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À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, Laurent Nuñez a annoncé un dispositif de sécurité mobilisant à nouveau "70.000 effectifs" demain. Les gilets jaunes ont maintenu leur rassemblement place de la Concorde et Sébastien Lecornu a annoncé réunir à Matignon les syndicats et le patronat le 9 novembre prochain.


Sébastien Chenu, député RN, était l'invité de Marc Fauvelle sur BFMTV ce 6 novembre.


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#politique #rn #manifestation #présidentielle 

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Transcription
00:00Poste Marine Le Pen qui a décidé de se consacrer à sa campagne présidentielle.
00:03– Sous-titrage, je ne la remplace pas.
00:04– Lui succéder, bonsoir M. Chenu, soyez bienvenue sur ce plateau.
00:07On parlait de ce qui se passe en ce moment en France.
00:10Hier, entre 600 000 et 1 600 000 manifestants,
00:14de nouveaux appels à manifester demain,
00:15et notamment des appels des Gilets jaunes
00:18qui ont prévu de manifester place de la Concorde à Paris
00:21en dépit de l'interdiction lancée par les préfectures.
00:23Est-ce que ça vous inquiète ?
00:24Ou est-ce que désormais, on a entendu vos critiques
00:27pendant plusieurs semaines sur Laurent Nunes,
00:28mais vous considérez que la situation est aujourd'hui sous contrôle ?
00:32– Je dirais que l'ordre est rétabli ponctuellement,
00:37mais l'ordre n'est pas assuré dans notre pays.
00:40La sécurité n'est pas assurée dans notre pays.
00:42Et ce qui m'inquiète, effectivement, c'est toujours la réponse du gouvernement.
00:45En tous les cas, ce que j'en ai vu,
00:47je me souviens d'un Laurent Nunes venant nous expliquer un peu piteusement
00:51qu'il y avait eu des ratés, qu'il s'était laissé déborder
00:55dans un grand pays comme la France,
00:57ce qu'un ministre de l'Intérieur vienne nous dire ça, montre que…
00:59– Ça n'arriverait pas avec le Rennes.
01:01Est-ce que vous pouvez dire ça avec certitude ?
01:02Ça ne serait pas arrivé.
01:03– Monsieur, en tous les cas, je ne sais pas si ça serait arrivé ou pas,
01:05mais nous n'aurions probablement pas géré les choses de la même façon,
01:09dans le sens où nous, ce que nous demandons depuis longtemps,
01:11c'est une anticipation qui s'appuie sur, effectivement,
01:15des moyens de renseignement, mais aussi une gestion des frontières.
01:18Je vous rappelle qu'on nous a dit que les Black Blocs venaient de pays étrangers,
01:21on ne nous l'a dit pas avant les manifestations,
01:23depuis très longtemps, on nous dit qu'ils viennent par centaines, etc.
01:26La gestion des frontières, on l'a vu pendant le Covid,
01:28elle peut se faire.
01:29Donc une anticipation…
01:30– Pardon, je reviens sur ce moment-là.
01:31Comment vous auriez bloqué les Black Blocs à la frontière ?
01:33– Comme on l'a fait pendant le Covid,
01:36on a repris le contrôle des frontières.
01:38Si vous vous souvenez, vous ne pouviez pas, moi qui suis nordiste,
01:40vous ne pouviez pas aller en Belgique, naturellement,
01:42vous aviez des contrôles aux frontières qui étaient très ponctuels.
01:44– Vous souhaitez qu'il y en ait en permanence ?
01:46– Non, je viens de vous dire ponctuellement.
01:48Ce jour-ci, c'est les jours autour de la manifestation,
01:50de façon à empêcher l'arrivée de Black Blocs étrangers.
01:53Les services de renseignement, visiblement,
01:55avaient été probablement défaillants,
01:57mais il y a également une doctrine probablement…
02:00Moi, je ne suis pas un praticien de la doctrine du maintien de l'ordre,
02:03je me garderais bien de donner des leçons en cela,
02:07mais une doctrine qu'il faut probablement faire évoluer et adapter,
02:10et puis évidemment, de l'autre côté, à l'autre bout de la chaîne.
02:12Et là, ce n'est pas le ministre de l'Intérieur qui est responsable,
02:15c'est adapter la réponse pénale.
02:17Moi, je serais très curieux, aujourd'hui,
02:20de savoir combien de personnes interpellées sont en prison,
02:26au moment où nous nous parlons,
02:27interpellées le 17 octobre lors des émeutes.
02:29Combien, aujourd'hui, il y en a en prison ?
02:31Probablement très peu.
02:32– Mais vous n'avez pas de chiffres.
02:34– J'aimerais le savoir, je le demande.
02:37Et d'ailleurs, le ministère de l'Intérieur devrait nous le communiquer.
02:38– Est-ce que vous soutenez,
02:41c'est un chenu, ce qui manifeste aujourd'hui,
02:43contre la vie chère, pour le pouvoir d'achat,
02:45ou est-ce que vous leur dites,
02:47ça ne sert à rien à six mois d'une élection ?
02:49– Ça ne sert jamais à rien,
02:51lorsqu'on est un Français qui souffre,
02:54qui a du mal à boucler les fins de mois,
02:55de se faire entendre.
02:56Moi, j'ai beaucoup de respect pour les gens
02:57qui viennent exprimer leur mécontentement,
03:00et on a un peu le sentiment
03:01que toutes les additions se payent en même temps.
03:04Les problématiques de pouvoir d'achat,
03:05ou les problématiques salariales,
03:07elles ne sont pas nouvelles dans notre pays.
03:09Là encore, on a l'impression
03:10que le gouvernement essaye de trouver des solutions à la va-vite.
03:14Ça fait dix ans qu'ils sont là.
03:15Aujourd'hui, il y a un chiffre qui est sorti,
03:16c'est le nombre record, encore, de défaillances d'entreprises.
03:19Et c'est le xième mois que le chiffre est record.
03:22Donc là encore, on voit bien que ce gouvernement
03:25n'a rien anticipé,
03:26et qu'à un moment, il se retrouve face à une crise
03:28dont il ne sait pas comment sortir.
03:30Ces défauts d'anticipation
03:31sont aussi des défauts d'écoute des Français.
03:34Est-ce que vous craignez une présidentielle
03:36qui se jouerait dans la rue ?
03:37C'est-à-dire des manifestations
03:38qui se répéteraient semaine après semaine
03:40jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.
03:44Est-ce que ça vous inquiète
03:45pour que les Français puissent voter sereinement dans six mois ?
03:47Moi, je pense que ce serait mieux
03:49qu'effectivement le gouvernement trouve les voies et moyens
03:51de pouvoir faire en sorte
03:53que la campagne se passe sereinement,
03:54s'il en fait de sa responsabilité.
03:56Nous, mais comme celle des candidats,
03:57nous, on va faire des propositions.
03:59Mais on le dit aux Français,
04:01tenez bon, six mois à tenir
04:03avant de pouvoir changer de direction politique.
04:06Le macronisme ne sera plus qu'un mauvais souvenir
04:08dans six mois.
04:10Ça, c'est une réalité.
04:11Maintenant, le temps du débat
04:13et de l'offre politique,
04:14il doit être évidemment le plus serein possible.
04:17Nous, on a des propositions à faire valoir.
04:18Marine Le Pen en a fait valoir dernièrement
04:20sur le logement
04:21ou sur le pouvoir d'achat depuis très longtemps.
04:24Mais moi, je me méfie des grenelles,
04:27des réunions.
04:28Vous savez, on a déjà eu les grands débats,
04:30les cahiers de doléances.
04:31Et tout ça n'a servi à rien.
04:33Donc ce gouvernement, en fait, depuis dix ans,
04:36n'écoute pas les Français,
04:37n'entend pas leurs souffrances
04:38et les a laissés à l'abandon très souvent.
04:40Est-ce qu'il est sain, Sébastien Chenuc,
04:43le second tour de l'élection présidentielle
04:45se déroule le dimanche 2 mai ?
04:46C'est-à-dire au lendemain des cortèges syndicaux
04:50qui rassemblent généralement beaucoup de monde,
04:51au lendemain également d'ailleurs
04:53de l'événement que l'ERN organise
04:56chaque année le 1er mai
04:57et dans une période où les médias ne peuvent pas,
05:01ils n'ont pas le droit, c'est la période de réserve,
05:03raconter ce qui se passe en France.
05:05Oui, c'est d'une perversion insoutenable
05:07que le président de la République
05:08ait mis le scrutin le 2 mai.
05:10Pour être honnête, il n'a pas beaucoup de dates possibles.
05:12Ben si, le suivant, le 9 mai par exemple,
05:15enfin, il pouvait être décalé, d'ailleurs rappelez-vous,
05:17Mitterrand était élu un 10 mai,
05:18Sarkozy je crois un 16 mai, enfin bon,
05:20c'est ce que vous demandez encore ?
05:22Aujourd'hui, la date n'est pas encore gravée dans le marbre.
05:24Non, on l'a dit,
05:26enfin, il faut un maximum de sérénité
05:28et puis vous savez très bien qu'on ne peut pas s'exprimer,
05:31vous avez dit que vous ne pouvez pas couvrir
05:32et on ne peut pas s'exprimer politiquement
05:34la veille d'un scrutin pour laisser les Français
05:35à leur propre réflexion.
05:37On va voir évidemment des cortèges,
05:39des gens qui appelleront à voter pour ou contre
05:42un ou une candidate.
05:44Tout ça n'est pas très sérieux.
05:45Il faut laisser les Français,
05:47la veille d'un premier tour,
05:49peser le pour et le contre de leur choix.
05:50Le souhait du RN, c'est qu'on décale
05:52le premier ou le second tour d'une semaine.
05:54On l'a exprimé,
05:54Emmanuel Macron nous a indiqué,
05:56a indiqué aux Français que non,
05:57il maintenait sa décision.
05:59Ce président de la République, sincèrement,
06:01on n'a jamais connu un président de la République
06:04qui ait si peu l'envie
06:08de calmer un pays,
06:09d'écouter un pays,
06:10de le rendre serein.
06:11C'est quand même un président de la République
06:13qui est à chaque fois appuyé
06:14sur la pédale d'accélérateur dans les problèmes.
06:17Vous nous avez dit il y a quelques instants,
06:18Sébastien Chenu,
06:19je ne crois pas au Grenelle.
06:20Ce n'est pas un Grenelle qui est organisé
06:22l'un des prochains,
06:22c'est une conférence sociale.
06:24C'est dans la terminologie
06:26des rendez-vous politiques.
06:28Et le gouvernement
06:30semble aujourd'hui prêt
06:31à faire un geste
06:32sur le niveau du SMIC.
06:34Je voudrais vous faire entendre
06:35ce que dit aujourd'hui
06:36Jean-Pierre Farandou,
06:37le ministre du Travail,
06:37sur le montant du coup de pouce.
06:41– L'idée, c'est de,
06:42vous voyez,
06:42il y a la barre des 1 500 euros nets.
06:44Voilà, on n'y est pas encore.
06:46On est à 1 477.
06:47L'objectif, c'est la convergence
06:48qui me paraît important.
06:49Si on arrive à avoir une convergence,
06:51je le redis,
06:52où on arrive à augmenter le SMIC,
06:54les minimas de branches
06:54et les salaires
06:55sans affecter l'emploi,
06:56c'est ça qui est mon objectif.
06:58– Il faut essayer de franchir
06:59la barre des 1 500 euros nets
07:01dès aujourd'hui,
07:01Jean-Pierre Farandou,
07:02alors que Sébastien Lecornu
07:03recevait le patronat aujourd'hui.
07:05Le SMIC, il est à 1 477,
07:08ce qui voudrait dire
07:09une grosse vingtaine d'euros,
07:11sachant qu'une partie,
07:12de toute façon,
07:12était une revalorisation automatique.
07:14Est-ce que vous dites
07:14que c'est mieux que rien
07:15ou il ne faut pas le faire ?
07:16– Alors, j'y viens.
07:17Il y avait une revalorisation automatique,
07:19vous venez de le dire.
07:20– De l'ordre de 1%
07:21au 1er janvier prochain
07:22qui serait avancé d'un mois.
07:23– Grosso modo, finalement,
07:24le SMIC augmenterait de 7 euros
07:26en plus de la revalorisation.
07:28Le gouvernement ferait
07:29un geste de 7 euros.
07:30Ils se sont mis, je vais vous dire,
07:32dans un corner, dans un coin
07:33qui est, à mon avis, une impasse.
07:36Pourquoi ?
07:37Parce que vous avez
07:37les milieux économiques
07:38qui vous disent,
07:38vu l'état de l'économie française,
07:41et ça ne s'améliore pas
07:42avec le bazar qui règne dans le pays,
07:44les dégradations de commerce, etc.,
07:46qui vous disent,
07:46notamment les PME en particulier,
07:48notre tissu de PME,
07:49qui nous disent,
07:50nous, on n'arrivera pas à le payer.
07:51On n'arrivera pas à assumer
07:53une augmentation du SMIC,
07:54ou alors, ça va créer de l'inflation,
07:56ou alors, ça va créer des licenciements.
07:58Donc, les milieux économiques
07:59sont assez mécontents.
08:01Les Français qui vont gagner
08:027 euros de plus
08:03qui sont au SMIC,
08:04ce n'est pas un geste exceptionnel,
08:067 euros.
08:06Moi, je crois qu'il faut sortir de ça
08:08en se bloquant,
08:09en arrêtant de se bloquer
08:10sur le SMIC.
08:11Il faut prendre en considération
08:12les travailleurs qui gagnent le SMIC,
08:14mais également les travailleurs
08:14qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC,
08:16parce que vous pouvez gagner
08:19plus que le SMIC
08:20sans être un Français très riche
08:21et travailler et augmenter les salaires.
08:23Nous, nous le proposons
08:24de 10% jusqu'au français
08:27qui gagne 3 fois le SMIC,
08:28avec, effectivement,
08:29une baisse,
08:30un gel des charges patronales.
08:31Sur le principe,
08:32j'essaie de comprendre
08:33le logiciel économique du RN.
08:36Marine Le Pen,
08:36qui a été interrogée hier
08:37sur la proposition de la CGT
08:39d'augmenter le SMIC
08:40de 10%,
08:41a eu cette phrase
08:43qui peut surprendre,
08:44elle dit
08:44on ne peut pas faire ça
08:45de manière coercitive
08:46parce que sinon,
08:46on change de régime,
08:47on rentre dans l'URSS.
08:50Et je ne suis absolument pas convaincu
08:51de l'efficacité de l'URSS.
08:53Augmenter le SMIC,
08:54c'est vivre en URSS.
08:56Imposer aux entreprises,
08:58aux PME en particulier,
08:59une augmentation du SMIC.
09:01Imposer,
09:01c'est ce que dit Marine Le Pen.
09:02Ça veut dire que Marine Le Pen,
09:03à l'Élysée,
09:04il n'y aura jamais
09:05de coups de pouce au SMIC
09:06au-delà de la revalorisation automatique.
09:09Il y aura une hausse des salaires,
09:10dont le SMIC,
09:11mais bien au-delà
09:12des gens qui sont au SMIC.
09:13Parce que d'ailleurs,
09:14pourquoi est-ce que des Français
09:15qui sont juste au-dessus du SMIC
09:16ne seraient pas aujourd'hui intéressés
09:19à avoir leur salaire augmenté ?
09:20Donc nous, ce que nous disons,
09:21c'est que nous embarquons
09:21les Français qui sont au SMIC,
09:23mais les Français qui sont
09:23jusqu'à trois fois le SMIC,
09:25dans une hausse des salaires
09:27de 10%.
09:27Et on veut,
09:28non pas contraindre,
09:30obliger,
09:31tabasser les entreprises
09:32qui les gens n'en peuvent plus,
09:33mais créer,
09:33à travers la baisse des charges,
09:35en tout cas le gel des charges patronales,
09:36créer le contexte,
09:37créer l'environnement,
09:39créer les possibilités
09:40aux entreprises de le faire,
09:42les accompagner
09:43dans cette hausse des salaires.
09:44Il y a une problématique
09:45de hausse des salaires,
09:46de salaires,
09:47dans notre pays.
09:48Mais le fait de s'enfermer
09:49dans une hausse du SMIC,
09:51c'est d'abord oublier
09:51beaucoup de Français
09:52qui ne sont pas au SMIC
09:53et qui ne sont quand même
09:53pas très riches
09:54et qui bossent beaucoup.
09:55Pourquoi est-ce qu'on les oublierait ?
09:56Généralement,
09:57les entreprises derrière
09:58sont un peu obligées
09:59de répercuter pour ceux
09:59qui gagnent un prix.
10:00Et puis, je vous le dis,
10:02les contraindre,
10:03écoutons ce que nous disent
10:04nos entreprises,
10:05écoutez ce que va vous dire
10:06votre commerçant du coin,
10:08votre boulanger,
10:09le boulanger de Tiant,
10:10dans ma circonscription,
10:12va me dire,
10:12écoutez,
10:13moi je vais donc augmenter,
10:15augmenter mes pains au chocolat,
10:16mes croissants,
10:17etc.
10:17Si c'est ça,
10:18parce que je ne peux pas
10:18ne pas payer davantage,
10:20je ne peux pas payer davantage
10:21mon employé
10:22si je n'augmente pas.
10:23Donc ça crée de l'inflation
10:24et ça ne permet
10:25à personne d'embaucher.
10:26Je voudrais vous entendre
10:27sur la CGT
10:28et sur ce que vous avez dit
10:29il y a quelques jours
10:30au sujet de la CGT.
10:31Vous avez menacé
10:31de couper les subventions publiques
10:34aux syndicats dirigés
10:35par Sophie Binet
10:36en cas de victoire.
10:37C'est quoi ?
10:37C'est une vengeance
10:38parce qu'elle a manifesté contre vous ?
10:39Ce n'est pas ça.
10:41Marine Le Pen a eu raison
10:41de me faire préciser les choses.
10:43Nous, ce que nous considérons,
10:44c'est qu'un appareil syndical,
10:46il ne doit pas procéder
10:48à des appels à voter
10:49au moment des élections.
10:50Ce n'est pas son boulot,
10:51a priori,
10:51puisqu'il touche des fonds publics
10:56et nous allons
10:57non pas lui couper les subventions
10:58mais le mettre au même régime
10:59que les partis politiques
11:00s'ils souhaitent faire de la politique.
11:01C'est-à-dire un contrôle
11:02de ses comptes
11:03par les organes
11:04qui aujourd'hui
11:04contrôlent les comptes
11:05des partis politiques.
11:06Donc vous pouvez rassurer Sophie Binet
11:07si Marine Le Pen arrive au pouvoir
11:08et que vous n'enlèverez pas
11:09un euro de subvention ?
11:10Les élus du Rassemblement national
11:12votent dans les régions
11:13ou dans les départements
11:15ou dans les communes
11:15les subventions aux syndicats.
11:17Ce qui nous heurte,
11:18c'est que de l'argent public
11:19soit utilisé par des associations
11:21et c'est là en fait
11:21où les syndicats
11:23ne sont pas des associations
11:25exactement comme les autres.
11:25Mais ce que vous dites
11:26c'est que la CGT
11:27est devenue un parti politique ?
11:28Souvent, Mme Binet
11:30j'ai l'impression
11:30qu'elle est une roue de secours
11:32de LFI
11:32qu'elle fait de la politique
11:33qu'elle donne des brevets
11:34qu'elle dit pour qui il faut voter
11:35pour qui il ne faut pas voter.
11:37Il est arrivé régulièrement
11:38Sébastien Chenouk
11:38la CFDT
11:40se mette en travers
11:40de votre chemin
11:41appelle clairement
11:42à ne pas voter pour vous
11:43voire à voter
11:43donc la CFDT
11:44est aussi pour vous
11:45un parti politique.
11:46Ce n'est pas leur rôle
11:46mais ils seront traités
11:47comme des associations
11:48qui font de la politique
11:50c'est-à-dire avec un contrôle
11:51évidemment de leur compte
11:52comme le sont les partis politiques
11:53mais ce n'est pas leur rôle
11:55le rôle c'est de défendre
11:56les travailleurs
11:57c'est de faire de la politique
11:58j'ai à dire avec un grand P
11:59de regarder les enjeux
12:00de notre société
12:00ce n'est pas de dire
12:01aux électeurs
12:02ou à leurs adhérents
12:03plutôt pour qui ils doivent voter
12:04d'ailleurs je rassure
12:05Mme Binet
12:05il y a beaucoup d'adhérents
12:07et je les remercie
12:08de la CGT
12:09qui votent pour le Rassemblement National
12:11je les connais
12:12je les remercie
12:13un syndicat qui appellerait
12:14à voter pour le RN
12:15serait soumis aux mêmes
12:16nouvelles conditions
12:17aux conditions
12:18que je vous ai indiquées
12:19contrôle des comptes
12:20contrôle des comptes etc
12:21c'est pas
12:22on a connu des sanctions
12:24plus dures quand même
12:25mais c'est normal
12:26quand vous faites de la politique
12:27quand vous distribuez
12:28des tracts politiques
12:28en disant faut voter
12:29pour l'un ou pour l'autre
12:30vous devez quand même
12:31rendre des comptes
12:32puisque vous touchez
12:32de l'argent public
12:33c'est ça la réalité
12:34c'est parce que derrière
12:35il y a des subventions publiques
12:36c'est à dire que c'est
12:36l'argent de tous les français
12:37c'est le vôtre le mien
12:38et donc nous on considère
12:39qu'il faut évidemment
12:40dans ces cas là
12:41être contrôlé
12:43mais encore une fois
12:44on a besoin des syndicats
12:46dans une vie démocratique
12:47moi j'ai aucun problème
12:48et je trouve même
12:48qu'on n'a pas assez de français
12:50qui sont syndiqués
12:50parce que quand vous avez
12:51des syndicats qui sont robustes
12:53qui sont forts
12:53vous avez des interlocuteurs
12:54qui sont crédibles
12:55mais en revanche
12:56on a besoin des syndicats
12:57qui défendent les travailleurs
12:58ça fait bien longtemps
12:59que madame Binet
12:59elle défend tout
13:00sauf les travailleurs
13:01Edouard Philippe
13:03ça tire les foudres
13:04d'une partie de la gauche
13:06pour avoir donné
13:08pour avoir expliqué
13:09que selon lui
13:10parmi les pilleurs
13:11du 17 octobre
13:12il y avait
13:12je vais le citer
13:13une surreprésentation
13:15des français
13:15issus de l'immigration
13:16parmi les casseurs
13:19faites-vous
13:19la même analyse
13:20que lui
13:21estimez-vous
13:22que c'est une faute
13:22de sa part
13:23moi j'ai regardé
13:23les chiffres
13:24du ministère
13:24de l'intérieur
13:25sur les personnes
13:26qui ont été interpellées
13:28ce jour-là
13:29lors des émeutes
13:30du 17 octobre
13:30puisqu'on va prendre
13:31le jour
13:31il y a eu
13:31les plus grosses émeutes
13:3330% des interpellés
13:35étaient de nationalité
13:36étrangère
13:37tout à fait
13:37alors je peux préciser
13:39le chiffre
13:39oui bien sûr
13:40j'ai aussi regardé
13:41parce que c'est un sujet
13:41inflammable
13:42ces derniers jours
13:43le seul chiffre
13:44dont on dispose
13:44clairement
13:45parmi les 186 personnes
13:48186 incarcérées
13:49pour des faits
13:50le 17 octobre
13:5170% françaises
13:52vous avez raison
13:5330% étrangères
13:53il n'est à aucun moment
13:55question des français
13:56issus de l'immigration
13:57c'est parce que j'ai dit d'ailleurs
13:58et c'était les propos
13:59d'Edouard Philippe
13:59qui lui sont reprochés
14:00les français issus
14:01de l'immigration
14:01c'est pour ça que
14:02monsieur Philippe
14:03en fait
14:04se prend les pieds
14:04dans le tapis
14:05dans le sens où
14:05il ne sait pas
14:06ce qu'il raconte
14:07moi je sais ce que je raconte
14:08je vous dis
14:09il y avait 30%
14:09des interpellés
14:11qui sont de nationalité
14:12étrangère
14:13après
14:13qu'il y ait des français
14:14qui soient d'origine immigrée
14:16ou d'origine de Bretagne
14:18etc
14:18c'est un autre débat
14:19mais monsieur Philippe
14:20confond tout
14:21et moi je crois que
14:22c'est là où ça se voit
14:23que ces gens-là
14:25ne savent pas aborder
14:26le problème de l'immigration
14:27et qu'ils confondent tout
14:28moi je pense qu'on a
14:29un problème d'immigration
14:30parce qu'il y a des gens
14:30qui sont des non-nationaux
14:31et qui se comportent très mal
14:33dans notre pays
14:33et qui doivent être
14:34évidemment expulsés
14:35de notre pays
14:36vous n'êtes pas français
14:37vous cassez
14:38vous êtes délinquant
14:38vous devez être renvoyé
14:40chez vous
14:40et puis après
14:40vous avez des français
14:41quelle que soit leur origine
14:43s'ils se comportent mal
14:44s'ils se comportent
14:45comme des voyous
14:45et bien ils doivent avoir
14:46une réponse pénale
14:47ça veut dire que
14:47vous vous considérez
14:48que le problème
14:48ce sont des chiffres
14:50très partiels
14:50je le précise
14:51186 personnes incarcérées
14:52il y en a eu
14:53des milliers
14:53et des milliers d'autres
14:54c'est un petit échantillon
14:55vous vous dites
14:58je ne note pas
14:59de surreprésentation
15:00des français
15:00issus de l'immigration
15:01je note une surreprésentation
15:03des étrangers
15:05une surreprésentation
15:06des étrangers
15:06et ensuite
15:07allons plus loin
15:08dans le débat
15:08il y a dans la délinquance
15:10je précise un point
15:11parce qu'il est important
15:12de Sébastien Chenu
15:12pour la bonne compréhension
15:13quand un étranger
15:14par exemple
15:16qui est en OQTF
15:17est arrêté
15:18pour autre chose
15:18il est immédiatement
15:20placé en détention
15:21ce jour
15:22ce qu'il peut expliquer
15:23c'est l'explication
15:24donnée par les experts
15:25ce qu'il peut expliquer
15:26ce chiffre
15:27les OQTF
15:27ne sont jamais expulsés
15:28mais ensuite
15:29il y a dans la délinquance
15:30une surreprésentation
15:31de la jeunesse
15:32et de l'immigration
15:33tous les sociologues
15:35évidemment le disent
15:35tant que vous ne traitez pas
15:36la problématique
15:37de la réponse pénale
15:38de la jeunesse
15:39et la problématique
15:40migratoire
15:40dans notre pays
15:41et bien vous ne réglez pas
15:42le problème de la délinquance
15:43oui il y a dans la délinquance
15:45une surreprésentation
15:46de l'immigration
15:47et de la jeunesse
15:48nous on dit les choses
15:49clairement
15:49on s'appuie sur des faits
15:51objectifs
15:51et on propose des solutions
15:52qui je crois
15:53peuvent permettre
15:54de régler ces problèmes-là
15:55le problème d'Edouard Philippe
15:56c'est que lorsqu'il s'aventure
15:58sur ce terrain-là
15:58il a été un tellement
15:59mauvais Premier ministre
16:00il a tellement ouvert les vannes
16:01ils ont accueilli
16:03500 000 étrangers
16:04légaux
16:05par an
16:05sur notre territoire
16:06depuis 10 ans
16:07par an
16:07il n'y a pas 500 000 étrangers légaux
16:09qui rentrent
16:09chaque année en France
16:11au moins de 400 000
16:13et on compte
16:14pour un tiers
16:15des étudiants étrangers
16:16qui viennent faire
16:16leurs études en France
16:17tout le monde entre
16:18personne ne sort
16:19et puis il y a tous les illégaux
16:20donc vous voyez
16:21même votre chiffre
16:22serait largement
16:22évidemment dépassé
16:24la réalité c'est qu'on voit bien
16:25qu'Edouard Philippe
16:26est incapable
16:26de prendre à bras-le-corps
16:28le problème de l'immigration
16:29il confond tout
16:31il a très mal agi
16:33je crois
16:33lorsqu'il était Premier ministre
16:34sur ce sujet
16:35et il ne propose
16:36aucune solution
16:36qui soit adaptée
16:39le budget
16:39Sébastien Cheneu
16:40il s'est passé quand même
16:41quelque chose cette semaine
16:42à l'Assemblée
16:43et vous y étiez
16:43le budget a été rejeté
16:45comme un seul homme
16:45c'est le cas de le dire
16:48458 voix
16:48contre
16:49aucune voix pour
16:51la dette française brûle
16:52la croissance s'effondre
16:53et vous
16:54les députés
16:55vous regardez ailleurs
16:56ah bah non
16:56nous on s'oppose
16:57depuis 10 ans
16:58nous nous sommes opposés
17:00à tous les budgets
17:01d'Emmanuel Macron
17:02vous pouvez pas nous prendre
17:04à défaut
17:04nous ne sommes pas d'accord
17:05avec la politique qui est menée
17:06d'ailleurs les français
17:06ne sont pas d'accord non plus
17:07avec la politique qui est menée
17:08mais là
17:10la majorité
17:11c'est plus Emmanuel Macron
17:11aujourd'hui
17:12il n'y a plus de majorité
17:13mais là le problème
17:13c'est qu'il n'y a plus personne
17:14pour soutenir Emmanuel Macron
17:15mais ça ça fait bien longtemps
17:17qu'on a vu cette situation
17:18se dégrader
17:18et puis pourtant
17:19ils ont essayé
17:20ils ont fait élire des LFI
17:21LFI a fait élire des macronistes
17:23aujourd'hui plus personne
17:24ne soutient la politique
17:25d'Emmanuel Macron
17:25il n'y a pas un macroniste
17:26pour soutenir le début
17:27du commencement d'un budget
17:28parce que la gauche
17:30y a ajouté des mesures
17:31parce que vous y avez ajouté
17:32des mesures
17:32et que ce budget
17:33à la fin est indigeste
17:34et heureusement
17:35qu'on était là
17:35pour protéger les retraites
17:36des français
17:37pour faire voter la fin
17:39de la cotisation
17:40de la vie étudiante
17:43qu'on a été là
17:43pour essayer de faire bouger
17:44les lignes
17:44mais je vais vous dire
17:45comment on sort de tout ça
17:45ils ont créé
17:47une crise économique
17:48une crise sociale
17:49une crise financière
17:50et une crise politique
17:51ils auront vraiment
17:53tout abîmé
17:54durant 10 ans
17:55comment on en sort
17:55évidemment par l'élection
17:57évidemment par les choix
17:58mais avant l'élection
17:58il faut un budget
17:59ah mais bien sûr
18:00comment on sort
18:01de cet impasse budgétaire
18:02aujourd'hui
18:02vous dites quoi
18:03il faut que Sébastien Lecornu
18:04fasse un budget
18:05et on ne le censurera pas
18:07et qu'on passe à autre chose
18:08moi j'attends de voir
18:09ce que le Premier ministre
18:11va faire
18:12dans la copie
18:12qu'il va proposer
18:13aux députés
18:14en matière budgétaire
18:16on ne votera pas ce budget
18:17on ne le votera pas
18:18la question c'est la censure
18:19mais la question c'est la suite
18:20donc
18:20ou ce budget
18:21est absolument insupportable
18:23mais il est
18:25corrigeable
18:25c'est à dire qu'effectivement
18:26c'est un budget
18:27pour quelques mois
18:28et on peut le corriger
18:29et on fera très attention
18:30à ce que
18:31évidemment la France
18:32se donne un budget
18:32pour ne pas déstabiliser
18:33les marchés
18:34mais ça veut dire
18:34vous continuez à brandir
18:36le risque d'une censure
18:36on avait cru comprendre
18:38mais je me suis peut-être trompé
18:39que c'était fini
18:41que vous estimiez
18:42qu'à six mois
18:42d'une élection présidentielle
18:44la page Lecornu
18:45était déjà tournée
18:45M. Fauvel
18:46nous sommes des gens libres
18:47et des gens responsables
18:48libres
18:49on ne s'interdit rien
18:50si on doit censurer
18:51M. Lecornu
18:52on les a tous censurés
18:53avant lui
18:54on censurera M. Lecornu
18:55mais nous sommes des gens responsables
18:56nous n'ajouterons pas
18:58un problème
18:59au problème
18:59c'est à dire
19:00au fait que la France
19:01puisse dévisser
19:01que les marchés disent
19:02on arrête de prêter à la France
19:04nous n'ajouterons pas
19:05un problème
19:06au problème
19:06qu'ils ont créé tous
19:07donc un budget réversible
19:09un budget modifiable
19:10un budget qu'on pourrait corriger
19:11dans six mois
19:12en arrivant
19:13on peut regarder
19:14un budget
19:15qui ne soit pas corrigeable
19:16pas réversible
19:17qui entame trop
19:19effectivement
19:20ces possibilités
19:21de conversion
19:21et on prendra
19:22nos responsabilités
19:23ce que vit aujourd'hui
19:24le bloc central
19:25Sébastien Chenu
19:26il y a une hypothèse
19:26un scénario
19:27où vous pourriez le vivre
19:28vous aussi
19:29c'est à dire
19:30une victoire à la présidentielle
19:31et pas de majorité absolue
19:33aux législatives
19:34qui suivront
19:34quelques semaines
19:35pourquoi ?
19:37j'y crois pas du tout
19:38parce que je pense
19:38que si les français
19:39font confiance à Marine Le Pen
19:40et l'élice présidente
19:42de la république
19:42ils donneront une majorité
19:44pourquoi ?
19:44parce qu'on ne donne pas
19:45les clés à quelqu'un
19:46pour un mois après
19:47lui dire
19:48écoutez
19:48on vous a donné les clés
19:49mais finalement
19:50on garde le moteur
19:51de la voiture
19:51ils donneront à Jordan Bardella
19:53une majorité
19:54pour appliquer
19:55aller au bout
19:56des réformes
19:56qui sont nécessaires
19:57ce serait un non-sens
19:58et je vais vous dire
19:59sauf si par exemple
20:00on a eu des exemples récents
20:03la gauche
20:03met sous le tapis
20:05ses divergences
20:05et des signes
20:06de la partie unique
20:07et je vais vous dire
20:08et vous l'avez dit
20:09l'image de l'Assemblée nationale
20:11qui a été vue
20:12a profondément
20:13écoeuré
20:14les français
20:15ces trois blocs
20:16qui se neutralisent
20:17tous les trois
20:17montrent qu'il faut
20:18une majorité
20:19et nous on demandera
20:20aux français
20:20de donner une majorité
20:21pour que Jordan Bardella
20:22puisse mener la politique
20:24sinon effectivement
20:25c'est lier les mains
20:27de la présidente
20:28de la République
20:28immédiatement
20:29or c'est pas le but
20:30le but c'est de changer
20:31de politique
20:32c'est pas de continuer
20:33et d'empêcher
20:34et de donner qu'à moitié
20:35Emmanuel Macron
20:36ne sera plus président
20:36dans un peu plus de six mois
20:37mais en attendant
20:39il s'invite
20:40dans cette campagne
20:41dans des confidences
20:42faites à plusieurs journalistes
20:44il souhaite
20:45qu'une grande coalition
20:47qui pourrait aller
20:48sur sa rive gauche
20:49de Raphaël Luxman
20:51à sa rive droite
20:52David Lissnard
20:52en incluant
20:53Gabriel Attal
20:54Bruno Retailleau
20:55et Édouard Philippe
20:57il souhaite que tout cela
20:58aboutisse
20:59à une candidature unique
21:00au premier tour
21:02face au duel annoncé
21:03Jean-Luc Mélenchon
21:05Marine Le Pen
21:05d'abord est-ce que pour vous
21:06c'est un scénario crédible
21:07c'est-à-dire
21:08un tout sauf Mélenchon
21:10tout sauf Le Pen
21:10qui naissent
21:12aujourd'hui au centre
21:13je vais vous dire
21:14moi c'est 50 nuances
21:15de macronisme
21:16d'Édouard Philippe
21:17à David Lissnard
21:17en passant par Bruno Retailleau
21:19qui a été ministre
21:19David Lissnard
21:20macroniste ?
21:21Ben oui
21:21il a dit qu'il ne gouvernerait
21:22jamais avec le Rassemblement National
21:24il a appelé à voter
21:25Emmanuel Macron
21:25la dernière fois
21:25il avait même donné son parrainage
21:27à Jean-Luc Mélenchon
21:28c'est une nuance
21:29du bloc central
21:29David Lissnard
21:30qui peut être plus acceptable
21:31il est une nuance
21:34du bloc central
21:35il ne veut pas travailler
21:35avec le Rassemblement National
21:36donc toutes ces 50 nuances
21:38de macronistes
21:38ça ne m'intéresse pas
21:39mais on essaye de trouver
21:40des solutions
21:41aux problèmes des français
21:42et ils sont nombreux les problèmes
21:43et ce sont eux
21:43qui les ont créés
21:44la dernière chose
21:45c'est que Emmanuel Macron
21:46a fait quelque chose d'incroyable
21:47et c'est en ça
21:48que c'est une escroquerie
21:49son en même temps
21:50son bloc central
21:52il a rapproché finalement
21:53d'une espèce de tuyauterie
21:54le PSCLR
21:55qu'il a mis dans le même tuyau
21:57que Renaissance
21:58c'était ce gros tuyau Renaissance
21:59il les a rapprochés
22:01il les a dilués
22:01maintenant ce tuyau
22:02c'est un tuyau d'évacuation
22:03qui va terminer
22:04d'écrouler le bloc central
22:06qu'il garde ses conseils
22:07que chacun fasse ce qu'il veut
22:08qu'ils y aillent tous
22:09qu'il n'y en ait qu'un qui aille
22:10personne n'a envie
22:12d'une déclinaison nouvelle
22:14du macronisme
22:15mais ça veut dire
22:15que si Marine Le Pen
22:16arrive au pouvoir
22:17le gouvernement
22:18d'union nationale
22:19qu'elle a promis
22:20de mettre en place
22:21il n'y aura que des RN
22:22à l'intérieur
22:23ou des siotistes
22:25bah non
22:25c'est pas le principe
22:26vous voulez dire
22:26le gouvernement d'union nationale
22:28ça ira jusqu'où
22:29tous ceux qui d'accord
22:29avec notre constat
22:30d'accord avec les grandes lignes
22:31du redressement du pays
22:32voudront se retrousser les manches
22:34sont les bienvenus
22:35et ça veut dire
22:35qu'il y a des hommes
22:36et des femmes
22:36mais on ne se limite pas
22:37ça va jusqu'où
22:38on ne se limite pas
22:39des hommes et des femmes
22:40d'accord avec le constat
22:41d'accord avec les grandes lignes
22:42de redressement du pays
22:43qui ont envie de se retrousser
22:44les manches
22:45et qui ont quelques compétences
22:46il y en a quand même
22:47quelques-uns dans notre pays
22:48on leur fera appel
22:49Marine Le Pen leur fera appel
22:50vous ne pensez pas
22:51qu'ils sont déjà là
22:52c'est-à-dire qu'Éric Ciotti
22:54qui est arrivé
22:54avec un bout des républicains
22:56qui aujourd'hui
22:58les rencontrent
22:59presque tous les jours d'ailleurs
23:00il y a beaucoup de gens
23:01qui ont été escroqués d'ailleurs
23:02par le macronisme
23:03escroqués par LR
23:05escroqués par la gauche
23:06avec des gens de bonne foi
23:08et qui ont envie
23:09aujourd'hui peut-être
23:10de se dire
23:10écoutez c'est la dernière chance
23:11si tout ça
23:12terminera très mal
23:13dans notre pays
23:14allons donner un coup de main
23:15à la nouvelle présidente
23:16donc il y a des élus
23:17des députés
23:18qui aujourd'hui
23:18sont très bonjour
23:19et dont Jordan Bardella
23:20a redressé le pays
23:22et nous on leur ouvre les bras
23:23on a besoin de tout le monde
23:24notre message
23:25je ne vais pas vous donner des noms
23:26on ne va pas
23:26je ne vais pas vous donner des noms
23:27pour que vous les harceliez
23:28ensuite matin, midi et soir
23:29mais ce que je veux dire
23:30d'où viennent-ils
23:31sont des républicains
23:32des centristes
23:33de tous les bords
23:33il y a aujourd'hui des députés
23:35qui ne sont pas de votre famille
23:36qui viennent vous voir
23:37bien sûr
23:38et puis notre message
23:39il s'adresse à tout le monde
23:41vous ne croyez pas
23:41qu'on a besoin
23:42de recoudre quelque chose
23:43qu'on a besoin d'unir les gens
23:44qu'on a besoin de les réunir
23:46de faire travailler des gens ensemble
23:47sur des grands objectifs
23:49de réindustrialisation
23:50des grands objectifs
23:51de pouvoir d'achat
23:52est-ce que notre pays
23:53ne mérite pas ça ?
23:54bien sûr que notre pays
23:55mérite ça
23:55moi je crois que
23:56Marine et Jordan
23:57sont prêts à ouvrir les bras
23:59très largement
24:00et c'est comme ça
24:01qu'on unit les français
24:02et puis notre pays
24:02a traversé
24:03bien des crises
24:04on en a vu des fois
24:05où la France a été ruinée
24:06dans notre histoire
24:06on en a vu
24:07et après des guerres
24:08et après des épisodes historiques
24:10des fois où la France a été ruinée
24:11on s'est relevé
24:12on s'est relevé
24:13quand on a su mettre
24:13les gens autour d'une même table
24:14c'est notre but
24:15est-ce que vous allez lire
24:17le livre
24:17de la journaliste
24:18Françoise de Gois
24:19qui publie
24:20ces jours-ci
24:21certains de ses échanges
24:22ses textos
24:24avec Emmanuel Macron
24:25il explique par exemple
24:26pourquoi il n'a pas démissionné
24:27au pic de la crise
24:28pourquoi il a refusé
24:29de nommer
24:30un premier ministre de gauche
24:31après la dissolution
24:32qu'est-ce que vous avez pensé
24:33de ce livre ?
24:34j'ai trouvé d'abord
24:35que Françoise de Gois
24:35est une femme qui écrit très bien
24:37le livre est assez enlevé
24:38c'est pas une accumulation de SMS
24:40on lui a fait un peu
24:40un mauvais procès
24:41en disant
24:42elle balance les SMS de Macron
24:43c'est pas ça
24:43on voit un président
24:45très déconnecté
24:46ou plutôt
24:46qui n'a jamais
24:48été connecté au pays
24:49on nous dit
24:50c'est un homme très intelligent
24:51mais si l'intelligence
24:52c'est savoir ingurgiter
24:53des dossiers à la chaîne
24:55ne pas dormir la nuit
24:56et faire des notes de synthèse
24:57et mener ce type de politique
24:59alors je me pose des questions
25:00non
25:00il n'était pas intelligent
25:01pour faire de la politique
25:02peut-être pour faire
25:03des deals de banquier
25:04mais on voit quelqu'un
25:05qui n'a jamais compris
25:06les français
25:06moi c'est ce qui m'a
25:07sauté aux yeux
25:09qui a une expression
25:10parfois un peu
25:11originale ou triviale
25:12mais enfin bon
25:13dans le cadre d'échanges privés
25:14les dirigeants du RN
25:15sont des gens qui sont dingues
25:16ils sont dangereux
25:17c'est ce qu'il écrit à votre sujet
25:18mais ça fait partie des excès
25:18d'Emmanuel Macron
25:20on a l'impression
25:20qu'il se regarde dans un miroir
25:21lorsqu'il dit ça
25:23sincèrement
25:23ce président de la république
25:24n'a jamais été
25:26au diapason des français
25:27pas le premier jour
25:29pas le dernier jour
25:30il s'est fait piéger
25:31avec ce livre
25:32je crois pas
25:32j'ai même le sentiment
25:33qu'il a laissé
25:34Françoise de Goy
25:36rédiger ça
25:36j'ai pas le sentiment
25:37qu'elle est piégée
25:38c'est pas ce que dit l'Elysée
25:39qui dit on a appris
25:40la publication de ce livre
25:41de jour à l'encre
25:41bien sûr
25:41mais est-ce qu'on peut croire
25:42l'Elysée ?
25:44vous pensez quoi
25:44que c'est une opération
25:45téléguidée ?
25:46je pense qu'il laisse faire
25:47les choses
25:47je pense qu'il laisse faire
25:48les choses
25:48que ça l'amuse
25:49c'est un président joueur
25:49on a l'impression
25:50de quelqu'un
25:52qui sans arrêt
25:53a joué avec le pays
25:54avec les journalistes
25:55avec les français
25:56c'est un président
25:57qui joue Emmanuel Macron
25:59égaré
25:59finalement
26:00dans un univers politique
26:02trop grand pour lui
26:03vous êtes le chef
26:04Sébastien Chenu
26:05ne me regardez pas comme ça
26:06je vous ai surpris
26:08le chef des députés
26:09du Rassemblement National
26:10et je trouve que
26:11l'un de vos députés
26:12Julien Audoul
26:13a dit quelque chose
26:14il y a quelques jours
26:14à l'Assemblée
26:15qui a heurté
26:16et pas qu'un peu heurté
26:17la présidente de la Civise
26:18voici
26:19je vais remettre
26:19un élément de contexte
26:20si vous le permettez
26:20c'était jeudi dernier
26:21lors d'un débat
26:23organisé à l'Assemblée
26:24visant à créer
26:25un parcours de soins
26:26pris en charge
26:27pour les victimes
26:28de violences sexuelles
26:29Julien Audoul
26:30a interpellé
26:31une députée
26:31de la France Insoumise
26:32et lui a dit
26:33j'ouvre les guillemets
26:34c'est quoi la Civise
26:35le service sanitaire
26:37du Hamas
26:38la directrice
26:39de la Civise
26:40a saisi
26:41la présidente
26:42de l'Assemblée
26:42Gaëlle Broun-Pivet
26:43elle dénonce
26:44des propos inadmissibles
26:45de la part
26:45de votre députée
26:46que dites-vous
26:47vous ?
26:47Je dis d'abord
26:48que la Civise
26:48a beaucoup de choses
26:49à se reprocher
26:49son mode de gouvernance
26:50n'a jamais été terrible
26:51la Civise n'a jamais été
26:53forcément au niveau
26:54de confiance
26:55auquel on pouvait
26:55s'y attendre
26:56vous pouvez regarder
26:57je dis que la présidente
26:58de la Civise
26:58a les oreilles
26:59il y a eu beaucoup de gens
27:00qui ont démissionné
27:01qui ont été mis en cause
27:02dans des histoires
27:03donc je pense que
27:04la présidente devrait
27:05s'occuper
27:06mais ça vaut d'être
27:07traité de service
27:08sanitaire du Hamas
27:08je pense que
27:09la présidente de la Civise
27:10a également des inclinaisons
27:11politiques
27:12il faut qu'elle valorise
27:14beaucoup de dirigeants
27:15politiques
27:15elle n'est pas complètement neutre
27:16et que la parole
27:17des députés
27:18elle est libre
27:19et c'est pour ça
27:20qu'existe l'immunité
27:21des parlementaires
27:21vous savez quand on se fait
27:22quand on n'est pas d'accord
27:23avec quelqu'un on peut lui dire
27:24vous êtes du Hamas
27:25vous savez
27:25c'est un mouvement
27:26qui a du sang sur les mains
27:27monsieur Fauvel
27:28matin, midi et soir
27:29les députés de la France Insoumise
27:31insultent les députés
27:32pas uniquement RN
27:33du Bloc Central
27:34de Waffen-SS
27:35et de Néonazie
27:35j'ai connu
27:36des mises en cause
27:38plus rudes
27:39que ce qu'a dit
27:39Julien Audoul
27:40vis-à-vis de la présidente
27:41de la Civise
27:41qui a les oreilles
27:42bien fragiles
27:42en ce qui concerne
27:43les propos de Julien Audoul
27:45donc vous maintenez
27:46votre confiance
27:47à Julien Audoul
27:48et vous considérez
27:49que dire
27:49de la présidente de la Civise
27:51qu'elle est
27:51le service sanitaire du Hamas
27:52n'est pas une insulte
27:54qu'elle nous démontre
27:54que la Civise
27:55a une utilité
27:56qu'elle est objective
27:57qu'elle n'est liée
27:58à aucun parti politique
27:59oui je pense que
28:00la Civise a beaucoup de choses
28:01à démontrer
28:02pour qu'on puisse
28:02évidemment être dans une relation
28:04de totale confiance
28:04avec elle
28:05mais encore une fois
28:06elle a les oreilles fragiles
28:08je suis président
28:09d'un groupe parlementaire
28:10qui se fait insulter
28:10chaque semaine
28:11nous on a la peau dure
28:13on a le cul répète
28:14mais derrière nous
28:15c'est des millions d'électeurs
28:16qu'on nous râle-bol
28:16d'être insultés
28:17de racistes
28:17de Waffen-SS
28:18de Collabo et autres
28:19merci beaucoup
28:20merci monsieur Foubert
28:21c'est la cinchenue
28:22vous restez avec nous
28:22évidemment
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