibler les lieux de pouvoir notamment,
01:48et je crois que c'est ce qu'il préconise aujourd'hui à nouveau.
01:50J'entends bien ce que vous dites, et Lucas Planavergne aussi, les propos de François.
01:55Finalement, c'est comme si les syndicats n'existaient plus.
01:58Moi, j'ai un premier problème tout de même sur la dénomination de Gilets jaunes,
02:02parce qu'en réalité, là, on dit Gilets jaunes,
02:04parce qu'il suffit de se revendiquer Gilets jaunes, d'arborer un Gilet jaune pour se considérer Gilets jaunes.
02:08Mais moi, je constate, pour avoir fait des manifestations et pour regarder, pour suivre les événements qui se passent semaine
02:15après semaine,
02:16je ne vois pas les Gilets jaunes tels qu'on les concevait il y a plusieurs années.
02:21C'est-à-dire qu'on parlait d'une mobilisation populaire à travers la France, sur les ronds-points.
02:27Aujourd'hui, on voit que ce sont des mobilisations dans les centres-villes,
02:29avec, excusez-moi de le dire comme ça, mais les professionnels de la manifestation,
02:33ceux qui manifestent pour tous les sujets, tous les week-ends.
02:36Le côté populaire de la mobilisation, qui était le marqueur principal des Gilets jaunes, n'est plus là.
02:42Par ailleurs, j'ajoute que les Gilets jaunes, qui s'étaient organisés, justement, sans leader, sans visage,
02:50c'était une des revendications, d'ailleurs, qu'on ne veut pas que quelqu'un parle à leur place.
02:53Il y en avait eu, il y en avait eu, il y en avait eu, mais là, Ludovski, etc.
02:56Bien sûr, chacun de leur côté, mais finalement, qui n'avait pas la légitimité.
03:00Aujourd'hui, certains essayent à nouveau de se réapproprier.
03:05Bien sûr, bien sûr, et je l'ai écouté, et j'entends, et je rejoins l'analyse de François
03:10sur le mode d'action face à la préfecture, mais sur la dénomination de Gilets jaunes,
03:17je suis très sceptique, et effectivement, on voit quand même que ce sont des manifestations
03:21encadrées par les syndicats de plus en plus, et également appelées,
03:25et aujourd'hui, ce ne sera pas le cas, puisqu'il y a un meeting en parallèle,
03:27on en parlera peut-être, mais également organisé par la France insoumise.
03:31François Coq, d'accord sur ce regard sur les Gilets jaunes ?
03:36Il faut que ça prenne le temps, parce que finalement, à la première édition des Gilets jaunes,
03:40les leaders se sont dessinés au fur et à mesure.
03:43Je suis d'accord sur le fait que, pour l'instant, dans le mouvement tel que nous le connaissons
03:47depuis le 17 octobre, les Gilets jaunes sont les grands absents.
03:49Ils sont absents pour une simple et bonne raison, c'est qu'ils disent,
03:52en 2018, vous nous avez laissés seuls au milieu du guet,
03:55et vous n'êtes pas venus rejoindre le mouvement pour donner de la force,
03:58de la puissance, de la consistance à celui-ci.
04:00Les syndicats, vous parlez aux syndicats là ?
04:02Notamment, notamment les syndicats.
04:05Et donc aujourd'hui, ils restent en retrait, et c'est vrai que les Gilets jaunes
04:08sont très peu prégnants dans les mobilisations telles que nous les connaissons,
04:11que ce soit en semaine ou que ce soit le samedi.
04:13Cet acte 4 sera peut-être un moment de vérité pour savoir
04:16s'il y a autour ou non, justement, des Gilets jaunes,
04:19puisqu'ils appellent à reprendre, d'une certaine manière,
04:21les méthodes d'action qui ont été les leurs,
04:23et à se distinguer des cortèges tels qu'ils se préparent.
04:26On sent, Lucas, d'ailleurs, un peu de malaise chez les syndicalistes
04:30qui ont leur cortège aujourd'hui, par exemple à Paris,
04:33entre place de République et Nation.
04:36Ils leur disent, vous êtes les bienvenus,
04:38mais on a l'impression qu'ils ne les écoutent pas.
04:40Oui, mais bon, ça, c'est la force d'une mobilisation sociale,
04:44mais ce serait intéressant aujourd'hui,
04:45et précisément à Paris, d'observer la force de la mobilisation,
04:49puisque, comme je l'ai évoqué précédemment,
04:51il y a le meeting de la France Insoumise
04:53qui devrait rassembler des milliers de personnes en banlieue
04:55dans le même temps.
04:57Pour les non-franciliens, c'est à une quinzaine de kilomètres
05:00du centre de Paris, le bourget.
05:01Voilà, donc à priori, toutes les zouailles de Jean-Luc Mélenchon
05:04devraient être au bourget cet après-midi,
05:06et donc on verra si, en parallèle,
05:07il y a une mobilisation massive à Paris dans le même temps,
05:10ce qui montrerait au moins qu'au sein de ces cortèges,
05:14contrairement aux détracteurs, justement, de ces manifestations,
05:16il n'y aurait pas que des électeurs et des militants
05:19de la France Insoumise,
05:19mais aussi des Français de tout horizon.
05:22On verra le résultat de la mobilisation de cet après-midi.
05:24Ils se refusent de tout affichage politique,
05:26les gilets jaunes.
05:27Il y a des gens du Rassemblement National,
05:29de LFI, d'un peu partout.
05:30Tous ceux qui ont voulu jouer au petit jeu
05:32de les cataloguer dans un espace politique,
05:35de les circonscrire à un espace politique en 2018,
05:37en ont été pour leurs frais,
05:38et c'était l'une des forces du mouvement,
05:41et je crois que les gilets jaunes l'ont bien compris,
05:43et si aujourd'hui, ils reprennent la rue,
05:45c'est à voir, on attend et on le saura
05:47à la suite de cet acte,
05:49j'imagine qu'ils feront de même,
05:52plus encore dans un moment chaud politiquement,
05:55comme celui-ci, à quelques mois d'une élection présidentielle.
05:57Quand même, François Coq et Lucas Planaverne,
06:00vous êtes des observateurs privilégiés de la situation,
06:02le mouvement est en train de passer une étape.
06:05Au début, on a parlé de casseurs, d'étudiants,
06:08là, il y a la vraie question.
06:09Tout au long de la matinée,
06:10nous avons reçu des spécialistes,
06:12des commerces, des mutuelles, des assurances,
06:16la vie chère.
06:17Là, concrètement, il y a un mot d'ordre
06:19et un vrai besoin d'être entendu, Lucas.
06:22Oui, et vous l'évoquiez,
06:24c'est pour ça qu'il y a des appels désormais
06:26à la désobéissance civile.
06:27J'ai entendu les revendications,
06:31j'ai entendu les modes d'action.
06:33Maintenant, moi, je veux préciser quand même une chose
06:36en ce qui concerne la manifestation à Paris
06:38et dans les centres-villes.
06:39On ne peut pas pleurer,
06:41s'émouvoir à juste titre,
06:43le 17 octobre,
06:44quand on a des commerçants pillés,
06:46saccagés,
06:47voire agressés,
06:48pour certains,
06:49parce qu'on oublie de le dire,
06:50on parle souvent des biens qui ont été touchés,
06:52mais il y a aussi des personnes
06:53qui ont été touchées le 17 octobre
06:55et ensuite s'offusquées
06:56quand la préfecture,
06:58qui a failli ce jour-là,
07:01essaie aujourd'hui
07:02de mettre des choses en place
07:04pour que ça n'arrive plus.
07:05Donc, voilà,
07:06libre à eux, j'ai envie de dire,
07:07de faire de la désobéissance civile
07:09pour être davantage entendus.
07:11Mais malheureusement,
07:12j'ai peur que ce soit contre-productif pour eux
07:14parce qu'un mouvement comme celui-ci
07:16doit pouvoir embarquer
07:17le reste de la population avec lui.
07:18Et malheureusement,
07:19les commerçants de ces endroits,
07:20notamment à Paris,
07:21qui sont constamment les mêmes
07:22ou à subir les manifestations,
07:24je ne suis pas sûr
07:24qu'ils soutiennent le mouvement
07:25aujourd'hui.
07:27Vous venez de faire le petit lapsus
07:29alors désobéissance civile.
07:30Moi, j'ai fait ce matin
07:31le lapsus désobéissance physique
07:33et la question,
07:35c'est désobéissance civique,
07:38physique, civile.
07:38Non, c'est civique.
07:40Voilà.
07:40Et c'est très intéressant.
07:41Non, non, non, mais...
07:42J'imagine que du coup,
07:43la nuance est dans le côté civique.
07:45Elle serait plus légitime et contrôlée.
07:47J'imagine que désobéissance civile.
07:49Arrêtez-moi si je me trompe.
07:50Oui, non, mais en tout cas,
07:51tous ces lapsus que vous venez de faire
07:53et que j'ai fait ce matin
07:55sont très intéressants
07:56et révélateurs finalement
07:57de tout ce qu'il y a derrière.
07:58Les gilets jaunes doivent-ils opter
08:00pour la désobéissance civique ?
08:03C'est la question que nous vous posons
08:04sur la chaîne YouTube de Sud Radio,
08:07mais aussi sur les réseaux sociaux
08:09et évidemment au standard 0826 300 300.
08:14Vous intervenez.
08:14Jérémy vous attend.
08:16Vous allez rentrer dans le débat
08:18avec François Coq et Lucas Planavergne
08:20tout au long de cette matinée.
08:22Messieurs, nous revenons.
08:23Vous avez abordé le rendez-vous politique,
08:26notamment de Jean-Luc Mélenchon.
08:28Il va en être question dans un instant.
08:30Restez avec nous.
08:30Sud Radio, le grand matin week-end,
08:34Frédéric Brindel.
08:35Bienvenue à tous.
08:37Rappel des titres de l'actualité
08:38de ce samedi 7 novembre
08:41marqué par le mouvement social épisode 4.
08:43Une journée de mobilisation
08:45contre la vie chère dans toute la France.
08:47Partout dans le pays,
08:48la coordination des gilets jaunes
08:50et des organisations de jeunesse,
08:52voire même des syndicats,
08:53appellent à manifester,
08:54mais de nombreux centres-villes
08:56leur sont interdits.
08:57Un imposant dispositif de sécurité
08:59a été reconduit
09:00sur le territoire.
09:0170 000 policiers
09:02et gendarmes mobilisés.
09:04Laurent Nunez,
09:05le ministre de l'Intérieur,
09:06a déclaré hier
09:07lors de son point presse
09:08« Nous attendons les casseurs
09:10de pied ferme ».
09:11Et puis Jean-Luc Mélenchon
09:12en meeting au Bourget.
09:14Aujourd'hui,
09:14le candidat LFI
09:15à la présidentielle
09:16s'exprimera devant ses militants
09:18à 15h.
09:23Nous revenons évidemment
09:24sur cette actualité
09:25avec nos deux experts.
09:26Le débat du samedi,
09:28François Coq,
09:29analyste politique enseignant
09:30et essayiste auteur
09:31de « Le piège de la démocratie minoritaire »
09:34aux éditions Borégo
09:35et puis du Borégo.
09:37Et Lucas Planavergne,
09:38journaliste au JDD.
09:40Messieurs,
09:40nous avons devisé
09:41dans la première partie
09:43sur ce mouvement
09:44des Gilets jaunes,
09:44sur la capacité
09:45à mobiliser des syndicats.
09:47Parlons de la capacité
09:48à mobiliser
09:49de Jean-Luc Mélenchon.
09:50Qu'est-ce que ça dit
09:51aujourd'hui,
09:52cette organisation
09:53de meeting ?
09:54Vous, Lucas Planavergne,
09:56vous dites finalement
09:57que puisqu'ils sont mobilisés
09:59sur le meeting,
09:59on va voir
10:00s'ils ont autant d'aura
10:02que cela
10:03auprès des manifestants.
10:04On va voir en tout cas
10:05si, comme certains le disent,
10:07ces manifestations
10:07sont simplement
10:09cornerisées par LFI
10:10ou s'il y a
10:11un aspect davantage populaire
10:12dans la rue.
10:14Ce qui est sûr,
10:15c'est qu'au Bourget,
10:16Jean-Luc Mélenchon
10:17prévoit un meeting,
10:17un premier meeting
10:18d'envergure.
10:19Hier,
10:20le parti a dévoilé
10:21son programme
10:22dans un livre
10:23commercialisé
10:24au prix de 4,99 euros.
10:26C'est un carton.
10:27Ça a été un carton
10:28en précommande
10:29sur leur site internet
10:29pour avoir fait
10:30plusieurs librairies
10:31hier à Paris
10:32pour essayer de me le procurer.
10:33Je peux vous dire
10:34que c'était sold out
10:35dès le petit matin.
10:37J'imagine
10:38qu'il y aura
10:39des exemplaires
10:39vendus au meeting.
10:40Un meeting
10:41qui s'annonce
10:41comme une véritable
10:42démonstration de force
10:43avec pas loin
10:45de 15 000 militants
10:47attendus.
10:48Vous disiez
10:49que Jean-Luc Mélenchon
10:49prendra la parole
10:50à 15h.
10:50En réalité,
10:51il la prendra
10:52à 17h
10:52parce que dès 15h,
10:54il y aura tout un show,
10:55un spectacle immersif
10:56proposé par le passé.
10:58Les filles,
10:58vous avez proposé
10:59les spectacles
11:00avec des hologrammes.
11:01On verra aujourd'hui
11:02quelles innovations
11:04vont être dévoilées.
11:06Ce sera l'occasion
11:07de revenir sur un programme
11:08qui compte
11:08plus de 1000 mesures
11:10et qui est sans doute
11:11à ce stade
11:11de la campagne
11:12l'un des partis
11:13qui a dévoilé
11:14le plan le plus construit
11:17en vue de la présidentielle.
11:18François Coq,
11:19la période,
11:20celui qui en sort
11:21le plus grandit
11:23est Jean-Luc Mélenchon
11:24ou pas ?
11:25Il en sort renforcé
11:27sur son socle
11:28et c'est le calcul
11:29qu'il fait actuellement.
11:30Il ne se concentre pas
11:31sur la question
11:32du deuxième tour
11:32et sur la question
11:33de l'élargissement
11:34de son électorat
11:34mais il est encore
11:36dans cette temporalité
11:37où il doit nourrir
11:39son socle
11:39et pas forcément
11:41élargir son socle
11:42ce qu'il arrive
11:43à faire un tout petit peu
11:44mais le faire
11:45augmenter qualitativement.
11:47Et les événements
11:49du 17 octobre
11:50de ce point de vue-là
11:51l'ont servi.
11:52Tous ceux qui disaient
11:52que Jean-Luc Mélenchon
11:53allait payer l'addition
11:54du 17 octobre
11:55se sont trompés
11:56dans le sens où
11:57puisque nous sommes
11:58dans cette période
11:59de renforcement du socle
12:00et bien Jean-Luc Mélenchon
12:01en sort renforcé.
12:03Il en sort renforcé aussi
12:04parce qu'il faut bien reconnaître
12:05quoi qu'on pense
12:06derrière de sa ligne politique
12:08ou de ses idées
12:09qu'il mène une campagne
12:11qui est extrêmement réussie.
12:12Il innove à nouveau
12:14avec de nouveaux outils
12:15qu'il déploie sur le terrain
12:18et puis il fait
12:20ce qu'il nous a toujours
12:20habitués à faire
12:22c'est-à-dire que
12:22pour faire avancer ses idées
12:23il faut qu'à un moment donné
12:25on transforme les idées
12:26en force matérielle.
12:27Vous savez c'est ce qu'il fait
12:28régulièrement
12:29dans une campagne présidentielle
12:30toujours autour du 18 mars
12:31quand il fait des grands rassemblements
12:33de plus de 100 000 personnes
12:34à Bastille
12:35ou autour de la place
12:35de la République à Paris.
12:37Cette fois il le fait
12:38de manière régulière
12:38sur des grands meetings.
12:40Je note que c'est déjà
12:40le troisième grand meeting
12:42et que d'une certaine manière
12:43il est quasiment le seul
12:45peut-être avec Mme Le Pen
12:46mais sans doute
12:47encore un cran au-dessus
12:48de Mme Le Pen
12:49à pouvoir le faire
12:50à l'heure actuelle.
12:51Vous avez vu cette semaine
12:52le PC capitule
12:53et abandonne Fabien Roussel
12:55enfin en tout cas
12:55les députés communistes
12:57après le NPA
12:58de Philippe Poutou
12:59qui suit
13:00bref
13:00l'invisibilité
13:01de François Ruffin
13:02aussi dans les sondages
13:05il est en train
13:05de vampiriser tout le monde
13:07Jean-Luc Mélenchon.
13:08Il est en train
13:09de créer les conditions
13:11d'un ralliement forcé
13:13de l'ensemble
13:14de la gauche
13:15en gros
13:15ce qui est en train
13:16de se passer
13:16c'est avec Jean-Luc Mélenchon
13:18ou contre la gauche.
13:19C'est ce qui va se passer
13:20c'est ce qui s'est passé
13:21pour le parti communiste
13:22on sait déjà
13:23qu'au sein des écologistes
13:26une députée
13:27comme Sandrine Rousseau
13:28il y a plusieurs semaines déjà
13:29évoquait le fait
13:30la nécessité
13:31de devoir se rassembler
13:32derrière Mélenchon
13:33et dans le cadre
13:35d'un vote utile
13:36au premier tour
13:37on voit que c'est
13:38pardon
13:38c'est ce qui est en train
13:39de se dessiner
13:39et on voit mal
13:41comment
13:41on a encore vu
13:43Raphaël Glucksmann
13:45éjecter
13:45exfiltrer
13:47éjecter
13:48des mouvements sociaux
13:49jeudi dernier à Paris
13:50interdit de la manifestation
13:51aujourd'hui
13:52on évoque le nom
13:52de Raphaël Glucksmann
13:53dans une primaire
13:54du centre
13:55qui irait jusqu'à
13:56David Lissnard
13:57donc c'est la seule
13:58personnalité
13:59aujourd'hui
13:59si on le place
14:01à gauche
14:03qui a fait des scores
14:04dans les sondages
14:05assez conséquents
14:06pour pouvoir espérer
14:07seulement
14:07rivaliser avec
14:08Jean-Luc Mélenchon
14:09donc à moins
14:10qu'il y ait une figure
14:12christique à gauche
14:13qui émerge
14:14dans les prochaines semaines
14:15vous pensez
14:16que Glucksmann
14:17n'a plus sa place
14:18enfin il a sa place
14:19évidemment
14:20mais comprenez bien
14:20qu'il ne peut pas rivaliser
14:22c'est votre opinion aussi
14:23François Koch
14:23qu'il n'occupe plus
14:24le même espace
14:25l'espace de la gauche
14:26la centralité
14:27le leadership
14:27de la gauche
14:28sont désormais
14:30incontestablement occupés
14:31par Jean-Luc Mélenchon
14:32et pour vous
14:32ça ne peut pas bouger
14:33non
14:33puisque c'est lui
14:34qui oblige tout le monde
14:35à se positionner
14:36par rapport à lui
14:37voyez vous avez fait la liste
14:38le parti communiste
14:40aujourd'hui
14:40est obligé de se positionner
14:41par rapport à Jean-Luc Mélenchon
14:42puisque par exemple
14:43son groupe parlementaire
14:44le président de son groupe parlementaire
14:45et 8 autres députés
14:46je crois
14:46ont pris position
14:47ces 48 dernières heures
14:48pour Jean-Luc Mélenchon
14:50et seront au meeting
14:50du Bourget cet après-midi
14:52c'est la même chose
14:53chez les Verts
14:54qui vont être concassés
14:56dans un débat interne
14:58pour ou contre
14:59Jean-Luc Mélenchon
14:59finalement
15:00Raphaël Glucksmann
15:01est extérieur
15:02d'une certaine manière
15:02à cet espace là
15:04et Jean-Luc Mélenchon
15:05est en passe
15:05de nettoyer la table
15:06à gauche
15:07et ceux qui sont
15:08en passe d'être concassés
15:10comme je viens de le dire
15:10il va bien falloir
15:12que soit
15:13ils rentrent dans le rang
15:14derrière Jean-Luc Mélenchon
15:16soit qu'ils arrivent
15:16à proposer une alternative
15:17qui ne peut pas être
15:19au regard de leur électorat
15:20et de leurs militants
15:21celle de Raphaël Glucksmann
15:22et d'autant
15:23si je peux ajouter
15:24d'autant que là
15:24on parle des élus
15:25c'est-à-dire de personnes
15:27qui ont quand même
15:27des places
15:27des circonscriptions à garder
15:29il y a ça qui rentre en compte
15:30mais si on se regarde
15:31du côté des militants
15:32on sait très bien
15:33que chez un jeune militant socialiste
15:35il n'y a pas de grande différence
15:37avec un jeune militant insoumis
15:39et aujourd'hui
15:39quand on voit
15:40les rapports de force
15:41qui se décident
15:41ce n'est pas évident
15:42ce que vous dites
15:42c'est-à-dire
15:43qui sont dans les mêmes manifestations
15:45pour la Palestine
15:46les mêmes manifestations lycéennes
15:48en réalité
15:48c'est une histoire
15:49il n'y a surtout pas
15:50beaucoup de jeunes militants socialistes
15:51il n'y a pas de jeunes militants socialistes
15:54il est vrai
15:56vous êtes dur
15:58mais il en existe
15:59il en existe
15:59oui il est jeune
16:00avec Hollande
16:00qu'en pensent
16:01les auditeurs
16:02de Sud Radio
16:040826 300 300
16:05vous venez d'écouter
16:06François Coq
16:07Lucas Planavergne
16:08vous restez un petit peu
16:09avec nous
16:09parce que le débat est passionnant
16:11il y a deux choses
16:12il y a l'aspect politique finalement
16:13qui est inhérent au mouvement social
16:17qui est en train de se dessiner aujourd'hui
16:18grande journée de mobilisation
16:20vous en êtes peut-être
16:21appelez-nous au 0826 300 300
16:24vous êtes engagé pour cette lutte contre la vie chère
16:28c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon s'est engagé là-dessus
16:31depuis un petit bout de temps
16:32vous venez de faire le rapprochement
16:34mais alors le rôle du RN là-dedans
16:36est-ce que le RN s'éloigne
16:38de son électorat populaire ?
16:40autant de questions
16:41à laquelle vous répondez
16:420826 300 300
16:45Jérémy est au standard
16:46il vous écoute
16:48vous restez un petit peu
16:48Lucas et...
16:50avec plaisir
16:50bon d'accord
16:51et François
16:52Lucas et François
16:52à tout de suite
16:54Sud Radio
16:54le grand matin week-end
16:56Frédéric Bradel
16:58C'est l'heure du débat
16:59en cette journée de mobilisation
17:00tout ce qu'autre la vie chère
17:02en ce samedi 7 novembre
17:04les manifestations ne vont pas tarder à commencer
17:06les gilets jaunes sont sur le pont
17:07nous vous posons la question
17:09vous répondez au 0826 300 300
17:11les gilets jaunes doivent-ils opter
17:13pour la désobéissance civique ?
17:15nous en avons beaucoup parlé
17:16avec nos deux spécialistes
17:17François Coq
17:18analyste politique
17:19Lucas Planaver
17:20journaliste au JDD
17:22messieurs
17:23on va recevoir nos auditeurs
17:24qui nous appellent
17:25qui sont prêts
17:26juste un mot
17:27on a parlé donc
17:28du grand vainqueur
17:29selon vous
17:30de ces mouvements
17:31de ces dernières semaines
17:32Jean-Luc Mélenchon
17:33le RN alors
17:34il est en train de se
17:36de se couper
17:37de sa base populaire
17:39François Coq
17:40moi je pense qu'il y a effectivement
17:41deux vainqueurs
17:42de la séquence politique
17:43Jean-Luc Mélenchon
17:44sur son socle
17:45comme je vous l'ai expliqué
17:46et Marine Le Pen
17:47sur son élargissement
17:48voilà
17:48c'est pas le même objet
17:50alors bien sûr que
17:50la séquence nourrit aussi
17:52le socle du Rassemblement National
17:53mais c'est
17:54plus tant un enjeu
17:55au regard de ce qu'il représente
17:58aujourd'hui
17:59mais que sa capacité
18:00aujourd'hui
18:00à rassembler
18:01dans la perspective
18:02d'un deuxième tour
18:03qui est déjà
18:04ce vers quoi se projette
18:05le Rassemblement National
18:06sauf que par exemple
18:07sur la notion
18:07de désobéissance civique
18:09le RN est un petit peu
18:10plus circonspect
18:11Lucas Planavergne
18:11évidemment
18:12mais je pense qu'en réalité
18:13c'est dans la séquence
18:14c'est des épisodes différents
18:16qui ont servi
18:17à l'un et l'autre
18:18c'est-à-dire que
18:18pour le Rassemblement National
18:19c'est évidemment
18:20les émeutes
18:21et les réponses
18:22qu'il faut y apporter
18:23où en réalité
18:24Marine Le Pen
18:25et tout le Rassemblement National
18:26ont fait le service minimum
18:27parce que
18:28ils s'en sont servis
18:30comme
18:30voilà
18:31une
18:33enfin
18:34une
18:34comment dire
18:36que ça montre
18:37que tout ce qu'ils disent
18:38depuis des années
18:39se passe
18:40se réalise en France
18:41j'étais d'ailleurs
18:42présent au meeting
18:43du Rassemblement National
18:44à Orléans
18:44il y a quelques
18:46il y a deux semaines
18:47et ce sera intéressant
18:48de comparer
18:49avec le meeting
18:50de Jean-Luc Mélenchon
18:50de voir à ce stade
18:51de la campagne
18:52le rapport de force
18:53comment ils en sont
18:53il y avait un côté
18:54dans le meeting
18:55du Rassemblement National
18:57vu la séquence
18:58il y avait un côté
18:58très sécuritaire
18:59il y avait une crainte
19:00de débordement
19:02de potentiellement
19:02d'action violente
19:03ce qu'il n'y aura peut-être pas
19:04du côté de la France
19:05insoumise
19:05et la nuance est là
19:06finalement
19:07on va en parler
19:07avec nos auditeurs
19:08parce que
19:09tout le monde est d'accord
19:10à l'extrême droite
19:12à l'extrême gauche
19:12et puis peut-être
19:13plus généralement
19:14sur ce problème
19:15de la vie chère
19:16en revanche
19:17sur la notion
19:17de désobéissance civique
19:19pas forcément
19:20bonjour Olivier Demelin
19:23bonjour
19:23bonjour à tous
19:24bonjour Frédéric de Paris
19:27bonjour
19:27bonjour
19:28bonjour
19:28votre avis
19:30sur cette notion
19:31de désobéissance civique
19:33demandée par certains
19:34gilets jaunes
19:34notamment l'un de leurs leaders
19:36que nous recevions ce matin
19:37Benjamin Bolle
19:39c'est à vous Olivier
19:41alors en préambule
19:43je dirais que je suis
19:44totalement d'accord
19:44sur le constat
19:45la vie chère
19:46la difficulté
19:47pour tout le monde
19:48même les classes sociales
19:49supérieures
19:50que je fréquente
19:50qui disent que même
19:51pour eux aussi
19:52et même
19:53le niveau de vie
19:54descend et qui commence
19:55à le sentir fortement
19:56donc sur la
19:57sur la pauvreté
19:58la difficulté économique
20:00d'une grande partie
20:01du pays
20:01un million de gens
20:02qui ne mangent pas
20:02leur faim
20:03et 10 millions
20:03au seuil de pauvreté
20:04c'est une réalité totale
20:05donc c'est pas là dessus
20:06que je vais râler
20:08c'est plutôt sur le côté
20:09la forme de la chose
20:11nous on arrête
20:12de manifester
20:14le samedi
20:15et on arrête
20:16de vouloir absolument
20:17prendre la concorde
20:18ou alors on ne le fait
20:18qu'une seule fois
20:19et on recommence pas
20:21la semaine prochaine
20:21parce que si vous
20:23vous baladez dans le pays
20:23il n'y a pas que le week-end
20:25que l'activité économique
20:27s'arrête maintenant
20:27elle est arrêtée
20:28depuis trois semaines
20:29quand vous discutez
20:30avec des gens
20:30qui collectent la TVA
20:31quand vous discutez
20:32avec des restaurateurs
20:33avec des boulangers
20:34même des gens
20:35qui sont dans la santé
20:35vous disent
20:36non on a
20:37une baisse d'activité
20:40parce que
20:40le climat d'insécurité
20:43économique
20:43et le climat d'insécurité
20:45tout court
20:45dans les centres-villes
20:46fait que
20:46l'activité descend
20:47et ça
20:48ça va nous coûter
20:48à tous
20:49et notamment
20:50aux gens les plus pauvres
20:53des baisses
20:54de prestations
20:54effectivement
20:56et je pense
20:57que
20:57juste pour finir
20:58le problème
20:59de ce pays
20:59moi j'ai 60 ans
21:01c'est que
21:01de 0 à 18 ans
21:03quand j'ai passé le bac
21:04j'ai eu aucun cours
21:05d'économie
21:06donc on n'a pas
21:07de quoi
21:08prendre des décisions
21:09correctes
21:09quand on nous demande
21:10notre avis
21:10puisqu'on n'a pas
21:11de notion d'économie
21:12moi je vais vous dire
21:13un truc
21:14tous autant qu'on est
21:15on est noté
21:16pour que les gens
21:17qui ne travaillent pas
21:18reçoivent des prestations
21:19qui soient égales
21:20des fois même supérieures
21:21aux gens qui travaillent
21:22et bien on s'est fait avoir
21:23maintenant le coût social
21:24est beaucoup trop fort
21:25et on n'arrive plus à payer
21:26dans un monde en plus
21:27qui est en contraction économique
21:28parce qu'il y a une contraction
21:29des ressources
21:30et là on s'est fait avoir
21:31parce qu'on n'a pas fait
21:32les bons choix
21:32à mon sens
21:33bon alors
21:33vous mettez le doigt
21:35sur quelque chose d'important
21:36sur l'aspect économique
21:37juste un mot de notre expert
21:38François Coq
21:39d'un point de vue économique
21:40est-ce que
21:41les partis politiques
21:42eux-mêmes
21:43sont très clairs
21:43parce qu'on a l'impression
21:45que tout le monde
21:45est piése et poing lié
21:47tout le monde est piése et poing lié
21:49et notamment le gouvernement
21:50parce que ce que vient de dire
21:51votre auditeur
21:52est très juste
21:52le constat sur la vie chère
21:54est très largement partagé
21:56et donc la légitimité
21:57des revendications
21:58est aujourd'hui
21:59quasi universelle
22:00en France
22:01une récente enquête
22:02cette semaine
22:02disait que 88%
22:04vous entendez
22:0488% des français
22:06jugent les revendications
22:07sur le pouvoir d'achat
22:08légitimes
22:09ce qui veut dire que
22:10donc la sortie de crise
22:12aujourd'hui
22:12elle ne peut pas se faire
22:13sur le terrain sécuritaire
22:14pour arrêter les manifestations
22:15le samedi ou en semaine
22:16ou je ne sais quoi
22:17elle doit être absolument politique
22:19d'abord le gouvernement
22:20aurait pu s'éviter
22:21cette crise
22:22s'il avait agi en amont
22:23du 17 octobre
22:24puisque la revendication principale
22:25c'était le pouvoir d'achat
22:26il avait les moyens d'agir
22:27et on me dit
22:28les caisses sont vides
22:29mais il avait les moyens d'agir
22:30à moindre frais
22:30il aurait calmé
22:31la colère lycéenne
22:32en retirant
22:33ou en faisant un geste
22:34sur Parcoursup
22:35et sur la réforme Blanquer
22:36il aurait mis en place
22:37une TICPE
22:39c'est-à-dire une taxe flottante
22:40sur les carburants
22:40qui ne lui coûtait
22:41quasiment rien
22:42parce que
22:43les taux seraient plus bas
22:45mais par contre
22:46les volumes
22:47seraient plus importants
22:48donc ça ne lui coûtait
22:49quasiment rien
22:49il aurait pu faire des gestes
22:50et par dogmatisme
22:51il ne l'a pas fait
22:52alors
22:54désobéissance civique
22:55Frédéric
22:56de Paris
22:57votre point de vue
22:58là-dessus
22:58je le rappelle
22:59les gilets jaunes
23:00doivent-ils opter
23:01pour la désobéissance
23:02civique
23:03c'est la question
23:04vous nous appelez
23:04au 0 826 300 300
23:06vous êtes dans le débat
23:07avec nos experts
23:08Frédéric c'est à vous
23:10non moi
23:11je ne le crois pas
23:13je crois qu'il faut
23:14que les gilets jaunes
23:15se démarquent
23:17des autres manifestants
23:18que l'on voit actuellement
23:19tous les samedis
23:20et jeudi dernier également
23:23et qui reviennent
23:24à leurs origines
23:25parce que le mouvement
23:26à l'origine
23:26un mouvement tout à fait légitime
23:28la vie
23:28la vie en France
23:30est chère
23:31parce que les salaires
23:32depuis 40 ans
23:33n'augmentent pas
23:34les salaires français
23:36décrochent
23:37par rapport
23:38aux autres pays européens
23:40et à ceux de l'OCDE
23:41on a même des pays
23:43rentrés
23:44bien plus tardivement
23:45que nous dans l'Union Européenne
23:47qui nous rattrapent
23:48donc les gilets jaunes
23:50c'était un mouvement
23:51tout à fait légitime
23:52et fort bien accepté
23:54par l'ensemble
23:54de la population française
23:56il faudrait qu'ils reviennent
23:57à cette origine
23:58où ils se mettaient
23:58sur les ronds-points
23:59ils faisaient des sittings
24:00ils interpellaient
24:01leurs élus locaux
24:02qui sont leurs représentants
24:04les députés
24:05qui sont les représentants
24:06du POT
24:07pour les obliger
24:08à bouger
24:09c'est à eux
24:09de bouger
24:10et de
24:11comment dire
24:12de remettre
24:13la société en route
24:16pour imposer au gouvernement
24:18une politique
24:19qui vise
24:20à relancer
24:21la machine
24:22à relancer
24:22les salaires
24:24cette année
24:24ça va être encore
24:25catastrophique
24:26mais vous par exemple
24:27Frédéric
24:27vous nous appelez de Paris
24:29vous dites les ronds-points
24:30mais vous les voyez où
24:31parce que
24:31c'est quoi
24:32vous les imaginez
24:33les gilets jaunes
24:33aux portes de Paris
24:34plus que
24:35parce que
24:35la question c'est
24:36maintenant le centre-ville
24:37vous vous imagineriez
24:39ça comment
24:40les gilets jaunes
24:41à Paris
24:41on pourrait très bien
24:43avoir des gilets jaunes
24:43dans Paris
24:44comme les gilets jaunes
24:45étaient installés
24:46en province
24:47sur les actions routières
24:48on pourrait très bien
24:49sur les places principales
24:50parisiennes
24:51hormis la république
24:52qui est territoire
24:54réservé à l'extrême gauche
24:55et interdit
24:56à toute autre expression
24:58ils pourraient très bien
24:59s'installer
24:59et imposer
25:01aux hommes politiques
25:02de venir les voir
25:03et de discuter
25:04franchement avec eux
25:05mais en toute intelligence
25:06sans violence
25:07sans haine
25:08sans insultes
25:09ce qui n'est pas le cas actuellement
25:11de ce qui se passe
25:11tous les samedis
25:12parce que
25:13la désobéissance
25:14c'est bien
25:15quand on a 16-17 ans
25:17on est tous
25:18la désobéissance
25:19c'est sympa
25:20c'est marrant
25:20ça occupe les après-midi
25:22etc
25:22mais au bout d'un moment
25:24la désobéissance
25:25ça conduit au chaos
25:26et le chaos
25:28inéluctablement
25:28conduit dans le gouffre
25:30et quand on est dans le gouffre
25:32on a une chance sur deux
25:34que ce soit un dictateur
25:35qui se met en place
25:36une chance sur deux
25:37voire sur mille
25:38que ce soit un sauveur
25:39comme le général de Gaulle
25:40les générales de Gaulle
25:41il n'y en a pas
25:42on n'en a pas
25:42tous les gars de matin
25:43à tous les coins de rue
25:44et puis un général
25:47un général émerge
25:48d'une guerre
25:49et c'est ce qui s'est passé
25:50Lucas Planavergne
25:51une réaction sur
25:52finalement
25:53la carte prévisionnelle
25:54politique
25:55qui est en train
25:55de nous faire Frédéric
25:57mais moi je répète
25:58ce que j'ai dit tout à l'heure
25:59c'est à dire que malheureusement
26:00ou heureusement pour certains
26:01je pense que les gilets jaunes
26:02ne sont pas mobilisés
26:04là dans la rue
26:04et voilà encore une fois
26:05il ne suffit pas de porter
26:06un gilet jaune
26:07pour être gilet jaune
26:08il n'y a rien à voir
26:09avec la sociologie
26:10des gilets jaunes
26:11tel qu'on l'entend
26:11et d'ailleurs je noterais
26:12que le fait de récupérer
26:15l'appellation de gilet jaune
26:17puisque comme vous le disiez
26:18aujourd'hui c'est admis
26:19par tout le monde
26:19les gilets jaunes
26:20après avoir
26:20pendant un temps
26:21lorsqu'ils ont émergé
26:24été incompris
26:24parfois détestés
26:25c'est devenu une forme
26:26d'étendard
26:27pour l'ensemble
26:28des partis politiques
26:29et pour l'ensemble
26:29des français
26:30donc aujourd'hui
26:30ils sont récupérés
26:31parce que c'est vu
26:32comme le bon manifestant
26:33le gilet jaune
26:34et puis le manifestant
26:35que la police
26:36s'a injustement réprimé
26:38à l'époque
26:38et sauf qu'aujourd'hui
26:39ce ne sont pas des gilets jaunes
26:40et je voulais juste revenir
26:41sur ce que disait François
26:42tout à l'heure
26:43sur le fait que le gouvernement
26:45aurait pu agir
26:46pour prévenir
26:46toute cette séquence
26:48certes
26:49en revanche
26:49on voit que le gouvernement
26:50a apporté des réponses
26:51notamment aux lycéens
26:52sur Parcoursup par exemple
26:54sur les emplois du temps
26:55très vagues pour l'instant
26:55très vagues certes
26:57mais avec des revendications
26:58qui sont face
26:59à des revendications
27:00qui sont très vagues
27:00elles aussi
27:01et on voit que la mobilisation
27:02ne s'arrête pas
27:03parce que ce n'est pas
27:04qu'une question économique
27:05c'est aussi une question politique
27:06un rejet démocratique
27:08démocratique
27:08c'est ça le cœur du sujet
27:10même si on répond
27:10avec le portefeuille
27:11malheureusement
27:12je ne pense pas
27:12que ça n'éteigne la colère
27:13Samedi 7 novembre
27:15grande journée
27:16de mobilisation sociale
27:18contre la vie chère
27:19vous écoutez Sud Radio
27:20je remercie nos deux experts
27:21François Coq
27:22Lucas Planavergne
27:23qui ont débattu
27:24qui vous ont accompagné
27:26les auditeurs
27:26pour les premières
27:28réactions
27:29au 0826 300 300
27:31nous avons une question
27:32fil rouge
27:32les gilets jaunes
27:33doivent-ils opter
27:34pour la désobéissance civique
27:35vous appelez au 0826 300 300
27:38nous étions avec Frédéric
27:39et Olivier
27:40un petit mot de conclusion
27:41Olivier
27:41sur ce que vous venez d'entendre
27:43alors je suis entièrement
27:44d'accord sur ce que
27:45vous venez de dire
27:46à propos des gilets jaunes
27:47mais pour l'instant
27:47ce ne sont pas encore
27:48les gilets jaunes
27:49pour l'instant
27:49pourquoi vous demandez
27:50si Mélenchon
27:51tire son épingle du jeu
27:52parce que pour l'instant
27:53c'est Mélenchon
27:53comme on le mise
27:54qu'on aura vraiment
27:55les vrais gilets jaunes
27:56s'ils arrivent
27:57peut-être que vous aurez
27:58comme on a eu
27:59pour après le Bataclan
28:004 millions de gens dans la rue
28:01mais le dimanche
28:01parce que les mecs
28:02ils bossent d'abord
28:03merci
28:04merci beaucoup
28:05Olivier Frédéric
28:06qui était au standard
28:07au 0826 300 300
28:08sur Sud Radio
28:09vous nous appelez
28:10vous réagissez
28:11la question du jour
28:12qui sort vainqueur
28:13de ces mouvements sociaux
28:14que faut-il faire
28:15pour trouver des solutions
28:17contre cette vie chère
28:19vous êtes les bienvenus
28:20à tout de suite
28:20à tout de suite

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