00:00Les deux leaders sont tellement différents, enfin, Eisenkot, il faut bien voir qu'Eisenkot, son parti d'ailleurs,
00:06lui c'est ex-chef d'état-major des armées, qui est assez novice en politique, son parti, Yachar, signifie
00:13droit, droiture,
00:15et c'est plutôt ce qu'il incarne, et je pense que c'est ce qui a séduit une partie
00:19de ceux qui ont voté pour lui.
00:22Benyamin Netanyahou, lui, on sait, c'est toutes les casseroles qu'il traîne, les procès pour corruption,
00:27sa responsabilité écrasante dans la faillite sécuritaire du 7 octobre.
00:36Et malgré tout, il perd des sièges, mais sa coalition reste...
00:39Je pense que Netanyahou, c'est une drogue dure pour les Israéliens, c'est-à-dire qu'il n'arrive
00:44pas à décrocher,
00:45il leur a tellement dit, martelé, pendant des décennies, qu'il était le seul rempart contre une attaque nucléaire iranienne
00:55ou une attaque du Hezbollah, du Hamas, etc., que les Israéliens, malgré la faillite du 7 octobre,
01:03n'envisagent pas, ont peur de le lâcher.
01:07On avait tellement envie de croire que Netanyahou allait perdre cette campagne,
01:12que c'était de l'auto-conviction.
01:15Il faut bien voir quand même qu'Aisenkot, il y a deux ans, il n'était pas du tout en
01:20politique.
01:21Donc, il a quand même fait un chemin assez incroyable, certes pas aussi important qu'on aurait pu l'espérer,
01:29mais c'est vrai qu'il a le mérite de vouloir déshystériser la vie politique israélienne,
01:37qui a été totalement, qui est vraiment hystérisée par Netanyahou.
01:42Et ça, je crois que les Israéliens ont besoin de ça et l'ont ressenti.
01:50Mais comme je vous le disais, le problème, c'est qu'ils ont tellement de mal à lâcher Netanyahou
01:55que du coup, c'est vrai qu'il peut donner l'impression à certains
02:01qu'il ne sera peut-être pas aussi fort que Netanyahou pour combattre les ennemis d'Israël.
02:08Et ça, c'est vrai qu'il y a un peu plus de mal à lâcher Netanyahou.