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Le 15 février 2004, Johnny Hallyday participe à Vivement Dimanche Prochain, présenté par Michel Drucker sur France 2, à l'occasion d'une émission consacrée au champion de Formule 1 Michael Schumacher. Johnny retrouve sur le plateau Jean Reno et Alain Delon, également invités. Une archive télévisée réunissant plusieurs grandes personnalités du spectacle et du sport autour du célèbre pilote allemand.
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00:01...
00:13Alors Michael va se mettre ici, moi je vais me mettre là, ça doit être ça, voilà.
00:18Alors c'est la deuxième partie, si vous étiez là cet après-midi, nous avons refait la carrière
00:23de ce champion exceptionnel et de ce manager exceptionnel, de ce team manager,
00:27et là nous avons d'autres invités.
00:29Alors Michael, d'abord je vous remercie infiniment parce que c'est un véritable marathon,
00:32finalement notre émission c'est presque deux Grand Prix.
00:37Oui c'est quasiment le double d'un Grand Prix.
00:41Alors je voudrais encore vous remercier parce que c'est vrai, je ne vous ai pas beaucoup vu à la
00:45télévision,
00:46vous êtes une star planétaire, on vous voit toujours après le Grand Prix,
00:51mais on vous voit très peu sur les plateaux de la télévision, c'est un exercice que vous redoutez
00:56ou parce que vous voulez vous concentrer sur votre métier, que c'est vrai que c'est assez fatigant
01:01et qu'on ne peut pas répondre à 120 télévisions en même temps, je suis d'accord, ça c'est
01:04clair.
01:07La raison principale c'est que j'ai une famille, j'ai une femme que j'adore et j'ai
01:14deux enfants
01:15et ils sont essentiels pour moi.
01:20J'ai besoin de temps pour mon travail, pour les courses, pour la promotion officielle que je dois réaliser de
01:27toute façon,
01:29fait que je suis souvent loin de la maison, donc je ne veux pas passer plus de jours loin de
01:36la maison
01:37pour apparaître à la télé, sauf cas exceptionnel comme ce soir, c'est une émission exceptionnelle et j'en suis
01:44fier.
01:45Jean-Marc ?
02:15L'ombre très important, trop important de sollicitations extérieures, il arriverait à faire ce qu'il fait aujourd'hui ?
02:20Alors Johnny, merci d'être là, Johnny est là par amitié, car tu es un ami de Jean
02:25et puis tout ce qui va vite, tu as toujours passionné, je t'ai toujours trouvé près des courses.
02:29Moi les voitures, ça m'a pas passionné.
02:33Si je n'avais pas été chanteur, si je n'avais pas été acteur, j'aurais voulu être pilote d
02:42'automobile.
02:44Mais bon, ça ne s'est pas fait comme ça, mais c'était ma passion, c'est vrai.
02:47Alors tu sais que si le destin avait décidé autrement, tu aurais pu courir le Paris-Dakar avec Jean-Todd
02:52comme patron ?
02:52Je sais, je sais. Et puis il est très bon.
02:55Mais ce que vous ne savez pas, c'est qu'il y a une mointaine d'années, Johnny était venu
03:00me voir dans mon bureau.
03:01À l'époque, je travaillais chez Peugeot.
03:04Et puis il était venu me voir parce qu'il avait vraiment envie de courir.
03:07Et on avait passé un long moment ensemble, je ne sais pas si tu es étudiant.
03:10C'est vrai, je m'en rappelle très bien.
03:10Et on avait parlé de course, on avait parlé de possibilités pour Johnny de faire de la course à un
03:16niveau plus professionnel.
03:16Et puis c'est vrai que moi j'avais un métier de chanteur.
03:20Je n'avais pas le temps de m'entraîner professionnellement.
03:24Comme tout coureur automobile doit s'entraîner.
03:28Donc c'est ce qui m'a un peu freiné par rapport à la course automobile.
03:31Mais c'est vrai que la course automobile, pour moi, c'est quelque chose que j'aurais voulu faire.
03:35Moi, mes héros, je trouve que mes héros, c'est Michael.
03:39Les pilotes automobiles, pour moi, c'est les héros.
03:42Ton fils David fait des courses ?
03:43Il fait des courses.
03:44Hein ? Avec une voiture rouge, lui aussi ?
03:46Oui, oui, oui. Mais pas au niveau de Michael.
03:49Jean-Rénaud. Alors Jean, pour expliquer aux Français ce que Michael représente dans le monde,
03:55je me tourne vers toi parce que toi, tu es un des rares acteurs à couvrir presque la planète.
03:59Par exemple au Japon, tous les Japonais t'aiment comme tous les Français.
04:03C'est une star immense.
04:05Voilà. Il faut expliquer quand même aux Français ce qu'ils représentent à l'échelon planétaire.
04:09C'est une star planétaire parce que, comme vient de dire Johnny,
04:12et là il y a un parallèle, par exemple, souvent on me dit
04:15vous ne prenez pas de risque en prenant ce rôle, en prenant ce film.
04:19Et je dis non, je n'ai aucun risque.
04:22Le risque, ce sont des personnes comme lui qui, lorsqu'il monte dans une voiture,
04:27il n'est pas garanti qu'il finisse la course.
04:29Ça, c'est un vrai risque. Et on le reconnaît comme un super-héros parce que personne n'a fait
04:34ce qu'il a fait.
04:35Aujourd'hui, il est unique.
04:37Six titres, le champion.
04:38Unique.
04:39Et voilà.
04:40Au fond, c'est un peu triste, Michael, d'être le meilleur du monde.
04:46Parce qu'au-dessus, il n'y a plus rien.
04:52Le challenge, c'est d'y rester.
04:55Je crois que la vie est un grand défi.
05:00Et dans la course, la joie, le plaisir, travailler avec des amis, partager des émotions,
05:11cela est important.
05:13Car si vous voyez ce qui s'est passé tout au long de ma carrière,
05:20ce que j'ai perdu, ce que j'ai gagné,
05:24où pourrais-je trouver les mêmes émotions ?
05:28Et comment pourrais-je travailler avec mes amis et profiter de ma vie ?
05:33Je crois que ce n'est pas possible.
05:35Juste avec cette amie que j'ai là,
05:39tous les amis qui nous entourent dans l'équipe.
05:41Alors, Philippe.
05:42Je vous ai écrit une lettre à tous les deux.
05:46Cher Michael, cher Jean.
05:49Ou plutôt, devrais-je dire,
05:51teuer Michael und cher Jean.
05:54Ça ne va pas être de la tarte de vous écrire à tous les deux en même temps.
05:58Das wird nicht dort sein,
06:00Ihnen gleichzeitig an alle zwei zu schreiben.
06:05Reste poli.
06:06Et je ne suis pas certain d'ailleurs que l'on traduise
06:08ce n'est pas de la tarte par das ist nicht torte.
06:13Alors, que faire ?
06:15Non, j'en suis même sûr.
06:17Alors, que faire ?
06:28Je pourrais parler italien, je traduis pour Michel,
06:31car j'ai lu que Michael parlait très bien cette langue,
06:34ce qui n'est pas le cas de Jean qui lui préfère l'anglais.
06:37So, if you want, I can speak English,
06:40but I'm not sure that the French public will understand what I say.
06:45Mais on me fait signe...
06:47En français, je ne suis pas sûr non plus.
06:48Mais on me fait signe...
06:50On me fait signe...
06:51On va essayer en belge.
06:51Il est inutile de tout répéter en allemand,
06:54car nous avons un traducteur.
06:56Oui, permanent.
06:57Ah, so !
06:58Excusez-moi, je l'ignorais, je me demandais d'ailleurs,
07:01cet après-midi, qui était cette personne qui parlait dans le public ?
07:03Ils étaient trois.
07:04Alors, bonjour, monsieur.
07:06Hello, sir.
07:07Il est bel.
07:08Non, vous ne devez pas traduire quand je dis bonjour, monsieur.
07:10Je m'adresse à vous, je dis bonjour, monsieur le traducteur.
07:13Et en belge ?
07:14Dag Meneer, en flamand.
07:15Voilà.
07:15Je vous dis juste bonjour.
07:17Mais alors, si vous traduisez en anglais,
07:19comment faisiez-vous tout à l'heure pour Jean-Toth,
07:21lorsque je parlais allemand ?
07:23Est-ce que vous lui retraduisiez tout ?
07:25C'était inutile, il avait compris la première fois en français.
07:28Ah oui, c'est vrai.
07:30Et en plus, il comprend l'allemand et l'anglais.
07:33Il dit que vous comprenez le allemand et l'anglais.
07:37Je ne sais pas comment on répond en belge, mais il a raison.
07:40Dans ce cas, je vais continuer en français.
07:43C'est, in diesem Fall, werde ich französisch fortsetzen.
07:47C'est un réflexe.
07:49Une chose me frappe, mes amis.
07:52Il me semble que votre univers se trouve à des années-lumière du nôtre.
07:57Chez nous, lorsque quelqu'un conduit mal,
08:01on le traite de conducteur du dimanche.
08:03Chez vous, ce sont les meilleurs qui conduisent le dimanche.
08:08Chez nous, quand on dépasse le 130 km heure sur autoroute,
08:13on se fait flasher, réprimander et retirer des points au permis.
08:17Chez vous, quand on dépasse le 130 pour atteindre le 368,8,
08:24record établi par Michael,
08:25on se fait féliciter, flasher, mais par les photographes,
08:29et on vous ajoute des points au classement.
08:41Dans notre univers,
08:43la marque de nos vêtements est cousue à l'intérieur du col
08:47ou au revers de la veste, en tout petit.
08:49Dans le vôtre, les marques sont cousues à l'extérieur et en très grand.
08:54Chez nous, il est écrit sur les paquets de cigarettes que fumer tue.
08:57Chez vous, il est écrit sur votre combinaison que fumer est excellent pour la santé.
09:04Dans votre société, le champagne, on l'ouvre après avoir conduit
09:09et en plus on ne le boit pas.
09:11Dans la nôtre, on le boit malheureusement trop souvent avant de conduire.
09:16Michel Drucker et moi, en revenant d'avoir assisté à votre course
09:20pendant laquelle vous nous avez montré comme l'automobile
09:23était un formidable moyen de locomotion,
09:25où nous nous retrouvons à l'arrêt, bloqués dans les embouteillages.
09:29Vous, après la course, vous remontez dans votre jet privé pour rentrer chez vous
09:34parce que vous n'êtes pas bête au point d'utiliser la voiture pour vous déplacer.
09:39Ce ne sont là que quelques-unes de nos différences.
09:41Il y en a encore d'autres sans doute.
09:43Il y a aussi, je l'espère, quelques points communs
09:45comme l'amour des enfants.
09:47J'ai lu des choses magnifiques sur celui que vous portiez au vôtre
09:50et je me dis qu'un homme qui aime tant ses enfants
09:53ne peut pas être tout à fait mauvais.
09:56J'espère que parmi les valeurs que vous leur inculquerez,
10:00il y aura le respect des autres
10:01et qu'à travers ce que vous représentez,
10:04le talent, le courage, la vitesse et au bout la victoire,
10:08vous arriverez à leur dire que conduire est une énorme responsabilité,
10:13que les routes ne sont pas des circuits de Formule 1
10:16et que 6 000 tués par an sur les routes de France,
10:19c'est une tragédie insupportable,
10:21que la vitesse doit être réservée aux sports automobiles
10:25et que lorsqu'elle se pratique dans un endroit fait pour ça
10:28par des conducteurs responsables,
10:30elle devient un spectacle magnifique.
10:32Mais quand quelques abrutis souburnés
10:34nous l'imposent dans notre vie de tous les jours,
10:37elle se mue en violence et devient méprisable.
10:41Je terminerai cette lettre,
10:43cher Mickaël, cher Jean,
10:45en vous disant,
10:46comme nous sommes honorés par votre visite,
10:48je n'avais pas vu autant d'effervescence au studio
10:51depuis la visite du pape,
10:53et enfin, je vous propose
10:55de méditer sur ce très beau proverbe japonais.
11:01Yohada, Yogo,
11:03Noya, Yogoda.
11:07Malheureusement, nous n'avons pas de traducteur japonais
11:10et j'ignore totalement ce que ça veut dire.
11:17Philippe Goulou.
11:19Il est bien.
11:21Il dessine très bien.
11:23Et tout à l'heure, à la fin de l'émission,
11:25il vous offrira un dessin.
11:26Pour revenir à ce qu'il vient de dire,
11:28lorsque vous quittez les circuits,
11:29est-ce que vous aimez conduire dans la vie ?
11:31Est-ce que vous conduisez vite dans la vie ?
11:32En Allemagne, votre pays d'origine,
11:35il n'y a pas de limitation de vitesse sur les autoroutes.
11:37Vous avez de la chance,
11:37pour ceux qui ont des voitures rapides.
11:41Non, je n'ai pas de chance,
11:43car j'habite en Suisse.
11:45Et la limite est de 120 en Suisse.
11:47Ah oui, bien sûr.
11:49Donc, non, de toute façon,
11:50je ne passe pas énormément de temps en Allemagne.
11:53En Allemagne, ils sont assez intelligents.
11:55Et ils ont mis des limites
12:01là où il n'y a pas de trafic.
12:04Et il y a, par contre, des limites de vitesse
12:06quand il y a des embouteillages.
12:08Johnny, est-ce que tu souffres beaucoup
12:09de la limitation de vitesse ?
12:10Est-ce qu'on a beaucoup souffert ?
12:12On t'a retiré souvent les points ?
12:14Non, on ne m'a jamais retiré de points.
12:16Mais je conduis très peu en France.
12:18Ils n'ont jamais réussi à le rattraper ?
12:19Non, ce n'est pas vrai.
12:21Non, non, c'est bien la boutade.
12:23Non, je conduis très peu.
12:24Je ne conduis pas moi-même en France
12:26parce que ça ne sert plus à rien de conduire.
12:28J'ai une Ferrari parce que, bon,
12:30j'adore les Ferrari,
12:31mais je ne la conduis pas.
12:33Ou alors je la conduis,
12:35je la prends et puis je vais à l'étranger.
12:37Ou alors je la mène sur un circuit
12:39et je m'amuse sur un circuit.
12:40Oui, alors comme c'est un objet d'art,
12:41une œuvre d'art, on la regarde.
12:42Et je la regarde.
12:43Et je l'ai chez moi,
12:44j'en suis très fier.
12:45Voilà.
12:46Alors maintenant...
12:47Déjà, une Ferrari aussi ?
12:47Oui, oui, oui.
12:48On a des Ferrari.
12:49On est très Ferrari, tous les deux.
12:50Oui, mais roulez vite, c'est vrai que...
12:53Enfin, fin des travaux, c'est terminé ça.
12:55Alors, on va revenir maintenant
12:57à l'année passée.
12:59On a vu Suzuka cet après-midi.
13:01La saison s'est jouée à Suzuka.
13:03Mais le 28 septembre dernier,
13:05à Indianapolis,
13:06il s'est passé une journée particulière.
13:08Est-ce qu'on peut dire que, Michael,
13:09que le Grand Prix d'Indianapolis
13:11de la saison dernière
13:12a été un des Grands Prix
13:14les plus importants de votre carrière ?
13:18Oui, si on inclut Monza,
13:20oui, Indianapolis,
13:21c'était probablement
13:22un des plus importants,
13:24une des courses les plus importantes
13:25où nous avons jeté les bases
13:28pour gagner le championnat.
13:29Alors, Jean,
13:31Michael part sur la quatrième ligne,
13:33pas très bien placé,
13:34il va pleuvoir,
13:35il termine devant Raikkonen
13:3718 secondes.
13:39C'est-à-dire, c'est un Grand Prix...
13:40C'est un des tournants de la saison, non ?
13:41C'est un Grand Prix en accordéon
13:42parce que Michael prend un départ formidable.
13:47Donc, rapidement,
13:48il gagne quelques places
13:49et puis, il commence à y avoir
13:51quelques petites gouttes de pluie
13:53et on sait très bien
13:54que dans ces conditions,
13:55on est moins performant
13:57que les équipes équipées
13:58d'un autre manufacturier.
14:00Donc, Michael s'est fait repasser
14:01par 3-4 voitures
14:03et à ce moment-là,
14:04il y a eu une grosse pluie
14:06et là, on sait que
14:07quand il y a une grosse pluie,
14:09on est pratiquement
14:10où il est imbattable
14:12et à ce moment-là,
14:13on lui a changé les pneus
14:14et puis, une voiture après l'autre,
14:16il a remonté
14:17pour gagner la course.
14:18Regardez les images
14:19d'India de la police.
14:21Avant de se lancer
14:22dans le tour décisif,
14:23Schumacher est le seul pilote
14:25à apporter autant de soin
14:26à sa position de conduite.
14:28À l'intérieur de son baquet,
14:30il ajuste lui-même
14:32son double siège pneumatique.
14:44Sixième tour,
14:45la pluie commence à tomber.
14:48Schumacher se fait dépasser
14:49coup sur coup
14:49par Kultar,
14:51Montoya
14:51et Alonso.
15:09Sur la piste,
15:10détrempée cette fois,
15:11les pneus Bridgestone
15:12sont au mieux.
15:14La course de Schumacher
15:15sera irrésistible.
15:47et Alonso.
16:23Je vous ai posé
16:25des questions
16:26sur votre équilibre.
16:28À combien bat votre cœur
16:29en course
16:29au sommet de l'effort ?
16:32Ça dépend du circuit.
16:35Je dirais
16:36140,
16:39150,
16:40maximum.
16:40Pas plus que ça.
16:42mais c'est extrêmement long
16:43en pleine course, non ?
16:45C'est très long.
16:45C'est un des poux
16:46les plus lents
16:47à l'effort, non ?
16:47Et ce qui étonne beaucoup
16:48aussi,
16:48c'est que Michael,
16:50lorsqu'il a terminé
16:51une course,
16:52il transpire beaucoup moins
16:53et je crois que c'est
16:53sa constitution,
16:55c'est son physique
16:56finalement
16:57qui lui donne sûrement
16:59cet avantage
16:59mais c'est quelque chose
17:01de naturel
17:01et beaucoup de choses
17:03qu'il est capable
17:04de faire
17:04sont tout à fait naturelles.
17:06Il y a une chose
17:06qui est hallucinante aussi
17:07qu'on voit
17:08dans le reportage là,
17:10c'est,
17:10on le dit souvent,
17:11c'est la vitesse
17:12à laquelle on change
17:13les quatre roues.
17:14J'ai l'impression
17:14qu'ils arrivent
17:15à changer
17:16les quatre roues
17:17de la voiture
17:17plus vite
17:18que moi,
17:19je ne mets de temps
17:20à en crever une.
17:23On change les quatre roues
17:24entre cinq et dix secondes ?
17:27Non,
17:28les quatre roues,
17:29en fait,
17:29ce qui prend le plus de temps,
17:30c'est le ravitaillement
17:31en essence.
17:32Combien de temps ?
17:33Mais le ravitaillement,
17:34c'est en fonction
17:35de la quantité d'essence
17:37que l'on met dans la voiture.
17:38En gros,
17:38c'est une seconde
17:40pour dix litres
17:41alors que changer les pneus,
17:42c'est environ
17:43quatre, cinq secondes.
17:44Oui,
17:45il y a une compétition interne
17:46pour essayer
17:47de faire ce changement
17:49le plus rapidement possible.
17:50Eh oui,
17:51l'équipe peut changer
17:52quatre roues
17:54en deux secondes,
17:55virgule deux.
17:57Alors maintenant,
17:58un autre champion,
17:59car Johnny est un champion
18:00et Jean,
18:01tu voulais que Johnny soit là
18:02et tu voulais entendre Johnny
18:03dans une circonstance particulière
18:05qui est aussi
18:06de son plus beau Grand Prix,
18:07peut-être.
18:07Tout à l'heure,
18:08quand on était
18:09dans la loge
18:10avec Michael,
18:10je parlais de Johnny
18:12et je disais
18:13que ça faisait 40 ans
18:14qu'il me faisait rêver.
18:16C'est une carrière
18:18extraordinaire.
18:20c'est quelqu'un
18:21qui a su rester
18:23humble,
18:24passionné
18:24et je trouve
18:25que c'est formidable
18:26quand il parle
18:26de Michael,
18:27il regarde Michael
18:28comme une idole
18:30alors que lui,
18:31c'est également
18:31une idole.
18:32Michael c'est une idole,
18:33j'avais le choix
18:34entre deux idoles
18:35dans ma vie,
18:36Scarface
18:36ou Michael Schumacher,
18:37j'ai choisi
18:38Michael Schumacher.
18:40Et puis,
18:41et puis,
18:44Johnny,
18:44rameute des foules,
18:46c'est absolument
18:46incroyable
18:47et donc quand
18:48vous m'avez parlé
18:49d'une chanson,
18:50moi j'ai été sidéré
18:52quand devant mon écran,
18:54j'ai vu ces centaines
18:55de milliers
18:56de Français
18:57qui se battaient
18:57pour l'écouter
18:58devant la tour Eiffel
18:59et ça c'est
19:00quelque chose d'unique.
19:0110 juin 2000
19:02au Champ de Mars,
19:03ça restera peut-être
19:04ton plus beau Grand Prix,
19:06400 000 personnes,
19:07non,
19:07un des plus beaux.
19:08Oui,
19:09un des plus beaux,
19:09il y avait,
19:10bon,
19:10il y a eu d'autres choses
19:12mais bon,
19:12c'est vrai que c'était,
19:14c'était beau
19:14la tour Eiffel
19:15parce que c'était
19:16un spectacle
19:16que j'avais décidé
19:17de le faire gratuitement
19:18pour les Français
19:19pour les remercier
19:20des 40 ans
19:21de carrière
19:21que j'avais fait
19:22que j'aurais jamais fait
19:23sans eux.
19:24Et la chanson
19:25qu'on a choisie,
19:26on pourrait très bien
19:26s'adresser à lui
19:27qui a tout prouvé
19:28et qui a 35 ans
19:29a encore en vie
19:30avec Jean
19:30pendant au moins
19:31trois ans
19:32de gagner.
19:32Johnny,
19:33à la tour Eiffel.
19:36On me donne
19:37l'obscurité
19:37puis la lumière
19:41On me donne
19:42la faim
19:42la soif
19:43qui est un festin
19:44On m'enlève
19:47ce qui est vain
19:48et le secondaire
19:50Que je retrouve
19:51le prix
19:51de la vie
19:52enfin
19:55On me donne
19:56la peine
19:56Pour que j'aime
19:57dormir
19:58Qu'on me donne
20:01le froid
20:02Pour que j'aime
20:03la flamme
20:06Pour que j'aime
20:07la terre
20:07Qu'on me donne
20:08l'exil
20:09Et qu'on m'enferme
20:10un an
20:10Pour rêver
20:11à des femmes
20:16On m'a trop donné
20:18Bien avant la vie
20:20J'ai oublié
20:21les rêves
20:22et les merci
20:22Tout ce que c'est
20:24le jour
20:24C'est un homme qui
20:25avec un prix
20:26Et qu'il faut
20:27l'envie de vivre
20:27Et de désirer
20:29Le plaisir aussi
20:32Comme de l'envie
20:35L'envie de ma vie
20:38Et d'envie de ma vie
20:45Pour que j'aime
21:09La haine
21:11Pour que j'aime
21:12Le jour
21:15Le jour
21:15Quand on me donne
21:16le jour
21:16Pour que j'aime
21:17la nuit
21:18Pour que j'aime
21:19aujourd'hui
21:19Oubliez-les toujours
21:26Et qu'on m'a trop donné
21:27Bien avant la vie
21:29Mais j'ai oublié
21:30de lui
21:32Tout ce que c'est chauve
21:35Et qu'il faut l'envie
21:38Et le plaisir aussi
21:41Pour que j'en ai envie
21:44J'ai envie d'avoir envie
21:46Et qu'il faut l'envie
21:49Et qu'il faut l'envie
22:21Et qu'il faut l'envie
22:23Bien avant la vie
22:24J'ai envie
22:25Et de vivre
22:26Et de merci
22:28Toutes ces choses
22:29Qu'il y a avec un prix
22:30Et qu'il faut l'envie
22:32De vivre
22:32Et de désirer
22:34Le plaisir aussi
22:37Comme de l'envie
22:39L'envie d'avoir envie
22:42Et qu'il faut l'envie
23:01L'envie d'avoir envie
23:07Et qu'il faut l'envie
23:09Et qu'il faut l'envie
23:09L'envie d'avoir envie
23:12L'envie d'avoir envie
23:17Et qu'il faut l'envie
23:47Pendant que Johnny chantait
23:48Ils ont
23:49Tu me disais
23:49Il y a beaucoup de similitudes
23:50Entre les deux
23:51Je m'ai envie de dire quelque chose
23:51Parce qu'en fait
23:53C'est inutile de dire
23:54Que j'aime Michael
23:56D'une manière différente
23:58J'aime Johnny
23:59Et puis en fait
24:00Ils ont des points communs
24:01Avec deux métiers différents
24:02Deux âges différents
24:04Mais ce sont
24:05Deux grandes stars
24:06Deux grandes stars
24:07Qu'on a envie de protéger
24:08Parce que ce sont deux êtres
24:10Extrêmement sensibles
24:11Chaleureux
24:12Et
24:13Vraiment
24:14Je suis content
24:14Qu'ils soient ensemble ce soir
24:15Merci encore
24:17Denis
24:17Alors
24:23C'est
24:23Une émission
24:25Autour de
24:26De vous deux
24:26Mais les amis sont là
24:28Et maintenant
24:28Un ami très cher
24:29Qui se devait d'être là
24:30C'est Guy Savoie
24:32Alors Guy
24:33C'est
24:34C'est la tradition Guy
24:36Dans cette émission
24:37Chaque dimanche
24:38Michael
24:38À la fin de cette émission
24:39On offre à l'invité
24:41Un plat
24:42Qu'il a choisi lui-même
24:43Et alors là
24:44Vous avez préparé
24:45Quelque chose d'assez différent
24:46Complètement différent
24:47J'avais le choix
24:50Entre apporter
24:51La soupe de truffes
24:51Et artichauts
24:52Ou alors faire
24:52Ce que Michael et Jean aiment
24:54C'est à dire
24:55Les choses crues
24:56Souvent avec Jean
24:57On tourne autour d'un tartare
24:58Le vendredi soir
24:59Très tard
25:00Lorsqu'il sort du bureau
25:02Il arrive vers une heure
25:03Ou une heure et demie du matin
25:04En revenant d'Italie
25:06Donc on mange un tartare
25:07Et puis
25:07Je sais que Michael
25:08A une passion pour les sushis
25:10Alors j'ai voulu faire
25:11Un peu des french sushis
25:12Qui tournent autour de la truffe
25:14De la Saint-Jacques
25:15Du homard
25:16Ah oui c'est des sushis très français
25:18C'est des sushis très français
25:19Absolument
25:20Michael
25:20Voilà
25:22Voilà
25:22Ça c'est pour vous
25:23Au cas où vous auriez un petit creux
25:25Voilà
25:25Michael
25:27Je vous ai vu
25:28En Italie
25:29Il y a 15 jours
25:30Je vous ai beaucoup observé
25:31Vous surveillez votre alimentation
25:33Vous buvez
25:34Beaucoup de jus de fruits
25:35Vous faites très attention
25:36Pas de vin
25:38Pas de sauce
25:39Pas de sucre
25:39Vous avez un diététicien
25:41Qui s'occupe de vous
25:42Vous avez toujours respecté ça
25:46Non j'ai fait ça
25:47Car je savais que vous me regardiez
25:48Ah oui c'est ça
25:49Non non non
25:50Non
25:53C'est quelque chose d'important
25:54C'est un moment important
25:56Je prépare la saison
25:58Je suis sérieux
25:59J'adore ce que je fais
26:01Pour le faire
26:01Il faut que j'ai une discipline de faire
26:03Il faut que je me prépare
26:05Et la préparation exige de bien manger
26:08D'être capable de produire le bon effort
26:12D'avoir la force nécessaire
26:15Et donc l'alimentation est essentielle
26:18Vous êtes ce que vous mangez
26:21C'est un dicton
26:22Et j'y crois
26:23J'y crois vraiment
26:24Mais Johnny
26:25Avant les grands rendez-vous
26:27Tu fais également un régime
26:28Je ferai attention
26:29Quelques mois avant
26:30Je mange beaucoup de pâtes
26:37Les sucres lents
26:39Le matin
26:41Du muesli
26:43Il y a une clinique du sport
26:48Qui prépare mes céréales
26:51Qui prépare toute mon alimentation
26:53Ma diète
26:53Mes programmes alimentaires
26:55Donc on s'occupe bien de moi
26:56Oui
26:56Mais alors
26:57Vous m'avez dit également
26:58Que vous faites deux heures
26:59De sport par jour
27:01Quand vous ne pilotez pas
27:03Musculation
27:03Plus que ça
27:04Plus que ça
27:05Deux à trois heures
27:05C'est à dire
27:06Vélo
27:07Training
27:07Course à pied
27:08Musculation
27:09Trois heures de sport par jour
27:11Par jour
27:11Philippe, ça te laisse rêveur
27:13Ah oui
27:13Trois heures
27:14C'est ça ?
27:15Moi j'ai dû faire trois heures
27:17Dans ma vie
27:19Oui
27:20Pour la préparation
27:21Il faut faire un peu plus de sport
27:23Il y a deux sessions par jour
27:25Une le matin
27:27À la gym
27:30Donc rien qu'une bonne heure
27:32Pour le cou
27:32Et ensuite une bonne heure
27:34Pour le reste du corps
27:36Et ensuite
27:37Il faut travailler l'endurance
27:38Encore deux heures de travail
27:41Donc ça revient à quatre heures de travail
27:44Pour bien préparer
27:44C'est considérable
27:45Il faut expliquer
27:46C'est dans les tournants
27:47Dans la pression en voiture
27:48Ce que les cervicales
27:51À la vitesse où ils vont
27:51Pour les cervicales
27:52C'est terrible
27:53Ils ont une vitesse
27:54Incroyable dans les virages
27:55Et ils prennent plusieurs
27:56Si on n'est pas
27:57Musclé
27:58Des cervicales
28:01Et du coup
28:01On termine pas
28:01Il faut une force
28:03C'est une volonté incroyable
28:04Pour faire une course de voiture
28:05C'est beaucoup plus difficile
28:08Qu'on le croit
28:09Il ne suffit pas
28:10De prendre un volant
28:11Et d'aller vite
28:11C'est beaucoup plus contraignant
28:13Que ça
28:13De faire une course de voiture
28:14Le corps encaisse des stress
28:16Tout oui
28:16C'est également l'autre point
28:19Auquel je voulais en venir
28:21Le cœur
28:22Mes palpitations
28:23Sont peut-être basses
28:25Mais cela exige
28:26De la préparation
28:27Plus vous préparez
28:28Plus votre corps est prêt
28:29À résister
28:30À l'effort
28:32Et il y en a d'autres
28:33Oui
28:33Leur battement cardiaque
28:35S'élève à 180-190
28:36Et d'où l'importance
28:37De la nourriture
28:38Et notamment des fruits
28:39Est-ce que vous mangez des pommes
28:40Parce que Michel
28:41On dit qu'une pomme par jour
28:42Éloigne le docteur
28:44Oui
28:45À condition de viser juste
28:46Oui
28:47C'est amusant
28:49Michael
28:50On va entendre
28:52Un duo très important
28:53Dans votre vie
28:54C'est Luca Cordero
28:56Di Montezemolo
28:57Qui est le patron
28:58Notre patron
28:59Le président de Ferrari
28:59Le président de Ferrari
29:00Et puis votre coéquipier
29:02Rubens Barrichello
29:04Voici ce qu'ils disent
29:05De vous deux
29:06Jean Todd
29:07Pour moi
29:09C'est très important
29:10Parce qu'il travaille très bien
29:12Avec loyalité
29:14Et avec beaucoup de capacités
29:16Et je pense qu'il a fait
29:18Un travail exceptionnel
29:19Michael
29:20La grande force
29:22C'est de faire
29:24Un course
29:25Avec
29:27Très très rapide
29:28Et avec
29:29La stabilité
29:30De l'état
29:31Et il est toujours
29:33Capable
29:34De dire
29:35La victoire
29:36C'est pas uniquement
29:36La victoire de l'épilogue
29:37Mais de tous les teams
29:38Pour moi
29:40Pour moi
29:41La chose qui est la plus importante
29:42C'est l'amitié
29:43Avec Jean Todd
29:44Pour tout ce qu'il m'a appris
29:46Parce qu'au début
29:48On me disait
29:49Lorsque je suis arrivé
29:50Chez Ferrari
29:50Attention
29:51Attention
29:51Il y a Jean Todd
29:52Il y a Michael Schumacher
29:54Tu vas voir
29:54Ça va être difficile
29:55C'est difficile
29:56Mais au final
29:58Il s'agit
29:59De deux personnalités
30:00Très brillantes
30:02Qui ont un coeur gros
30:03Comme ça
30:04Et ça m'a toujours fait plaisir
30:05Même si nous avons eu
30:07Des moments difficiles
30:09Nous avons partagé
30:10De très grandes émotions
30:12Et c'est pourquoi
30:14Quand je rentre
30:15À la maison
30:16J'ai toujours
30:17Le sourire
30:22Alors Michael
30:23Un mot
30:25Un mot de Ruben Marichello
30:27Vous avez eu beaucoup d'équipiers
30:29Dans votre vie
30:29Alors
30:30Qu'est-ce que vous pensez
30:31De Ruben
30:32Qui a re-signé
30:33Avec vous
30:33Vous allez repartir
30:34Pour plusieurs saisons
30:35Tous les deux
30:37Je crois
30:38Qu'on peut dire
30:40Sans se tromper
30:41Que c'est le meilleur équipier
30:43Que j'ai jamais eu
30:44Avec lui
30:45Nous avons obtenu
30:46De grands succès
30:47Nous avons gagné
30:48Cinq fois
30:49Le championnat constructeur
30:51Même si une fois
30:52C'était avec
30:53Eddie Irvine
30:54Quatre avec Ruben
30:57Nous nous comprenons bien
30:59Nous sommes amis
31:01Nous sortons
31:05Après la saison
31:06Après la saison
31:06Non pas pour des vacances
31:07Mais nous nous réunissons
31:08Pour boire un coup
31:12Mais c'est vrai que
31:13Quand je commence à boire
31:14Je ne peux pas être en concurrence
31:16Avec lui
31:16Il me bat toujours
31:17Il est brésilien
31:19Il a cette attitude brésilienne
31:21Extraordinaire
31:23Et je pense que nous faisons bien la paire
31:25Merci
31:25Il y a un secteur
31:26Ou Michael bar Rubens
31:28C'est pour les cigares
31:30Alors je vais apporter
31:31Avant de partir
31:32Vous avez un cadeau pour lui
31:32J'ai un petit cadeau
31:33Alors ça c'est paraît-il
31:35Fidel Castro
31:35Qui le rangeait toujours
31:36Dans sa chaussette
31:37Voilà Michael
31:38Voilà c'est le cadeau de Guy Savoie
31:40C'est pour après les cheveux
31:41Merci beaucoup Guy
31:42Merci beaucoup
31:42A bientôt
31:48Alors avant la dernière surprise
31:51Le dernier invité surprise de ce dimanche
31:53On va voir maintenant des images
31:55Qu'on va commenter ensemble
31:56Regardez
31:57C'était le 26 janvier dernier
31:59Vous m'avez gentiment tous les deux invité
32:00A passer un week-end à Maranello
32:02Voilà
32:02C'était un moment important
32:04C'est le jour où Michael découvre
32:07Terminer la voiture de 2004
32:08En fait c'est le dimanche soir 25
32:10La veille de la présentation à la presse
32:13Et Michael arrive
32:14Il arrive tout le temps en avance
32:16Et puis là
32:17C'est la première fois qu'il voit la voiture
32:18Avec laquelle il va défendre les couleurs
32:20De la Scuderia Ferrari
32:21Pour le champion du monde de Formule 1 en 2004
32:25Et on sait que cette voiture
32:26Elle porte nos espoirs
32:27Et on va voir apparaître dans le champ
32:29Quelqu'un qui a un rôle considérable
32:30Vous allez voir
32:31C'est un monsieur d'un âge déjà respectable
32:33Qui s'appelle Rory Byrne
32:35Qui est ingénieur sud-africain
32:38Rory Byrne c'est un garçon extraordinaire
32:40Le voilà avec le pull blanc
32:42C'est lui qui a dessiné toutes les voitures
32:43Toutes les voitures avec lesquelles Michael a été champion du monde
32:46Avant qu'il n'arrive également chez Ferrari
32:48C'est lui qui les a dessinées
32:51Sous l'égide de Rose Brown
32:53Qui est le directeur technique de Ferrari
32:56Et voilà Michael qui découvre sa voiture
32:58C'était un moment important
32:59Avant que les journalistes aient découvert
33:00C'est Michael qui va devoir commenter là
33:02Alors quelle était votre impression ?
33:06C'est toujours un moment fantastique
33:09D'arriver à l'usine
33:11Il y a très peu de personnes
33:13De voir la nouvelle voiture pour la première fois
33:16Et de rentrer à l'intérieur
33:18De s'installer
33:19C'est vraiment une grande émotion
33:21Alors maintenant
33:22Je voudrais montrer ceci
33:24Ça, ça m'a fasciné
33:26Voilà ce que c'est qu'un volant de Formule 1
33:28Mais c'est pas un volant
33:29C'est un Game Boy, Michel
33:31Est-ce que vous pourriez dire à Michel
33:32Où se trouve le klaxon ?
33:33Attendez
33:34C'est Michael qui va nous expliquer
33:35Exactement à quoi correspond
33:37Il n'y a pas de mal
33:40Alors essayons de faire vite
33:42Voilà le bouton radio
33:44Pour rentrer en communication avec l'équipe
33:47Pendant la course
33:48Tout particulièrement avec l'ingénieur
33:51Et pour parler avec Jean de temps en temps
33:54Au-dessus, le L
33:58Vous appuyez sur le bouton
33:59Et ça permet de maintenir la voiture à 80 km heure
34:04Dans les stands
34:04Dans les stands
34:06On n'a pas le droit de dépasser
34:07Pour contrôler la voiture
34:10Ensuite, vers le bas
34:11C'est un bouton technique
34:12C'est un secret
34:15Ensuite, nous avons le bouton pour l'huile
34:19Ensuite, la réserve d'essence
34:22Je peux pousser pour augmenter le flux d'essence
34:26Ensuite, j'ai différentes images sur l'écran
34:28Je peux choisir
34:29Car sur cet écran, il y a beaucoup d'informations
34:31Sur cet écran
34:31Un computer
34:33Là, c'est le E d'urgence en anglais
34:38Je peux tout éteindre
34:40Peu importe le moment
34:41S'il y a un problème technique
34:43A tout moment, je peux presser sur ce bouton
34:47Voilà donc ensuite un bouton
34:49Pour la sécurité de la voiture
34:54Nous l'utilisons dans certaines procédures très particulières
34:57Et ensuite, voici le bouton F
34:59Quand nous arrivons dans les stands
35:02Cela permet d'ouvrir le réservoir d'essence
35:07C'est comme un frein
35:08Si cela ne marche pas
35:10J'ai un bouton de réserve qui me permet de l'ouvrir manuellement
35:15Ensuite, le bouton LC
35:17Qui n'existe plus maintenant
35:21C'était un bouton qui existait dans la voiture de l'année dernière
35:24Pour commencer, lancer la voiture
35:26N en neutre
35:28C'est-à-dire que vous arrivez pour arriver au point mort
35:36Ces deux boutons ne sont plus utilisés cette année
35:41Mais ils avaient des caractéristiques secrètes
35:43Une question intelligente
35:44Est-ce qu'il y a un système sur le volant pour aller à gauche ou à droite ?
35:50C'est derrière, je vous le montrerai après
35:52Regardez bien
35:53Voilà comment on change des vitesses maintenant au volant
36:01L'embrayage
36:02Donc on appuie
36:04C'est donc vraiment un embrayage électronique
36:06Et ensuite, pour passer les vitesses
36:09Donc pour aller vers le haut ou vers le bas
36:12Tout ça avec des moyennes autour
36:13Entre 190 et 250 km heure
36:17Ils se servent de tout ça
36:18Mais souvent ils sont à plus de 300 km à l'heure
36:19Et ils parlent au patron
36:21Ils peuvent dialoguer
36:22Parce que le fantasy, c'est qu'en fait, comme Michael l'a dit
36:24Ils communiquent principalement avec ses ingénieurs
36:26Avec ses amis
36:26Pendant la course
36:27A la limite, j'interviens que pour des cas extrêmement rares
36:31En cas d'emergency
36:33Et Michael, lorsqu'il parle
36:36Pendant la course avec son équipe
36:38Eh bien, on a l'impression
36:40De l'entendre qu'on l'a entendu maintenant
36:42C'est-à-dire que les gens l'entendent
36:45Ils communiquent d'une manière extraordinaire
36:47Et ça, je crois que c'est lié au battement du cœur
36:50C'est quelque chose qu'on rencontre très rarement
36:52Chez un pilote
36:53Ne pas sentir une émotion particulière
36:55Lorsqu'il communique
36:56Et il faut savoir que...
36:58J'aimerais poser une question
36:59Si c'est possible
37:00Combien de temps de préparation faut-il
37:04Pour s'habituer à toutes les fonctions
37:07Qu'il peut y avoir sur le volant
37:09Pour ne pas se prendre la tête
37:11Quand on court à 250-300 heures
37:14Des années
37:15Avant une course, je parle
37:17En fait, c'est vraiment un apprentissage au long des années
37:22Quand je suis arrivé à Ferrari
37:25Je ne me souviens plus des boutons
37:28Il y avait le bouton radio
37:29Et peut-être deux autres
37:31Et avec le temps
37:32On développe ce que l'on veut réellement
37:35Et maintenant, c'est la neuvième saison avec Ferrari
37:38Et chaque année, je demande un autre bouton
37:41Une nouvelle fonction
37:42Et cela continue
37:45Car quand je m'assois dans la voiture
37:46Je ne peux pas aller dans les stands
37:48Pour leur dire
37:49Faites ça
37:49Je dois le faire
37:51Il faut que j'ai donc à ma disposition
37:52La capacité de le faire
37:54De changement
37:54Et de faire que cette voiture soit parfaite
37:57Il faut ajouter que la télévision
37:59Restitue beaucoup de choses
38:00Mais elle ne restitue pas forcément la vitesse
38:02Quand on regarde un Grand Prix de Formule
38:04On ne se rend pas compte de la vitesse
38:04Il faut savoir que certains Grands Prix
38:06Se sont disputés à plus de 200 de moyenne
38:08200
38:09Je crois que le record de moyenne
38:11C'est Monza
38:12Grand Prix d'Italie
38:13C'est à peu près
38:14260
38:15260
38:16260 km
38:17De moyenne
38:17Donc 310 km à 260 km heure
38:21C'est le Grand Prix le plus court de la saison
38:23Environ 1h15
38:24Moi j'ai conduit à 320
38:25Tu as conduit à 320 ?
38:27Oui
38:27Sur circuit
38:28À l'époque où c'était autorisé
38:29Oui
38:29Bien sûr
38:31T'avais Nicolas Sarkozy avec toi ?
38:35Non, une fin
38:36À 320
38:37À l'époque, il n'y avait pas de restriction de vitesse
38:39Sur l'autoroute, bien sûr
38:40Je peux te dire un truc
38:41C'est qu'à 320 à l'heure
38:44C'est difficile de penser à tous les goûts
38:46C'est ça qui est extraordinaire
38:47C'est pas ça que je suis
38:48Oui, c'est extraordinaire
38:49Est-ce que des machines électroniques
38:52Des simulateurs
38:53Vous aident à vous entraîner ?
38:55Est-ce que c'est quelque chose
38:56Qu'on pratique dans votre métier ?
38:58Non, pas du tout
38:58Non, pas du tout
38:59C'est là-bas en dehors de la réalité
39:04Aucun simulateur, aucun jeu
39:06Ne peut recréer les impressions de la réalité
39:11Bien, alors maintenant on va accueillir un dernier invité
39:14Surprise
39:14Un de tes amis
39:16Un voisin
39:18Ah, le voisin
39:19Si mon avion arrive à l'heure, je viendrai
39:21Il est un petit peu enroué
39:23Mais il a décidé d'être là pour rendre hommage
39:25Ils se connaissent bien
39:26Lui aussi, c'est une énorme vedette
39:28Pas seulement en Allemagne
39:29Mais dans le monde entier
39:30Et c'est un grand fanatique de Ferrari
39:32Et je crois même qu'il a connu le commandant de Torel Zoferi
39:35Et de Michael
39:36Il est là
39:36Voici Alain Delon
39:55Bonsoir Alain
39:56Attendez, vous allez me l'entrer là
39:58Juste à côté
39:59Voilà
40:03Voilà, on va t'asseoir là
40:07Salut petit mec
40:09Jojo
40:09Je suis content de te voir
40:11Bonsoir Alain
40:12Comment allez-vous ?
40:13Salut Alain
40:13Salut Jean
40:16Oui, je ne suis passé que pour exprimer, dire mon admiration pour le phénomène
40:23Pour le talent, le génie de Michael
40:25Au même titre que le talent et le génie de Jean
40:28Voilà
40:29Et je crois qu'il y a d'ailleurs ici, c'est assez emmerdant
40:32Parce qu'il y a des gens à admirer
40:34Ça tombe comme ça ce soir
40:35Il y a des gens à admirer, voilà
40:36Qu'est-ce que ça vous aspire comme réflexion, son parcours ?
40:40Ben, il n'y a pas de réflexion
40:41C'est des choses rares, c'est des choses uniques
40:42C'est comme
40:44Comme Francio, comme Sénat, comme Prost et quelques autres
40:46Que j'ai admiré toute ma vie, je veux dire
40:49C'est un premier, c'est un gagnant, c'est un vainqueur
40:51C'est un phénomène, c'est tout, voilà
40:53Alors je pense que tout a été dit sur Michael
40:56Moi je voudrais dire deux mots sur Jean-Tocq, si vous permettez
40:59Oui, votre voisin
41:00Oui, mon voisin, oui, de palier
41:03J'ai, curieusement, j'ai connu Jean-Tocq par le cinéma
41:07Dans les années, dans la fin des années 90
41:08Parce qu'il sortait beaucoup avec une productrice
41:11Qui m'était attitrée, vous voyez ce que je veux dire
41:14Et bon, je connaissais un peu sa carrière de pilote et de
41:17Co-pilote
41:18Navigateur et de co-pilote
41:19Mais bon, c'est tout
41:21Dancing Machine
41:22Et puis, qui a dit ça ?
41:24C'est moi, moi
41:25Oui, mais c'est ça, oui
41:26C'était le film Dancing Machine
41:27Exact
41:28Et puis un jour, ça c'était dans les 89-90
41:31Et puis en 93, j'ai vu qu'il avait été choisi pour devenir le directeur sportif de la Scuderia
41:37Ferrari
41:38Et là, je suis resté scotché
41:40Parce que je connais bien Luca di Montezemolo
41:43Et il faut quand même rappeler que c'est le premier étranger
41:45Le premier français qui a été directeur de la Scuderia
41:48Et ça, ça m'a dit
41:49Je pense que Montezemolo a fait une enquête poussée, approfondie
41:53Pour faire venir
41:54Et je me suis dit
41:56Mais qu'a ce petit français pour que Ferrari le prenne ?
41:59Qui ne gagnait plus une course depuis 6 ans
42:02Qu'on met encore 8 ans avant qu'on a gagné
42:03Et puis de la suite, on la connaît
42:04Bravo Jean
42:05Ça me fait très plaisir
42:07Merci
42:11Alors Alain
42:12Alain
42:14Il faut préciser
42:15Que parmi tous les invités que j'ai reçus aujourd'hui
42:18Vous êtes un des rares à avoir connu Enzo Ferrari
42:20Oui, j'ai eu cette chance en 1962
42:23Je suis allé chercher ma première Ferrari
42:26Avec Renato Salvatori, que tu as connu
42:29Et nous sommes partis tous les deux à Modena
42:30Et j'ai eu la chance d'être présenté au Comandatore
42:34C'est quand même très impressionnant
42:35On va voir son visage
42:36C'était un personnage
42:40Il Comandatore
42:40Il a fondé la Scuderia en 1929
42:44Maranello, c'est 1947
42:46Décédé en 1988 à l'âge de 90 ans
42:49Et ce qui était très émouvant
42:50C'est à côté, tout près du circuit de Foriano dans l'usine
42:53Tu m'as montré
42:54Il y a une petite maison qui était la sienne
42:56Et c'est là où vous habitez souvent
42:58En fait, je l'ai rencontré à l'époque où je m'occupais du programme de rallye chez Peugeot
43:04Avec la 205 Turbo 16, j'ai écrit un bouquin avec Jean-Louis Moncé
43:07Que voilà, que voici
43:09C'était en 1985
43:11Je crois
43:13Et la préface
43:14J'avais beaucoup à cœur ce livre
43:16Et puis j'ai pensé qu'il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait me faire la préface
43:19Et je suis allé voir Renato Ferrari, c'était la deuxième fois
43:21Et il a fait la préface de mon livre, c'était peut-être prémonitoire
43:23Voilà
43:26Les dessins
43:27Les cadeaux habituels
43:29Deux dessins
43:29Deux invités aujourd'hui
43:31Pour chacun
43:32Alors pour Jean, le chat vous propose un petit truc
43:35Il dit ceci
43:36Si les voitures étaient plus longues à l'avant
43:39Elles arriveraient plus vite à destination
43:42Sur un trajet, c'est insignifiant
43:44Mais quand on roule beaucoup, ça chiffre
43:46C'est peut-être un truc à adopter
43:49Et pour Michael
43:52In English
43:53The cat says
43:55This advertising is banned on TV
44:00Donc la publicité est interdite à la télévision
44:02But I have to wear my sponsor's brand
44:05Mais je dois porter les marques de mon sponsor
44:07Et le sponsor du chat, c'est Michel Drucker, évidemment
44:10Voilà
44:16Je vais me tourner vers Jean, maintenant
44:19A partir du 18 février
44:20Mais pas seulement en France, un peu partout
44:22Les rivières pourpre d'eux
44:24Les anges de l'apocalypse
44:25Ça, c'est toujours le personnage qui revient
44:28C'est-à-dire que c'est Olivier Daon, cette fois
44:30Avec l'inspecteur Niemann, c'est ça ?
44:33Et le capitaine Reda
44:34Il y a Benoît Magimel
44:36Mais il y a aussi quelqu'un qui est autour de cette table
44:39Qui intervient
44:40C'est Johnny Hallyday qui fait partie de la distribution
44:42Oui, avec Christopher Lee
44:44Et nous avons eu la chance d'avoir
44:46Et la joie d'avoir une scène
44:49Tous les deux pour la première fois
44:50Donc c'est la première scène qu'on a ensemble
44:52Et je peux te dire que c'est pas la dernière
44:54Et donc on va voir la prestation de notre ami dans ce film
44:57Le 18 février, les rivières pourpre d'eux
44:59Les anges de l'apocalypse
45:00C'est eux les héros
45:02Alors justement, on va terminer par Jean
45:06Je te remercie de ce cadeau que tu as fait à France 2
45:09Et aux téléspectateurs
45:10Parce que je sais que Michael, on ne le reverra pas tous les jours
45:12Sur un plateau de télévision
45:14Puis tu as dit quelque chose qui était formidable, très émouvant
45:17Parce que comme tu le dis, ça fait longtemps qu'on se connaît
45:18Tu as dit, ça fait 40 ans que je fais ce métier
45:21Mais si je devais arrêter de le faire
45:23J'aimerais que ce soit sur cette émission
45:25Merci Michel
45:26Ah oui, ça fait un grand souvenir
45:30Tenez, encore des livres
45:32Renaud
45:35Regardez
45:36Cette couverture du livre
45:37Ça c'est Livre d'or 2003
45:38Renaud de la Borderie
45:39Préface Fernando Alonso
45:41Là on voit Conan, on voit deux de ses rivaux
45:43Les plus farouches
45:45Mais rassurez-nous Michel, vous n'arrêtez pas la télévision cette semaine
45:47Non, non, non, finalement non
45:48Je suis comme Michael, je leur signe pour 3 ans
45:50Michael Schumacher, itinérateur d'un surdoué
45:53Jean Todd
45:55Qui a préfacé ce livre
45:56Et je vais terminer en donnant la parole justement à Michael
46:00Je vous remercie infiniment
46:02Le public vous adore
46:03La nouvelle saison commence
46:05Il y aura 18 grands prix
46:07Il y en a deux de plus cette année
46:08Il y a la Chine et puis Bahreïne, c'est ça ?
46:11Oui
46:11Il y a deux
46:11Alors, un dernier mot
46:13Comment vous la voyez cette saison ?
46:14Vous avez tout gagné
46:16Vous avez encore envie de gagner
46:17Et puis derrière, il y a la concurrence
46:20Si vous êtes en virage sur le jeu de mots
46:24Comme je l'ai dit avant
46:25C'est la plus partie du jeu
46:29Et de voir
46:30Le nombre de personnes
46:34Qu'on arrive à rendre heureux
46:36Tout particulièrement avec Ferrari
46:38Et bien moi ça me rend heureux
46:41De faire partie de cela
46:42Et je ne vois pas la fin
46:44Je ne vois que la passion
46:46L'amour du sport
46:49Et j'ai envie de continuer
46:51Et j'espère que je vais pouvoir continuer encore longtemps
46:54Merci, c'était un beau cadeau que vous nous avez fait aujourd'hui
46:57Merci
46:57On croit dans les droits
46:59Et bien entendu tous ceux qui ont vu l'émission aujourd'hui
47:01Vont vous suivre
47:02De très près cette saison encore
47:04Merci beaucoup Jean
47:04Merci Philippe
47:05Merci Johnny
47:05Oui, infiniment
47:06Merci cher Alain
47:07Merci Alain Delon
47:09Il avait dit qu'il nous ferait une surprise
47:11Il a fait des surprises
47:12Je salue votre fils Nicolas
47:15Nicolas qui était là
47:16Avec tous les amis
47:18Viens Nicolas
47:19Nicolas, le fils de Jean
47:20Il a terminé l'émission avec nous
47:22Voilà
47:23On vous remercie infiniment
47:25Et vivement dimanche prochain
47:27Merci encore
47:27Thank you
47:28Merci à tous