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  • il y a 3 minutes
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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Transcription
00:00Il est 7h42 et vous allez avoir faim dans un instant parce qu'on va parler fast-food.
00:04Quick qui passe à la vitesse supérieure, l'enseigne de fast-food qui va ouvrir 150 restaurants d'ici 2030.
00:11Bonjour Frédéric Levaché, vous êtes le patron de Quick, le PDG de Quick.
00:15Il y a quelques années, votre enseigne a failli disparaître et aujourd'hui, vous ouvrez votre 200ème restaurant avec cet
00:23objectif 350 d'ici 4 ans.
00:25Ça veut dire que Quick c'est reparti ?
00:27Oui, enfin ce que vous décrivez c'est ce qu'ont vécu beaucoup de personnes en France, les Quick ont
00:31disparu à la fin des années 2010, au milieu des années.
00:35Et progressivement on revient, depuis le 2022 on a ouvert 100 restaurants dans l'ensemble de la France.
00:39Et là en effet, on souhaite en ouvrir 150, créer 500 500 emplois, investir 500 millions d'euros.
00:45Je sais qu'aujourd'hui peut-être qu'en France...
00:46J'avais envie de dire honnêtement, vous êtes assez audacieux parce que tous les patrons qu'on a et qui
00:50viennent défiler à ce micro,
00:52ils sont plutôt dans l'état d'esprit de on freine tout, on arrête tout, on n'avance pas.
00:56Vous vous dites non, au contraire on accélère.
00:58On a connu des hauts et des bas, vous l'avez dit, mais nous ce qu'on souhaite c'est
01:01accélérer,
01:01tout simplement parce qu'il y a encore plein d'emplacements en France, on nous réclame.
01:04Moi c'est ce que j'ai comme question numéro 1 sur les réseaux sociaux, c'est quand est-ce
01:07que vous revenez à côté de chez moi ?
01:08Là on va ouvrir dans les jours qui viennent, on vient d'ouvrir l'Agnon, on va ouvrir Charles-les
01:11-Mézières,
01:12on va ouvrir Sens, on va ouvrir Saint-Pierre-Dumont.
01:14Et oui on va en mettre 150 dans les 5 ans qui viennent, donc des investissements, de l'emploi.
01:17C'est le modèle, on voit bien que le marché de la restauration rapide, il progresse deux fois plus vite
01:22que le marché de la restauration traditionnelle,
01:24mais pas parce que chaque magasin a plus de clients, mais parce qu'en fait vous ouvrez de plus en
01:29plus de restaurants.
01:31Mais est-ce qu'à un moment tout ça ne va pas atteindre une limite parce que c'est la
01:34même stratégie chez tous vos concurrents ?
01:35Est-ce que ce n'est pas une fuite en avant finalement ?
01:39Ou est-ce qu'il y a encore beaucoup, beaucoup d'endroits inexploités ?
01:42D'abord les Français continuent à adorer le burger, si on regarde sur 10 ans ça progresse, vous avez raison
01:47qu'il y a des chaînes qui se donnent plus que d'autres, ou des marques.
01:50Nous on en a 200 jolies en France, donc on est présent nationalement, mais il y a encore beaucoup de
01:53place, vous connaissez les chiffres de présence de nos concurrents.
01:57Et aujourd'hui il y a surtout, il y a beaucoup d'innovation également.
01:59C'est-à-dire que ce qui intéresse ce n'est pas seulement le burger classique, c'est qu'on
02:02a...
02:02L'an dernier par exemple, nous on a lancé 40 nouveaux burgers, donc on arrive au sein du burger avec
02:06le classique burger, frites, boissons, à porter l'innovation.
02:09Et aujourd'hui il y a beaucoup de demandes dans l'ensemble des territoires.
02:12Alors vous parliez des concurrents, Manu il y a quand même 1600 fast-food, il y a 1600 McDo, il
02:18y a 600 Burger King.
02:20Vous au max du max, si vous allez au bout effectivement de cet investissement, vous serez à 350, on reste
02:24quand même le petit dernier des trois.
02:27Alors 350 c'est l'ambition, vous l'avez dit, en 2031, donc après on verra pour le cycle d
02:31'après, je reviendrai peut-être à ce moment-là, vous en parlez.
02:35Aujourd'hui ce qui est vrai c'est que pour beaucoup de Français, vous avez le choix, et puis il
02:39y a des nouveaux concurrents qui arrivent également.
02:40Donc on verra, on verra l'ambition.
02:41Mais c'est quoi vos nouveaux concurrents ? C'est Master Poulet ? C'est ça ?
02:44Alors on en parle beaucoup, mais il y a beaucoup de chaînes. Si on regarde l'innovation dans la restauration
02:48rapide depuis 10 ans, il y a plein de tendances.
02:50Certaines qui durent, certaines qui disparaissent. Donc nous les concurrents c'est tout simplement partout, on peut manger.
02:55Mais il y a des kébabs aussi, qui ne sont pas une chaîne, mais qui finalement sont partout présents.
02:58La question du goût, vous vous dites, nous c'est le goût, c'était votre argument. C'est aussi le
03:03prix ? On en est où sur le prix ?
03:05Aujourd'hui les clients viennent avant tout chez nous pour des choses assez simples depuis, d'ailleurs.
03:09Vous savez qu'on est en France depuis 1980, donc il y a quand même une relation avec les Français
03:12historiques.
03:13Donc oui, le goût des produits. En particulier nous on fait très attention à nos sauces, on est réputés pour
03:17ça.
03:18Et par contre d'avoir un rapport qui a été pris. C'est pour ça que dans le contexte du
03:21pouvoir d'achat aujourd'hui, on est aussi amené à faire des offres promotionnelles fortes.
03:25Avec aussi un choix qui n'a pas échappé à Hubert, qui a décidé de nous appeler au 3216. Bonjour
03:29Hubert.
03:30Oui, bonjour Apolline.
03:31Hubert, vous êtes commercial dans le Nord, et vous, vous nous avez appelé en nous disant que vous avez arrêté
03:36d'aller chez Quick.
03:39Bonjour d'abord Apolline, bonjour M. Levaché.
03:42Ça date de 2009-2010, quand l'ancienne Quick avait pris le virage du Halal.
03:48Je me rappelle, pour être commercial sur le secteur de la métropole lilloise,
03:52il y avait eu un premier test avec Roubaix et ensuite Marseille,
03:56où ils ont décidé intégralement de ne distribuer que de la viande halal.
04:01Et ça n'était d'abord indiqué nulle part.
04:04Donc ça veut dire qu'il y avait, je trouve, déjà un fou par rapport à la clientèle,
04:09qui n'a pas envie de manger religieux dans son assiette.
04:13Et puis qui ne souhaite pas succomber, ce que j'appelle moi, au communautarisme.
04:18Et en plus, je dirais, il n'y avait pas d'alternative.
04:21Si au sein d'une même enseigne de fast-food, j'ai la possibilité de manger kachère halal,
04:26ou excusez-moi le terme républicain, dans ce cas, pourquoi pas ?
04:30Mais ce qui m'avait, moi, profondément déçu, c'est que je n'avais plus le choix.
04:34Alors, pour M. Levaché, sachez que j'étais un fervent et ardent, je dirais,
04:41consommateur du quick and toast de l'époque, à la grande époque,
04:45où quick, qui, de mémoire, était belge, s'était installé par le nord de la France, d'ailleurs.
04:50Et là, vous n'y allez plus, du coup ?
04:51Du bacon de poulet.
04:52Non, plus du tout, puisque du bacon de poulet, ce n'est pas du bacon.
04:55Frédéric Levaché, je voudrais qu'il puisse vous répondre.
04:57Vous êtes passé au 100%, Alain.
04:58Entre 2009 et 2020-2021, aujourd'hui, c'est la réalité.
05:03Ce qui est intéressant, c'est qu'on a eu 65 millions de clients en France.
05:06Donc, on a la chance de progresser année après année.
05:07C'est aussi pour ça qu'on ouvre des restaurants.
05:09Il y a aussi un grand choix qui est proposé en termes de produits, de prix, de recettes dans l
05:13'enseigne.
05:14Et la plupart des gens qui viennent chez nous...
05:15Mais c'est un choix marketing ou c'est un choix religieux ?
05:16C'est un choix, évidemment, commercial.
05:18Il y a un débat là-dessus.
05:19Mais ce qui est intéressant, c'est que tous les clients qui viennent,
05:22dans l'ensemble de la France, j'ai cité quelques villes dans lesquelles on ouvre,
05:24viennent avant tout parce qu'il y a un produit qui leur plaît,
05:25il y a de l'innovation et vous l'avez vu tout à l'heure, il y a du prix.
05:28Aujourd'hui, le lien avec l'enseigne, il est historique, il continue à se développer.
05:31Et c'est pour ça qu'on a le choix.
05:32Mais qu'est-ce que vous dites à Hubert qui dit
05:33« Nous, on n'a plus le choix, moi, je n'ai pas envie d'aller dans un restaurant religieux.
05:37»
05:37Alors, c'est...
05:37Manger de la viande qui n'a pas eu un tampon religieux.
05:41Non, ce n'est évidemment pas le cas.
05:43Ce n'est pas ce que vous indiquez,
05:44puisqu'aujourd'hui, c'est tout simplement la possibilité d'ouvrir au plus grand nombre de personnes.
05:46De la même façon, dès 2001, on avait inventé un premier veggie en France
05:50parce qu'aujourd'hui, chacun a ce choix.
05:51Et la bonne nouvelle, c'est qu'en France, on a un grand choix aujourd'hui de restaurants.
05:55Ce qui est important, parce que je voudrais dire également, si vous me permettez,
05:58c'est que les restaurants, ce n'est pas seulement un endroit où manche,
06:00c'est aussi des lieux de vie.
06:01C'est pour ça que nous, on est très orientés aussi sur l'emploi dans les territoires.
06:03Un restaurant, c'est 50 personnes dans les territoires.
06:05Et c'est pour ça qu'on a décidé également d'annoncer aujourd'hui
06:08qu'on devient société à mission avec un enjeu sociétal.
06:11Dans le cas de la loi PACTE, ça veut dire qu'à côté de notre enjeu économique,
06:14on met un enjeu sociétal.
06:15Et nous, on cherche, on travaille sur le lien social, sur l'emploi,
06:18sur le développement des territoires, sur les investissements.
06:20Tout à l'heure, je citais 500 millions d'euros d'investissement dans les 5 ans qui viennent.
06:23Donc, ça montre la volonté d'aller auprès de tous les Français,
06:26toutes les cibles dans l'ensemble des villes, en centre-ville,
06:28en centre-ville, en centre-commerciaux et en périphérie.
06:30Et justement, est-ce qu'on peut parler de tendance ?
06:31Une seconde, parce que par exemple, pour quelqu'un de ma génération,
06:33il faut admettre que le Quix est devenu un peu ringard, entre guillemets.
06:37Et pour moi, Quix, c'est des pubs sensationnelles, Eric et Ramzy.
06:40C'est énormément de com.
06:41Et j'ai vu depuis une semaine que vous pourriez beaucoup du goût,
06:44de la qualité de vos burgers.
06:46Est-ce qu'en fait, la stratégie d'ultra communication de Quix
06:48n'a pas un peu tué justement la qualité du produit et la cuisine en tant que telle ?
06:52Vous ne pensez pas qu'il y a eu un excès de com au détriment du goût ?
06:55Alors, vous parlez de la marque à son âge, elle est née en 80.
06:59Évidemment, elle a eu des générations.
07:00Depuis quelques années, on se relance.
07:02Alors, on a gardé la qualité du goût, beaucoup d'innovation.
07:04Et quand on utilise Eric et Ramzy, qui nous sont fidèles depuis 30 ans,
07:07quand on lance une promotion avec Avengers ou Simpson,
07:09on est dans l'actualité, on est dans la pop culture,
07:11on est dans ce qui connecte avec les Français.
07:13Et bien évidemment, les gens reviennent chez nous parce qu'il y a un goût qui leur plaît.
07:16Et là-dessus, il n'y a pas de débat.
07:17Tout à l'heure, vous avez la gentillesse de passer le slogan historique,
07:20mais c'est quand vous posez la question à nos clients,
07:22ils vous parlent à votre tout goût.
07:24Après, l'avantage, c'est qu'il y a du choix, il y a des enseignes.
07:27Donc oui, la qualité est là, l'innovation et la communication, c'est normal.
07:30On essaie d'exister avec notre taille face aux grands géants des autres pays.
07:34Merci beaucoup d'être venu ce matin, Frédéric Levaché.
07:37Vous êtes le patron de Quix.
07:38Merci à Hubert pour son témoignage attentif, visiblement,
07:43à cette évolution de Quix, notamment dans le Nord.

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