00:00Et la campagne difficile de Raphaël Glucksmann qui était à nouveau hué hier dans la manifestation parisienne
00:05au point de devoir quitter le cortège pour des raisons de sécurité ?
00:08Bloqué par des manifestants hostiles avant même de pouvoir commencer à avancer.
00:13Il a été décidé qu'il valait mieux partir en effet, pourtant quelques minutes avant.
00:17Il disait quoi Raphaël Glucksmann devant les caméras ?
00:19S'il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m'en fous, je m'en
00:24contrefous.
00:25Méthode Coué, bon c'est plus compliqué en réalité.
00:27C'est d'ailleurs lui-même qui parle de harcèlement orchestré à son encontre par la France Insoumise
00:32pour l'empêcher de se montrer en manifestation.
00:34La journée d'hier était donc un test.
00:36Il a échoué.
00:37Personne ne harcèle M. Glucksmann déjà car les trois quarts des gens ignorent qu'il est candidat,
00:42rétorque un député LFI.
00:43Alors certains vont dire c'est de bonne guerre, comme c'est historique du PS.
00:47C'est le contre-coup.
00:48Il a fait toute sa campagne de la primaire contre LFI.
00:51Le militant de base n'a pas besoin d'instruction pour lui en vouloir.
00:53Voilà pour l'ambiance.
00:54Et puis on peut s'interroger quand même sur la façon de faire campagne,
00:57voire sur la solidité du candidat.
00:59Parce que ce n'est pas un long fleuve tranquille, une présidentielle.
01:00Il n'y a pas de cadeau.
01:01Il ne faut pas avoir peur du conflit.
01:03Certains, chez Renaissance, s'étonnent même qu'ils n'en fassent pas sa force.
01:05Bon alors qu'est-ce que ça traduit ?
01:07Ça veut dire qu'il n'y a personne, il n'y a pas de place à la gauche de
01:10Jean-Luc Mélenchon ?
01:10Ça c'est justement le message envoyé par les adeptes de l'Insoumis en chef
01:14qui prônent la radicalité dans le programme, mais aussi dans les méthodes
01:17et considèrent que tout le reste ne peut pas être de gauche.
01:19Ça correspond à l'époque, à un automne aux accents révolutionnaires.
01:22et toute notion de nuance et de compromis qui ramène au en même temps macroniste
01:27désormais conspué par beaucoup.
01:29Après, ce n'est pas totalement nouveau, mais disons que ça s'amplifie.
01:31Il y a dix ans déjà, Manuel Valls théorisait les deux gauches irréconciliables.
01:35Tout début du quinquennat d'Emmanuel Macron, déjà Olivier Faure,
01:39pourtant l'aile gauche du PS, se faisait sortir d'une manif accusée d'être un social traître
01:43comme Raphaël Glucksmann aujourd'hui.
01:45Alors tout ça, ça interroge quand même.
01:46Une mobilisation sociale qui se retrouve politiquement privatisée
01:50et un candidat, quand même désigné par une primaire,
01:52quasi empêché de s'exprimer librement,
01:54s'interroge surtout quand ça provient de ceux qui prétendent vouloir s'opposer au fascisme.