00:00À Chalons-en-Champagne, Bruno Retailleau s'exprime.
00:02Ce que j'aime particulièrement, c'est la France du travail.
00:04C'est les terroirs, les produits du terroir, ce sont nos traditions.
00:08Et les Françaises et les Français sont attachés, parce qu'ils sont attachés à la France,
00:12ils sont aussi attachés à ces traditions.
00:14Et moi, je suis très attaché, c'est le cœur de mon projet, c'est la France qui travaille.
00:17Cette France qui tient à bout de bras le pays, mais cette France qui est surréglementée,
00:23qui n'en peut plus des normes, qui n'en peut plus des taxes, qui n'en peut plus des
00:27impôts.
00:27Cette France qui, en réalité, est découragée, alors que trop souvent,
00:31en subventionne malheureusement l'assistanat.
00:35Et un mot particulier sur l'agriculture, parce que je voudrais dire à nos collègues agriculteurs
00:41que je suis totalement en solidaire, j'ai une agricultrice à côté de moi,
00:44qui est aussi parlementaire au Parlement européen, Céline Imar,
00:48et je sais le drame qu'ils vivent actuellement.
00:50J'espère que le gouvernement saura répondre, parce que, notamment cet hiver,
00:56mais dès maintenant, ils sont en situation, ils connaissent un drame,
01:00qui est un drame à la fois économique, mais social, et avant tout, et avant tout humain.
01:05Je veux d'ailleurs dénoncer une hypocrisie, celle notamment de l'écologie verte,
01:10de ces idéologues qui n'ont pas permis, qui ont empêché nos agriculteurs
01:13de pouvoir finalement faire face au réchauffement climatique.
01:17Ils ont tout fait avec la bureaucratie française pour les empêcher de stocker l'eau.
01:21C'est absolument stupide. Le stockage de l'eau, c'est la meilleure assurance pour la récolte.
01:26Si on veut demain encore une souveraineté alimentaire, si on veut d'ailleurs en France,
01:31alors qu'on est la première surface agricole au niveau européen,
01:34si on veut encore garder des exploitations, il faut stocker l'eau.
01:38Il va falloir se battre. Il va falloir se battre.
01:40On a vu une avancée cet été. On lutte notamment avec Céline, avec Laurent Duplon,
01:46avec Julien Dive aussi à l'Assemblée nationale, pour permettre ce stockage.
01:50Mais je sais très bien qu'il y a un État profond. Je sais qu'il y a des lois
01:52qui passent.
01:53Je sais que les décrets sont souvent longs à être signés.
01:56Et je sais qu'après les décrets, il y a l'administration qui, souterrainement,
02:00va à l'encontre de la volonté populaire.
02:03Eh bien, il faudra que, département par département, on fasse un compte,
02:07qu'on regarde très précisément, qu'on ne laisse pas ces dossiers-là
02:10dans des mains bureaucratiques et administratives.
02:12L'administration doit rendre des comptes aux Français, au peuple français,
02:16et notamment aux agriculteurs.