00:00 De nombreux policiers marseillais déclarés en arrêt maladie.
00:03 En réalité une grève déguisée pour montrer leur solidarité, mais surtout leur fatigue.
00:08 "J'étais malheureusement parti de ces policiers qui ont abandonné.
00:11 J'en vois ce mois avec dépit parce qu'aujourd'hui on a plus compris qu'on ne peut répondre
00:19 à l'abandon de l'Etat que par l'abandon.
00:20 Pour moi c'est normal qu'un policier aille en prison alors que des milices récidivistes
00:25 sans aucune garantie de représentation soient libérés."
00:28 Le placement en détention provisoire de deux policiers sonne comme un nouveau ras-le-bol
00:32 dans la cité phocéenne où les conditions de travail sont de plus en plus difficiles.
00:36 "80 gamins qui viennent pour piller un magasin que vous arrivez à 7 en face.
00:41 Comment voulez-vous que nous fassions pour interpeller ces gamins-là ? On ne va pas
00:45 leur donner un paquet de frais de tagada.
00:47 Ils ne croiront jamais, ils ne respecteront jamais cela.
00:50 Donc il y a un minimum de violence légitime à utiliser, de force légitime à utiliser,
00:58 sinon on n'y arrive pas."
00:59 Une colère qui est justifiée selon certains observateurs, au vu des conditions de détention.
01:04 "On applique des manières de faire qu'on n'applique pas aux truands.
01:10 C'est tout à fait normal qu'il y ait cette gronde, cette révolte qu'il va falloir
01:16 calmer le plus rapidement possible bien évidemment."
01:18 Dans les Bouches-du-Rhône, environ 450 policiers sont officiellement en arrêt maladie.
01:24 [Musique]
01:27 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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