00:00Au Gabon, les intérêts de la dette publique pèsent lourdement sur les finances de l'État.
00:04Selon la note de conjoncture économique du Gabon 2026 de la Banque mondiale,
00:08ils ont représenté 4,1% du produit intérieur brut en 2025,
00:13soit l'équivalent des budgets cumulés de la santé et de l'éducation.
00:16Cette charge intervient alors que le déficit budgétaire atteint environ 12% du PIB.
00:22Elle soulève des interrogations sur la capacité de l'État à concilier les engagements financiers
00:26avec le financement des services essentiels à la population.
00:30Les intérêts constituent le coût de l'endettement, distincts du remboursement du capital emprunté.
00:35Leur paiement mobilise des ressources qui ne peuvent être affectées simultanément à d'autres priorités publiques.
00:41Cette situation est particulièrement préoccupante au regard des besoins sanitaires et éducatifs du pays.
00:47Entre 2022 et 2024, les dépenses publiques consacrées à ces deux secteurs représentaient environ 4% du PIB,
00:53un niveau inférieur à la moitié de la moyenne observée en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale.
01:00La pression budgétaire s'explique notamment par le recul des recettes pétrolières et l'augmentation des investissements publics.
01:06En 2025, les dépenses de l'État ont atteint 32,6% du PIB, dont 11% consacrés aux investissements.
01:14Parallèlement, les arriérés accumulés représentaient 3,8% du PIB, fragilisant la trésorerie des entreprises créancières.
01:21Dans l'éducation, le taux de redoublement aux primaires publiques atteignait 28%, tandis que le taux d'achèvement du premier
01:28cycle secondaire s'établissait à 35%.
01:31Ces indicateurs illustrent l'ampleur des besoins sociaux.
01:35Face à ces contraintes, la Banque mondiale préconise une meilleure mobilisation des recettes fiscales,
01:40une gestion rigoureuse de la dette et davantage de transparence budgétaire pour le Gabon.
01:44L'enjeu dépasse la réduction du déficit. Il s'agit aussi d'améliorer l'efficacité des dépenses publiques.
01:51Les emprunts doivent financer les investissements générant des retombées économiques et sociales suffisantes.
01:57Sans rééquilibrage durable, le poids des intérêts risque de limiter davantage les moyens consacrés au développement humain et aux générations
02:05futures.
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