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  • il y a 13 minutes
Le 15 avril 2004, Johnny Hallyday accorde une interview à Laurent Weil pour l'émission C du cinéma sur Canal+, à l'occasion du Festival du film policier de Cognac. Présent en tant que membre du jury, Johnny évoque son rapport au cinéma et sa participation à cet événement. Une archive consacrée à la carrière cinématographique de Johnny Hallyday et à sa présence dans l'un des grands festivals français du film policier.
Transcription
00:01Mais t'as raison, on écrit ce soir le scénario en rentrant.
00:03Ça s'appellerait comment ce film ?
00:04Les rescapés de cognac.
00:05Les rescapés de cognac.
00:07Il n'y a qu'à trouver le titre.
00:130-2 pour le véhicule de police.
00:15Oui, tu me confirmes si Johnny fait un interview ou s'il a besoin d'un renfort ?
00:19Ok, pour un sénat, il s'arrête, il s'arrête, il s'arrête, il s'arrête, il s'arrête, il
00:22s'arrête, il s'arrête.
00:22On t'y reçut.
00:55Dans la bleue, dans la bleue, dans la bleue, il est parti.
00:57Dans la bleue, ça y est.
01:01Moi, j'ai vu que t'en gardes du cours comme ça.
01:03Oui, moi, je dis.
01:20Bonjour, Julien.
01:21Comment ça va ?
01:22Ça va et vous ?
01:22Merci, vous êtes grand.
01:23Oui, il paraît, j'ai cette réputation.
01:26Je vais vous lire une petite citation d'un comédien sur un comédien.
01:28Vous allez me dire si vous la reconnaissez.
01:30J'ai rencontré un homme authentique, angoissé extraordinairement mal dans sa peau,
01:34n'ayant pas la confiance en lui qu'on pourrait imaginer d'une star du showbiz.
01:36L'homme est fragile.
01:38Alors, est-ce que vous savez de qui c'est ?
01:40Et de qui on parle ?
01:42Godard ?
01:43Non, je me trompe.
01:44C'est Jean Rochefort qui parle de Johnny.
01:46Ah, Jean Rochefort.
01:46Oh, mon vieux Jean.
01:48Il parle de fragilité, de timidité.
01:51C'est pas vraiment l'image qu'on a de vous ?
01:52Ah, vous savez, on est tous...
01:54Vous savez, ce qu'on représente et ce qu'on donne comme image sur une scène,
01:58c'est pas toujours qu'on est dans la vie.
02:00Sur scène, c'est un rôle.
02:02Johnny Hallyday joue un rôle.
02:04Jean-Philippe peut, disons, jouer un rôle de Johnny Hallyday.
02:07Mais Johnny Hallyday n'est pas tout le temps dans la vie ce qu'il représente, ce qu'il est
02:11sur scène.
02:12Autrement, ça serait invivable, de toute façon.
02:1460 ans tout juste au compteur et déjà 50 ans de carrière sur grand écran.
02:19Et oui, Johnny Hallyday n'aura pas attendu d'être le rocker français number one
02:23pour s'essayer au cinéma sa première vraie passion.
02:25À 12 ans, il fait ses classes dans Les Diaboliques de Clouseau.
02:29Mais 10 ans plus tard, c'est plutôt la figure montante des Yéyés que courtisent les producteurs.
02:34Les Parisiennes et surtout D'Où vient-tu Johnny n'ajoutent rien à sa gloire,
02:37mais contribuent à façonner le mythe naissant.
02:41Elvis Presley lui-même ne faisait rien d'autre quand il tournait Le Rock du Bagne ou L'Idole d
02:45'Acapulco.
02:46Mais Johnny aime trop le cinéma pour s'endormir sur son icône.
02:49Il fait quelques tentatives en Italie avec A Tout Casser
02:52et c'est ses mèmes au western Spaghetti dans Le Spécialiste.
02:55Exit le rocker, bonjour le cow-boy.
02:58De loin, on pourrait presque le prendre pour Clint Eastwood, non ?
03:01Pendant les années 70, l'acteur se contente de quelques apparitions en attendant Godard.
03:05Gangster vieillissant et désabusé dans Détective,
03:08il révèle une vraie nature de comédien
03:10qu'il confirme un an plus tard dans Conseil de famille de Costa Gavras
03:13sur le terrain inattendu de la comédie.
03:15Capable du meilleur mais aussi du pire,
03:17on évoquera par exemple du bout des lèvres l'ASF péroxydé de Terminus.
03:20Johnny a connu une carrière cinéma en danse.
03:25En tout cas, moins linéaire que celle de son acolyte Eddie Mitchell
03:28et donc aussi plus rock d'une certaine manière.
03:32Ressuscité au cinéma dans Love Me, en crooneur ombrageux,
03:35il est un tueur à gage laconique impérial dans L'Homme du Train de Patrice Lecomte.
03:40Capable d'aller faire le zouave avec Gérard Depardieu,
03:43Renaud et Hervé Quetel dans un improbable film canadien,
03:46il n'hésite pas non plus à se contenter de quelques répliques
03:48face à Jean Reno pour Les rivières pourpreux 2.
03:52Elle a un nom, cette lumière.
03:54Jésus.
03:55Bref, Johnny au cinéma, c'est l'éternel débutant et ça, ça fait plaisir à voir.
04:11L'année prochaine, ça fera 50 ans de cinéma.
04:15Votre premier rôle, c'était les diaboliques.
04:17Oui, j'avais.
04:18En 1955, Johnny.
04:19J'avais 12 ans.
04:20Ça fera 50 ans quand même l'année prochaine.
04:22J'ai des mômes, j'avais 12 ans.
04:23Alors moi, je ne pensais pas encore gagner ma vie.
04:26C'était pas dans cette intention-là que je l'ai fait.
04:30Je suis né d'une famille qui a été élevée par une famille de danseurs.
04:34On est très, très peu d'argent.
04:38Mais ce point, d'avoir fait un petit truc dans les diaboliques,
04:42c'est ce qui m'a donné envie d'être acteur.
04:44Et par la suite, j'ai voulu être acteur.
04:48Et j'ai décidé de prendre des cours.
04:51Donc je faisais des bals le samedi et le dimanche
04:54pour gagner un peu d'argent, pour payer mes cours.
04:58Et puis, j'avais Dutron qui jouait avec moi à la guitare.
05:00Donc on avait fait un petit orchestre comme ça.
05:04Et puis un jour, j'ai été entourdu par...
05:07Enfin, dans la salle, il y avait un gars d'une maison de disques,
05:14un directeur artistique d'une maison de disques,
05:16qui était Jacques Bolson,
05:17qui m'a fait faire passer une audition.
05:19Et j'ai fait mon premier disque.
05:21Alors je me suis dit, moi, quand j'ai fait le premier disque,
05:24je me suis dit, bon, je ne veux pas être chanteur.
05:26J'avais payé un peu d'argent pour pouvoir payer mes cours.
05:29Et finalement, ça a marché.
05:31Et puis je me suis retrouvé chanteur,
05:32alors qu'au départ, ce n'était pas ma vocation, en tout cas.
05:36Mais ce qui est drôle, c'est que finalement,
05:37vous êtes un jeune comédien, parce qu'il y a quoi ?
05:39Il y a une vingtaine de films en 50 années, c'est ce qu'on disait.
05:42En revanche, en ce qui concerne la chanson,
05:43vous avez vendu 100 millions d'albums.
05:45Oui, je sais.
05:46Ça fait peur aux cinéastes aussi, peut-être ?
05:47Vous pensez, l'image de Rockstar que vous avez, peut-être que vous auriez plus de propositions ?
05:51C'est-à-dire que quand on est connu dans la musique,
05:55c'est vrai qu'au départ, on se dit,
05:59est-ce qu'on va croire au personnage ou à l'histoire
06:02avec quelqu'un qui est connu dans la chanson ?
06:05Alors c'est vrai que c'est difficile.
06:07C'est presque Johnny Hallyday qui a empêché Jean-Philippe Smith de faire un cinéma.
06:10C'est-à-dire que j'essaye d'être Jean-Philippe Smith quand je fais un film,
06:13au lieu d'être Johnny Hallyday, voilà.
06:14Vous y arrivez d'ailleurs ?
06:16J'essaye, j'essaye, vous savez, j'essaye.
06:17Dans l'homme neutrin, j'ai essayé.
06:20Quand on aime quelque chose, on va jusqu'au bout.
06:23Pour ne pas avoir peur d'être mauvais.
06:27Si on a peur d'être mauvais, on ne peut pas être plus mauvais.
06:31Il ne faut pas avoir peur d'être mauvais pour être bon.
06:33Oui, quitte à se tromper de temps en temps.
06:34Il vaut mieux se tromper que ne pas se tromper, être médiocre, ou moyen en tout cas.
06:40Et quand vous êtes sur scène, par exemple, vous interprétez Johnny Hallyday,
06:42vous avez ce sentiment-là, par moment, vous rentrez dans la peau de Johnny Hallyday.
06:44Oui, bien sûr, j'interprète les chansons que je chante.
06:49Mais c'est marrant parce que depuis que je fais du cinéma,
06:54j'ai remarqué une chose, c'est que je n'interprète pas les chansons
06:57de la même façon que je le faisais avant.
06:59Au cinéma, je trouve qu'il y a une vraie mélancolie qui se dégage de votre regard,
07:02notamment, et des personnages que vous interprétez
07:04qu'on ne retrouve pas sur scène, forcément.
07:06Vous avez ce sentiment-là aussi ?
07:07Vous savez, la scène, c'est très différent avec le cinéma.
07:09Au cinéma, vous êtes pris comme ça.
07:12Un moindre regard, ça se voit.
07:15Le moindre clinement d'œil, de cils, vous le voyez.
07:18Sur scène, pour que ça se voit, il faut faire...
07:22Vous voyez ?
07:24Bon.
07:25C'est-à-dire que, sur scène, il faut exagérer tout ce qu'on fait au cinéma.
07:31Au cinéma, il faut faire très peu de choses pour que ça se voit.
07:33Mais quand même, au cinéma, ce sont souvent des hommes fragilisés ou blessés.
07:36C'est un vrai choix de votre part ?
07:37Vous aimez jouer ça ?
07:38Je joue et je fais des films qu'on me propose.
07:42Mais moi, j'aimerais bien faire un serial killer et d'être le tueur.
07:46Pourquoi pas ?
07:47Ça me fait marrer.
07:48J'aimerais bien.
07:49Il faudrait qu'on commente.
07:50Vous ne bougez pas, Johnny.
07:51Ensemble, votre filmographie, en tout cas une partie de votre filmographie.
07:54Regardez.
07:59Deux biens-tu de Johnny ?
08:00Deux biens-tu de Johnny ?
08:01Oui.
08:01Avec Pierre Barou.
08:02Je pense que...
08:03Bon, vous savez, j'étais très jeune.
08:06Et je n'avais pas beaucoup de savoir.
08:08Il faut bien dire les choses.
08:09Et c'est vrai qu'à ce moment-là, les producteurs disaient...
08:12Il y avait Presley en Amérique.
08:14Alors, Johnny a l'idée, on va faire des films comme Elvis Presley pour la France.
08:17Comme le roc du dagne, des choses comme ça.
08:18Et voilà.
08:19Et donc, évidemment, il ne faut pas qu'il soit méchant.
08:22Il faut qu'il gagne toujours.
08:23Il faut qu'il soit beau.
08:24Il faut qu'il ait une guitare et qu'il chante pour la fille qui séduit.
08:28Enfin bon.
08:29Et c'est tout le genre de films que je ne voulais plus faire après.
08:31C'est pour ça que j'ai arrêté pendant un bout de temps après.
08:34D'accord.
08:34Je voulais sortir de ça.
08:36Sinon, vous auriez peut-être eu une carrière, la Elvis Presley au cinéma,
08:38si vous aviez continué comme ça, vous croyez ?
08:39Ce n'est pas forcément une bonne chose.
08:40Il a fait beaucoup de trucs.
08:42J'ai beaucoup de respect pour Presley en tant que chanteur.
08:45Mais au point de vue carrière au cinéma, je trouve...
08:48Bon, ce n'est pas la carrière de recteur que j'aurais envie de faire.
08:51C'est évident.
08:53Je préfère Clint Eastwood.
08:55Il vous a mis en raison.
08:56Ça, c'est une date clé, ça, dans votre cinéma ?
08:58Alors là, pour moi, le vrai cinéma, pour moi, a commencé avec Godard.
09:01Détective de Jean-Luc Godard.
09:02Et donc avec Nathalie.
09:05qui jouait avec moi dans ce film, et Claude Brasseur.
09:08Nathalie était enceinte de Laura,
09:10et elle tournait Notre Histoire avec Delon, en Suisse.
09:16Et bon, j'ai été la rejoindre un week-end.
09:21Et elle avait rendez-vous à déjeuner avec Godard le dimanche,
09:24justement pour parler de détective.
09:26Moi, je n'étais pas du tout prévu.
09:27Moi, j'étais là, alors elle m'a dit, viens avec moi.
09:30Et Godard ne me parle pas.
09:31Du tout ?
09:32Non.
09:33Elle dit bonjour, etc.
09:34Il se parle, et puis, tu sais, à peine, il me regarde, il fait, salut.
09:37Bon, je m'assois, je me suis demandé ce que je faisais là à table.
09:40Ça a duré pendant un temps de jeûner.
09:42Et quinze jours après, le téléphone sonne, je décroche.
09:45Bonjour, je voudrais parler à Johnny Hallyday.
09:47Je lui dis, oui, bonjour, c'est...
09:50Jean-Luc Godard, bonjour.
09:53Il dit, j'aimerais bien que vous fassiez mon film.
09:57Voilà, ça s'est passé comme ça.
09:58Alors que je pensais qu'il ne m'avait même pas vu.
10:00Qu'est-ce qu'il a vu chez vous, justement ?
10:02Il vous a dit, après ?
10:02Je ne sais pas, il ne m'a jamais dit.
10:03Vous savez, c'est un étrange personnage.
10:06Mais tout le monde m'a dit, tu vas tourner avec Godard, tu vas être malheureux.
10:09Tous les acteurs m'ont dit, tu vas être malheureux.
10:12Et bien, finalement, je n'ai pas été malheureux du tout.
10:14Il a été charmant avec moi, en tout cas.
10:17Terminus de Pierre William Glenn.
10:18Alors là, vous vous look totalement différent.
10:21Oui, alors là, bon, j'ai failli perdre mes cheveux
10:23parce qu'on me décolorait les cheveux,
10:25mais carrément blanc dans tous les jours.
10:27J'avais les cheveux comme de la paille.
10:30J'ai fait des soins pendant six mois après
10:32parce que j'avais peur en plus de les perdre.
10:34La gamine.
10:36Oui.
10:37Hervé Palud.
10:38Hervé Palud, c'était un vieux complice à moi
10:40parce qu'on avait fait pour la télé
10:42un téléfilm ensemble qui s'appelait David Lansky.
10:44Bien sûr.
10:45C'est comme ça que j'ai connu Maywen
10:46qui, à l'époque, commençait à sortir un petit peu
10:49avec Luc Besson.
10:52Donc Luc Besson, on ne l'a pas au téléphone,
10:54elle se dépêchait après le tournage pour partir,
10:56pour aller le rejoindre.
10:57Et puis, elle était jeune.
10:59En plus, je disais, Luc, il devient fou.
11:01Elle avait 15 ans ou 16 ans, je ne sais pas.
11:04Il y a eu quelques rendez-vous manqués au cinéma.
11:06Oui, mais bon.
11:07Wells Fellini aussi, je crois,
11:08il y avait des projets avec ces gens-là,
11:09mais vous ne l'avez jamais su, je crois, non ?
11:10C'est ça ?
11:11Ça, je ne l'ai jamais su, non ?
11:12Vous savez, j'ai toujours été entouré de gens
11:15du show business
11:18qui voyaient d'un mauvais oeil
11:19que je fasse du cinéma
11:21parce qu'ils n'étaient pas...
11:23Ils ne gagnaient pas d'argent avec moi
11:24quand je dis cinéma.
11:25Bien sûr.
11:25Alors, bon, il va partir un an à faire des films,
11:28eux, ils ne gagnaient pas d'argent.
11:29Alors, ils ont toujours essayé
11:30de mettre de côté le cinéma
11:31et de ne pas me le dire.
11:33Donc, voilà, j'ai eu quelques rendez-vous ratés à cause de ça.
11:36C'est vrai que vous avez eu
11:37de très jolis rôles au cinéma,
11:38mais est-ce que vous pensez
11:39que votre grand rôle reste à venir ?
11:41Oui, j'espère, hein ?
11:42J'espère que...
11:43Pour moi, jusqu'à maintenant,
11:45pour moi, mon meilleur rôle,
11:46c'est l'homme du train.
11:48Mais maintenant, j'espère que je vais avoir vraiment...
11:50Voilà, l'homme du train.
11:51Voilà, voilà.
11:52Le Patrice Lecomte avec Jean-Franc.
11:53Ça, en plus, j'ai eu tellement de plaisir
11:54à faire ce film que...
11:56Vraiment, beaucoup de plaisir.
12:07Je suis très fier
12:08de ce qu'elle fait, ma fille.
12:10Je suis très fier parce que...
12:12D'abord, parce qu'elle a choisi de s'appeler Smet.
12:15Ce que j'aurais dû faire depuis longtemps.
12:18Elle est formidable.
12:19Elle a presque fait à votre place, finalement,
12:21de s'appeler Smet.
12:21Oui, elle l'a bien fait.
12:23Elle l'a bien fait parce que, vous savez,
12:24quand on est enfant de personnes connues,
12:27d'artistes connus,
12:28sa maman est très connue,
12:30est comédienne réputée.
12:32Moi, je suis bon, je suis connu.
12:34C'est difficile pour les enfants
12:37de prouver aux gens qu'ils existent.
12:41Elle n'a pas pris le nom de Hallyday,
12:43elle n'a pas pris le nom de Bail.
12:44Ça se pète.
12:45Et ça, je trouve ça formidable.
12:47Mais quand vous l'avez vu pour la première fois
12:49dans les corps impatients,
12:50vous avez été très surpris
12:51qui est un film très difficile.
12:52Ça veut dire que j'étais content
12:54d'aller voir le film
12:55et puis j'étais un peu choqué
12:56parce que, bon,
12:57c'est vrai, j'ai vu ma fille
12:58dans une situation
12:59que c'est ma petite-fille, quand même.
13:03Bien sûr.
13:04L'avoir nue,
13:04l'avoir un crâne rasé.
13:06Il y a un cancer dans le film,
13:06elle est rasée.
13:07Voilà.
13:07Et de la voir dans des scènes comme ça,
13:09bon, même quand ils sont grands,
13:11on les voit toujours petits.
13:12Bien sûr.
13:13Alors, sur le moment,
13:14c'est vrai, ça m'a fait quelque chose.
13:16Et puis, mais quand je suis sorti de là,
13:18j'étais choqué,
13:20mais en même temps,
13:21très agréablement surpris
13:25et puis très fier
13:26et puis très heureux.
13:28En tout cas, moi,
13:28je suis toujours ravi de vous voir au cinéma.
13:30J'aime le cinéma.
13:31Mais moi, j'aime beaucoup
13:32vous voir au cinéma.
13:33Donc, ne changez rien.
13:34Merci.
13:35Merci à vous.
13:36Merci infiniment.
13:36Merci beaucoup.
13:38Merci bien.
13:39Je me suis trop grand pour moi.
13:40Non.
13:41Tu vois, on était assis,
13:42Johnny,
13:42donc ça, je voyais pas.
13:47Johnny, je vais vous faire
13:48un trusté.
13:49Tiens, les cuisards,
13:50les cuisards,
13:51les cuisards,
13:52Johnny, Johnny, Johnny.
14:00Johnny, Johnny, Johnny.
14:04J'ai même pas de stylo.
14:05J'ai un stylo,
14:06j'ai un marqué.
14:07Bah, qui, mais j'ai ?
14:08J'ai, j'ai.
14:10Johnny, assez un peu là,
14:12s'il vous plaît.
14:13Johnny, s'il vous plaît.
14:15Johnny, voilà, oui.
14:17Johnny, s'il vous plaît.
14:18Johnny, s'il vous plaît.
14:19Johnny, s'il vous plaît.
14:22Johnny, s'il vous plaît.
14:25C'est un mythe, c'est bon.
14:29On vit en parallèle.
14:34Il n'y a plus de tasse.
14:35Restez là parce que quand je prends une déçue, t'as j'en bouge.
14:38Il n'y a plus de café dans ce cas ?
14:39Si, si, bien sûr, monsieur Rouve.
14:40Ne vous impatientez pas.
14:42C'est cognac, il n'y a pas de tasse pour tout le monde.
14:44À mon avis, il n'est pas sorti de son rôle de Polnareff.
14:47Il est toujours resté dans son rôle de Polnareff.
14:50C'est ça, c'est ça son problème.
14:51Allez, bonne sous-tasse.
14:54C'est très amicurant.
14:55Merci.
14:56C'est différent.
14:57Ça change.
14:58Ouais, alors là.
14:59Allez, château.
15:00Personne ne bouge.
15:02Voilà.
15:06Là, je suis là, je suis pas parti.
15:15Johnny !
15:16Johnny !
15:19Johnny !
15:20Il est super, Johnny !
15:22C'est un crack, c'est un idole !
15:23Johnny !
15:24Johnny !
15:24Ces chansons, il y en a plein.
15:25Allumer le feu.
15:28Bon, là, c'est bien fort, mais il y en a plein.
15:33Johnny !
15:35Johnny !
15:37Johnny !
15:49Johnny !
16:05C'est très bon, c'est délicieux.
16:07C'est très bon, c'est délicieux.
16:20Johnny !
16:21Oh, il mange les huiles.
16:23Oh, et Laetitia est ravissante.
16:26À quoi ?
16:27Laetitia !
16:29Je suis là.
16:30Je suis là.
16:31Johnny !
16:32Johnny !
16:34Je suis là.
16:36Je suis là, je suis là.
16:37Je suis là, je suis là.
16:38Je suis là, je suis là.
16:39Je suis là.
16:47Je suis là, je suis là.
16:49Julie !
16:51Julie !
16:52Julie !
16:52Julie !
16:53Julie !
16:53Julie !
16:54Ben non, pas l'autographe.
16:57Moi, t'es son ?
16:59Ah, maman !
17:01J'ai pas le tout.

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