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Le trimaran d’Armel Le Cléac’h a chaviré mercredi 4 novembre, vers 5 h 30, au nord-ouest des Açores. Un scénario qu’il redoutait et qu’il nous expliquait en juin dernier lors d’une sortie en mer. Sur cette Route du Rhum, son bateau était notamment équipé de systèmes censés éviter le chavirage. Sain et sauf, le navigateur de 49 ans a été secouru dans la soirée par un cargo panaméen. Cet abandon constitue un nouveau coup dur sur cette mythique course en solitaire, une épreuve où la chance semble décidément le fuir. Déjà contraint de renoncer en 2014 en raison d’une blessure à la main, il avait de nouveau abandonné quatre ans plus tard, en 2018, à la suite d’un premier chavirage provoqué par la rupture du bras de liaison de son bateau. #shorts

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Transcription
00:00Cette ultime qui file sur l'eau à plus de 80 km heure,
00:02c'est l'un des voiliers de course au large les plus rapides du monde.
00:05Ce mercredi, à 5h30, Armel Lecléache était seul à son bord,
00:09à 550 000 au nord-ouest des Açores.
00:11Et son bateau s'est retourné.
00:13Le Multicoque, c'est un bateau qui peut éventuellement se mettre à l'envers.
00:17C'est vraiment game over.
00:19Il nous disait ça en juin sur ce même bateau.
00:21Aujourd'hui, Armel Lecléache est sain et sauf.
00:22Il a été secouru en fin de journée par un cargo.
00:25Mais ce jour-là, il nous avait expliqué le dispositif prévu sur le trimaran
00:28pour que ça n'arrive jamais.
00:30En fait, on a développé des systèmes qui permettent justement d'éviter le chavirage.
00:35Quand le bateau commence à pencher, à partir de 20 degrés de gîte,
00:40nous, on estime que ça commence à devenir dangereux.
00:43Et là, à ce moment-là, le logiciel qui est connecté à l'écoute de grand voile,
00:48ce qui tient à la grande voile principale,
00:50il va complètement lâcher l'écoute.
00:53Et donc la grand voile va perdre sa puissance.
00:55En gros, un capteur surveille l'inclinaison en permanence.
00:57Au-delà de 20 degrés de gîte, l'électronique lâche la voile toute seule,
01:01sans attendre le skipper.
01:02La voile se dégonfle et le bateau se remet à plat.
01:05Mais il y a des situations qu'aucun logiciel ne gère,
01:08notamment lors des épisodes orageux.
01:10Le vent peut passer de 5 nœuds à 40 nœuds,
01:13donc de 10 km heure à 100 km heure en quelques secondes.
01:17Et là, il faudra peut-être avoir anticipé avant,
01:19justement, le fait de peut-être affaler les voiles
01:21ou avoir roulé les voiles,
01:22parce que pendant une heure, ça va être trop dangereux.
01:25Cette nuit, il s'est quand même retourné
01:27pour une raison encore inconnue.
01:28Ce qu'on sait, c'est que c'est la deuxième fois.
01:30Il y a 8 ans, au large des Açores,
01:32son précédent trimaran s'était retourné.
01:34Armel Le Cleach avait attendu 10 heures
01:35que des pêcheurs viennent le chercher.
01:37Cette transatlantique lui résiste depuis longtemps.
01:39En 2014, c'était une blessure à la main
01:41qu'il avait contraint à renoncer avant même le départ.
01:44Sur la route du Rhum 2022,
01:46une avarie de dérive l'avait retardé 3 jours
01:48et privée de toute chance de victoire.
01:52Sous-titrage Société Radio-Canada

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