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  • il y a 2 minutes
Témoignage exclusif sur CNEWS d’un policier mobilisé face aux émeutiers. Ce CRS est en première ligne des violences urbaines. Il raconte des affrontements d’une extrême violence, la peur de perdre un collègue et l’épuisement des effectifs. Il dénonce également la réponse du ministre de l’Intérieur et réclame un changement de stratégie.

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Transcription
00:00Des bombes artisanales, des tirs de mortier d'artifice et des pluies de projectiles.
00:08En marge des manifestations, les policiers et les gendarmes sont pris pour cibles lors d'affrontements d'une extrême violence.
00:15Ce policier est spécialisé dans le maintien de l'ordre. Il intervient régulièrement face aux émeutiers.
00:22Nous l'appellerons Antoine pour préserver son anonymat.
00:25Sur le terrain, ils redoutent particulièrement les Black Blocs, ces groupes d'individus radicaux, souvent vêtus de noir et masqués.
00:32On voit que les manœuvres des Black Blocs tendent à isoler un policier et on l'a vu sur plusieurs
00:39actes, à le lyncher au sol.
00:43Et eux, leur but, ils le disent ouvertement, c'est de tuer un policier.
00:46Selon lui, le discours du ministre de l'Intérieur est aujourd'hui trop fébrile.
00:50Face à l'escalade des violences, il réclame un changement de méthode et souhaite aller au contact des émeutiers.
00:57Le discours qui est tenu, c'est vous avez pris une bombe de feu pour parler simplement sur vous.
01:04Le collègue a failli brûler vif et la réponse, c'est la plus grande fermeté.
01:10On va interpeller les auteurs, ils seront condamnés.
01:12Ça, ça ne suffit pas.
01:13Nous, ce qu'on veut, un chef qui nous dise je vous soutiens, allez-y, allez au contact, interpellez.
01:18Et il vaut mieux des blessés parmi les émeutiers que parmi les policiers.
01:22C'est ça qu'on veut entendre comme discours.
01:24Alors que 70 000 policiers et gendarmes ont encore été mobilisés en France ce samedi.
01:29Les interventions à répétition mettent les effectifs à rude épreuve.
01:33Alors la fatigue, elle est psychologique parce qu'on sait que le mouvement va perdurer.
01:37On se doute que ça va aller jusqu'aux élections présidentielles mai, voire au-delà.
01:41Ce qui fait que nos familles, on ne va pas les voir pendant des week-ends et des week-ends.
01:46Vous faites des vacations interminables, vous prenez tout et n'importe quoi sur le casque, sur le bouclier, des bombes
01:53incendiaires, de l'acide, etc.
01:55Trouver des volontaires pour subir tout ça pour 2 000 euros par mois, ça va commencer à être compliqué.
02:00Depuis le 17 octobre, près de 1 600 policiers et gendarmes ont été blessés.
02:05Depuis le 17 octobre, près de 1 600 policiers et gendarmes ont été blessés.

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