- il y a 33 minutes
Autour de Vincent Parizot, retrouvez Anna Kowalska, correspondante et présentatrice de la télévision publique polonaise, Birgitt Holzer, journaliste correspondante pour plusieurs titres de la presse allemande, Paolo Levi, journaliste correspondant de l'Agence nationale de presse italienne (ANSA) à Paris, et Aysegul Sert, journaliste américano-turque.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00RTL Soir, ils refont la France, Vincent Parizeau.
00:07On adore ce rendez-vous du vendredi soir avec ce regard extérieur qui nous fait du bien,
00:13celui de ces journalistes étrangers correspondants en France et qui donc chaque semaine, chaque vendredi soir,
00:19réagissent à notre actualité, forcément avec un point de vue un peu décalé, un peu différent d'une autre.
00:25Ce soir, je suis ravi d'accueillir des journalistes venus d'Allemagne, d'Italie, de Pologne et des Etats-Unis.
00:31Bonsoir, Birgit Holzer.
00:33Guten Abend, Vincent.
00:34Voilà, guten Abend, aussi, correspondante de plusieurs titres de la presse allemande.
00:39Bonsoir, Paolo Lévy.
00:40Bonsoir, buona sera.
00:42Buona sera a tutti, journaliste correspondant de l'Agence Nationale de Presse ANSA à Paris.
00:47Bonsoir, Anna Kowalska.
00:48Dobre Vietur, Państwu.
00:49Voilà, mais j'imagine que vous m'avez dit bonsoir à tous.
00:53A tous, absolument.
00:54Très bien, vous voyez, je suis presque bilingue, correspondante et présentatrice de la télévision publique polonaise.
01:00Et elle vient d'arriver à l'instant, c'est du direct, c'est du live, vous êtes peut-être
01:04un peu essoufflés.
01:05Bonsoir, I the good cert.
01:06Good evening, Vincent.
01:08Ah ben voilà, en tout cas, vous êtes heureuse d'être parmi nous, journalistes américano-turcs.
01:14Ils refont la France dans RTL Soir avec Vincent Parizeau.
01:19Moi, c'est ma toute première fois que je viens en tant que gilet jaune.
01:23Quand je vois qu'à chaque fin de mois, je suis à moins minimum 100 euros sur mon compte,
01:27je ne suis pas capable d'acheter quoi que ce soit en fin de mois, ma carte est bloquée.
01:32Quand je vois le prix de l'essence, chaque fois je me donne le ticket, je vois minimum 50 euros
01:35l'essence.
01:36Quand je vois 4 articles pour 50 euros, c'est très compliqué.
01:39Le soir, je dors très mal parce que je me dis le lendemain, qu'est-ce qu'on va avoir
01:43comme moins sur notre compte bancaire.
01:45La dernière fois que je suis allée faire un resto, c'était Yann.
01:47Voilà, parole de gilet jaune version 2026.
01:51Emma du côté de Marseille.
01:54Et il y a évidemment tous ces appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux,
01:58ces visuels faits à l'intelligence artificielle, siglés de la date du 17 octobre,
02:04et des anciens porte-parole des gilets jaunes qui s'expriment.
02:08Tout ça aussi parce que le prix moyen de l'essence, il est à peu près le même qu'en
02:142022,
02:14aux alentours de 2,15 euros pour le 95, le sans-plan 95, et autour de 2,35 euros pour
02:23le gasoil.
02:24Alors on se dit, les mêmes causes produisant les mêmes effets,
02:27est-ce que la situation va devenir explosive, et est-ce qu'on va avoir un nouvel épisode des gilets
02:35jaunes ?
02:35Je voudrais savoir, d'abord, le regard peut-être que vous aviez porté sur les gilets jaunes d'il y
02:42a 4 ans,
02:43et si vous croyez à un retour qui veut...
02:47Est-ce que vous êtes arrivés la dernière, vous parlez la première ?
02:51Écoutez, je trouve ça très intéressant.
02:53Depuis plusieurs semaines, ce qu'on est en train de comparer avec des autres pays européens,
02:57comme la Grèce en 2008, est-ce que la France deviendra la Grèce ?
03:01Est-ce que ça deviendra comme l'Italie au temps de Berlusconi,
03:04quand il y a eu aussi l'inflation et tous ces problèmes ?
03:07Et est-ce qu'on va revivre à un autre épisode des gilets jaunes ?
03:11Moi, au contraire de M. Bruno Le Maire, qui fut Premier ministre...
03:16Non, ministre de l'Economie !
03:18Qui aurait sûrement aimé être Premier ministre, mais parenthèse fermée,
03:22qui pense qu'il voit là les étincelles et les échos des gilets jaunes,
03:27moi je ne le vois pas.
03:28Moi je venais d'arriver en tant que correspondante en France,
03:31je trouvais que, déjà, politiquement, ce n'était pas du tout pareil,
03:37c'est-à-dire qu'il y avait un Emmanuel Macron qui venait d'être élu,
03:40ça ne faisait même pas un an,
03:42et qui, je pense que les gilets jaunes,
03:46c'était la première fois, authentiquement, qu'on avait vu leurs demandes,
03:50d'une façon très ouverte,
03:52et que le mouvement s'est fait d'une façon vraiment très originale,
03:56très authentique, il n'y avait pas de leader, etc.
03:58Là, aujourd'hui, je pense qu'il n'y aura pas vraiment une manifestation
04:03comme ce qu'on a vu, le mouvement social des gilets jaunes,
04:06parce que, dans sept mois, nous avons déjà des élections présidentielles.
04:10Parce que je pense que ce que, à ce moment-là,
04:12ils ont demandé dans les rues,
04:14ils vont le demander et le montrer aux urnes.
04:18C'est ça, c'est la grande différence.
04:21Je vous approuve, Paolo ?
04:23Je suis plutôt d'accord avec l'analyse des égoules,
04:27parce qu'effectivement, quand on a un malaise,
04:31le propre d'une démocratie, c'est de l'exprimer dans les urnes.
04:34Et comme il y a une échéance électorale très, très importante,
04:38peut-être la plus importante selon la Constitution française d'ici il y a sept mois,
04:44je pense, j'espère qu'un peuple si cartésien comme les Français
04:48va s'exprimer dans les urnes.
04:49Mais vous avez entendu, Emma, cette jeune Marseillaise-là,
04:53qui explique qu'elle n'a pas pu faire un resto depuis un an,
04:55depuis plus d'un an,
04:56qu'elle est tous les mois dans le rouge,
04:59et que peut-être il y a aussi besoin d'exprimer autrement
05:05qu'en mettant un bulletin dans l'urne,
05:07d'exprimer sa colère.
05:09Moi, je pense que c'est la raison pour laquelle
05:11il y aura une manifestation très importante cet automne,
05:14justement à cause des élections qui viennent.
05:16et ça laisse, en vrai, le boulevard aux extrêmes
05:18qui ne vont jamais gouverner
05:20et qui peuvent aujourd'hui proposer davantage,
05:22parce que c'est sûr que la France, aujourd'hui,
05:23n'est pas du tout dans la même situation budgétaire
05:25qu'il y a dix ans, quand c'était le final.
05:28Non, ce n'était pas il y a dix ans, c'était il y a...
05:29C'était 2018, c'était 2018, c'était 30 ans 2019.
05:34On était tous étonnés par la mobilisation,
05:36mais tous étonnés aussi par la concession,
05:38les concessions qu'Emmanuel Macron a faites.
05:40Augmenter le SMIC de 100 balles,
05:42ça n'arriverait pas...
05:43Ça pourrait arriver aujourd'hui.
05:45Et ça pourrait être là, j'y vais aujourd'hui.
05:46En voyant cette multiplication des revendications sociales,
05:50des mobilisations, maintenant on a vu les pêcheurs,
05:52il y a quelques mois c'était des agriculteurs.
05:55Moi, je crains, avec le recul qu'Emmanuel Macron,
05:59en faisant cette concession inconcevable
06:02dans tout autre pays d'Europe,
06:03à l'époque des Gilets jaunes,
06:04on l'oublie, on ne le dit pas souvent,
06:06Emmanuel Macron avait lâché 15 milliards d'euros.
06:10Ça avait été très cher.
06:10Ça plus le Covid,
06:11ce sont les deux premiers postes de dépenses qui ont créé la...
06:15Peut-être que les Français aujourd'hui se font le calcul.
06:17Si on proteste, ils nous donnent du fric.
06:20Et donc, il a créé quelque part un précédent très très dangereux.
06:24Parce que maintenant, à chaque fois,
06:26en France, pour exprimer une colère,
06:27c'est directement, on bloque les ports,
06:29on bloque les raffineries, on bloque le métro.
06:32Et d'ailleurs, pour les pêcheurs,
06:33il y a quand même eu le prolongement des aides
06:36jusqu'en décembre.
06:37Ça a déjà été annoncé pour les pêcheurs.
06:39Je pense que la situation est quand même très différente.
06:41Justement, les gilets jaunes,
06:42on avait vu venir des manifestations,
06:45on n'a pas du tout vu venir l'envergure du mouvement.
06:48Et depuis, on s'est souvent demandé
06:49est-ce que les gilets jaunes reviennent ?
06:51Donc, je pense que les gilets jaunes,
06:54c'est vraiment quelque chose qui nous a tous marqués,
06:55qui ont marqué les politiques.
06:57On n'a pas de boule de cristal
06:59pour savoir si ce grand mouvement va revenir,
07:04mais les causes ne sont pas exactement les mêmes.
07:06Parce que les causes étaient vraiment de politique intérieure.
07:10On se souvient de la limitation de la vitesse.
07:14Alors, il y avait eu cette décision-là aussi,
07:17qui avait aussi peut-être fait usage de détonateur
07:21les 80 km heure sur route.
07:22C'est un mélange de choses et aussi, je pense aussi,
07:25déjà un peu cette arrogance du pouvoir.
07:28Parce que j'étais beaucoup avec des gilets jaunes
07:30et c'était beaucoup de revendications
07:32d'une autre manière de gouverner,
07:33plus de justice sociale.
07:35Aujourd'hui, on est dans une problématique
07:38qui dépasse la France.
07:39En Allemagne aussi, on a des grands problèmes
07:42d'inflation, notamment du prix du gasoil.
07:45Donc, je pense que là, c'est plus difficile
07:47de pointer le doigt vraiment le gouvernement français.
07:50uniquement les causes sont plus larges,
07:53plus grandes.
07:54Et en dernier point, je pense aussi
07:55qu'on est devant des élections importantes.
07:58En 2018, Emmanuel Macron était là
08:00depuis un an et demi.
08:01On commençait, en France, à en avoir marre.
08:04Parce que c'est un peu comme ça,
08:05ce que ça se passe souvent.
08:06Ça va vite, hein ?
08:07Mais là, on est sur la fin.
08:09Et moi, personnellement,
08:11je ne crois pas à la même mobilisation.
08:13Alors, moi, j'ai lu beaucoup de papiers
08:15depuis plusieurs semaines
08:16des polythéologues et sociologues français
08:18comme Hervé Lebrat, etc.,
08:20qui disent qu'eux,
08:21c'est exactement la raison
08:22pour laquelle ils ne pensent pas
08:23qu'il y aura un épisode 2
08:25ou un gilet jaune 2.
08:27C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
08:29C'est-à-dire, il y a eu le fait
08:30qu'il y a des élections déjà
08:31où ils vont pouvoir s'exprimer.
08:33Deuxièmement, je trouve que la réaction
08:34de l'Elysée, cette fois-ci,
08:36a été complètement différente
08:37de la réaction qu'on a vue en 2018-2019.
08:40Je m'explique.
08:40C'est-à-dire que je trouve
08:42qu'à ce moment-là,
08:44comme l'a dit très justement Birgit,
08:46il y avait une certaine non-écoute du peuple,
08:49mais aussi une théorie,
08:51une posture de je vais me cacher,
08:54je ne vais rien faire,
08:55je vais voir si ça fait un effet pchit.
08:57Et en réalité, ça ne fait que mettre du feu
09:01à la colère qu'on voyait
09:03pendant les gilets jaunes.
09:04Aujourd'hui, je trouve que l'Elysée
09:05a été très intelligente
09:07dans sa façon de faire.
09:08Emmanuel Macron, si je ne me trompe pas,
09:10c'était mercredi qu'il a mis sur X
09:12en disant, je ne vais pas dire
09:14que ce ne sont seulement à cause
09:15des problèmes à l'international,
09:17mais nous faisons notre mieux
09:18pour aussi assumer ce qui se passe
09:19dans le pays.
09:20Ça, c'est le premier tweet.
09:21Et deuxièmement, je pense que le fait
09:22que la ministre de la Pêche
09:24et de la Mer
09:26est passée quand même six heures
09:27assez rapidement cette semaine
09:30pour entendre
09:31comment les négociations
09:32peuvent être faites,
09:33c'était assez rapidement
09:35une façon de dire
09:36comment on peut agir ça
09:37pour que ça ne s'enflamme pas encore plus.
09:40En tout cas, aujourd'hui,
09:41Emmanuel Macron, il a clairement
09:43fait le lien entre
09:44les prix des carburants
09:46et la situation internationale,
09:48notamment
09:50l'agressivité
09:52de la Russie
09:53qui franchit
09:54un nouveau palier.
09:56Il a, d'une certaine manière,
09:58tiré le signal d'alarme.
10:00Qu'est-ce qui est en train de faire
10:02Vladimir Poutine ?
10:04À quoi joue-t-il avec l'Europe ?
10:06Eh bien, on en parle dans un instant.
10:09RTL Soir.
10:11Ils refont la France.
10:13Vincent Parizeau.
10:16Une journaliste allemande,
10:18Birgit Holzer.
10:19Un journaliste italien,
10:20Paolo Levi.
10:21Une journaliste polonaise,
10:23Anna Kowalska.
10:24Et une journaliste américano-turc.
10:27Et ils égoulent, certes,
10:28ils sont tous là
10:29pour refaire la France ce soir.
10:31Ils refont la France
10:33dans RTL Soir
10:34avec Vincent Parizeau.
10:38D'après les services
10:39de renseignement,
10:40le plan russe prévoit
10:41des frappes hybrides
10:42de drones et de missiles
10:43contre les pays soutenant
10:44l'Ukraine,
10:45notamment la Pologne.
10:48Ces possibilités sont évoquées
10:50depuis un certain temps.
10:51Aujourd'hui,
10:52ces informations sont
10:53très cohérentes
10:53et malheureusement convaincantes.
10:57Voilà donc pour cette déclaration
10:59choc de Donald Tusk,
11:01le premier ministre polonais.
11:02Hier soir,
11:03à quelques heures,
11:04du coup d'envoi en Russie
11:06d'élections législatives
11:07qui vont durer trois jours
11:08et dont on connaît,
11:09on va dire à l'avance,
11:11le résultat
11:11qui devra lui donner finalement
11:13un blanc-seing
11:14puisque tous les participants
11:16sont favorables
11:17à la poursuite de la guerre.
11:19Et tout ça,
11:19c'était avant
11:20qu'Emmanuel Macron
11:23évoque le changement
11:25de la nature
11:26de l'agressivité russe
11:27et des menaces en Europe
11:28sur le thème.
11:29Tout cela,
11:31le Curser monte d'un cran.
11:33Bien sûr,
11:34il y a eu ce harcèlement militaire
11:36aux frontières de l'OTAN,
11:39l'attaque d'un drone
11:41qui a échoué
11:42sur l'aéroport de Leipzig
11:43et puis aux frontières de l'OTAN,
11:46tout près de la Pologne,
11:48cette attaque de drones
11:49sur un train de passagers.
11:50Anna Kowalska,
11:51je rappelle que vous êtes
11:52la correspondante
11:53de la télévision publique polonaise,
11:56vous êtes souvent évidemment
11:57là-bas en Polonaise,
11:58vous me disiez
11:58ça devient invivable.
12:00Ça devient invivable
12:01parce que tu viens de parler
12:03d'attaques de drones
12:04sur un train
12:04mais je pense que cette semaine
12:05on avait trois ou quatre attaques
12:07à 100, 200 mètres
12:08de la frontière polonaise.
12:10Ça veut dire concrètement
12:11que les régions
12:12qui sont à l'est...
12:13100 mètres ?
12:14À 100 mètres de la frontière.
12:16Deux fois stations-service
12:17qui ont été attaquées,
12:18effectivement ce train
12:18direction Varsovie.
12:21ça veut dire
12:21que dans les deux régions
12:22qui sont à l'est
12:24de la Pologne,
12:25il n'y a pas de cours
12:26à l'école
12:26par moment.
12:28Aujourd'hui,
12:28encore une fois,
12:29les avions de chasse polonais
12:30F-16 ont dû être élevés
12:32et deux aéroports de l'est
12:33fermés pour le trafic
12:34à cause de cette menace
12:35parce qu'encore une fois,
12:36la Russie attaquait
12:37de façon intentionnelle
12:39à la frontière.
12:40Ça veut dire
12:40qu'il y a des sirènes
12:42chaque jour,
12:43notamment cette semaine
12:44dans les régions de l'est
12:46et les gens ont très peur,
12:47ils sont paniqués
12:47si on entend jour et nuit
12:48tous les jours les sirènes.
12:50À un moment donné,
12:51en effet,
12:51il y a un drone.
12:52Vous avez le sentiment
12:53d'être dans un pays en guerre.
12:55Si vous ne l'êtes pas
12:56encore officiellement,
12:58vous le vivez comme ça ?
12:59En vrai,
12:59on le vit comme ça
13:00parce que les gens
13:01à Loublin ou à Géchauff
13:02aujourd'hui passent
13:03beaucoup de temps
13:04dans les abris souterrains,
13:05un peu comme à Tel Aviv.
13:06Je ne vais bien sûr
13:06pas comparer exactement
13:09les mêmes villes
13:10parce que la Pologne
13:11n'est pas officiellement
13:12en guerre,
13:13mais je pense que
13:15ce niveau de menace
13:16a énormément augmenté
13:17et on se demande
13:19à quel moment
13:20la Russie va franchir
13:21peut-être un pas de trop.
13:23Parce qu'imaginez
13:24si chaque jour
13:24il y a une provocation
13:25à la frontière,
13:26un drone
13:27qui détruit
13:28une station-service ukrainienne,
13:30si ça tombe
13:30de notre côté,
13:31dans un bâtiment
13:32où il y a 60 personnes
13:33qui sont morts,
13:34il va falloir réagir.
13:35C'est la raison
13:35pour laquelle
13:36je aujourd'hui
13:36trouvais très intéressante
13:37une réponse
13:39d'Emmanuel Macron
13:40qui a parlé
13:41de la réponse.
13:43Je ne sais pas
13:44si c'est une réponse
13:45de la France,
13:46de l'Union Européenne
13:47vis-à-vis de la Russie,
13:48mais il a dit
13:48que cela ne peut pas
13:49continuer.
13:50Mais on n'a pas peur
13:51et on va répondre.
13:53Mais comment ?
13:54Je pense que c'est
13:54la première fois
13:55qu'il y a un voie
13:56européenne si forte
13:57et si haute
13:58qui parle de la réponse
13:59officielle vis-à-vis
14:00ces provocations.
14:01Alors, provocation
14:03à la frontière
14:04de l'Europe
14:05et de l'OTAN
14:06donc à la frontière
14:07polonaise
14:07et puis même
14:08à l'intérieur
14:10puisqu'il y a eu
14:12cette attaque
14:13de drones
14:13sur l'aéroport
14:15de Leipzig.
14:17Heureusement,
14:18Birgit Holzer,
14:19ça a fait pchit,
14:21mais c'était prévu
14:25pour exploser.
14:26Tout à fait.
14:27Donc, c'était début août
14:28mais les autoriteurs allemandes...
14:29Ils n'ont pas fait semblant,
14:30c'est juste qu'ils n'ont pas réussi
14:31leur opération.
14:32Oui, voilà.
14:32Donc, un drone
14:34chargé avec des explosifs
14:35en proximité
14:36d'une livraison
14:38pour l'Ukraine
14:38et les autorités allemandes
14:41ont mis quelques semaines
14:42pour dire
14:43après, officiellement,
14:44on attribue ça
14:45à la Russie.
14:46Effectivement,
14:46on s'est dit
14:47là, effectivement,
14:48ça a fait pchit.
14:49Une autre fois,
14:50ça peut,
14:51entre guillemets,
14:52fonctionner.
14:52Et on peut imaginer
14:54ce que pourrait être
14:54la réponse
14:55à ce moment-là ?
14:56C'est difficile à dire.
14:57Même là,
14:58le gouvernement allemand
14:59pour la première fois
15:00a eu des mots
15:01très clairs.
15:02On l'attribue vraiment
15:04à la Russie,
15:04c'est officiel.
15:05Il y a eu encore
15:07des réactions,
15:08des réactions diplomatiques.
15:09Justement,
15:09on ne veut pas se faire
15:10entrer dans un conflit
15:12militaire.
15:13Mais la formule,
15:14c'est
15:14on n'est pas en guerre,
15:15mais on n'est plus en paix.
15:17Parce qu'on parle
15:18beaucoup,
15:19et ça depuis
15:21l'opération
15:22en Ukraine
15:22et même avant
15:24de guerre hybride
15:25avec
15:27les réseaux sociaux,
15:28l'Internet,
15:29les ingérences.
15:29Mais là,
15:30que ce soit
15:32ce qui se passe
15:33à la frontière polonaise
15:34ou ce qui s'est passé
15:35à l'aéroport
15:36de Lepsich,
15:37ce n'est pas hybride.
15:38Mais ce ne sont que
15:39des exemples aussi.
15:40Même en Allemagne,
15:41il y a eu plusieurs drones,
15:42etc.,
15:42plusieurs cas d'espionnage.
15:44Alors,
15:44les provocations
15:47russes,
15:48que ce soit
15:48sur le,
15:49entre guillemets,
15:50dans les autres pays
15:50de l'Union Européenne,
15:52de l'OTAN,
15:52donc tout ce qui représente
15:54l'Occident
15:54et donc qui déplace
15:56énormément
15:56à M. Poutine,
15:58ça continue
15:58depuis un moment.
15:59Donc la question,
16:00c'est plutôt,
16:00c'est au lieu de se poser
16:01la question de quand
16:02est-ce que M. Poutine
16:04provocation,
16:04c'est vraiment
16:05qu'est-ce que
16:05l'Union Européenne
16:06va faire
16:06et qu'est-ce que
16:07l'Union Européenne
16:08peut faire.
16:09C'est-à-dire qu'on voit
16:10depuis plusieurs mois
16:11une prise de conscience
16:13de la part des Européens
16:14d'améliorer,
16:17de renforcer
16:18sa défense,
16:19mais ses créations
16:20d'armement,
16:22ses soutiens
16:22aux soldats,
16:23ça va prendre
16:24normalement
16:24au moins 5 ans
16:26pour que ça vienne
16:26à un niveau
16:27où l'Union Européenne
16:28peut se défendre
16:30entre guillemets
16:30tout seule.
16:31Et aussi l'OTAN,
16:32ça veut dire
16:32qu'il y a les Etats-Unis.
16:33Le problème,
16:33c'est qu'on a vu
16:34que les Etats-Unis
16:35de Donald Trump
16:37tournent le dos
16:39énormément
16:40à l'OTAN
16:41qu'il critique,
16:42aux Nations Unies
16:43qu'il critique
16:44dont il y aura
16:45dans une bonne semaine
16:46la Grande Réunion
16:47à New York.
16:48Et donc,
16:49comment est-ce que
16:50l'Union Européenne,
16:52en sachant qu'il n'y a pas
16:52les Américains
16:54potentiellement,
16:55peut vraiment
16:55pousser le côté
16:56de défense ?
16:57La deuxième chose
16:58que je...
16:59Ça, c'est mon côté turc
17:00qui va vous dire,
17:01c'est vraiment
17:02ces élections
17:03législatives
17:03qu'on voit aujourd'hui,
17:05ce week-end,
17:07en Russie,
17:08y compris,
17:09moi,
17:09ce qui me dérange
17:09énormément,
17:10ce sont dans les zones
17:12qui ont été,
17:13entre guillemets,
17:13prises par les Russes.
17:14C'est-à-dire que ça,
17:16c'est un...
17:16il y a Donetsk,
17:17par exemple,
17:17etc.
17:18Et ça,
17:18c'est une façon
17:19de Vladimir Poutine
17:20de faire ce qu'il a fait
17:21en Crimée en 2014,
17:22de dire,
17:23c'est fait,
17:24c'est fini,
17:25ça nous appartient,
17:26vous voulez la démocratie,
17:27on a fait des élections,
17:28nous sommes dans
17:29la liberté totale.
17:30Et en plus,
17:30ils ont voté.
17:31Il y avait une photo
17:32aujourd'hui que j'ai vue
17:32d'Agence France Presse,
17:33et je m'arrête là.
17:34Une femme qui,
17:36dans une de ces zones
17:37qui a été prise
17:37à l'Ukraine par la Russie,
17:39était en train
17:39de mettre son vote
17:41dans une urne
17:43tenue par un soldat russe.
17:45Dites-moi,
17:45à quel moment
17:46vous pourriez avoir
17:47une liberté vraiment
17:48de voter ?
17:49Mais,
17:50il nous teste,
17:51il nous teste en permanence,
17:53et peut-être que,
17:54je ne sais pas
17:55s'il espère l'incident,
17:56mais en tout cas,
17:58c'est la stratégie.
18:00Paolo Lévy.
18:01Les remontées du terrain
18:02nous disent que la Russie
18:04est en grande difficulté,
18:05et que l'Ukraine,
18:07ces derniers mois,
18:08et même ces dernières années,
18:09est en train de...
18:11de progresser,
18:12de se renforcer,
18:14et aujourd'hui,
18:15ils ont développé
18:15une capacité industrielle
18:17étonnante
18:18dans la production
18:19d'armements,
18:20de drones.
18:20Il y a bien sûr
18:21des lacunes,
18:22mais l'Ukraine,
18:23vraiment,
18:24elle a bouleversé
18:25tout le monde
18:25par sa capacité
18:28de réagir.
18:29Ça devait être
18:30une opération spéciale.
18:33Pour Vladimir Poutine,
18:35Kiev devait être
18:36dans sa poche
18:36en quelques jours.
18:37Il pensait que
18:38toute l'Europe
18:39aurait capitulé
18:41face...
18:42On est en train
18:43de rentrer
18:43dans la cinquième
18:44année de guerre.
18:45Et ce pays,
18:47l'Ukraine,
18:47est en train
18:48vraiment de donner
18:49un exemple
18:51au monde entier
18:52sur cette résistance
18:54inouïe.
18:55Mais est-ce que,
18:55s'il y a un moment
18:56où le...
18:57plus l'agresseur
18:59s'affaiblit,
19:00plus il se sent
19:01aujourd'hui,
19:02disons,
19:03en position
19:05d'affaiblissement,
19:07plus il va multiplier
19:09ses formes
19:09de provocation
19:12vers les alliés
19:13aussi de l'Ukraine,
19:14justement,
19:15pour chercher
19:16de nous diviser,
19:17de nous casser,
19:18de nous fixurer.
19:19Ça va venir
19:21en forme de ténaille.
19:23C'est-à-dire,
19:23d'un côté,
19:24ils vont travailler
19:24à travers
19:25les réseaux sociaux
19:26et c'est à tout le monde,
19:28nous tous,
19:29de ne pas tomber
19:30dans le piège
19:30de la division.
19:32Et il faut absolument...
19:33Et ils vont aussi,
19:35et malheureusement,
19:36on le voit de plus en plus,
19:37agir de façon spectaculaire
19:39avec ces attaques
19:40à frontières, etc.
19:41Mais en plus,
19:42nous, on arrive
19:42dans une campagne électorale.
19:44Ça va fragiliser,
19:44sans doute,
19:46la position.
19:47C'est pour ça qu'aujourd'hui,
19:47moi,
19:48ça n'a pas été retenu,
19:49mais vraiment,
19:50moi,
19:50la partie qui ne plus
19:51pas touchée
19:52du discours
19:53du président
19:53de la République,
19:54c'est le passage
19:55sur l'unité.
19:56Il faut faire bloc.
19:58Anna Kreska.
19:59Non, mais c'est clair
20:00que je pense
20:01que la Russie
20:02a deux objectifs.
20:03Première,
20:03affaiblir l'OTAN
20:04et de fait,
20:05ça marche,
20:05parce que la Pologne,
20:06tous les jours,
20:07est un peu paralysée.
20:07Il y a des alertes
20:08au sabotage,
20:09à la bombe,
20:10chaque jour,
20:10à l'école du ministère.
20:11Donc, de fait,
20:12ça marche.
20:12Mais aussi,
20:14affaiblir ce tien à l'Ukraine.
20:15Et je voudrais
20:17faire une remarque
20:17par rapport aux élections
20:18aux partis politiques
20:19en France,
20:20mais aussi en Allemagne.
20:21on a deux premières économies
20:23européennes,
20:24deux plus grandes voies
20:25qui comptent aujourd'hui
20:26dans les sondages,
20:28les pays qui sont
20:29clairement pro-russes.
20:30Je parle de AFD
20:30en Allemagne
20:31et je parle de partis
20:33pro-russes.
20:33AFD en Allemagne,
20:35extrême-gauche
20:35et extrême-droite
20:36en France.
20:37Ça veut dire que,
20:38même si ceux qui gouvernent
20:40aujourd'hui
20:40et les européens
20:41s'est peut-être
20:42rendent compte
20:42de la menace,
20:43clairement,
20:44les électeurs européens
20:45ne sont pas tout à fait
20:46prêts à comprendre
20:47que peut-être
20:50soutenir
20:51cette idée
20:51de propagande russe
20:54finalement
20:54ne servira pas.
20:56Je trouve ça
20:56assez étonnant.
20:58C'est dit
20:58de la part
20:59d'une Polonaise
21:01qui vit dans un pays
21:02où la situation
21:03est difficilement
21:05vivable.
21:05C'est ce que vous nous disiez
21:06tout à l'heure.
21:08Bon,
21:09on va peut-être
21:09ouvrir un dossier
21:10un peu plus léger
21:11si vous le voulez bien.
21:12Alors,
21:13j'avais bien envie
21:14de vous dire
21:14et je vous invite tous
21:15au concert de Stevie Wonder
21:17et d'Oasis.
21:18Puis j'ai fait mes calculs,
21:19j'ai vu que ça faisait
21:202000 euros.
21:21D'abord,
21:21je n'aurais pas de notes
21:22de frais ici à RTL,
21:23ils ne vont pas vouloir.
21:24Puis de toute façon,
21:25il n'y a pas de place,
21:26c'est plein.
21:27On va en parler.
21:28Je l'aimerais bien.
21:29Pourquoi les spectacles
21:30sont aujourd'hui
21:32si chers
21:32et pourtant si courus ?
21:35Impossible de trouver
21:35des billets.
21:36A tout de suite sur RTL,
21:37c'est un vrai phénomène
21:38en ce moment.
21:40RTL Soir.
21:42Ils refont la France.
21:44Vincent Parizeau.
21:47Le problème,
21:47c'est qu'aujourd'hui,
21:48non mais c'est vrai,
21:49on ne peut plus rien voir
21:49comme spectacle.
21:50Pour Céline Dion,
21:51il fallait se préinscrire,
21:53puis il y avait
21:53un tirage au sort.
21:54Ensuite,
21:55les chanceux avaient accès
21:56à la pré-vente,
21:56puis à la vente.
21:58Pour un billet,
21:59il y avait 12 étapes.
22:00Certains sont morts
22:00de vieillesse.
22:02Le processus est pour des billets
22:04à 200 euros,
22:05alors qu'elle est seule.
22:06Même chose pour Stevie Wonder
22:07en octobre à Paris.
22:09Il passe à l'accord arena pourtant.
22:11Mais je pense que c'était complet
22:12avant la vente.
22:13J'ai tout fait pour avoir des places.
22:16Je pense que même Stevie Wonder
22:17n'a pas eu de place
22:18pour son propre...
22:21Tanguy Pastureau
22:22qu'on retrouve du lundi au jeudi
22:23juste avant 19h sur RTL.
22:25Eh bien,
22:26le sujet est très sérieux.
22:28C'est un vrai phénomène.
22:29On en parle donc
22:30avec Birgit Holzer,
22:31la correspondante
22:32de plusieurs types
22:33de la presse allemande,
22:34Paolo Levi,
22:35le correspondant
22:35de l'agence italienne ANSA,
22:37Anna Kowalska,
22:38la correspondante
22:38et présentatrice
22:39de la télé publique polonaise
22:40et de la journaliste
22:41américano-turc
22:42Aysegul.
22:43Certes,
22:43ça vous est tous arrivé,
22:45j'imagine,
22:46d'essayer d'avoir des places
22:48parce que
22:49ce n'est pas parce qu'on est
22:49journaliste
22:50qu'on est forcément
22:51pistonné
22:51et qu'on a des places gratuites
22:53pour un spectacle
22:54et que...
22:55de renoncer
22:56tout simplement
22:57parce que
22:58vous avez l'impression
23:00que ça va être
23:00un parcours du combattant
23:01et là encore,
23:02on n'a pas encore parlé
23:03du prix.
23:05Comment expliquer
23:06qu'il y ait autant de gens
23:07pour mettre aussi cher
23:08et attendre des heures
23:10devant un ordinateur
23:11pour être tiré au sort
23:13pour voir un spectacle
23:15qui en plus
23:16ne sera peut-être pas terrible
23:17mais ça,
23:17c'est un autre point de vue.
23:20C'est un phénomène
23:21quand même
23:21qui est très nouveau.
23:23Vous êtes d'accord avec moi ?
23:24Enfin,
23:24qui est très nouveau.
23:25Qu'il y a une dizaine d'années,
23:26pas plus.
23:27Oui,
23:27à ce niveau-là,
23:28oui.
23:29Justement,
23:29il y a eu le Covid depuis.
23:31C'est ça qui a tout changé.
23:33Je pense qu'il y a
23:33plusieurs réponses
23:34mais je pense que
23:35le Covid,
23:35ça joue
23:36le fait qu'on était enfermés
23:38et qu'on a été libérés
23:40après et depuis
23:41et je pense qu'il y a
23:41pour beaucoup
23:43de spectacles
23:44il y a une autre façon
23:46de vivre les choses.
23:47Moi,
23:47un monsieur
23:48qui travaille dans la mode
23:50qui est de la haute culture
23:52m'a dit que
23:52depuis qu'il met
23:53les défilés en ligne
23:55il y a encore davantage
23:56de gens
23:56qui veulent voir.
23:57Donc,
23:57c'est le paradoxe en fait.
23:59En fait,
24:00ça ne suffit pas
24:00de tout voir en ligne
24:02et de seul
24:03devant sa télé
24:04sur l'ordinateur.
24:05Vous voulez dire
24:06que par exemple
24:06les grands concerts
24:07qui attirent,
24:08on a dit que pour Céline Dion
24:09il y avait eu
24:109 millions
24:12d'inscrits.
24:14Il n'y a pas 9 millions
24:15de fans,
24:16ultra fans
24:17de Céline Dion aussi ?
24:19Peut-être je me trompe.
24:20Probablement au-delà
24:20de la France aussi.
24:21Oui, c'est vrai
24:22que c'est international
24:23et que c'est ça aussi
24:24qui change la donne.
24:26Et ce qui est intéressant
24:27au début,
24:27je me disais
24:28c'est peut-être
24:28la loi du marché
24:29c'est-à-dire qu'il y a
24:29une demande tellement
24:30que les prix montent
24:31parce qu'il n'y a pas
24:31assez de place
24:32et donc il fait aussi
24:33la concurrence.
24:34Mais ensuite moi
24:35qui depuis plusieurs années
24:36va en roc en scène
24:37aux femmes
24:38mois d'août
24:40cette année
24:40je n'ai pas trouvé
24:41de billet.
24:42Il faut s'y prendre
24:42déjà très à l'avance
24:45dès la mise en vente
24:46des billets
24:47et il faut être
24:48à telle heure
24:49devant son ordinateur
24:50un peu comme les coups
24:51pour ses enfants
24:51et en général
24:52demander à ses amis
24:54de se brancher
24:55et de vous tenir informé
24:56le premier qui a
24:57les billets
24:58nous le dit
24:58c'est-à-dire
24:59qu'il y a des gens
24:59qui mettent
25:01à contribution
25:02plusieurs personnes
25:03pour essayer
25:03d'obtenir
25:04deux billets
25:04c'est-à-dire que
25:05c'est la chasse
25:07aux billets.
25:07Et c'était pour dire
25:08aussi que je suis
25:09complètement d'accord
25:10avec Birgit
25:10c'est-à-dire que
25:11ce n'est pas juste
25:12je pense qu'il y a eu
25:13en tout cas
25:13moi je l'ai vu
25:14aux Etats-Unis
25:15il y a quelque chose
25:15qui a basculé
25:16avec le Covid
25:17non seulement
25:18en termes de prix
25:19mais aussi en termes
25:20de demandes
25:20et ce n'est pas juste
25:21pour les grands concerts
25:22d'Oasis
25:23Stevie Wonder
25:24etc.
25:25moi j'ai passé
25:27je crois
25:27quatre dimanches
25:28de suite
25:29pour essayer
25:29de voir
25:30le CID
25:30donc la pièce
25:33être jouée
25:34hors les murs
25:35dans le dixième
25:36arrondissement
25:36par un acteur
25:38de la comédie française
25:40et généralement
25:41vous pourriez
25:42faire la queue
25:43et avoir
25:44après une heure
25:45deux heures
25:45quelques places
25:46les trente premiers
25:47avaient des places
25:48quatre dimanches
25:49de suite
25:49j'étais à peu près
25:51la onze ou la douzième
25:52et je n'ai pas pu entrer
25:53donc il y a ça aussi
25:54il y a vraiment
25:55une question
25:55d'un côté
25:56on peut se réjouir
25:57du fait qu'il y a des gens
25:58qui veulent être
26:00dans ce monde
26:01cultivé, culturel
26:02enrichissant
26:03et de l'autre
26:03on peut être triste
26:04pour sa foi
26:05de ne pas avoir vu
26:06ce qu'on pouvait voir
26:07et puis aussi
26:08se dire que
26:09tout le monde
26:10ne peut pas
26:11s'offrir des places
26:12à ce prix-là
26:12surtout que le spectacle
26:14que ce soit
26:15un concert ou autre
26:16on y va rarement
26:17tout seul
26:17on aime bien
26:18être accompagné
26:19on aime bien
26:20proposer ça
26:21à son conjoint
26:22à ses enfants
26:23que sais-je
26:25non mais
26:25les domaines
26:28les plus
26:29rejouissants
26:30de la vie
26:30qui devraient être
26:31la culture
26:32le sport
26:34et la gastronomie
26:34deviennent
26:36un parcours
26:36à obstacle
26:38pour des riches
26:39qui doivent faire
26:40le parcours
26:40à obstacle
26:41c'est-à-dire qu'à Paris
26:42nous
26:42avec mes amis
26:43ça fait désormais
26:44très longtemps
26:45qu'on a structurellement
26:46renoncé
26:47à se tenir au courant
26:49sur l'actualité culturelle
26:50on se fait les spectacles
26:52à la maison
26:52on a appris
26:53à faire les acteurs
26:54une fois on dit
26:55des poésies
26:56le jour d'après
26:56on a un musicien
26:57qui vient jouer
26:59parce que
27:00même avec la cuisine
27:02c'est très rare
27:03désormais
27:04d'aller au restaurant
27:05non seulement
27:05pour le prix
27:06qui souvent est très élevé
27:07mais aussi
27:09pour ce casse-tête
27:10qu'il faut réserver
27:11à l'avance
27:11ça ne sera pas possible
27:13tout est prêt
27:14mais c'est d'un ennui
27:15monstre
27:16heureusement
27:17dans nos pays
27:17méditerranéens
27:18moi je reviens de Grèce
27:20je suis italien
27:20il y a encore
27:21un peu plus
27:22de flexibilité
27:23de spontanéité
27:24c'est à garder
27:25un petit côté
27:25plus artisanal
27:26il peut y avoir
27:27des concerts
27:29presque improvisés
27:30dans les places
27:31on peut se faufiler
27:33ici en France
27:34ça s'américanise
27:35énormément
27:35et ça devient
27:37vraiment
27:38ces salles de concert
27:39des espèces
27:40de Fort Knox
27:40en plus
27:41avec des personnes
27:42à la porte
27:43souvent assez désagréables
27:44avec des mots d'ordre
27:46très carrés
27:47on dirait presque
27:48d'être à l'armée
27:49ça ne sera pas possible
27:50monsieur s'il vous plaît
27:50c'est très dur
27:52donc on perd
27:54le côté plaisir
27:56aussi
27:57l'une des explications
27:58c'est aussi
27:58qu'en tout cas
27:59pour tout ce qui est musical
28:00il n'y a quasiment plus
28:01aucune rentrée d'argent
28:03pour les artistes
28:04en termes de vente
28:05physique
28:05de disques
28:07et autres
28:08et que c'est comme ça
28:09que l'argent rentre
28:09il y a quelque chose
28:10que j'ai remarqué
28:11parce que Paolo
28:11ce que tu as dit
28:12sur le sport
28:13parce qu'avec Roland Garros
28:14où j'essayais aussi
28:15d'avoir des places
28:16c'est que j'ai remarqué
28:17que non seulement
28:17il n'y en a pas
28:18ça part de suite
28:19sinon les prix sont
28:20très hauts
28:21mais c'est que
28:21il y a maintenant
28:22un nouveau phénomène
28:23où les banques
28:24les assurances
28:25les grands noms
28:27achètent pour inviter
28:29leurs clients
28:29et le stade est vide
28:31mais il n'y a pas de place
28:32moi j'étais pour suivre
28:33parce que cette année
28:34les Italiens étaient très forts
28:35donc j'ai dû suivre
28:36Roland Garros
28:37pour mon métier
28:38et le stade
28:39dans des matchs
28:40très importants
28:41était
28:41le chartier
28:43le central
28:43était à moitié vide
28:44parce que c'est des billets
28:46qui sont achetés
28:46par ces grands groupes
28:48qui ensuite
28:49invitent des gens
28:50qui n'y vont pas
28:50et le stade
28:51est d'une tristesse
28:52terrible
28:53parce qu'il n'y a personne
28:54alors je me dis
28:56mais ok
28:58vendez les tickets
28:59aux grands groupes
28:59mais à une heure
29:00avant le match
29:01il faudrait rentrer
29:02des vrais fans
29:04pour redonner
29:05un peu d'âme
29:05à ce tournoi
29:06sinon c'est une tristesse
29:07abominable
29:08alors le tableau
29:09que tu dresses Paolo
29:10n'est pas réjouissant
29:12je vérifie
29:13en effet
29:13le prix de billet
29:14pour les musiciens
29:16augmentait de 40%
29:17en disant
29:17c'est à cause
29:18de justement
29:18le fait
29:19qu'ils doivent dépendre
29:20de live
29:21pour gagner de l'argent
29:22parce que c'est fini
29:23il ne touche plus rien
29:23de la vente de disques
29:24je couvert
29:26le premier concert
29:27de Céline Dion
29:27samedi dernier
29:28et j'étais choquée
29:29de découvrir
29:29qu'en vrai
29:30pour les fans
29:30le prix ça ne joue
29:32pas du tout
29:32en fait
29:33ils étaient tous inquiets
29:34pour justement
29:34ne pas décrocher
29:35un ticket
29:36le prix
29:36ils étaient capables
29:37de payer
29:37des milliers
29:38et des milliers
29:39c'est pareil
29:40souvent
29:40pour Roland Garros
29:41des milliers d'euros
29:434000
29:44je crois
29:46celui qui a
29:47détenuement record
29:48que je trouvais
29:49samedi dernier
29:49il avait payé
29:50un billet
29:514000 euros
29:524000 pour voir Céline Dion
29:53même pas un VIP
29:54je pense
29:56mais c'est peut-être aussi
29:57parce qu'avec les réseaux sociaux
29:58on vous s'est montré
29:59on peut
30:00voilà
30:00alors voilà
30:02l'impression d'en être
30:03l'impression d'être
30:05et d'une certaine manière
30:06de participer
30:06la société du selfie
30:07à un événement
30:09la société du selfie
30:10c'est-à-dire hop
30:11j'y suis
30:12regardez mes amis
30:13j'y suis
30:13je suis privilégié
30:14c'est pareil pour le pape
30:19il y a 40 000
30:20de personnes
30:20sur liste d'attente
30:21pour Stade de France
30:2340 000 de personnes
30:24alors là c'est gratuit
30:25là c'est gratuit
30:26mais on va
30:27de toute façon
30:27on va en parler
30:28la semaine prochaine
30:29je ne sais pas
30:29si on peut
30:30mettre
30:30et comparer
30:31sur le tableau
30:32parce qu'il y a
30:33quand même
30:33une autre notion
30:35une autre notion
30:36qui est celle
30:37de la foi
30:37encore qu'on peut
30:38avoir la foi
30:38pour Céline Dion
30:39Oasis
30:40ou Stevie Wonder
30:41ce sont des événements
30:42ce sont un peu
30:42dessins
30:45mais cette idée
30:46de participer
30:47à un événement
30:48et de le montrer
30:48à sa communauté
30:50de followers
30:53finalement
30:53on est prêt
30:54à payer cher
30:55pour ce genre
30:57de plaisir
30:58je pense
30:58c'est ce que disaient
30:59les fans de Céline Dion
31:00que ça donne
31:01une certaine fraternité
31:02un appartement
31:03un groupe
31:04qu'on cherchait
31:05depuis longtemps
31:05peut-être
31:06en effet
31:07en tout cas
31:08la fraternité
31:09le groupe
31:09on va voir ça
31:10dans un instant
31:11parce qu'on va aller
31:11prendre la température
31:13du côté de Fréjus
31:14où passe la tournée
31:15d'RTL
31:16je vous remercie
31:17beaucoup
31:17tous les quatre
31:18vous êtes ici
31:22chez vous
31:22vous reviendrez
31:23refaire la France
31:24quand vous voudrez
31:25merci
31:25quand on vous invitera
31:27quand même
31:29bon week-end
Commentaires