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##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-

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News
Transcription
00:04Et ce matin, pour en parler sur Sud Radio, Lucas Panavère, journaliste au JDD. Bonjour Lucas.
00:08Bonjour Maxime, bonjour à tous.
00:09Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Et bonjour Paul Aziber.
00:12Bonjour Maxime.
00:13Spécialiste des questions de politique et des questions de communication, ça tombe bien.
00:17On est au cœur de ce qui nous préoccupe ce matin.
00:19Premier mot peut-être, comment vous avez regardé la prise de parole hier du ministre de la Justice, Gérald Darmanin,
00:25en direct du 20h de TF1.
00:26Je rappelle peut-être quelques éléments de langage, quelques mots qu'il a tenus.
00:29L'institution judiciaire n'a pas su protéger, cette petite fille, des dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l
00:36'État.
00:37C'est ce que j'ai constaté. Une gestion contraire aux consignes que j'avais pu proposer et que j
00:41'avais fait passer.
00:42Je proposerai évidemment à, dit Gérard Darmanin, des sanctions pour d'éventuelles défaillances et fautes professionnelles.
00:47Lucas Planavère.
00:48D'un point de vue politique, il est très rare de voir l'ensemble de l'exécutif employé de tels
00:54mots.
00:54Mais j'ai envie de vous dire, évidemment, que ça ne suffit pas.
00:58Aujourd'hui, la famille de cette fillette et puis les Français qui sont très largement choqués par cette affaire
01:05attendent qu'on leur explique comment ça a pu se produire et comment ça ne se reproduira plus.
01:09Mais absolument pas des excuses.
01:11En réalité, moi...
01:13Les excuses, ça ne suffit pas ?
01:14Non, mais ce n'est pas que ça ne suffit pas.
01:16Moi, ces excuses, en réalité, elles me gênent un petit peu.
01:18Parce que déjà, il y a beaucoup de drame en France, il y en a tous les jours et il
01:22y a de nombreuses familles qui n'ont pas le droit à des excuses.
01:25Et aujourd'hui, on voit que comme l'affaire a énormément pris médiatiquement, parce qu'on le sait, c'est
01:29une fillette, donc ça touche beaucoup les gens.
01:31Et bien, voilà, l'exécutif défile pour faire des excuses.
01:36En réalité, aujourd'hui, il faut qu'on identifie clairement les responsabilités de chacun.
01:40Et il faut qu'on arrête de venir s'excuser.
01:42La justice, en France, est défaillante.
01:44On le voit sur ce sujet, mais on le voit à longueur de semaines sur d'innombrables sujets.
01:49Je ne te laisse pas de parallèle, parce que ce n'est pas tout à fait la même chose.
01:52Mais n'empêche que quelques jours avant, on a eu les violences en marge du sacre du PSG.
01:57On a eu plus de 500 interpellés.
01:59On a eu trois personnes qui sont allées en prison.
02:01Ça aussi, ça montre les défaillances de la justice.
02:04On sait que les tribunaux croulent sous les dossiers, qu'il y a un manque de moyens énorme,
02:09qu'il manque également des places de prison.
02:12Très récemment, on a encore, et qui continue d'ailleurs,
02:14on a eu le scandale du périscolaire parisien,
02:16qui incarne aussi toutes ces défaillances,
02:19tout ce manque de considération des plaintes.
02:21En plus des défaillances judiciaires.
02:23Exactement.
02:23Et donc voilà, je pense qu'il n'est plus l'heure des excuses.
02:27Ce que vous soulignez d'un côté, Lucas Panaverne,
02:29c'est peut-être déjà les défaillances judiciaires dans tellement d'autres domaines,
02:33que ce soit pour les sacs du PSG, que ce soit pour d'autres violences.
02:36Tout à l'heure, on était avec un magistrat qui dressait un parallèle quand même avec l'affaire Elias.
02:39Ça avait choqué toute la France de par l'âge.
02:41Et un rapport avait été diligenté, public, et aucune sanction derrière.
02:45Et voilà, il a de neuf mois ce rapport de l'inspection générale.
02:48Et il prouvait déjà qu'il y avait d'innombrables défaillances.
02:52Et voilà, aujourd'hui on pourra refaire un rapport et on reparler dans neuf mois, malheureusement.
02:560,826, 300, 300, est-ce que les justices,
02:59enfin les justices, oui ça il en sera question des justices,
03:01mais est-ce que les excuses du ministre de la Justice, Gérald Darmanin,
03:04aux 20h de TF1 hier, sont suffisantes ?
03:06Est-ce qu'elles vous ont convaincu, ces excuses ?
03:08Ou est-ce que, comme d'autres déjà, vous auriez aimé que ce soit posé un moment sur un cointat,
03:12peut-être sur son propre bureau, la démission peut-être du ministre de la Justice ?
03:16On y reviendra.
03:17Paul Aziber, vous qui êtes spécialiste des questions politiques et des questions de communication,
03:20comment vous avez observé hier la prise de parole du ministre de la Justice aux 20h de TF1 ?
03:24Les excuses, je comprends totalement ce que nous dit Lucas,
03:29effectivement que les excuses sont peut-être pas suffisantes ou mal à point sur ce sujet.
03:37Cependant, elles ont un avantage considérable, que ce soit dans ce dossier,
03:43et surtout pour d'autres, c'est de mettre la lumière sur les dysfonctionnements au sein de la Justice.
03:48Déjà les reconnaître ?
03:50Déjà les reconnaître et les mettre en lumière.
03:53Cette affaire n'est pas symptomatique de tous les dysfonctionnements.
04:00Elle est symptomatique, bien sûr, d'un dysfonctionnement du continuum sécurité-justice,
04:04mais pas de ce qui a pu se passer lors des célébrations du PSG ou d'autres sujets.
04:11Donc ces excuses ont un gros avantage,
04:14et on peut voir cet avantage aux réactions qu'elles suicident.
04:17On a une levée de bouclier du syndicat de la magistrature,
04:20d'un certain nombre de magistrats,
04:23souvent d'un bord politique plus que de l'autre,
04:26vis-à-vis de ces excuses.
04:28Le simple fait, en réalité, ce que vous nous dites, Paul Asibert,
04:30que le ministre de la Justice aille devant une grande audience excusée
04:33et qu'il pointe déjà du doigt des défaillances qui paraissent évidentes,
04:35vous dites, le simple fait qu'il y ait de telles réactions de bouclier
04:38prouve qu'il y a eu des défaillances et du corporatisme.
04:40Ça prouve qu'il y a des défaillances, du corporatisme,
04:42et ça nous renforce dans l'idée aussi qu'à un moment donné,
04:45il y a peut-être une nécessité de rendre des comptes.
04:50La magistrature est...
04:52Alors, je ne sais pas si elle est majoritairement composée,
04:55mais dans ses réactions, on a l'impression d'avoir des ados
04:57qui refusent le rapport d'autorité.
05:00Pourtant, ils sont payés comme des fonctionnaires,
05:04ils doivent rendre des comptes.
05:05Il y a un conseil supérieur de la magistrature qui existe.
05:09Pour autant, quand il y a un dysfonctionnement,
05:10là où un IGPN va aller sanctionner les fonctionnaires de police,
05:14ils vont être jetés en pâture dans la presse,
05:18là où tous les autres corps doivent rendre des comptes,
05:20les magistrats...
05:21Une mensuétude vis-à-vis des magistrats.
05:22Une mensuétude, une omerta.
05:24Si vous voulez, la grande muette, ce n'est pas l'armée,
05:26c'est la magistrature.
05:27On n'a pas le nom des magistrats qui fautent.
05:31Ils ont peut-être une responsabilité morale,
05:34mais c'est bien peu de se regarder dans le miroir
05:38en se disant qu'ils ont fait une erreur
05:40quand il y a des victimes innocentes
05:42qui sont justement victimes d'erreurs judiciaires.
05:45La grande muette concernant les magistrats,
05:47vous évoquiez à l'instant, Lucas Planaverde,
05:49ce rapport Elias.
05:50Il faut se rappeler quand même de la détresse de la maman,
05:52des appels que la maman avait fait passer dans les médias.
05:56Elle avait voulu rencontrer, d'ailleurs,
05:57les magistrats qui avaient pris ces décisions
05:58pour qu'ils s'expliquent.
06:00Ça lui avait toujours été refusé.
06:01La grande muette, vous utiliseriez aussi ce mot,
06:04Lucas Planaverde ?
06:05Oui, je suis assez d'accord.
06:06Et évidemment, parce que vous l'évoquiez tout à l'heure, Maxime,
06:09à mon sens, il n'est pas question
06:10de poser sur la table
06:13une potentielle démission de Gérald Darmanin.
06:15Évidemment, cette affaire...
06:16Pour vous, ça paraît totalement de propos.
06:18Mais ça dépasse largement le cas de Gérald Darmanin.
06:20Les problèmes de la justice en France,
06:22ils sont systémiques.
06:23Ils ne datent pas de l'arrivée de Gérald Darmanin
06:26au mystère.
06:28Place Vendôme, pardon.
06:29Place Vendôme, absolument.
06:30On a très récemment un livre
06:33que je sais que vous avez lu, Maxime,
06:35du magistrat Marc Treviditch
06:37sur les défaillances de la justice.
06:38C'est sur un point crucial,
06:39notamment dans cette affaire,
06:41c'est sur à quel point l'État délaisse
06:43les mineurs en France,
06:45et notamment sur ce type de questions.
06:47On sait que la protection de l'enfance
06:49en France
06:51subit des carences énormes,
06:53aussi bien pour les enfants placés
06:55que pour les affaires
06:57liés aux violences sexuelles
06:58où on a encore beaucoup de mal
07:00à entendre la parole des jeunes
07:02où les affaires mettent des plombes
07:04à aboutir à quelque chose
07:05et ça conduit
07:07à ce qu'il y ait des récidivistes
07:09des jeunes qui sont dans la nature.
07:11Pardon, des violeurs
07:12qui sont dans la nature
07:13et qui peuvent causer des drames
07:16comme celui-ci.
07:17Donc voilà, ça dépense très largement
07:18le cas de Gérald Darmanin.
07:20Et on se posera la question,
07:21bien sûr aussi,
07:21en votre compagnie,
07:22amis auditeurs,
07:230826 300 300.
07:24On s'arrête sur cette prise de parole,
07:27il faut le dire,
07:28assez rare quand même
07:28d'un ministre de la Justice
07:29qui va aux 20h de TF1,
07:30plus grosse audience
07:31de la télévision à ce temps-ci
07:33pour s'excuser.
07:34Je rappelle ces mots quand même,
07:35je présente mes excuses
07:36au nom de la Justice
07:37parce qu'il faut le dire,
07:38l'institution judiciaire
07:39n'a pas su protéger
07:40cette petite fille.
07:41Les réactions,
07:41elles ont été très politiques aussi.
07:43Hier, Emmanuel Macron,
07:44le président de la République,
07:45a évoqué des dysfonctionnements
07:47inacceptables.
07:47Sébastien Lecornu,
07:48le Premier ministre,
07:49a parlé, en tout cas,
07:50de son sentiment
07:51en se disant particulièrement
07:53choqué par cette affaire.
07:54La question qu'on vous pose
07:55ce matin, notamment,
07:56est-ce que les excuses
07:56de Gérald Darmanin
07:57au nom de la Justice
07:58sont suffisantes ?
07:59Est-ce qu'elles vous ont convaincu ?
08:01Vous, amis auditeurs,
08:02venez prendre la parole
08:03sur ce sujet.
08:040826 300 300.
08:05Et après 9h,
08:06discussion exclusive
08:07avec vous,
08:08au standard,
08:09via le site Sud Radio,
08:10bien sûr,
08:10l'application et les réseaux sociaux.
08:12Quand on regarde
08:12l'enchaînement,
08:13parfois,
08:14des dysfonctionnements judiciaires,
08:15bien sûr,
08:16sur la mort de Liana,
08:17la Justice française
08:17est-elle malade ?
08:19Malade du manque de moyens ?
08:20Malade peut-être
08:21d'une justice
08:21qui ne sait pas suffisamment
08:22prendre en compte
08:23certaines urgences.
08:24Hier,
08:24beaucoup de témoignages
08:25après un divorce,
08:26après des difficultés
08:27rencontrées dans son intimité,
08:28à éloigner quelqu'un,
08:29à accélérer des procédures,
08:31à prendre en charge un enfant.
08:32Est-ce qu'on sait encore
08:32écouter un enfant aujourd'hui ?
08:34Est-ce que la justice
08:34sait encore le faire ?
08:35Beaucoup de ceux
08:36qui y avaient notamment
08:37enquêté au moment
08:37des affaires d'inceste
08:38qui étaient ressorties en France
08:39parlaient d'une incapacité
08:40de la justice
08:41à écouter l'enfant.
08:430826 300 300.
08:44Ce sera notre rendez-vous
08:44de 9h à 10h.
08:45La France au bout du fil.
08:47On dialoguera
08:47et on échangera
08:48en toute liberté
08:49comme on le sait faire
08:49sur Sud Radio.
08:50C'est le parler vrai.
08:51On marque une très courte page de pause
08:52et on revient dans quelques secondes.
08:53A tout de suite.
08:56Sud Radio,
08:57le grand matin week-end,
08:586h-10h,
09:00Maxime Liedot.
09:01Il est 8h50
09:01sur l'antenne de Sud Radio.
09:03On se pose cette question
09:04avec vous,
09:05amis auditeurs,
09:06les excuses du ministre
09:07de la justice hier
09:08à l'heure d'une forte audience
09:09quand même le 20h de TF1.
09:10Il s'est excusé,
09:11le ministre de la justice.
09:12Si vous ne l'avez pas entendu,
09:13je présente mes excuses
09:14au nom de la justice
09:15parce que l'institution judiciaire
09:17n'a pas su protéger
09:18cette petite fille.
09:19Il promet des sanctions.
09:20Il promet de rendre,
09:20bien sûr, public le rapport.
09:22Le rapport qui aura lieu,
09:24bien sûr,
09:24à la fin de cette enquête
09:26rendue sous 15 jours
09:27à promis le Premier ministre.
09:28Mais la question
09:29qu'on vous pose ce matin,
09:30est-ce que les excuses
09:31de Gérald Darmanin
09:31au nom de la justice
09:32sont-elles suffisantes ?
09:34Est-ce qu'elles vous ont convaincu ?
09:35Vous, amis auditeurs,
09:37on en parle avec
09:37Lucas Planaverne,
09:38journaliste au JDD
09:39et Paul Aziber,
09:40spécialiste des questions politiques
09:41et spécialiste
09:42des questions de communication.
09:43C'est vrai que
09:44beaucoup,
09:45en tout cas,
09:45notamment,
09:46tout à l'heure,
09:46on parlait éventuellement
09:47du corporatisme
09:48parce que quand le ministre
09:48de la justice
09:49parle de sanctions,
09:50derrière,
09:50il y a toujours
09:50une petite levée de bouclier.
09:52Mais beaucoup
09:53expliquent en réalité
09:54que le ministre
09:55peut-être de la justice
09:56aurait dû poser sa démission
09:57sur un comptable.
09:58Vous, à l'instant,
09:59avant qu'on se quitte,
10:01Lucas Planaverne,
10:01vous disiez,
10:02non, hors de question,
10:03c'est presque indécent
10:04comme demande
10:05parce qu'il ne peut pas
10:06en être responsable.
10:07Évidemment,
10:07c'est à lui
10:09qu'on va demander des comptes
10:10puisque ça relève
10:11de son ministère.
10:11mais évidemment
10:12qu'il n'en est pas responsable
10:13puisqu'encore une fois,
10:14ces problèmes de la justice,
10:16ça fait 40 ans
10:17qu'il y a des problèmes
10:17de la justice,
10:18si vous voulez.
10:18Ce n'est pas né
10:19sous Gérald Darmanin.
10:20Donc aujourd'hui,
10:21on peut voir le verre
10:23à moitié plein
10:24et se dire que,
10:25voilà,
10:25symboliquement,
10:26en tout cas,
10:26il va faire un geste
10:28et reconnaître
10:29ses carences de l'État.
10:31Moi,
10:32ce qui m'inquiète,
10:33c'est qu'on risque
10:35d'en rester au symbole.
10:36Et si, derrière,
10:38il n'y a pas, justement,
10:39de responsabilités
10:39qui sont déterminées,
10:41ces excuses,
10:42que ce soit
10:42de Gérald Darmanin
10:43ou même les propos
10:44d'Emmanuel Macron,
10:45il est très rare quand même
10:45que le président
10:48réagisse en ce moment
10:49à autre chose
10:50qu'à de l'international
10:50et là,
10:51à quand même
10:52ce qui relève
10:52d'un fait divers
10:53quand bien même
10:54c'est un drame
10:55pour l'ensemble du pays.
10:57Il est très rare
10:58et on risque
10:59de rester
10:59à un niveau
11:00de communication
11:01et c'est ça
11:02tout le problème.
11:03C'est un niveau
11:04de commentaire
11:04à se scandaliser
11:05à se démovoir
11:06mais pas agir.
11:07En tout cas,
11:07qu'on s'émeut moins,
11:10on communique moins
11:11et on agisse plus
11:12et on détermine davantage
11:14les responsabilités
11:14et surtout vite.
11:16Paul Aziber
11:17sur la question
11:18à un moment
11:18qui se pose
11:19quand même en tout cas
11:20beaucoup,
11:20je le vois,
11:21beaucoup d'avocats,
11:22beaucoup de syndicats
11:22de la magistrature
11:23disent en fait
11:23qu'il était le chef
11:24de l'administration
11:24quand on est face
11:25à de telles défaillances.
11:26Peut-être que
11:27ce n'est pas inenvisageable
11:27une démission.
11:29Pour réagir
11:30très rapidement
11:31à ce que dit
11:32Lucas Planavergne
11:33sur le fait
11:34que le président
11:34s'exprime,
11:35effectivement,
11:35c'est d'autant plus étonnant
11:36qu'on n'oublie pas
11:38que le camp présidentiel
11:40a perdu
11:41aux précédentes élections
11:42législatives
11:42même si le gouvernement
11:43actuel ressemble
11:44étrangement à celui
11:44qu'il y avait
11:45avant la défaite.
11:47Pour les excuses
11:48de Gérald Darmanin,
11:50je pense qu'il y aurait
11:51eu mille autres affaires
11:52pour lesquelles
11:53elles auraient été
11:54plus légitimes.
11:55Enfin, les excuses,
11:56pardon,
11:57concernant la démission.
11:58Il y a mille autres affaires
11:59dans lesquelles
12:00la démission
12:01aurait été
12:02plus légitime.
12:05Pour celle-ci,
12:06c'est une affaire
12:07gravissime,
12:08beaucoup d'émotions.
12:10C'est ce qui la rend
12:10difficile.
12:11Je pense,
12:12en termes de communication,
12:13qu'il a bien fait
12:14de faire ses excuses
12:15et qu'il a déclenché
12:16quelque chose
12:17et c'était
12:17la bonne position
12:18à adopter.
12:19Maintenant,
12:20il va falloir compter
12:20les points.
12:21Beaucoup,
12:22en tout cas,
12:22toute une partie
12:23du monde judiciaire
12:23regrette notamment
12:24que des sources
12:24gouvernementales,
12:25des sources judiciaires
12:26indiquent par exemple
12:27que la fameuse
12:27circulaire
12:28qui avait été demandée
12:28et qui avait été envoyée
12:30par Gérald Darmanin,
12:30celle de dire
12:31tout ce qui concerne
12:32les violences
12:33concernant...
12:33Il y a 59 des circulaires
12:34depuis six mois.
12:3559.
12:35Mais lui,
12:36il a dit,
12:36j'en ai envoyé trois
12:36concernant justement
12:37le fait de prioriser
12:38les affaires des enfants,
12:39les affaires des femmes
12:40en danger.
12:40et la circulaire pénale
12:41n'a pas été appliquée
12:42par la procureure.
12:42Beaucoup,
12:43on a l'impression déjà
12:44d'un lynchage
12:44avant même la fin
12:45de l'enquête.
12:46Il faut d'ailleurs rappeler
12:46que cette procureure
12:48Doche,
12:49elle est menacée
12:52notamment par énormément
12:53de harcèlement en ligne.
12:54La justice a dû porter plainte.
12:55Je vous propose
12:56qu'on aille faire un tour
12:56au standard 0 826 300 300.
12:58Bonjour Eric.
13:00Oui,
13:00bonjour.
13:01Merci beaucoup
13:02d'être avec nous ce matin.
13:03Comment vous regardez
13:04ce débat ?
13:04Est-ce que vous avez
13:06trouvé crédibles
13:06les excuses
13:07de Gérald Darmanin ?
13:08Est-ce qu'elles sont suffisantes ?
13:09Est-ce qu'elles sont convaincantes,
13:10Eric ?
13:10Écoutez,
13:11très franchement,
13:12les excuses du ministre,
13:13franchement,
13:13ce n'est pas le sujet.
13:15Parce que,
13:15bon,
13:16qu'il fasse des excuses,
13:17c'est logique
13:18vu sa fonction,
13:20mais honnêtement,
13:21il ne faut se mettre
13:21à la place des parents.
13:23C'est ça qui est important.
13:24Le reste,
13:25franchement,
13:25je vais être un peu trivial,
13:26mais on s'en fout.
13:29Qu'il ne fasse pas d'excuses,
13:30mais qu'il agisse.
13:31Oui,
13:31voilà.
13:32Mais de toute façon,
13:33lui-même,
13:33il n'est pas responsable.
13:34Ça fait au moins 20 ans
13:35que la justice
13:36allait mal gérer.
13:40Moi,
13:40je travaille un peu avec,
13:41alors c'est pour ça
13:42que ça tombe bien.
13:43Dans quel cas,
13:44vous avez affaire à la justice ?
13:45Est-ce que vous voyez,
13:46parce qu'il y a aussi
13:46beaucoup de réactions
13:47qui disent,
13:47mais enfin,
13:48considérer que ce qui se passe
13:49tragiquement,
13:50on va faire Liana,
13:51c'est de l'ordre
13:52de l'exceptionnel,
13:53c'est faux,
13:53c'est malheureusement
13:54la justice du quotidien.
13:55C'est faux,
13:55mais bien sûr,
13:56bien sûr.
13:56Je vais vous donner un exemple.
13:57Quand vous faites
13:58un dépôt de plainte,
13:59par exemple,
14:00sur,
14:03il va y avoir
14:04un numéro de procédure
14:05qui va être envoyé.
14:06Ce numéro de procédure
14:07va être enregistré,
14:09bien entendu.
14:10Une autre plainte,
14:10vous allez avoir
14:11un autre numéro de procédure
14:12avec les mêmes identités.
14:14D'accord ?
14:15Et pour appoutir
14:16après finalement
14:17à une plainte définitive,
14:19il va falloir raccorder
14:20l'ensemble
14:20de ces numéros de PV,
14:21vous vous rendez compte,
14:22pour après avoir
14:23l'historique complet
14:25d'une affaire.
14:26Dans le cas présent,
14:27moi,
14:28ce que je regrette,
14:29c'est que dès le départ,
14:31il aurait fallu surtout
14:32pour des crimes
14:32de ce style-là,
14:33les crimes sexuels
14:34sur des enfants,
14:35il faut être très fermes.
14:37Bon,
14:37il aurait fallu,
14:38il faudrait créer
14:39un fichier,
14:41ça existe déjà
14:42les fichiers
14:42de la conscience sexuelle,
14:43mais mettre...
14:44Mais là,
14:44c'est surtout,
14:45Eric,
14:45vous parlez de fichiers,
14:46ce qui existe
14:47et ce qui n'a visablement
14:47pas été consulté,
14:48c'est les fameux fichiers
14:49canopés, je crois,
14:50de la justice
14:50qui permettent de savoir
14:51s'il y a des enquêtes en cours,
14:53s'ils ont été concernés
14:54plus ou moins
14:54par des dossiers judiciaires.
14:55C'est vrai que quand on voit
14:56aujourd'hui
14:57que le suspect
14:58était quand même concerné
14:59par plus de six enquêtes
15:00depuis quelques années,
15:01ça n'est pas rassurant.
15:02Merci beaucoup,
15:02Eric,
15:03de nous avoir passé
15:03un coup de fil
15:04au 0826 300 300.
15:06Et bonjour,
15:06Carole.
15:08Merci beaucoup
15:09d'être avec nous ce matin
15:10sur Sud Radio,
15:10ma chère Carole.
15:11Est-ce que vous,
15:11les excuses de Darmanin
15:12vous ont convaincu ?
15:13Est-ce qu'elles sont suffisantes,
15:14les excuses du ministre
15:15de la Justice, Carole ?
15:16Bon,
15:18je pense qu'effectivement,
15:19comme dit
15:19l'auditeur précédent,
15:21ce n'est pas trop le sujet.
15:24Moi, je dis,
15:24au niveau de la justice,
15:26il y a un grand manquement
15:29effectivement
15:29par rapport
15:30à la parole des enfants
15:31mais aussi
15:32par rapport
15:32à la parole des femmes.
15:34Quand on voit
15:34que la femme,
15:35elle porte plainte
15:37une fois,
15:38deux fois,
15:38trois fois,
15:39qu'après,
15:40on dit à la personne,
15:42enfin,
15:42à son conjoint
15:42de ne pas venir
15:44près de chez elle,
15:45etc.,
15:45et que trois,
15:46quatre jours après,
15:46la personne,
15:47elle est morte,
15:48c'est la parole
15:50de l'enfant,
15:50la parole de la femme.
15:52Là,
15:52il y a un manquement
15:53mais incroyable
15:55et les excuses,
15:57oui,
15:57il faut arrêter
15:58de toujours critiquer,
15:59oui,
16:00les excuses,
16:00il a fait des excuses,
16:02il y en a qui n'en ont pas fait.
16:04Donc,
16:04vous dites d'une certaine manière
16:05quand même,
16:06merci M. Darmanin
16:07parce que contrairement à d'autres,
16:08vous regardez un minimum
16:09les responsabilités
16:10de votre administration en face.
16:12Oui,
16:12moi,
16:12je dis merci,
16:13bon,
16:14merci,
16:14peut-être pas merci
16:15mais en tout cas,
16:16vous avez bien fait.
16:18Oui,
16:19oui,
16:19oui,
16:20et effectivement,
16:21comme dit l'auditeur précédent,
16:23ça fait 20 ans
16:24donc qu'il prend au moins
16:27ses responsabilités
16:28aujourd'hui
16:28que d'autres n'ont pas fait
16:30et effectivement,
16:32il faut que ça s'arrête.
16:33Il faut taper du poing sur la table
16:34et ce qui sera intéressant,
16:35bien sûr,
16:35c'est de voir les conclusions du rapport.
16:37Merci beaucoup,
16:37ma chère Carole,
16:38d'avoir appelé le standard
16:39de Sud Radio
16:400826 300 300.
16:41D'ici quelques minutes,
16:42on consacre exclusivement
16:43cette antenne
16:44à votre écoute,
16:45amis auditeurs.
16:460826 300 300.
16:47Vous avez le site
16:48sudradio.fr,
16:48vous avez également
16:49les réseaux sociaux,
16:50bien sûr,
16:50le standard,
16:51je le répète,
16:520826 300 300.
16:53Est-ce que quand on voit
16:54la chaîne judiciaire,
16:55tous les manquements
16:55des gendarmes
16:56au processus extrêmement lent
16:58une fois que le dossier
16:59est dans la machine judiciaire,
17:01est-ce que notre justice
17:02est malade,
17:02malade du manque de moyens,
17:04malade de ne pas suffisamment
17:04accorder de temps
17:05ou de priorité
17:06à certains dossiers,
17:07malade aussi peut-être
17:08de cette incapacité
17:09à écouter la parole
17:11des victimes,
17:12que ce soit une femme en danger,
17:13que ce soit un enfant
17:14qui a été véritablement victime.
17:160826 300 300
17:17entre 9h et 10h,
17:18ce sera la France
17:19au bout du fil.
17:19Je vous remercie,
17:20Lucas Palin-Avergne,
17:20d'avoir été avec nous ce matin,
17:21un journaliste au JDD.
17:22Je voulais juste ajouter un point
17:24parce que là,
17:24on parle beaucoup de la justice,
17:25mais si on regarde plus loin,
17:27la question que pose aussi
17:28un drame comme celui-ci
17:29et tous les autres
17:30qui s'enchaînent,
17:30c'est est-ce qu'on peut
17:32encore avoir un enfant
17:33dans ce pays ?
17:34Est-ce que nos enfants
17:35peuvent encore être protégés
17:36dans ce pays ?
17:37Est-ce qu'ils ne risquent pas
17:38d'être retrouvés
17:39sur un terrain agricole,
17:41d'être plantés
17:42à la sortie de l'école,
17:43d'être attouchés
17:44quand ils sont au périscolaire ?
17:46On parle régulièrement
17:48du fait que les jeunes
17:49n'ont plus envie
17:49de faire des enfants,
17:50mais c'est vrai que
17:50quand on voit
17:51cet enchevêtre
17:52au monde fait d'hiver,
17:53ça fait peur.
17:54Et merci beaucoup
17:55Paul Asibert,
17:55spécialiste des questions politiques
17:56et des questions de communication,
17:58d'avoir apporté
17:59votre éclairage ce matin.
18:00Je n'ai rien ajouté
18:01sur les enfants.
18:02Oui, mais surtout
18:03que Lucas Palin-Avergne
18:03a offert ce qu'on appelle
18:04une bonne conclusion.
18:05Dans un instant,
18:06bien sûr,
18:06le point sur l'information.
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