00:00C'est Éric Zemmour.
00:02Cette violence, cette anarchie, ces images qui choquent le monde entier,
00:08parce qu'on a des réactions du monde entier, le monde entier nous regarde et est atterré.
00:13Ça tient évidemment à l'alliance entre les pillards venus de banlieues,
00:19les pillards de culture arabo-musulmane, africain ou du Maghreb,
00:24alliés à les mervis d'extrême-gauche, des antifas et autres black blocs.
00:31Bon, cette analyse-là est peu dite sur les médias.
00:37Écoutez, Emmanuel Petit, curieusement, ancien joueur de l'équipe de France,
00:40qui précisément dit la même chose qu'Éric Zemmour.
00:43Je trouve que c'est un pur scandale.
00:45Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens.
00:48J'ai une colère profonde au fond de moi sur des gens qui sont censés être comme moi,
00:53nés français, mais apparemment ils s'en branlent complètement d'avoir le passeport français.
00:58Je suis même persuadé qu'ils détestent la France.
01:00J'adore mon pays, j'adore tous les étrangers qui adorent mon pays, qui veulent s'intégrer.
01:04Mais tous les autres, à commencer par les Français,
01:06qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu'elle est,
01:11retournez d'où vous venez, on n'a pas besoin de vous.
01:15Et l'intervention la plus extraordinaire, je trouve, la plus révélatrice, c'est Ariane Ascaride.
01:20Parce qu'elle reconnaît, de fait, qu'il y a une sociologie particulière,
01:25elle le reconnaît, alors que d'habitude, les comédiens, surtout,
01:29ou les artistes de gauche sont toujours dans le déni,
01:31mais elle dit que ce n'est pas de leur faute.
01:33C'est ça qui est extraordinaire.
01:34Ce qu'elle dit là, je trouve que c'est le témoignage le plus formidable sur cette séquence.
01:39Écoutez Ariane Ascaride.
01:42Ce sont des jeunes gens qui, au fond, n'ont aucun sens de la République.
01:46Mais pourquoi ils n'ont aucun sens de la République ?
01:48Parce que ça fait plus de 40 ans qu'on ne les a pas inclus dans la République.
01:54Qu'on n'a plus appris à ces jeunes gens, à ces enfants,
01:58qu'ils pouvaient faire partie de la République.
02:00Donc ils s'en foutent complètement.
02:02Eux, ce qu'ils voient, c'est des images qu'on leur envoie à longueur de temps,
02:05sur des réseaux, sur des machins comme ça, de luxe.
02:08Et de, tiens, si on pouvait avoir telle tablette,
02:11tiens, si on pouvait avoir telle robe,
02:12tiens, si on pouvait avoir telle paire de chaussures.
02:14Et alors, comme des débiles, parce qu'il n'y a pas d'autre mot que ça,
02:17des débiles, ils s'attaquent et ils fracassent tout.
02:20C'est formidable.
02:21Elle ne dit pas expressément des jeunes issus de l'immigration,
02:24mais tout le monde a compris.
02:26Elle ne le dit pas.
02:26Non, mais si, elle répond à la question,
02:29c'est les jeunes gens qui ont des dépiardus.
02:31Mais dans sa réponse, elle ne le dit pas expressément.
02:34C'est peut-être trop difficile de le dire,
02:36mais on voit bien qu'elle vise, effectivement, cette population.
02:38Son côté paternaliste témoigne quand même de qui elle parle.
02:41Oui, mais il n'y a même pas de discussion.
02:43Il n'y a même pas d'excusions.
02:44Il s'applique à beaucoup de gens en France.
02:45Ce que je trouve, c'est la culture de l'excuse.
02:48D'abord, ce qu'elle dit est faux,
02:50parce que l'école a intégré depuis toujours,
02:54et tous ces jeunes gens, bien sûr,
02:58on a transmis, on a essayé de transmettre,
03:01mais simplement, tout le monde n'est pas...
03:03Pascal, je suis désolée.
03:03Je vais peut-être vous choquer,
03:04mais elle n'a pas complètement tort,
03:06sauf qu'elle n'utilise pas les bons mots.
03:07Parce qu'en l'occurrence, ce qu'on a vu samedi,
03:09ce n'est pas des gens qui n'ont pas le sens de la République.
03:11Franchement, il faut utiliser les bons mots.
03:13C'est des gens qui haïssent, en effet,
03:16le pays qui est le leur.
03:18Et là où elle n'a pas complètement tort,
03:20c'est que c'est quand même des enfants d'une génération,
03:22où la génération qui était au pouvoir
03:25a refusé la conscience nationale,
03:27a refusé qu'on transmette ce qu'était la France
03:30aux petits Français, et donc à leurs hôtes,
03:33à ceux qui arrivaient.
03:34Donc, en effet, l'attachement à la France,
03:36déjà, l'assimilation ne se fait plus
03:38de génération en génération.
03:40Parce que l'assimilation, c'est d'abord
03:41de génération en génération.
03:43On assimile des enfants à l'histoire
03:45de leurs parents, de leurs grands-parents,
03:47et donc à la longue histoire de France.
03:48On ne l'a déjà pas fait pour les petits Français
03:50de souche, comme on les appelle.
03:52Donc, évidemment, on l'a refusé pour les autres.
03:54Donc, l'attachement, il faut bien comprendre
03:56quand même que le nombre, évidemment,
03:59ajoute et aggrave la situation
04:00de manière évidente.
04:02Mais simplement, quand vous naissez
04:04dans un pays, dans une famille,
04:06où on vous arrache à des racines
04:07que par ailleurs on fantasme,
04:09et que vous n'avez aucun moyen
04:10de vous réenraciner,
04:11parce que le réenracinement est lui-même suspect
04:14pour les gens qui vous accueillent,
04:17franchement, oui, ça génère de la haine,
04:19de la colère, ça n'enlève rien
04:21à la responsabilité directe des actes
04:24qui sont posés.
04:25Donc, moi, je n'ai pas la même analyse.
04:27Genre, c'est pas tout de leur faute.
04:28Je comprends ce que vous dites
04:29et j'entends ce que vous dites.