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  • il y a 12 minutes
Vincent Parizot revisite l'actualité française à travers un prisme international avec Anna Kowalska, correspondante et présentatrice de la télévision publique polonaise, Mihaela Antoche, correspondante pour la télévision publique roumaine en France, Juan Jose Dorado, journaliste espagnol, et Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.

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Transcription
00:01RTL Soir
00:03Ils refont la France
00:05Vincent Parizeau
00:08Ah c'est notre petit bonbon du vendredi soir, notre moment préféré, le moment où en fait on reçoit le
00:13regard extérieur sur notre actualité et ça nous fait du bien.
00:17Ce soir, celui de journaliste venu d'Espagne, de Pologne, de Roumanie et de Grande-Bretagne.
00:23Bonsoir Anna Kowalska.
00:24Dobry-viotr Państwu.
00:25Voilà, vous l'avez reconnue, elle est la correspondante représentatrice de la télé publique polonaise.
00:30Bonsoir Mirella Antoche.
00:32Buenas tardes.
00:33Voilà, et elle, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, elle n'est pas la représentante de la télé,
00:38c'est pas la télé espagnole, c'est la télé roumane.
00:41Ben voilà.
00:42Et pourtant, bonsoir Juan Rosé Dorado.
00:45Buenas tardes.
00:46Ah ça se ressemble quand même, journaliste espagnol.
00:49Et bonsoir Philippe Teurl.
00:50Good evening Vincent.
00:51Good evening to journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.
00:56Émission en partenariat avec Courrier international, c'est le meilleur de la presse étrangère qui est traduit pour vous.
01:01Vous le trouvez en ligne ou en version papier, le dernier numéro est sorti.
01:11Alors on a deux gros dossiers chauds de l'actualité à évoquer avec vous, l'attaque terroriste et raciste de
01:15Trappes et les émeutes et les pillages qui sont de nouveau à craindre pour demain soir, à l'heure d
01:19'Halloween d'ailleurs.
01:20Mais je voudrais commencer par cette affaire diplomatique qui a marqué la semaine, une affaire aussi insensée que surprenante, l
01:28'affaire Mao Mbappé.
01:30Celui où j'ai le plus rigolé, c'est qu'on avait mis une vidéo d'un mec, je crois
01:35que c'est un dictateur chinois, ils avaient mis ma...
01:37Je l'utilise beaucoup avec mes amis en ligne.
01:39Voilà, c'était une sortie sur les réseaux sociaux faites il y a plusieurs mois qui est ressortie là récemment
01:46et alors ça a provoqué une réaction terrible venue de Pékin
01:50avec des grandes entreprises chinoises, Dongpeng, Mengyu, Milgram qui ont annoncé qu'elles arrêtaient toute collaboration commerciale avec Mbappé
01:59mais aussi avec la Liga de football qui n'était plus retransmise en Chine.
02:05Alors Mbappé s'est excusé, la Liga s'est excusé, le Real Madrid s'est excusé.
02:09Pour l'instant, on va dire que Pékin prend bonne note des excuses mais ne change rien, ne lève pas
02:14les mesures commerciales qui ont été prises.
02:16Mais moi ce qui m'a le plus frappé, je ne sais pas ce que vous en pensez, c'est
02:19le silence assourdissant des politiques, des autorités françaises et européennes d'ailleurs
02:24parce que Mbappé c'est quand même une star mondiale.
02:28Oui, quand même, on peut dire, Mao était un dictateur, non ?
02:32Ou alors j'ai envie de se faire censurer ? Je ne sais pas ce que vous en pensez.
02:35Anna Kowalska ?
02:36Ils sont très lâches les responsables politiques françaises parce que Kylian Mbappé est quand même une star internationale,
02:42un produit exportateur de la France.
02:45Là, il a fait une blague anodin qui a certes des répercussions
02:51mais je pense que cette lâcheté à la fois de la part des responsables mais aussi de l'opposition
02:57vient de, pour certains, de certaines complaisances idéologiques avec la Chine
03:02comme c'est le cas, je pense, de Jean-Luc Mélenchon.
03:04Ah bah attendez, puisque vous me parlez de Jean-Luc Mélenchon,
03:09non, on n'a pas encore cet extrait mais je vais vous le passer dans un instant.
03:13Excusez-moi de vous avoir interrompu.
03:14Je ne sais pas s'il a réagi depuis, mais aux dernières nouvelles, il n'a pas réagi.
03:20Mais je pense qu'il y a aussi une question de relation économique et de lâcheté qui est liée à
03:27ça.
03:28Ron Rosé ?
03:29Alors déjà, la première chose, c'est que, dès toute évidence,
03:32Mbappé n'était pas au courant de qui était vraiment Mao Zedong.
03:35Ça, c'est la première des choses.
03:37Donc je crois qu'il a merdé, pardonnez-moi cette expression,
03:40mais parce qu'il lui manquait des repères.
03:42Oui, non mais ça c'est sûr, il ne savait pas très bien, mais ce n'est pas le problème.
03:45Oui, après, c'est autant un problème diplomatique qu'un problème commercial.
03:50Et pas que pour Mbappé, parce que vous l'avez signalé,
03:53la Liga Espagnole s'est empressée de présenter ses excuses
03:57parce que la Liga arrête d'être retransmise du côté de la Chine.
04:03La perte économique est colossale pour la Liga Espagnole.
04:06Le Real Madrid qui a mis 24h, 48h à présenter des excuses a dû se faire vite
04:14parce qu'après, c'était le Real qui allait être tout simplement banni de la Chine.
04:19Ça veut dire qu'on ne peut pas dire aujourd'hui que Mao était un dictateur.
04:23Ce n'est pas possible.
04:23On peut le dire, mais pas quand on a des contrats millionnaires signés avec la Chine.
04:29Ça, c'est la réalité.
04:30Mais je suis d'accord avec vous et avec Anna,
04:32c'est qu'ils sont vraiment des lâches, les politiques,
04:34que ce soit en France, que ce soit en Espagne,
04:36parce que là-bas, ils n'ont pas non plus ouvert la bouche.
04:38Écoutez, que je sache, LFI n'a pas des contrats commerciaux avec la Chine.
04:42Écoutez, Mathilde Panot, un peu gênée aux entournures sur LCI avant-hier avec Elisabeth Martichoux.
04:49Il y a Mbappé en pleine tempête, mesure de rétorsion après que dans une blague sur Internet,
04:54il a comparé Mao à un dictateur.
04:56Vous comprenez la réaction chinoise ou pas ?
04:57Écoutez, moi, je n'ai rien à dire sur cette question-là.
04:59Enfin, Mbappé, vous dites quoi ?
05:03Il est victime du manque de liberté d'expression de la Chine ?
05:07Mais non, écoutez, Mbappé a fait un communiqué, acte, point.
05:12Je n'ai rien à dire sur cette question-là.
05:14Ce n'est pas un sujet qui vous intéresse, Mbappé ?
05:15Pas particulièrement.
05:16Voilà.
05:18C'est clair.
05:19Personne ne veut dire la moindre chose qu'il peut diriger les Chinois.
05:23Ça, c'est le premier point.
05:25Et ils sont tous terrorisés que dire la moindre chose qu'il peut perturber les Chinois.
05:29va perturber les contrats juteux avec la Chine pour les affaires.
05:35Et donc, tout le monde reste muet.
05:37Parce qu'on sait qu'on ne peut pas contourner la Chine aujourd'hui.
05:39Donc, même si Mbappé dit une connerie, tant pis pour lui.
05:42On ne va pas venir à son rescousse.
05:44Mais est-ce que c'est une connerie de dire que Mbappé était un dictateur ?
05:49Non, il y a deux choses qui m'importunes là-dessus, Vincent.
05:50Le premier, c'est qu'il n'a même pas donné le nom de Mao.
05:54Oui, mais il ne savait même pas.
05:55Il ne savait pas qu'il était Mao, qu'on disait Juan José.
06:00Et l'autre question que je me pose, c'est que comment ça se fait que ce soit maintenant ?
06:06Ce soit au moment où on donne le ballon d'or, et paf, on est sur ce scandale de Mbappé
06:12qui aurait bien aimé l'avoir.
06:14Et bien non, on a un autre scandale qui parle de lui.
06:17Donc, quelqu'un, quelque part, a sorti cette vidéo.
06:19Peut-être pas, sachant que ça allait mettre en colère les Chinois.
06:23Mais le moment est quand même très bizarrement fait.
06:27Et dernier point, j'ai trouvé quelqu'un d'autre qui a quand même défendu Mbappé.
06:30C'est un journal britannique qui s'appelle The Spectator.
06:34Qui a dit dans son éditorial, Mbappé a raison.
06:37Que la Chine et Mao, c'était un dictateur qui a tué entre 50 et 80 millions de gens lorsqu
06:43'il était.
06:44C'est pas un dictateur à petits bras quand on est à 50 à 80 millions de morts.
06:48Bien et là.
06:49Donc, voilà.
06:50Bravo, bravo à ce journal britannique.
06:53Vous nous rappelez le nom ?
06:53Mais c'est le seul.
06:54Spectateur.
06:55Spectateur.
06:56Bien et là.
06:56Voilà, on est quatre et avec toi on est cinq.
06:59On ne parle pas de sport, on parle de marketing, publicité, bref, de l'argent.
07:03Oui, c'est vrai.
07:04Et le pauvre Kylian, il est tombé maintenant dans une situation qu'il n'imaginait pas.
07:10Et je me souviens très bien, ça s'est passé, c'était un match de foot en Espagne avec Kylian
07:17qui était avec quelque chose qui s'est caché le t-shirt après Ceuta.
07:24Il est tombé encore une fois dans une question qui le dépasse.
07:28Maintenant, c'est une autre question qui le dépasse.
07:30Mais le sportif Kylian, c'est le meilleur du monde, on peut dire ça, parce qu'il est un talent,
07:38un vrai talent.
07:38Mais l'homme Kylian a des problèmes d'adaptation si on veut à une situation qui le dépasse, c'est
07:45sûr.
07:46Mais encore une fois, le sport est le sport.
07:50Le marketing, les contrats, l'argent, ce sont complètement autre chose.
07:55Mais encore une fois, il faut dire que la culture chinoise est complètement différente.
08:01Et ils sont très sensibles, je ne peux pas dire aux dictateurs, mais à leur président, secrétaire de Parti communiste.
08:09Non, non, mais ça c'est certain.
08:10Aujourd'hui, Christiane Admen, vous avez les immenses portraits de Mao.
08:14Et pour nous, c'est difficile de comprendre que ça, parce que nos vies maintenant se passent sur les réseaux
08:20et la perception des autres.
08:22Juste une chose, vous savez que les Chinois eux-mêmes, ils n'ont pas su ce que Mbappé a dit,
08:27parce que c'était interdit en Chine de transmettre cet entretien.
08:31Donc, ils cherchent, vous cherchez sur Internet, ils n'ont pas trouvé.
08:33N'empêche que les politiques français, d'ailleurs, sont quand même assez contents d'aller trouver Mbappé, parfois, pour faire
08:40passer un message.
08:41Quand ça leur sert.
08:42Quand ça leur sert.
08:43Et là, il n'y avait plus personne.
08:46Allez, on marque une petite pause, et puis on ouvre un autre dossier au cœur de l'actualité.
08:52Cette fameuse loi casseur-payeur, dont il sera sans doute peut-être question dans les prochains jours,
08:58puisqu'on attend encore, on craint en tout cas, demain de nouvelles violences urbaines.
09:02A tout de suite.
09:06Bonne soirée sur RTL.
09:10RTL.
09:12Votre radio.
09:14Netto, pour vous, une alerte discount, c'est...
09:17L'occasion d'aller faire un tour chez Netto, j'imagine ?
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09:283,29 euros, le filet de 5 kg de pommes de terre ?
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11:11RTL Soir.
11:12Et vous nous rappelez de l'actualité à 19h30, Antoine Cavaillerou.
11:15Le Rassemblement National a transmis la haine.
11:18Déclaration du maire de Trappes, Ali Rabais.
11:20Appel à mesurer le danger de la propagande d'extrême droite.
11:24Il vient de prononcer un discours devant des milliers de personnes réunies dans sa ville.
11:27C'est un hommage aux victimes de l'attentat raciste de vendredi dernier dans les Yvelines.
11:31Un mort et sept blessés.
11:33La bataille des parcours de Manif, elle n'est pas terminée à Paris.
11:35La CGT a obtenu une victoire ce soir.
11:37Le défilé de Bastille à Nations validée, autorisée par le tribunal administratif.
11:42La préfecture de police militait, elle, pour un cortège le long du boulevard périphérique.
11:47Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, assure que le préfet va faire appel.
11:50C'est donc le conseil d'État qui tranchera.
11:53Puis le foot, la Ligue 1, je vous donne les scores en direct.
11:56Un but partout entre le Havre et le PSG.
11:59Ah non ! Non, non, non ! 2-1 pour le PSG.
12:01Heureusement que Juan Rosé Dorado a l'œil sur son écran.
12:05Et il nous sidèle aucun but du PSG.
12:072-1 pour les Parisiens.
12:08Un but partout entre Nice et Rennes, c'est la demi-heure de jeu.
12:12Eh bien merci Antoine, vous revenez à 20h.
12:13C'est promis.
12:14A tout à l'heure.
12:16RTL Soir.
12:19Ils refont la France.
12:21Vincent Parizeau.
12:24Avec Anna Kowalska pour la télé polonaise.
12:26Mireille Antoche pour la télé roumaine.
12:29Le journaliste espagnol Juan Rosé Dorado.
12:32Et le journaliste britannique de France 24, Philippe Dörle.
12:35Le racisme tue et la division prospère.
12:39Donc je n'ai pas envie de participer à un meeting politique.
12:42Parler d'unité et de rassemblement, qu'est-ce que l'image ça renvoie aux Français ?
12:44Qu'il y a un rassemblement des personnalités de droite, puis un autre des personnalités de gauche une heure après.
12:47Que le rassemblement est un effort.
12:49Et que l'exploitation politique est une mauvaise idée.
12:53Voilà, vous l'avez compris, on évoque un autre sujet maintenant.
12:58C'est celui de l'attentat raciste de Trappes dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés.
13:04Et donc ce soir, des milliers de personnes réunies à Trappes, mais alors que des personnalités de gauche.
13:10D'ailleurs, le sénateur écologiste Yannick Jadot s'en est ému.
13:15Il a dit, il n'y a personne de droite.
13:16Et c'est vrai que les personnalités de droite ou même du bloc central sont allées ailleurs,
13:23dans une commune, la commune de la jeune fille qui a été grièvement blessée.
13:28Alors que dire du climat politique ou des récupérations autour de cet attentat raciste, clairement,
13:33puisque l'auteur a reconnu la motivation, est-ce que ça vous étonne que, même sur un moment comme celui
13:42-là,
13:43on ne soit pas en mesure, en France, en tout cas au niveau des politiques, de faire l'union ?
13:52Ça ne m'étonne plus de ce qui se passe en France.
13:55Déjà parce que ce n'est pas la première fois, c'est arrivé par le passé.
13:59J'ai en tête une manifestation multitudinaire en France,
14:03où le Premier ministre, le Président de la République, n'a pas voulu aller.
14:08Et j'ai en tête aussi le fait qu'on est en campagne électorale,
14:12que le fait que la droite ne souhaite pas être photographiée à côté des dirigeants et des filles,
14:20s'ils s'étaient allés à Trappes, ça aurait été peut-être une photo qu'ils ne veulent pas.
14:25Mais c'est aussi parce qu'ils sont quelque part coupables, coupables aussi,
14:31puisque même le bloc central, vous avez fait...
14:32Oui, même le bloc central, même Gabriel Attal, n'est-ce pas ?
14:35Gabriel Attal appartient à un gouvernement qui gagne ses élections à gauche,
14:39mais qui fait une politique de droite.
14:41Et donc, le problème, c'est qu'aller à Trappes, c'est un risque pour n'importe qui,
14:45qui est plutôt à droite ou dans le bloc central à droite.
14:48Ils se sont dit, Trappes, c'est un piège.
14:49Je pense qu'ils se sont dit ça parce qu'il y avait LFI et parce qu'aussi, effectivement,
14:55c'est une ville où, effectivement, il y a un pourcentage des Français d'origine de l'immigration.
15:03Et là, ils se disent qu'ils ne vont pas être bien reçus.
15:07Et à la limite, il vaut mieux qu'ils ne le saillent pas.
15:10Parce qu'on aurait peut-être assisté à des scènes qu'on ne souhaite pas voir,
15:13avec des politiques obligées d'équiter les manifestations, par exemple.
15:17Oui, mais alors là, on se dit quand même qu'on marche sur la tête.
15:20Parce que, je veux dire, le centre, le bloc central, la droite républicaine,
15:26évidemment, n'ont pas de discours qui peut être suspecté de racisme.
15:34Qu'est-ce qui empêchait de faire concorde autour d'un événement pareil,
15:39sans aller soutenir LFI ou autre ?
15:43C'est ça qui est un petit peu étonnant, Philippe Thurne.
15:45Mais peut-être que je suis un peu naïf.
15:47Non, je ne pense pas.
15:48Je pense que, comme on dit, ils ont loupé une occasion pour se manifester,
15:53pour se montrer l'eau de cette manifestation à Trappes.
15:56Et je ne l'arrive pas à comprendre pourquoi ils ne sont pas allés.
15:59C'est une occasion aussi pour contredire le Rassemblement National
16:03qui dit à longueur de temps, Trappes, c'est quoi ?
16:05C'est la République islamique en France ?
16:08Eh bien non, ce n'est pas vrai.
16:09Donc, plus qu'on est nombreux, plus qu'on est forts à y aller pour dénoncer
16:14toutes ces bêtises qui sont dites par l'extrême droite,
16:17plus on va battre leurs idées.
16:19Alors, le fait qu'on soit absent, ça veut dire,
16:21un, on a peur d'y aller parce qu'on a peur de se trouver dans une situation
16:25qui pourrait me porter préjudice.
16:27Et deux, je ne veux pas être affilié à LFI,
16:30donc je ne veux pas y aller.
16:31Et donc, qu'est-ce qui se passe ?
16:33On laisse les gens de Trappes, les victimes en premier lieu,
16:36les gens qui ont un sentiment d'abandon de la France à longueur de temps,
16:41en train de dire, oui, finalement, vous ne méritez même pas ma présence
16:43parce que moi, je ne veux pas me mériter de tout ça.
16:45Donc, le message est très négatif.
16:48Et je pense que tout est en train de porter dans le mauvais sens.
16:53Et je suis très éteint par la situation en France en ce moment
16:56et je ne sais pas trop comment on va se sortir de tout cela,
17:00bien évidemment, avant l'élection présidentielle, l'année prochaine.
17:04Vous comprenez ce qu'a voulu exprimer le président de la République,
17:08enfin, Emmanuel Macron, cette semaine ?
17:08Il aurait dû peut-être y aller lui-même, Emmanuel Macron,
17:11parce que dans d'autres occasions, on a vu François Mitterrand
17:13qui est disant dans la rue pour contrer le...
17:16C'est l'image de cette société complètement fracturée,
17:18le fait qu'on n'est pas capable aujourd'hui de faire concorde sur un événement comme ça.
17:24Une fois de plus, on voit que la classe politique est le miroir
17:29de la polarisation de la société qui existe en ce moment-là.
17:33Et les candidats, même les partis politiques, ne font pas que de capitaliser tout ce qu'il y a
17:40et ajoutent encore un peu de la fracturation.
17:43Et ça, c'est vraiment difficile de voir et c'est vraiment difficile de gérer.
17:47On voit ça pour le gouvernement, on voit ça pour l'autorité locale,
17:52la communauté locale, pour les simples habitants qui habitent, les gens qui habitent à Trappes.
17:58C'est difficile de comprendre et c'est difficile d'expliquer ça.
18:01C'est une polarisation vraiment de la société qu'on ne peut pas comprendre.
18:06Oui, je pense que les hommes et femmes politiques en France,
18:08mais peut-être pas partout, si on regarde les Etats-Unis, l'Allemagne, la Pologne,
18:13on oubliait certains décents aux valeurs supérieures,
18:16et non, justement, de leur but politique.
18:18Vous constatez ça également chez vous, en Pologne, Anna Kowalska ?
18:21Absolument, je pense que s'il y avait une barrière, il y a des moments tragiques en Pologne aussi.
18:26Le président conservateur ne se retrouve jamais en même endroit avec le Premier ministre démocrate.
18:31Ah oui, ils se débrouillent toujours pour s'éviter.
18:33Quoi que ce passe, donc cette polarisation est très forte, très forte partout.
18:37Mais je pense qu'encore une fois, ça reflète la société.
18:39Si on a parlé d'Edouard Philippe, il n'est pas allé là aujourd'hui,
18:43certes, il ne prononce pas le discours de haine,
18:45mais le centre et la droite en France, et par ailleurs partout en Europe,
18:50mène aussi cette course anti-immigration.
18:53Je pense que c'est une réflexion de ce que veulent les électeurs.
18:57Mais une politique qui veut, par exemple, encadrer l'immigration,
19:03ce n'est pas forcément du racisme.
19:05C'est-à-dire que là, on est en train de tout mélanger.
19:08C'est-à-dire qu'encore une fois, c'est blanc ou c'est noir.
19:11Mais aucune place à la nuance.
19:14Je pense qu'il y a cette responsabilité des politiques partout,
19:17de justement ne pas faire cette mélange.
19:20Mais si on entend tous les jours de la part d'entre-centres et extrêmes-droites
19:24que l'immigration, c'est mal, je pense que les gens peuvent être super.
19:30Juan Rosé.
19:32J'essaie de me rappeler, en 2017, avec l'arrivée d'Emmanuel Macron,
19:37à l'Assemblée nationale, il n'y avait que huit députés du Rassemblement national.
19:42Huit députés.
19:42Aujourd'hui, ils sont plus d'une centaine.
19:44Ils sont plus d'une centaine.
19:46Le discours du Rassemblement national anti-immigration,
19:49en parlant aussi de ré-immigration, en parlant aussi du remplacement,
19:54parce qu'ils ont utilisé ces mots, ça fait dix ans qu'ils s'étaient installés,
19:58un peu plus, mais ça fait dix ans qu'ils s'étaient vraiment installés dans la société française.
20:02Donc, aujourd'hui, en pleine campagne électorale pour les présidentielles de 2027,
20:07forcément, chacun essaye d'étirer ses avantages.
20:11Et donc, pourquoi on va aller chercher la paix ?
20:13De toute façon, on va se disputer pendant encore six mois pour aller vers les présidentielles.
20:18Donc, effectivement, je ne voyais pas, je ne voyais pas, M. Rotailleau, à l'eau attrape.
20:23Excusez-moi.
20:24J'ai du mal à voir comme il aurait été reçu.
20:28Bien sûr, la même chose pour n'importe qui du Rassemblement national.
20:32Donc, c'est impossible.
20:33Non, mais on pouvait peut-être imaginer que le bloc central,
20:37entre Gabriel Attal et peut-être Édouard Philippe...
20:40Il n'y a pas un rassemblement, je pense, citoyen, aujourd'hui.
20:43Oui, oui, dans la commune d'origine de la verrière,
20:47de cette jeune fille qui a été grièvement blessée.
20:50Mais, ce n'est pas la même chose.
20:52Et puis, surtout, au moment où certains commencent à parler d'une primaire
20:58qui réunirait les démocrates dans la perspective de la présidentielle,
21:03s'ils ne sont même pas capables de se retrouver juste autour d'un moment de rassemblement raciste,
21:09c'est mal barré.
21:09Je vous dis une chose, Vincent.
21:11Il n'y a plus vraiment beaucoup qui m'étonnent maintenant.
21:14Quand on a vu le spectacle cette semaine à l'Assemblée nationale,
21:17après la minute de silence pour la victime de cet assassinat à Trappes,
21:22et cette engueulade entre les différents partis,
21:24les gens qui sont levés, qui sont partis de l'Assemblée nationale,
21:26je dis, vraiment, si vous, vous ne pouvez pas avoir un discours
21:29qui est constant et qui est uni contre le racisme en France
21:33et contre les attentats, et bien, c'est quand même pathétique.
21:36Et ça, c'est parce qu'on est à 6 mois de la présidentielle, d'après vous ?
21:39C'est parce qu'on est dans une période où...
21:43C'est parce qu'on essaie de tirer son épingle du jeu pour profiter de cette situation,
21:48et malheureusement, les gens qui souffrent, c'est les gens de Trappes,
21:50c'est les citoyens français, parce que j'ai l'impression que les gens...
21:55ont une impression de ne pas avoir quelqu'un qui les dirige et qui les emmène vers un avenir plus
22:03positif.
22:04Et malheureusement, je pense que ça va continuer au moins jusqu'à l'élection présidentielle.
22:08Alors, on va marquer une petite pause et puis évoquer un autre gros dossier de l'actualité
22:13de la semaine dernière, de la semaine précédente et de la semaine à venir.
22:16A l'évidence, les manifestations, celles de samedi.
22:20Finalement, le parcours de la CGT en ville entre Bastille et Nation a été autorisé par le tribunal administratif.
22:28On verra ce que dira le Conseil d'État, puisque le gouvernement fait appel.
22:31La question, c'est celle des émeutes, d'éventuels pillages et de savoir qui va payer.
22:36Il y a une loi qui est en préparation et on nous annonce même qu'on va augmenter toutes nos
22:41primes d'assurance,
22:42même celles pour notre voiture.
22:44Allez, à tout de suite.
22:45Merci d'écouter RTL.
22:54RTL.
22:57Votre radio.
22:58On en parle.
23:00Thierry Marx, pourquoi offrir votre soutien à Bleu Blancœur ?
23:03Parce que bien manger, ça commence par un simple geste.
23:06Le choix des bons produits.
23:07Je défends Bleu Blancœur parce que ce sont des produits français avec du goût,
23:11une qualité nutritionnelle améliorée et des impacts environnementaux réduits.
23:15Bleu Blancœur, c'est une démarche avec une obligation de résultat.
23:19Elle mesure et prouve ses impacts.
23:21Merci chef.
23:22Analyse de cycle de vie produit Bleu Blancœur versus conventionnel.
23:25Sources agrébalistes.
23:25Plus d'infos sur bleublancœur.org.
23:2817h56.
23:3017h58.
23:31L'enfer, le périph.
23:3218h.
23:32Ne changez pas vos habitudes.
23:34Allumez Radio Player.
23:37Radio Player, les radios françaises, les web radios et les podcasts gratuitement et sans inscription.
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23:52Les experts gamme vert ont un conseil haut en couleur, les chrysanthèmes.
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24:019,99 euros.
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24:32RTL
24:33Winamax, le plus important, c'est de gagner.
24:36Salut à tous, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro du Bon Plan du Trader.
24:40Alors sans plus attendre, appelons un trader Winamax pour nous aider à repérer les cotes les plus intéressantes du week
24:45-end.
24:45Salut Corentin.
24:46Salut Raymond.
24:46Corentin, ce week-end, le programme est chargé entre le championnat de France et celui d'Angleterre.
24:51Alors qu'est-ce que tu nous conseilles de surveiller ?
24:53Alors je vous propose de surveiller deux belles affiches, Chelsea-Mongester-United et Marseille-Toulouse.
24:58Et l'idée, c'est d'associer les deux dans un combiné pour obtenir une cote plus élevée.
25:02D'accord. Et concrètement, comment tu construis ce combiné ?
25:04Déjà, je vois bien Chelsea vainqueur avec une cote autour de 1,72.
25:08United traverse une mauvaise passe et cherche toujours son nouvel entraîneur.
25:11Je vois bien Chelsea en profiter et gagner.
25:13Et à Marseille, tu privilégies aussi une victoire à domicile ?
25:16Non, plutôt les deux équipes qui marquent.
25:18Cote autour de 1,43.
25:19Marseille peut se créer beaucoup d'occasions, mais en laisser beaucoup aussi.
25:23Le combiné est à 2,46.
25:25Tu comptes donc sur Chelsea pour profiter des difficultés d'United et sur un match ouvert à Marseille ?
25:29C'est ça. C'est le scénario que je privilégie.
25:32En associant ces deux paris, on arrive à une cote plus élevée.
25:34Mais attention, il faut que les deux passent.
25:36Ça reste un pari avec le risque de perdre.
25:38Et tu fais bien de nous le rappeler.
25:40Merci pour ce bon plan Corentin.
25:41Avec plaisir.
25:42Allez, on raccroche pour aujourd'hui.
25:44Mais on se retrouve vendredi prochain pour un nouveau numéro du Bon Plan du Trader.
25:47Retrouvez les paris sportifs sur RTL avec Winamax.
25:51Winamax, le plus important, c'est de gagner.
25:53Les jeux d'argent et de hasard peuvent être dangereux.
25:54Perte d'argent, conflits familiaux, addiction.
25:56Retrouvez nos conseils sur joueur-info-service.fr
25:59et au 09, 74, 75, 13, 13, appellement surtaxé.
26:04RTL Soir.
26:06Ils refont la France.
26:08Vincent Parizeau.
26:10Avec ce soir, le journaliste espagnol Juan Rosé Dorado,
26:14le britannique chroniqueur de France 24, Philippe Teur,
26:17la correspondante de la télé publique roumaine,
26:20Mihaela Antosch,
26:21et celle de la télé publique et présentatrice en Pologne,
26:25Anna Kowalska.
26:27Il ne faut pas avoir une minorité qui casse
26:30et toujours les mêmes qui paient.
26:31Les assurances, les assurances et les polices d'assurance
26:33des Françaises et des Français,
26:35celles et ceux qui sont propriétaires de leur comesse,
26:37pour accessoirement les contribuables.
26:38Il ne faut pas voir une violence s'installer
26:40et sur laquelle on voit bien qu'on ne va pas taper là où il faut,
26:42c'est-à-dire au portefeuille.
26:43Y compris d'ailleurs en allant toucher
26:45à un certain nombre d'allocations sociales s'il le faut.
26:48Voilà, il faut faire payer les casseurs à bonne odeur,
26:52donc et cela à la veille d'une nouvelle manifestation
26:55et des craintes affichées d'ailleurs par le gouvernement
26:58de mouvements particulièrement violents,
27:01notamment sans doute dans la soirée,
27:03puisque ce sera également le soir d'Halloween.
27:06On dira d'ailleurs un mot d'Halloween à la fin de l'émission.
27:09Cette loi casseur-payeur,
27:11le Sénat l'a adoptée en première lecture,
27:13ça veut dire que les participants à des violences collectives,
27:17sans qu'ils soient directement ou précisément identifiés
27:20comme étant les auteurs,
27:22pourraient devoir payer jusqu'à 10 000 euros
27:24de dégâts recouvrables sur les allocations familiales,
27:27les APL, le RSA,
27:29ce à quoi la gauche dénonce une responsabilité collective
27:32qui est en opposition avec la règle de la justice
27:36et de la responsabilité individuelle.
27:39L'autre aspect, c'est qu'à partir du 1er janvier,
27:42ça c'est un dispositif qui doit entrer en vigueur,
27:44même si on doit encore, j'allais dire,
27:48publier les décrets d'application.
27:50Les contrats d'assurance, habitation, voiture de tous les Français
27:54vont augmenter de 0,8%
27:57parce que, ben voilà, c'est une taxe émeute
28:00qui date du budget de l'année dernière,
28:02du budget 2026.
28:03Autrement dit,
28:05vouloir faire payer les casseurs, c'est très bien,
28:08mais apparemment c'est nous qui allons payer,
28:09en tout cas sur nos polices d'assurance.
28:11Je voudrais savoir ce que vous en pensez.
28:13Est-ce que dire faire payer les casseurs, les casseurs-payeurs,
28:16c'est simplement une formule politique,
28:18un slogan politique,
28:20mais finalement, est-ce que ce n'est pas un leurre ?
28:23Est-ce que c'est possible, d'après vous ?
28:25J'ai envie de vous demander, Philippe Thurl,
28:27ce que vous en pensez,
28:28parce que je sais qu'en Angleterre,
28:30je crois que ça remonte à 2011,
28:33il y avait possibilité d'expulser des logements sociaux
28:36ceux qui étaient impliqués dans des violences de ce type.
28:39C'est exact.
28:40Et il y a plusieurs problèmes, malheureusement,
28:43en ce qui concerne cette politique.
28:45Le premier, c'est que c'est souvent difficile d'identifier la personne,
28:49parce que dans les manifs, les gens sont couverts,
28:52ils ont des capuches,
28:54ou ils ont le visage couvert.
28:56Et donc, c'est les gens souvent qui n'ont pas été
29:00dans les manifs,
29:01ou qui sont violents,
29:02qui sont ciblés,
29:03et c'est eux qui payent.
29:04Mais ceux qui ont cassé,
29:05ils réussissent à partir sans être pris la main dans le sac.
29:09Et le deuxième problème,
29:11c'est qu'en Grande-Bretagne,
29:15si vous avez une entreprise ou une boutique,
29:17vous demandez à votre assureur
29:19de vous dédouaner,
29:22de rembourser le montant des dégâts.
29:24Et ensuite,
29:25c'est le gouvernement
29:26qui peut se retourner contre la personne responsable
29:30pour les faire payer.
29:31Le problème là,
29:32c'est que souvent,
29:33ces personnes n'ont pas d'argent.
29:34Et donc, pour les faire payer,
29:36ça dure des années,
29:37parce qu'ils disent,
29:38si vous devez rembourser 100 000 euros,
29:41je ne les ai pas.
29:43Et même si vous portez plainte contre cette personne,
29:44ça ne veut pas dire qu'il va y avoir l'argent.
29:46Donc, c'est un processus à longue haleine.
29:48Oui, il y a beaucoup de mesures
29:49qui sont à la disposition des gens,
29:52mais entre les mesures qui sont disponibles
29:55et la mise en route effective de ces mesures,
29:58c'est un autre cas de figure.
29:59Et donc, je pense que c'est ce qui va se passer en France.
30:03Sur le papier, ça a l'air bien.
30:05D'ailleurs, je pense que déjà,
30:06il y avait cette loi
30:07qui était supprimée par François Mitterrand.
30:09La loi anti-casseurs.
30:11Qui revient de nouveau,
30:12parce que lui, il disait,
30:13ça empêche les gens de manifester.
30:15S'il y a une personne qui casse
30:17et tout le monde est responsable,
30:18les gens ne vont plus manifester dans la rue.
30:21Anna Kowalska.
30:22Oui, en Pologne,
30:23on n'a pas du tout le même niveau de dégâts
30:25qu'en France.
30:27Pendant le marché,
30:28celui qui est un peu plus explosif,
30:29c'est la manif de 11 novembre,
30:33la fête nationale,
30:34mais aussi en fête d'indépendance,
30:36donc très nationaliste.
30:37Il y a nationaliste allemand,
30:38sûrement le français aussi qui vient.
30:40On parle à Varsovie
30:41de peut-être quelques dizaines
30:42de milliers d'euros de dégâts.
30:45Jusqu'à, par rapport à un milliard,
30:47je pense, le 17 octobre en France.
30:51On a toujours le même problème.
30:53C'est souvent la mairie qui paye,
30:55mais il y avait malgré tout
30:57plusieurs cas de condamnation
30:59à la fois en criminel et en civil
31:01de gens qui ont commis.
31:02Et ils étaient assez nombreux,
31:03ceux qui se font arrêter.
31:05Et du coup, c'est eux qui ont dû payer.
31:07Ou sinon, ils finissaient en prison.
31:11Alors là, c'est encore notre histoire.
31:13Il y avait aussi cette idée
31:15de faire payer les organisateurs
31:17de manifestations.
31:18Je ne pense pas que, par exemple,
31:19CGT serait très heureux
31:20de...
31:21Ah, les organisateurs !
31:22Les organisateurs.
31:23Mais cette idée,
31:24par rapport à justement
31:25la loi de l'homme,
31:26a été écartée.
31:27Mais cette loi, effectivement,
31:29finalement, d'une justice collective,
31:31loi anti-casseurs,
31:32et vous le rappeliez,
31:33elle existait en France
31:35dans les années 70.
31:36C'était issue, finalement, de 68.
31:39Et Mitterrand, en 81,
31:40l'avait abrogée.
31:42Cette idée de...
31:44Vous êtes sur place,
31:45vous participez,
31:46vous regardez,
31:47vous encouragez, peut-être même,
31:49d'une certaine manière,
31:50les casseurs,
31:50mais vous ne cassez pas vous-même.
31:51C'est normal, vous devez payer.
31:52Vous êtes d'accord ?
31:53Alors, la philosophie de la loi,
31:54je pense qu'elle est logique.
31:56Casseurs-payeurs, oui,
31:57sauf que tel qu'elle a été rédigée,
31:59effectivement,
31:59faisant payer tous ceux
32:00qui sont à côté
32:01et qui n'ont rien à voir,
32:02parfois...
32:03Enfin, quand vous êtes sur place,
32:04ce n'est pas que vous n'avez rien à voir.
32:05Non, non, non.
32:06Saca, c'est que vous êtes interpellé.
32:08Non, non, non.
32:09Souvent, vous êtes dans une manifestation,
32:10vous restez,
32:11vous voyez du grabouge,
32:12vous regardez,
32:14et aujourd'hui en plus,
32:15vous fermez avec votre téléphone,
32:17mais vous n'êtes pas allé
32:19saccager une vitrine,
32:21saccager du mobilier urbain,
32:22donc vous n'êtes pas responsable
32:23de ce type.
32:24Donc, cette loi,
32:26dans la philosophie,
32:26oui,
32:27mais dans son application
32:27telle qu'elle est écrite,
32:28je pense que c'est aberrant
32:30de le faire aujourd'hui.
32:31Et puis,
32:33derrière cette histoire des taxes,
32:37vous faites ça en Espagne,
32:39alors là,
32:39vous savez,
32:39tout le monde dans la rue.
32:40Ah bah oui,
32:41assurance habitation,
32:42assurance auto,
32:43on va prendre 0,8%,
32:44rien que pour payer tout ça.
32:45Déjà, il faut savoir
32:46qu'en Espagne,
32:47l'assurance habitation
32:48n'est pas obligatoire.
32:49Donc, si en plus,
32:50vous mettez une taxe supplémentaire,
32:52alors là,
32:52vous êtes vraiment mal parti
32:54parce que les gens
32:55ne vont pas souscrire
32:56des assurances habitation.
32:58Mais au-delà de ça,
33:00en Espagne,
33:01on n'a pas des taxes
33:03catastrophes naturelles
33:03ou des taxes attentats.
33:06En fait,
33:06s'il y a une catastrophe naturelle,
33:08s'il y a un attentat,
33:08ce n'est pas les assurances qui payent,
33:09c'est l'État qui paye.
33:11Oui, mais en État,
33:12nous, on a retourné l'époque.
33:13Donc, pour vous dire
33:13que que ce soit la taxe,
33:15que ce soit la loi
33:16telle qu'elle est rédigée,
33:18ce n'est pas une très bonne idée.
33:19C'est ça le problème.
33:20Je pense qu'on parle ici
33:21de même mécanisme
33:22qu'avec les catastrophes naturelles
33:23en France.
33:24Oui, c'est le même système.
33:25Sauf que catastrophe naturelle,
33:27c'est imprévisible.
33:28Et là, on parle de questions
33:29d'orgue publique.
33:30Donc, c'est une responsabilité
33:31de l'État.
33:32Sauf que,
33:33sinon, ça vient de nos impôts,
33:35malgré tout.
33:35Voilà, de toute façon,
33:36à l'arrivée,
33:37comme disent certains,
33:38c'est nous qu'on paye.
33:38Oui, c'est ça,
33:39de toute façon.
33:40Je vois deux solutions
33:42pour un problème.
33:44Je ne pense pas
33:45que ce sont les bonnes solutions.
33:46Parce qu'en théorie,
33:47oui, ça va.
33:48Tu casses, tu payes.
33:49Oui, mais sur le papier,
33:51c'est séduisant.
33:52En théorie, oui.
33:53Mais en pratique,
33:54comme en Grande-Bretagne,
33:56il y a beaucoup
33:57de difficultés ponctuelles,
33:59si on peut dire ça.
34:00Mais on a quand même
34:01à la de 5 000 personnes.
34:02Juste un peu.
34:03On a vu le 17 octobre.
34:05C'était le bordel absolu.
34:08Imaginez-vous,
34:09dans la justice,
34:10les magistrats,
34:11les tribunaux,
34:12des dossiers
34:13qui sont comme ça.
34:14Alors, on a vu passer
34:15les comparutions immédiates.
34:16Et après ça,
34:17il faut du personnel
34:18pour voir
34:19qui a fait ça,
34:21où est la famille,
34:22quel âge a-t-il.
34:23Oui, mais les parents
34:24se disent,
34:25ah non, il était chez nous,
34:26il était avec nous ce soir,
34:28ce n'est pas possible.
34:29Mon fils, ma fille,
34:32ils sont sages tous les deux,
34:34ils n'ont pas cassé.
34:35Alors, il y a des enquêtes
34:37et des choses comme ça
34:38qui traînent,
34:39qui traînent,
34:39qui traînent.
34:40Et comme ça,
34:41les années viennent
34:41après l'autre.
34:43Et qu'est-ce qu'il fait
34:43le pauvre commerçant,
34:45le propriétaire de boutique ?
34:46Il faut réparer.
34:48Après ça,
34:48les gens qui disent,
34:50mais pourquoi je paie
34:51les insurances ?
34:52Parce que s'il y a
34:53quelque chose qui m'arrive,
34:54la voiture,
34:55l'appartement,
34:56ils sont assurés.
34:57Mais pourquoi
34:57il faut ajouter 0,8% ?
35:00Ah ben voilà,
35:01et ça,
35:01c'est tous les Français
35:02qui vont le payer.
35:03Juste un mot,
35:04parce qu'il y a
35:05une inquiétude particulière
35:07en ce qui concerne
35:08demain soir,
35:09c'est qu'on sera
35:09à la soirée d'Halloween.
35:11Alors certains vont
35:11aller masquer,
35:13semble-t-il,
35:15pour manifester.
35:15Je voulais juste
35:16en profiter
35:17pour parler d'Halloween
35:18un instant avec vous.
35:20J'allais dire,
35:21notamment peut-être
35:22avec vous,
35:24mais à l'antoche,
35:25parce qu'on se dit
35:26en Roumanie,
35:28le pays de Dracula,
35:30on doit fêter Halloween.
35:31Est-ce que vous savez
35:32qu'il y a un château
35:33qui s'appelle
35:33Château de Bran,
35:35Château Bran,
35:36Castello Bran,
35:37le château de Dracula,
35:38qui maintenant
35:40fait le carton
35:41parce qu'il y a
35:42beaucoup de touristes
35:43qui viennent,
35:44il y a des soirées,
35:45des événements
35:46tout à fait spéciaux
35:46dédiqués au
35:47Halloween et Dracula.
35:49Grosse fête ?
35:50C'est la fête,
35:51c'est la fête,
35:52bien évidemment.
35:53Et comme on était
35:54avant la révolution,
35:56on était
35:57un pays communiste,
35:58on regardait
35:59avec toutes les choses
36:01qui viennent d'Occident
36:02qui sont pétillantes
36:03et on n'a pas eu
36:04le droit à l'époque
36:05et maintenant,
36:06vous vous rattrapez.
36:07Comme le Saint-Valentin.
36:09Et en Angleterre,
36:10j'imagine,
36:11non ?
36:11Pas plus que ça ?
36:12Mais quand j'étais gamin,
36:13on savait,
36:14il y a des siècles,
36:15mais il y avait
36:15beaucoup moins
36:16de fêtes
36:19le 31 octobre
36:20qu'aujourd'hui.
36:22C'est devenu
36:22des Etats-Unis
36:23petit à petit
36:24pendant les années.
36:25Mais oui,
36:26c'est quelque chose
36:27qui est très suivi,
36:28aussi suivi
36:29qu'en France d'ailleurs.
36:30Oui.
36:31Moi,
36:32je trouve que c'est
36:33surtout commercial.
36:34Oui,
36:35c'est très commercial.
36:36Et en Pologne ?
36:36Nous,
36:36on est très pro-Etats-Unis,
36:38en tout cas,
36:38on l'était toujours.
36:39C'est sûr,
36:40vous achetez vos armes
36:41aux Etats-Unis
36:42et vous fêtez Halloween.
36:42Donc tout ce qui était,
36:43mais ça vient aussi,
36:44justement,
36:44de l'histoire communiste.
36:47On ne l'avait pas,
36:48donc je pense qu'à la fois
36:48son volonté,
36:49Halloween très populaire.
36:50On récupère un peu.
36:51Et en Espagne,
36:52pas d'Halloween ?
36:52On est un tout petit peu
36:54pour les jeunes,
36:54mais c'est vrai que nous,
36:55on est un pays catholique,
36:56des traditions catholiques.
36:57Et nous,
36:58le 1er novembre,
37:00on va plutôt s'y mentir.
37:01Et chez nous aussi,
37:02le 1er novembre.
37:03Évidemment.
37:05Je vous remercie.
37:06Vous en venez quand vous voulez.
37:08Et à très bientôt
37:09pour refaire la France.
37:10Une petite pause
37:11et on va du côté
37:12de nos gens sur Marne.
37:13Bonne soirée sur RTL.
37:22RTL, votre radio.

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