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  • il y a 8 minutes
Les mobilisations de ces dernières années, et encore plus depuis la rentrée, replacent une nouvelle fois la question du maintien de l’ordre lors des manifestations au centre des débats. Le constat semble se répéter: les tensions entre police et manifestants ne font que s’aggraver et le bilan humain s'alourdit, autant du côté des manifestants que des forces de l’ordre

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Transcription
00:00Des manifestants éborgnés ou mutilés, des cortèges noyés sous un nuage de gaz lacrymogène,
00:05des commerces pillés ou encore des interpellations de masse.
00:09Ces images, on a encore pu les voir lors des manifestations du 17 octobre dernier
00:13et lors du mouvement lycéen.
00:15Le bilan de la journée du 17 octobre est un échec.
00:19Les mobilisations de ces dernières années et encore plus depuis la rentrée
00:23replacent la question du maintien de l'ordre lors des manifestations au centre des débats.
00:28Le constat semble se répéter, les tensions entre police et manifestants ne font que s'aggraver
00:34et le bilan humain s'alourdit autant du côté des forces de l'ordre que des manifestants.
00:39Pourtant, lorsque l'on observe nos voisins allemands, suédois ou britanniques, le contraste est saisissant.
00:46Eux aussi font face à des groupes violents, mais les images de chaos et de pillage que l'on a
00:51pu voir à Paris sont très rares.
00:53Autrefois décrit comme un modèle, sur quelles règles et quelles doctrines repose le maintien de l'ordre à la française
00:59?
01:00Pourquoi le dispositif sécuritaire semble-t-il inadapté depuis les années 2010 ?
01:05Rien qu'au moment des mobilisations de gilets jaunes, ce ne sont pas moins de 13 000 tirs de LBD
01:10qui ont été recensés.
01:11Et de leur côté, comment nos voisins européens gèrent-ils les individus violents, tout en limitant les affrontements ?
01:18La journée du 17 octobre illustre parfaitement le débat autour de la gestion des manifestations en France.
01:24Lors de ce samedi marqué par des manifestations contre la vie chère réunissant syndicats, étudiants, lycéens et gilets jaunes,
01:32le maintien de l'ordre a été dépassé.
01:34De nombreux commerces ont été pillés et vandalisés à Paris, Lyon ou encore Bordeaux.
01:39La mairie de Limoges a été incendiée, tout comme l'Office du tourisme de Lyon.
01:44Et la mairie de Marseille a été dégradée.
01:46Ces violences ont duré pour certaines pendant plusieurs heures, sans intervention immédiate des forces de l'ordre.
01:52Une commission d'enquête sur cette journée a même été ouverte par l'Assemblée nationale.
01:56Ce qui a surpris ce jour-là, et j'assume ce mot, d'un manque d'anticipation.
02:02Un manque d'anticipation qui est d'abord le mien.
02:05C'est de ne pas avoir vu que tous ces phénomènes qui avaient été prévus par les services de renseignement
02:11allaient se produire simultanément, de manière à faire éclater le dispositif policier.
02:17La question, toujours facile à poser à posteriori, restera pourquoi ne pas avoir mis en place,
02:21dès le 17 octobre, ce qui a été prévu le samedi 24.
02:24Par exemple, pourquoi ne pas avoir mobilisé plus de forces de l'ordre dès le 17 octobre ?
02:29J'assume de ne pas avoir rappelé sur leur congé les effectifs de police et de gendarmerie
02:34qui se trouvaient à ce moment-là déjà très éprouvés par de longues et intenses semaines de mobilisation
02:38sur le mouvement des lycéens durant lequel ils ont été d'ailleurs largement scrutés
02:43et la proportionnalité de leurs réponses mises en cause.
02:46Concernant le manque de réactivité par rapport au pillage des magasins,
02:55c'est vrai que ça a été dans des lieux assez identifiés,
02:58finalement relativement circonscrits à 2-3 quartiers dans Paris,
03:05sans doute qu'on avait un dispositif qui était axé sur la manifestation.
03:10Et il faut bien comprendre que les agents qui sont déployés dans ce genre de dispositif
03:15n'ont pas d'autonomie, ils ne peuvent pas prendre l'initiative,
03:19se dire qu'on va s'éloigner de 500 mètres de la place de la République
03:23pour aller dans les rues adjacentes parce qu'il y a des pillages là-bas.
03:26Il faut qu'un ordre ne soit donné.
03:27Ce qui a sans doute manqué le 17 octobre,
03:32c'est le déploiement d'une unité mobile d'antidélinquance
03:35comme les brigades d'antiquitalité.
03:37Il faut bien savoir que par essence, les forces de maintien de l'ordre sont peu mobiles.
03:44Ils portent des équipements très lourds, ils ne sont pas véhiculés,
03:48ils sont en formation, comment on dit, en pédestre.
03:54Leur job, ce n'est pas forcément de courir derrière des délinquants
03:57qui eux-mêmes sont en basket, cours vides, sont jeunes.
04:02Alors que d'un côté, le 17 octobre,
04:04des dégradations se poursuivaient en marge des manifestations,
04:07les forces de l'ordre ont été accusées d'utiliser massivement
04:11des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement
04:14pour disperser les cortèges.
04:16À Saint-Etienne, un manifestant a même eu la main arrachée
04:19par une grenade policière.
04:20Il fait partie des 83 enquêtes confiées à l'inspection générale
04:24de la police nationale et à son équivalent côté gendarmerie
04:27depuis le début du mouvement lycéen.
04:30Pour comprendre les difficultés actuelles,
04:33il faut d'abord regarder la théorie.
04:35En France, le maintien de l'ordre repose depuis les années 1960
04:38sur deux principes, la mise à distance
04:41et la gradation de la réponse policière.
04:44L'objectif est d'éviter au maximum le contact physique.
04:49La réponse doit être graduée.
04:51On utilise d'abord des sommations,
04:53puis des gaz lacrymogènes pour disperser
04:55et des armes comme les lanceurs de balles de défense.
04:58La force physique est donc l'ultime recours.
05:01Cette doctrine a été forgée après des épisodes tragiques
05:04comme les répressions meurtrières dans les années 1960.
05:08En plein milieu de la guerre d'Algérie,
05:10le 17 octobre 1961,
05:12des dizaines d'Algériens sont tués
05:15lors de manifestations au cœur de Paris.
05:17Quelques mois plus tard, le 8 février 1962,
05:21lors d'une manifestation contre la guerre d'Algérie
05:24et l'organisation d'extrême droite OAS,
05:279 personnes meurent et 250 sont blessées
05:29alors qu'elles tentaient de se réfugier
05:31dans la station de métro Charonne,
05:33dans le 11e arrondissement de Paris.
05:35La létalité du maintien de l'ordre en France
05:38a largement baissé à partir des années 1960.
05:42À partir de la décolonisation,
05:43on voit très clairement une baisse du nombre de morts
05:48lors des opérations de maintien de l'ordre.
05:50Et globalement, ce qui s'impose,
05:52c'est une doctrine qui est plutôt basée
05:54sur le maintien à distance,
05:55sur l'idée qu'il vaut mieux créer des zones tampons,
06:00créer un éloignement entre les manifestants
06:02et les forces de l'ordre,
06:04faire en sorte d'éloigner les manifestants
06:08d'éventuels éléments violents
06:11plutôt que d'aller au contact.
06:14Il y avait eu en 1968
06:16cette fameuse lettre du préfet de police de l'époque
06:18à ces troupes,
06:20leur disant en gros de faire preuve de retenue
06:23et de faire en sorte qu'aucun jeune,
06:26aucun étudiant ne reste sur le carreau.
06:28Et ça, ça a été la doctrine dominante en France
06:32pendant une bonne trentaine,
06:34voire une quarantaine d'années.
06:36Il y a un traumatisme dans l'histoire
06:37du maintien de l'ordre français
06:39relativement récent.
06:40C'est l'affaire Malikou Sekin en 1986.
06:43Il s'agissait à l'époque
06:45de manifestations étudiantes.
06:47Et ce jeune homme, Malikou Sekin,
06:50qui sortait d'un bar dans le sixième arrondissement,
06:54n'avait a priori en plus rien à voir
06:55avec les manifestations en question,
06:58a été passé à tabac par les voltigeurs
07:00de la préfecture de police
07:01et donc est décédé malheureusement
07:04des suites de ces blessures.
07:07Ce qui avait également conduit
07:12à des consignes de retenue
07:13dans les années suivantes.
07:15A partir des années 2010,
07:18le profil des manifestations évolue.
07:21Loi travail, gilets jaunes,
07:22réforme des retraites,
07:24les parcours ne sont plus toujours déclarés
07:26et les cortèges deviennent
07:27beaucoup plus mobiles.
07:29Les pouvoirs publics changent alors de stratégie
07:31et utilisent des nouveaux moyens technologiques.
07:34Pour anticiper les mouvements de foule imprévus,
07:36les forces de l'ordre utilisent désormais
07:39massivement les drones.
07:40Leurs images retransmises en direct
07:42dans les centres de contrôle des préfectures
07:44permettent de repérer la formation de groupes violents.
07:48Des unités d'intervention,
07:50comme les brigades anticriminalités,
07:52la BAC, sont aussi mobilisées.
07:54Des brigades motorisées,
07:56la Brave M, sont même créées à Paris en 2019
07:59au moment de la mobilisation des Gilets jaunes.
08:03Leur rôle n'est plus seulement de tenir une ligne,
08:06mais d'aller au contact pour interpeller rapidement.
08:08L'utilisation des lanceurs de balles de défense,
08:12les LBD,
08:13et des grenades de désencerclement
08:15s'intensifient alors
08:16et entraînent de nombreuses blessures graves.
08:18Ces lanceurs de balles sont très critiqués
08:20par une partie de l'échiquier politique
08:22et certaines ONG,
08:24comme Amnesty International,
08:25qui demandent sa suspension.
08:28Selon le chercheur Sébastien Rocher,
08:30spécialiste du maintien de l'ordre,
08:32la France est le pays européen
08:34qui compte le plus de mutilés
08:36à cause du LBD.
08:37Et d'après un recensement de l'AFP,
08:4023 personnes ont été éborgnées
08:41lors de la mobilisation des Gilets jaunes
08:43entre 2018 et 2019
08:45à la suite d'un tir de LBD.
08:48La difficulté de ces outils,
08:51comme le LBD40,
08:52donc le lanceur de balles de défense,
08:54ou la grenade de désencerclement
08:56ou la grenade assortissante,
08:57c'est que c'est entre guillemets
08:59plus précis que le gaz à la climon.
09:01Le gaz à la climon,
09:02vous lancez en fait une grenade lacrymogène,
09:04elle va exploser,
09:05et puis ensuite elle va se diffuser
09:06et le vent va la porter
09:07dans telle ou telle direction.
09:08Des gens vont être atteints
09:09par le nuage de lacrymogène
09:10alors qu'ils ne sont pour rien.
09:11Parfois ça peut dériver
09:12à des dizaines voire des centaines de mètres
09:14et vous pouvez être incommodé
09:15par un gaz à la climon.
09:16Le LBD40,
09:17il est censé atteindre une seule personne.
09:20La grenade de désencerclement,
09:21vous allez lancer ça à la main
09:22vers un groupe que vous considérez hostile.
09:24C'est pour disperser ce groupe.
09:26Donc l'idée c'est que
09:28c'est entre guillemets
09:29moins indiscriminé que le gaz à la climon.
09:32Le problème c'est que
09:33c'est beaucoup plus impactant.
09:35Le problème c'est que
09:35la grenade de désencerclement,
09:36elle envoie des éclats.
09:38Le problème du LBD40,
09:40c'est que c'est une munition
09:42qui est envoyée à environ 220 joules
09:44de puissance,
09:45sachant que pour élément de comparaison,
09:48un service en tennis à 200 km heure,
09:50c'est environ 90 joules.
09:51Donc vous prenez plus double
09:52d'une banne de tennis
09:54qui serait servie
09:56par un joueur professionnel.
09:57En plus des armes,
09:59ce sont aussi certaines tactiques
10:01de la police
10:01qui sont critiquées.
10:02La méthode de l'encerclement,
10:04que l'on appelle la NAS,
10:05et qui retient les manifestants
10:07dans un périmètre clos
10:08pendant plusieurs heures,
10:10a même dû être encadrée
10:11par une décision du Conseil d'État.
10:13La plus haute juridiction française
10:15a rappelé que cette technique
10:16porte atteinte à deux libertés fondamentales,
10:19celle d'aller et venir
10:21et la liberté de manifester.
10:23Pour l'utiliser,
10:24il faut que deux conditions soient remplies.
10:26Ça doit être la seule solution
10:28face à une situation d'urgence
10:29et elle doit viser à prévenir
10:31ou à faire cesser
10:32des violences graves et imminentes.
10:34Mais ce cadre repose tout de même
10:36sur l'interprétation
10:37et cette technique de la NAS
10:38est aujourd'hui massivement utilisée
10:41dans les manifestations.
10:42Par ailleurs,
10:43les interpellations massives
10:44se sont multipliées,
10:46débouchant sur la très grande majorité
10:48des cas sur une absence de poursuite.
10:50Des méthodes que les partis de gauche
10:52dénoncent comme une volonté
10:53d'étouffer les revendications.
10:55Alors comment font nos voisins européens
10:57pour gérer ces mêmes groupes radicaux ?
10:59En Allemagne, au Royaume-Uni
11:01ou encore en Suède,
11:03la priorité du maintien de l'ordre
11:05est donnée à la désescalade.
11:07Par exemple,
11:07la police allemande déploie
11:09des équipes anti-conflit
11:10pendant les manifestations.
11:11Il s'agit de policiers
11:12avec une tenue distinctive
11:14qui vont au contact de la foule
11:16pour dialoguer, informer
11:18et faire baisser la tension.
11:20En Suède,
11:21le même principe existe
11:22avec la police de dialogue.
11:23Mais ce n'est pas non plus la seule solution.
11:25Les forces de l'ordre de ces pays
11:27utilisent aussi la force
11:29lorsqu'il y a des violences.
11:30Plusieurs d'entre eux
11:31n'utilisent pas en revanche
11:32les armes intermédiaires
11:33comme les grenades lacrymogènes
11:35ou les LBD.
11:36Et quand c'est autorisé,
11:38ce n'est qu'en cas de nécessité absolue
11:40lorsque les agents
11:41sont directement pris à partie.
11:43Elles ne sont censées être utilisées
11:45que pour permettre aux forces de l'ordre
11:47de se dégager
11:48et non simplement
11:49pour disperser une manifestation
11:51au vu des risques
11:52de blessures graves
11:53et de mutilations
11:54qu'elles peuvent provoquer.
11:55De son côté,
11:56la France s'approprie
11:57timidement l'idée
11:58de la police de dialogue.
11:59Les autorités
12:00ont déployé en 2021
12:02des premières équipes
12:03de liaison
12:03et d'information
12:04dans certains cortèges.
12:06Pourquoi est-ce que la France
12:09a un petit peu de mal
12:10à aller dans cette direction-là ?
12:13J'ai envie de dire
12:14que c'est compliqué
12:16de faire bouger des institutions
12:17et en particulier
12:18dans des situations d'urgence.
12:22La France est quand même
12:23très régulièrement confrontée
12:25à des épisodes
12:27de protestation sociale,
12:29de manifestations,
12:30parfois des meutes.
12:34On gère de manière
12:35un peu permanente l'urgence
12:37et sans doute
12:38on ne prend pas le temps
12:41d'expérimenter
12:42un certain nombre
12:43d'innovations,
12:45de réformes.
12:48Et puis,
12:49il y a quelque chose
12:50qui est assez fortement
12:53ancré culturellement
12:55dans les forces de l'ordre
12:57en France,
12:57notamment dans les sphères dirigeantes,
13:00c'est cette idée
13:01qu'il faille être dissuasif,
13:04être plutôt dans l'escalade
13:06et que la démonstration de force
13:08a tendance à dissuader
13:10d'éventuelles violences,
13:11des actes de casse
13:13ou d'agression physique,
13:14par exemple,
13:15contre les forces de l'ordre.
13:17Récemment,
13:18des unités d'élite
13:19ont aussi été mobilisées
13:20pour du maintien de l'ordre,
13:22comme le 24 octobre.
13:23Lors des violences urbaines
13:24de 2023,
13:25après la mort de Naël,
13:26le gouvernement
13:27avait déjà fait appel
13:29au RAID,
13:30au GIGN
13:30et à la BRI,
13:31pour intervenir.
13:33Ces unités
13:33sont normalement formées
13:34pour le grand banditisme
13:36et l'antiterrorisme
13:37et pas vraiment
13:38pour la gestion de foule.
13:39Et ce déploiement
13:40a des conséquences directes.
13:42Début juillet 2023,
13:43à Marseille,
13:44un homme de 27 ans
13:46est mort
13:46en marge des émeutes
13:47après avoir reçu
13:48un tir de LBD
13:49lancé par des policiers
13:51du RAID.
13:51L'IGPN a été saisi
13:53et plusieurs policiers
13:54ont été mis en examen.
13:55A ce jour,
13:56l'affaire est toujours en cours.
13:58La réponse politique
13:59à ces débats
14:00sur le maintien de l'ordre
14:01diffère largement
14:03de chaque côté
14:04de l'échiquier politique.
14:05D'un côté,
14:06la droite
14:06et l'extrême droite
14:07plaident pour un durcissement
14:09de la réponse pénale.
14:10A l'appui de rapports parlementaires
14:12comme celui du Sénat
14:13publié mi-octobre,
14:15ces formations demandent
14:15d'alourdir les sanctions,
14:17par exemple en portant
14:18à trois ans
14:18la peine encourue
14:19pour participation
14:20à un groupement violent.
14:22Certains responsables
14:23réclament par ailleurs
14:24la tolérance zéro,
14:25l'interdiction
14:26de certains cortèges
14:27à haut risque
14:28et la mise en place
14:29de mesures d'exception.
14:30A l'inverse,
14:31la gauche et les écologistes
14:32dénoncent une dérive
14:34sécuritaire
14:34et portent des propositions
14:36de loi
14:36pour réformer
14:37la doctrine
14:38du maintien de l'ordre.
14:39Leur principale proposition
14:40consiste à interdire
14:42l'utilisation du LBD-40
14:43en opération
14:44de maintien de l'ordre
14:45et à proscrire les NAS.
14:46Ils souhaitent s'inspirer
14:47de certains modèles étrangers
14:49qui privilégient
14:49la désescalade
14:50et le dialogue
14:51en amont
14:52des tensions.
14:53Les syndicats de police
14:54s'opposent
14:55quant à eux
14:55fermement
14:56à la suppression
14:57de leur arsenal.
14:58Ils affirment
14:58que les armes intermédiaires
15:00constituent
15:00le seul rempart
15:01pour maintenir
15:02une distance de sécurité
15:03et éviter
15:04l'affrontement
15:05au corps à corps
15:05ou le recours
15:06à des armes à feu.
15:07Ils réfutent aussi
15:08l'idée
15:08d'une désescalade
15:09qu'ils estiment
15:10inapplicable
15:11face à des groupes violents
15:12tout en déplorant
15:14le fait
15:14de servir
15:15de fusible.
15:15Sous-titrage Société Radio-Canada
15:19Sous-titrage Société Radio-Canada
15:22Sous-titrage Société Radio-Canada
15:23...

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