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  • il y a 8 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les responsabilités du climat social de violence.

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Transcription
00:00Non, mais sur la question de la justice, Georges, on est d'accord, l'évolution de notre conception collective,
00:08parce que quand la droite est arrivée au pouvoir, vous ne me contredirez pas,
00:11elle n'a pas changé une virgule, si ce n'est dans le mauvais sens, sur le terrain judiciaire.
00:16Donc il y a une responsabilité sur...
00:18On va pas faire quelques quand même, les peines planchées, ce qui avait été fait, qui a été...
00:22Largement compensé par l'aménagement automatique des peines sous deux ans.
00:25Non, mais vous avez raison, globalement vous avez raison.
00:29Donc ça, il y a une responsabilité dans notre conception, politiquement, de la justice,
00:34qui s'est traduite par, en effet, la prise de pouvoir d'une minorité sur la majorité,
00:37notamment dans la haute magistrature.
00:39Très bien. Simplement, il faut être lucide quand même.
00:42Vous évoquez les émeutes après la mort de Noël, et vous évoquez les images du 17 octobre.
00:47La vérité, c'est qu'il n'y a pas un système judiciaire d'un pays libre qui peut digérer
00:53ça.
00:54La justice arrive. On demande depuis des années à la justice de réguler toute la violence
00:58qu'on a laissée s'installer dans la société avec des priorités qui, en effet, s'accumulent
01:03parce qu'elles sont importantes. Je veux dire, on avait les violences sexuelles sur mineurs il y a deux mois.
01:07On va avoir le narcotrafic dans un mois. Vous allez avoir une horreur sur le narcotrafic
01:11et on va se dire, oh mon Dieu, il faut mettre tout le monde.
01:13Là, au moment des émeutes, on vous dit, on mobilise des enquêteurs en toute urgence
01:17pour identifier les gens, mais ces enquêteurs viennent des sûretés territoriales
01:21qu'on avait mobilisées dans les dossiers sur les violences sur mineurs.
01:23Donc la prochaine affaire Liana, on va se dire, mais qu'est-ce qu'ils faisaient ?
01:26Ils essayaient d'identifier les gens sur les vidéos.
01:29Mais si les policiers sont débordés, c'est parce que la justice ne prononce pas les peines.
01:34Mais c'est pas seulement, Georges.
01:35– Je vous assure que s'il y avait un tir de mortier tendu sur un policier
01:38et que l'individu se prend dix ans, ça va être terminé.
01:42– Mais il a raison, ça va être terminé.
01:45– Mais il a raison, mais j'entends, mais Georges arrive.
01:47– C'est pour ça qu'ils sont débordés.
01:48– Je vous dis simplement que c'est une...
01:50– Georges a réjoué pour l'exemple qui vient de...
01:52– Je ne dis pas le contraire.
01:53Je vous dis simplement que là, aujourd'hui,
01:57avec la réalité de la violence telle qu'elle est,
01:59c'est un projet politique global.
02:02– Oui.
02:02– De la même manière qu'on demande à l'école
02:04de régler tous les problèmes du monde dans des cerveaux de cinq ans
02:08en ajoutant des matières extrascolaires en permanence
02:11au détriment du socle.
02:13Et à la fin, on se dit, mais qu'est-ce qui nous arrive ?
02:15Je vous explique ce qui nous arrive.
02:16– Les commerçants.
02:17– Tout est lié, je veux dire.
02:18Ce n'est pas juste une question de responsabilité,
02:21en l'occurrence de la justice.
02:22Tout est lié.
02:23Il y a un délitement général.
02:24– Les commerçants.

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