- il y a 10 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Guillaume Kasbarian, député EPR d'Eure-et-Loir, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Face aux grandes gueules, le député ensemble pour la République d'Heure-et-Loire, il a été ministre du Logement,
00:10c'est Guillaume Casbarian qui est avec nous. Bonjour M. Casbarian.
00:13M. Casbarian, vous voulez que le propriétaire d'un commerce, par exemple, puisse se défendre face à un intrus.
00:21On a l'impression que vous voulez que ce propriétaire puisse s'armer, tirer à tout va et lui donner
00:27tous les pouvoirs. C'est quand même assez inquiétant.
00:28Moi, j'ai toujours été attaché à la propriété privée, pour les individus, pour les commerçants, pour tout le monde.
00:33Et en réalité, il existe déjà dans notre droit des articles qui permettent ce qu'on appelle la légitime défense.
00:38Mais vous voulez renforcer ces articles ?
00:39Sa propriété. C'est l'article 122-5 et 122-6 du Code pénal.
00:43Et donc, il y a déjà des dispositions qui existent et elles sont conditionnées à deux choses.
00:46La nécessité, c'est-à-dire que vous êtes dans l'obligation de vous défendre, et la proportionnalité, c'est
00:51-à-dire que ce que vous allez faire pour vous défendre est proportionnel à l'attaque que vous recevez.
00:54Il y a des pays, notamment l'Allemagne, qui ont uniquement la nécessité et qui n'ont pas la proportionnalité.
01:00C'est-à-dire que quand on s'introduit dans votre domicile, dans votre propriété, vous avez la nécessité de
01:06vous défendre et on vous donne cette possibilité.
01:08Moi, ce que je souhaite, c'est effectivement conforter celles et ceux qui décident et qui ont le droit de
01:13se défendre quand ils font face à un intrus, à quelqu'un de violent qui s'introduit dans la propriété.
01:19Prenons un exemple concret, puisqu'on a vu quasiment en direct sur les chaînes info des commerçants se faire piller.
01:25Souvent, ils étaient là, mais ils ne pouvaient rien faire. Les jeunes ou les moins jeunes rentraient se servir, tout
01:31casser, etc.
01:32Si ce commerçant prend une batte de baseball et frappe les pillants, les casseurs, vous voulez que la loi le
01:39protège ?
01:39Alors, déjà, la loi le protège en partie aujourd'hui, même si la justice pourrait dire que ce n'est
01:44pas assez proportionnel.
01:45Mais moi, je voudrais que la loi puisse le protéger parce qu'il défend sa propriété, son commerce, effectivement.
01:49Et je souhaite que sur une série d'outils non laitaux, le commerçant puisse avoir le droit de s'équiper.
01:56Je pense notamment les bombes à poivre aujourd'hui qui sont autorisées, mais uniquement jusqu'à 100 ml pour les
02:01personnes,
02:02et dont le port est interdit en dehors de là où vous êtes.
02:06Ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays, en Espagne, en Italie, en Suisse,
02:10vous avez la possibilité d'avoir une bombe à poivre et de vous promener avec et de vous l'avoir.
02:13Quelle autre arme ?
02:14Mais c'est déjà très important d'avoir ce type d'outils.
02:17Moi, je pense qu'il faut qu'on revoie les outils à disposition.
02:19Les matraques en font partie.
02:22Les choqueurs électriques aussi en contact en font partie.
02:25Mais moi, je suis personnellement favorable à ce qu'on donne les outils pour se défendre.
02:29Pour ceux qui le souhaitent, ce n'est pas une obligation.
02:31Je veux dire, mais c'est juste qu'à un moment, si un commerçant se fait agresser, qu'il ait
02:34la possibilité de riposter.
02:35Moi, j'ai eu le cas dans ma circonscription, si vous voulez, d'un commerçant qui fermait son bar et
02:40qui avait une bombe à poivre.
02:42Et quand il a fermé son bar, il s'est fait agresser par des gens qui voulaient lui piquer sa
02:46caisse.
02:46Il a sorti sa bombe à poivre et il l'a utilisée sur les deux personnes qui l'agressaient.
02:50Il a fini en garde à vue avec une plainte des agresseurs qui ont dit qu'il avait utilisé une
02:53bombe à poivre, il n'avait pas le droit d'utiliser.
02:55Ça, personnellement, c'est inacceptable.
02:56C'est-à-dire qu'au moins, le commerçant qui sort de son établissement, se protège, se défend, il n
03:01'a pas à finir en garde à vue et il n'a pas à se faire embêter parce qu'il
03:05a juste défendu sa personne et ses biens.
03:08Didier, tu es d'accord avec ça ?
03:09Complètement. Moi, j'ai une liste grande comme le catalogue de la redoute d'affaires d'agriculteurs qui se font
03:16voler soit des produits, soit du gasoil et qui, parce qu'ils ont sorti une arme,
03:22parfois s'en servent, on est d'accord, se retrouvent en garde à vue ou en prison.
03:28Moi, je connais des affaires où ça a été très grave, les gens, ils font de la prison.
03:33Parce que, maintenant, de façon systématique, les voleurs se retournent juridiquement contre celui qui s'est fait justice lui-même
03:42et qui a juste défendu ce qu'on était en train de lui voler.
03:46Non, mais c'est quand même un fait de notre société.
03:49Donc, tu défends les agriculteurs qui m'envoient un truc parce qu'ils sont en garde à vue, parce qu
03:56'ils sont accusés, parce qu'ils sont en procédure, parce qu'ils ont défendu leur propre bien.
04:01J'en ai deux par mois.
04:02Sandrine Pégan. Alors, Maître Pégan.
04:04Alors, oui, évidemment, moi, M. Casbarian, forcément, votre proposition, elle m'interpelle.
04:10Vous doutez bien, je suis avocat pénaliste, donc ce que vous dites, pour moi, ce n'est pas entendable.
04:14Je ne suis pas là pour faire le show, je veux juste qu'on rentre vraiment dans un débat.
04:17Mais, en fait, votre proposition, pour moi, elle est très révélatrice de votre conception de la société.
04:22Parce que vous êtes libéral, vous défendez la propriété privée, très bien.
04:25Sauf que, M. Casbarian, vous oubliez une chose, c'est que la propriété privée, ça ne donne pas un droit
04:29de vie ou de mort sur celui qui y porte atteinte.
04:31Je ne sais pas ce que je dis.
04:32Ah ben, si, parce qu'à partir du moment où, justement, vous, vous voulez supprimer l'exigence de proportionnalité, j
04:37'ai bien compris, et vous voulez, justement, privilégier la nécessité.
04:40On va faire juste du droit de deux minutes.
04:42Alors, heureusement, vous connaissez les textes, vous les avez cités, vous dites bien que la légitime défense existe, qu'on
04:47peut défendre sa personne, on peut défendre son bien.
04:49Vous avez même parlé de la présomption de légitime défense qui, d'ailleurs, existe dans certaines conditions, quand c'est
04:55en visite nocturne, ce genre de choses.
04:57Sauf que moi, par exemple, je suis chez moi.
05:00Il y a un intrus qui rentre dans mon démissile par effraction.
05:03Il est en train de voler mes affaires, je le vois, mais je ne suis pas menacée, je ne suis
05:06pas menacée physiquement.
05:07D'accord ? Donc, mais mine de rien, j'ai peur.
05:09Je suis une petite fille effarouchée et du coup, qu'est-ce que je fais ?
05:12Ça devrait être une petite fille effarouchée.
05:14Quand il y a quelqu'un chez toi qui te vole, oui, c'est censé...
05:16T'as le droit de lui tirer dessus.
05:17Je faisais ça un peu extraire.
05:18Oui, t'as le droit de lui tirer dessus.
05:19Non, attends, je prends un vase.
05:21Je prends un vase.
05:22Je lui casse le vase sur la tête.
05:26Résultat des courses, eh bien, il a plus d'huit jours d'ITT, voire même, allons au bout des choses,
05:30peut-être une infirmité permanente.
05:31Pour vous, monsieur Casbarian, et ça va être là ma question, c'est que pour vous, vous estimez que je
05:35suis en état de nécessité,
05:36que j'étais en état de légitime défense, alors que la riposte, elle est manifestement disproportionnée.
05:40Oui, mais tu ne sais pas s'il est armé à ce moment-là ?
05:42Non, je ne suis pas menacée, physiquement.
05:46Et donc, ce que je veux dire, c'est que pour vous, monsieur Casbarian, et c'est là où c
05:49'est problématique, c'est là où c'est dangereux,
05:51c'est que, pardon, mais votre petite bombinette politique, pour moi, elle ne me fait pas rire,
05:55parce que, vraiment, la proportionnalité, ce n'est pas une petite coquetrique de justice.
06:00Parce que, justement, on répond à une atteinte, de ce que vous voulez proposer,
06:03par une violence qui est sans commune mesure avec cette atteinte-là.
06:06Mais, maître, moi, je considère que le fait de s'introduire dans votre propriété est une violence.
06:10Le fait de casser votre vitre et de s'introduire chez vous est une violence.
06:14Le fait de vous voler est une violence.
06:16Le fait, éventuellement, de vous agresser ou d'agresser votre famille quand vous êtes chez vous est une violence.
06:21Et je ne souhaite pas désarmer...
06:23Donc, pour vous, il faut qu'il y ait agression.
06:24Je ne souhaite pas inverser la charge.
06:26C'est-à-dire que, dans l'exemple que vous citez, maître, vous êtes la victime.
06:29Vous n'êtes pas l'agresseur.
06:31Mais je ne suis pas menacée, physiquement, monsieur.
06:32Vous allez essayer de vous battre contre...
06:34Bien sûr, ce n'est pas la première chose que vous allez faire.
06:36Vous allez téléphoner à la police, vous allez essayer de fuir, vous allez essayer de vous enfermer.
06:39Mais imaginons que vous ne puissiez pas prendre votre téléphone, que vous ne puissiez pas vous enfermer,
06:43que vous ne puissiez pas fuir, et que l'agresseur arrive vers vous et vous attaque.
06:47Évidemment, maître, que je souhaite que vous ayez le droit de vous défendre, vous, votre propriété et vos biens.
06:53Et je trouve que le fait, à l'inverse, de se dire qu'il ne faudrait absolument aucune défense,
06:57et que vous seriez, vous, coupable de vous défendre...
06:59Mais on n'est pas en train de dire ça, monsieur.
07:00On est en train de parler de nécessité et de proportionnalité.
07:03On peut très bien se défendre, monsieur Casparian.
07:05On voudrait vous désarmer face à un agresseur.
07:06N'inversons pas qui est l'agresseur et qui est l'agresseur.
07:08Non, non, non, mais il y a un laxisme de la justice qui conduit à ça dans les affaires que
07:14je suis.
07:15Je le vis dans les prévois.
07:16Les mecs qui ont 20 plaintes de déposés, et il ne se passe rien !
07:20Les mecs qui se font voler du gasoil, ils ont 20 plaintes de déposés, il ne se passe rien !
07:24Ils décrochent le fusil parce qu'ils en ont marre de se faire voler en toute impunité.
07:29Voilà, c'est ça la règle.
07:31Un commerçant qui vend des montres, d'accord ?
07:32Il voit arriver un mec dans sa boutique, il se fait piller ses montres.
07:37T'as le commerçant qui lui tire dans le dos.
07:39Donc alors, une montre vaut une vie humaine ?
07:40C'est ça que t'es en train de me dire ?
07:41Mais si, mais si, parce qu'à partir du moment...
07:43Mais c'est extra-pôle, c'est pas du tout ce que j'ai dit.
07:45T'es en train de dire qu'un appartement vaut combien ?
07:48Je rappelle que M. Casbarian a dit qu'il voulait simplement permettre,
07:52déjà dans un premier temps, aux commerçants ou aux particuliers,
07:55de s'équiper d'une bonne arme.
07:56Ils sont dans l'état, c'est-à-dire dissuasive.
07:59Il n'a pas parlé d'américanisation de la société.
08:02D'accord, mais bon, c'est très bien ce qu'il en est.
08:04Une bombe à poivre, il a aussi dit...
08:07Il a aussi dit, ce qui peut se comprendre,
08:08que rentrer dans ta propriété privée était une violence.
08:11Moi, ce qui m'étonne quand même, c'est que c'est bien sous Macron
08:14qu'on a demandé aux gens de rendre toutes leurs armes.
08:18C'est bien sous Macron qu'on a demandé à tous les gens dans les campagnes partout
08:21d'aller déposer leurs fusils, de les déclarer,
08:23de ramener tout ça à la gendarmerie, aux polices, etc.
08:26Et alors aujourd'hui, les mêmes qui ont participé à ce gouvernement
08:29nous disent, non, non, mais il faut que vous puissiez vous défendre,
08:31sauf qu'on a désarmé les gens.
08:32Première chose.
08:33Moi, j'aimerais juste te dire quand même que...
08:35C'est pas le moindre des paradoxes.
08:36Excusez-moi, moi j'ai toujours été attaché à la propriété privée.
08:39Je termine mon argument.
08:42Ensuite, il ne faut vraiment rien connaître
08:45à soit la peur, l'angoisse ou la façon de réagir des gens
08:49pour se dire, dans une irresponsabilité totale politique,
08:54ah non, mais on va enlever la proportionnalité
08:56parce que le reste est une violence et puis arrivera ce qui arrivera.
09:00Moi, j'ai un patient, il a tiré sur son gosse.
09:03À deux heures du matin.
09:04Parce que le gosse avait fait le mur,
09:06qu'il est revenu à deux heures du mat,
09:08qu'il a fait du bruit, il est rentré dans la maison,
09:10le père a eu peur et il a tiré sur le gosse.
09:12Voilà ce qui peut arriver.
09:14Mais quand on est dans une société dans laquelle on vit actuellement,
09:17j'en ai pour deux minutes, même pas, une minute.
09:19Dans la société dans laquelle on vit actuellement,
09:21qui est en lien avec le bilan de votre gouvernement,
09:24où on a deux extrêmes qui s'affrontent
09:26parce que vous n'avez pas su maintenir votre majorité,
09:28parce que vous n'avez pas su en responsabilité
09:30empêcher que ces extrêmes montent,
09:31on a une population qui est chauffée à blanc
09:34et à ce moment-là, dans cette situation-là,
09:36où on a des violences partout,
09:37vous dites, allez-y, il faut augmenter la réponse.
09:40Mais vous êtes complètement irresponsable.
09:41J'aimerais dire deux choses à le docteur.
09:42Le premier, c'est que moi, j'ai toujours,
09:44déjà un, je ne suis pas au gouvernement,
09:45ça fait depuis 2024 que je n'y suis plus,
09:47j'y suis resté un an.
09:48Donc vous pouvez m'attaquer sur l'année
09:49où j'étais au gouvernement,
09:50au ministère du Logement et à la fonction publique,
09:52mais sur le reste, je ne suis pas au gouvernement
09:54et je ne suis pas le porte-parole du gouvernement.
09:55Deuxième élément,
09:56moi, quand j'y étais et quand j'ai été député,
10:01squat, qui vise à réprimer beaucoup plus sévèrement le squat,
10:05à accélérer les procédures d'expulsion,
10:06et donc je n'ai pas attendu 2026
10:09pour me dire que la propriété privée est importante.
10:12Je l'ai défendue avec constance depuis neuf ans,
10:14avec des lois qui défendent et qui sanctuarisent
10:16la propriété privée.
10:17Donc c'est une constante.
10:19Après qu'il faille aller plus loin,
10:20oui, je l'assume,
10:21même d'ailleurs par rapport au squatteur.
10:23Aujourd'hui, vous savez que si vous sortez vous-même un squatteur,
10:26potentiellement, vous avez une peine,
10:28le squatteur peut se retourner vers vous.
10:29À l'époque, j'avais essayé,
10:30mais je n'avais pas réussi à convaincre mes collègues,
10:33le fait de faire sauter cette pénalisation
10:35de celui qui se défend face au squatteur
10:37et qui sort le squatteur lui-même.
10:39Bon, je le redis aujourd'hui,
10:40mais comme je le disais à l'époque,
10:42il faut permettre à celles et ceux qui sont victimes
10:44d'introduction dans la propriété de se défendre.
10:47Le cas que vous avez cité n'est pas comparable.
10:50Là, il s'agit manifestement de quelqu'un
10:52qui a tiré sur son fils.
10:53On ne parle pas de légitime défense,
10:55mais il y a des affaires en France
10:56où vous avez des commerçants qui sont attaqués,
10:58des propriétaires qui sont attaqués
10:59et qui ont, comme on l'a dit,
11:01vis-à-vis des agriculteurs,
11:02vis-à-vis du commerce,
11:04ont la nécessité de se défendre
11:06et qui parfois se retrouvent ensuite
11:08en garde à vue
11:09et en difficulté judiciaire.
11:11Et moi, je ne sais pas vous,
11:12mais moi, ça ne me paraît pas normal.
11:14Et donc, je me dis que...
11:15Alors, je pourrais dire,
11:16bon, écoutez, on ne fait rien,
11:17on s'en fout, on laisse faire.
11:19Moi, je considère qu'encore une fois,
11:21si on est attaché à la propriété privée,
11:22on doit permettre ce droit
11:24de se défendre dans...
11:27Ce que je vous dis,
11:28l'exemple que je vous ai donné,
11:29il est en plein dans le centre du sujet
11:30parce qu'on est dans la proportionnalité.
11:32Si vous enlevez la proportionnalité
11:34dans une société qui a peur,
11:36vous allez avoir le réflexe
11:37parce que vous vous dites,
11:38j'ai le droit, je peux.
11:39Même inconsciemment.
11:40En Allemagne, comment il faut ?
11:42En Allemagne, ça existe.
11:43En Allemagne, ils ne sont pas
11:45dans la société où on vit
11:45avec deux blocs de clé,
11:46mais ça n'a rien à voir.
11:49Jérôme, ça n'a rien à voir
11:50avec les cambriolages.
11:51En plus, t'as tort
11:52parce qu'en Allemagne,
11:53l'extra-droit de progrès.
11:54En fait, vous faites plutôt référence
11:54à toutes les scènes
11:55que l'on a vues de cassage
11:57et de pillage.
11:58On a vu ces commerçants
11:59seuls face à des dizaines d'individus.
12:01Oui, mais ils viennent pour piller,
12:02ils ne viennent pas pour l'agresser,
12:03ils viennent pour piller sa boutique.
12:05C'est la même chose,
12:06excusez-moi, ils ne viennent pas
12:07pour l'agresser.
12:07Bien sûr que si,
12:08quand vous avez quelqu'un
12:08qui pète une vitrine,
12:11qui s'attaque à des commerçants
12:11qui sont à l'intérieur
12:12et qui pillent,
12:13on est bien dans une agression
12:14de la propriété privée
12:14et du commerce.
12:15Donc, encore une fois,
12:16l'Allemagne, c'est un de nos voisins,
12:18c'est un pays de l'Union Européenne.
12:20Je ne suis pas allé vous chercher
12:20la doctrine du château américaine
12:22au Texas.
12:23C'est une chance de passer.
12:24Je vous dis qu'en Allemagne,
12:25ça existe et manifestement,
12:27ils ne font pas n'importe quoi
12:27avec le droit et avec la nécessité.
12:29Est-ce qu'on peut se dire
12:30que dans notre société française,
12:31on peut mieux protéger
12:32la propriété privée,
12:34mieux protéger le commerce
12:35et leur permettre de se défendre
12:36s'ils le souhaitent ?
12:37Moi, je crois que oui.
12:38Aujourd'hui,
12:38si on élargit un peu le débat,
12:39parce qu'on a bien compris
12:40votre point de vue,
12:41la propriété privée est remise en cause
12:44notamment par des candidats
12:45comme Jean-Luc Mélenchon,
12:46on en débattait d'ailleurs
12:46la semaine dernière,
12:47qui dit qu'il faut peut-être
12:48en finir avec la propriété privée.
12:50Il n'y a pas assez de logements
12:51pour tout le monde,
12:51donc il faut pouvoir
12:53réquisitionner plus facilement.
12:55Il y a des pays où d'ailleurs
12:56on n'est pas propriétaire à vie
12:58en Grande-Bretagne,
13:00à Londres,
13:00par exemple,
13:01on est propriétaire
13:02pendant 150 ans
13:03de son logement
13:03et ensuite s'est remis.
13:04Bon, est-ce qu'il faut
13:06remettre en cause
13:07la notion même
13:07de propriété privée ?
13:08Mais jamais de la vie.
13:09Moi, je suis en opposition
13:10totale, frontale, absolue
13:12contre la France insoumise
13:13et contre Jean-Luc Mélenchon
13:14sur le sujet.
13:15D'ailleurs,
13:15j'en ai pris plein la gueule
13:16à l'époque où j'avais défendu
13:17ma loi anti-squat.
13:18J'ai même eu des menaces de mort
13:19à l'époque
13:19de tous les gauchistes
13:20qui expliquaient
13:21que j'étais horrible
13:21avec les squatteurs
13:22et derrière,
13:23chaque année,
13:24quand les statistiques
13:24d'expulsion arrivent,
13:25je m'en prends encore une fois
13:26plein la gueule
13:27parce qu'ils disent
13:27regardez,
13:28c'est à cause de Casse-Brayant
13:28qu'on a augmenté
13:29les expulsions.
13:30Oui, j'ai voulu expulser
13:31plus rapidement les squatteurs
13:32et accélérer les délais
13:33en cas d'impayés.
13:34Donc, il y a effectivement
13:35plus d'expulsions.
13:36C'était l'objectif.
13:36Mais donc, oui,
13:37je me prends de face
13:38la France insoumise
13:39et tous les gauchistes
13:40et je ne suis absolument
13:41pas d'accord avec eux.
13:42La propriété privée
13:43est un droit fondamental
13:44qui est protégé
13:45par notre déclaration
13:45des droits de l'homme
13:46et des citoyens
13:47en son article 17.
13:48C'est une valeur fondamentale
13:50et cardinale pour les Français
13:51et la remettre en cause,
13:52c'est remettre en cause
13:54notre fondement même républicain.
13:56Vous êtes un libéral.
13:57Vous l'assumez complètement.
13:58Vous avez lancé d'ailleurs
13:59votre propre mouvement
14:00mais vous êtes toujours
14:01Ensemble pour la République ?
14:02Oui, je suis toujours
14:03dans le groupe
14:03Ensemble pour la République.
14:04J'ai créé le Parti de la Liberté
14:05qui me permet de défendre
14:06les propositions que je vous cite.
14:07On en parle assez peu
14:08parce qu'on est beaucoup
14:08sur la crise sociale
14:09mais il y a le budget
14:10qui est en discussion
14:11avec la volonté quand même
14:13j'imagine que vous partagez
14:14le constat qu'il faut faire
14:15des économies
14:15puisque je le partage
14:16J'ai proposé
14:17Le problème c'est l'inverse
14:18parce que j'ai regardé
14:19depuis ce qui s'est passé
14:20en commission et autres
14:21les députés ont voté
14:2228 milliards d'euros
14:24de dépenses supplémentaires
14:26et ce n'est pas forcément
14:27des députés de gauche
14:27toujours
14:28il y a aussi des députés de droite
14:29donc il y a un double discours
14:31on nous explique
14:32le gouvernement
14:32il faut faire des économies
14:33c'est terrible
14:33les marchés
14:34les agences de notation
14:35on va finir comme la Grèce
14:37et puis en catimini
14:38parce que finalement
14:39les français suivent assez peu ça
14:40en commission
14:41on se fait plaisir
14:42et on vote 28 milliards
14:43de dépenses supplémentaires
14:45comment vous l'expliquez ?
14:45Moi si je puis me permettre
14:46moi j'ai proposé
14:47et j'ai travaillé un plan
14:48de 250 milliards d'euros
14:49d'économies sur 5 ans
14:50avec une trentaine d'amendements
14:52sur tous les sujets
14:53que j'ai chiffrés
14:53les prestations sociales
14:55et la santé
14:55les retraites
14:57l'état
14:57les collectivités
14:58les agences
14:59les aides sociales
15:00des étrangers
15:01extra communautaires
15:01les subventions
15:02et les niches
15:03donc j'ai tout un plan
15:04que j'ai développé
15:05je me suis fait battre
15:06à chaque fois
15:07parce que vous avez raison
15:08de dire qu'il n'y a pas
15:08de majorité libérale
15:09à l'Assemblée Nationale
15:10et qu'on est face à des gens
15:12qui à chaque fois
15:12proposent des chèques en plus
15:13des dépenses en plus
15:14et des taxes en plus
15:14et on est dans une sorte
15:16de socialocommunisme
15:17en stéréo
15:17en hémicycle
15:18et en commission
15:19où les députés proposent
15:20plus de dépenses
15:21et plus de taxes
15:23pour alimenter
15:24plus de dépenses
15:25moi je fais exactement
15:26l'inverse
15:26donc regardez
15:27tous mes amendements
15:27vous êtes bien seuls
15:28je suis
15:29alors on est une quinzaine
15:30voilà
15:31sur 570
15:32on est une quinzaine
15:33je ne vais pas vous raconter
15:35des bobards
15:35on est une quinzaine
15:36à se battre pied à pied
15:37pour baisser la dépense publique
15:38parce qu'on est à 1770
15:40donc on ne va jamais y arriver
15:41on va y arriver
15:42soit parce que l'année prochaine
15:43il y aura des décisions
15:44et il y aura une élection
15:45qui fera qu'on y viendra
15:46soit parce qu'il y aura
15:47une intervention extérieure
15:48parce qu'avec le niveau
15:49de dépenses publiques
15:49qu'on a
15:501740 milliards d'euros
15:51de dépenses
15:52un déficit à 5,4%
15:53des taux d'intérêt
15:54à 5%
15:55on est le vilain petit canard
15:57de l'Union Européenne
15:58aujourd'hui sur le sujet
15:59vous pensez bien
16:00que la banque centrale
16:00et les institutions
16:01et nos prêteurs
16:01vont à un moment se réveiller
16:03donc qu'on le veuille ou non
16:04ces économies là
16:05elles vont être nécessaires
16:07il faut qu'on ait une classe politique
16:08qui est irresponsable
16:09et qui ne veut pas le faire elle-même
16:10et qui attend
16:11sagement
16:12que les autres interviennent
16:13parce qu'ils n'ont pas le courage
16:14eux-mêmes
16:14d'assumer des économies budgétaires
16:17vous allez soutenir
16:18David Lissard
16:19parce que c'est un libéral
16:20moi je soutiendrai
16:20celui ou celle
16:21j'espère qu'il y aura déjà
16:22une primaire
16:24parce que
16:25parce qu'il y aura trop de candidats
16:26aujourd'hui au centre et à droite
16:27j'espère qu'il y aura une primaire
16:29qui permettra de départager
16:30j'espère que
16:31pour l'instant vous avez un candidat ou pas ?
16:33pour l'instant
16:33je soutiendrai le vainqueur de la primaire
16:36qui sortira de la primaire
16:37non mais je souhaite
16:38pour être très honnête
16:39on parlait de courage
16:40monsieur Casbarian
16:41allez-y
16:41le courage c'est que je souhaite
16:42que celui qui sort
16:42ou celle qui sort de la primaire
16:44soit un candidat ou une candidate
16:45le plus libéral possible
16:46qui défende le plus
16:47les idées libérales que je défends
16:49et qui ait le plus de gens
16:50et qui ait le plus de gens
16:51de l'emporter ensuite
16:52au premier tour
16:53et au deuxième tour
16:54et donc
16:54vous souhaitez qu'il se passe quelque chose
16:56merci
16:56mais effectivement
16:57il y a des candidatures intéressantes
16:59avec des candidats
16:59qui défendent de plus en plus
17:00sa liberté
17:00et je m'en réjouis
17:02merci
17:02et je souhaite qu'il se passe quelque chose
17:03effectivement
17:05merci Guillaume Casbarian
17:07merci député
17:08Ensemble pour la République
17:09de Réloir
17:09merci de passer par les GG
17:10merci d'avoir regardé cette vidéo