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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:0017 octobre, 24 octobre, 31 octobre, là ça avance.
00:03Il y a déjà des tracés qui sont proposés par les organisateurs pour la ville de Paris.
00:07Je ne sais pas ce qu'il en est pour Limoges.
00:09Emmanuel Macron a dit qu'il est préféré pour les grandes villes que ça se passe sur les extérieurs plutôt
00:13qu'en centre-ville.
00:15Que craignez-vous, sachant que 70 000 policiers vont être mobilisés à travers toute la France ?
00:22Les commerçants sont tabous.
00:24On arrive dans les prémices de la période de Noël où ils font leurs chiffres
00:27parce que c'est là où on fait les cadeaux, etc.
00:31Et vous avez un président de la République qui s'est rendu à Marseille
00:34qui a dit d'une manière assez détachée pour ne pas dire autre chose
00:38qu'on a failli, qu'on n'a pas su anticiper le 17 octobre.
00:43Par contre, que le 24 octobre servirait de modèle.
00:47On aimerait bien savoir ce qu'est le modèle, vu ce qu'il y a eu comme casse,
00:50vu ce qu'il y a eu comme insulte, vu ce qu'il y a eu comme blessé.
00:53Quelle est votre analyse de tout ça et qu'est-ce que vous craignez pour samedi prochain ?
00:56Moi, si vous voulez, je ne veux pas de déclaration, je veux des faits.
00:59Moi, j'ai besoin d'effectifs de police républicaine pour protéger tous les Limoges, encore une fois.
01:04J'ai besoin d'unités mobiles.
01:06J'ai besoin, si besoin se fait sentir, par une évaluation DRT,
01:11de nouveau de présence de l'ultra-gauche, de présence de la gendarmerie nationale,
01:14via les dispositifs qui lui permettent d'arriver.
01:15Parce que vous décrivez, là, c'est un grand dispositif.
01:17Donc, c'est la guerre que vous attendez le 31.
01:20On l'a eu samedi dernier, ce n'était pas la guerre.
01:22Samedi dernier, je n'ai pas eu une vitrine de cassée au centre-ville de Limoges.
01:25Je n'ai pas eu une. Vous savez, moi, je suis convaincu d'une chose.
01:28C'est que l'État français passe pour un État faible auprès d'un certain nombre de gens,
01:33notamment les casseurs, notamment les Black Blocs.
01:34Mais quand l'État veut, il peut.
01:36Le maintien de l'ordre français, ça marche.
01:38Encore faut-il qu'on donne les moyens à nos policiers de pouvoir assumer ce maintien de l'ordre,
01:41d'avoir les effectifs suffisants.
01:42Et la difficulté que l'on a en ce moment, c'est qu'on rappelle, depuis samedi dernier,
01:46des gens qui sont censés être en congé.
01:47Donc, nos forces de l'ordre, elles sont à bout.
01:49Il suffit de discuter avec eux.
01:50Mais, encore une fois, moi, je suis convaincu que si, jusqu'à l'élection présidentielle,
01:54on veut se donner les moyens du maintien d'ordre, on le fera.
01:56Je n'ai pas beaucoup de doutes là-dessus.
01:58Gilles Boutin, du Figaro.
01:59Au-delà des violences, pour revenir au fond de la mobilisation,
02:02est-ce que vous la comprenez ?
02:03Et est-ce que cela signifie que les gilets jaunes, ça n'a servi strictement à rien ?
02:08Et qu'au-delà de ça, Emmanuel Macron n'a pas compris, en fait.
02:11Je ne comprends absolument pas qu'on puisse détruire par le feu un hôtel de ville
02:15ou payer un magasin alimentaire.
02:17Mais manifester parce qu'on n'arrive pas à joindre le goût.
02:19D'ailleurs, on pille gravement des magasins alimentaires.
02:21On pille plutôt des magasins de grandes marques de luxe.
02:23Ce que je comprends, c'est qu'il y a des gens qui en est ras-le-bol
02:26de payer le gasoil à 2,50 euros,
02:29que des artisans croulent sous les charges de l'URSSAF et de la fiscalité,
02:33sans forcément gagner leur vie correctement.
02:34Mais sociologiquement, est-ce que ce sont les artisans qui manifestent
02:35ou est-ce que c'est une autre population ?
02:37Je comprends certaines revendications sociales.
02:39Vous savez, il faut vivre dans un monde connecté.
02:41Moi, j'ai des gens qui, pour venir travailler, font 60 kilomètres
02:44à aller-retour tous les jours.
02:45A 2,50 euros le gasoil, ça fait cher sur la fiche de paye à la fin du mois
02:48quand vous gagnez 1 700, 1 600, 1 800 euros par mois.
02:51Parce que les salaires de province, de la fonction publique territoriale,
02:53de la fonction publique déconcentrée d'État,
02:55ou de bon nombre de salariés du tertiaire, c'est ça.
02:57C'est des fiches de paye entre 1 500 et 2 000.
02:59C'est ça la réalité de nos compatriotes.
03:00Et donc, je comprends qu'il y ait une colère sociale.
03:02En revanche, je ne comprends absolument pas que cette colère sociale
03:05se transforme en casse urbaine, a fortiori,
03:07en destruction de bâtiments publics comme des mairies.
03:09Ça, ça n'a absolument aucun sens pour moi.
03:11Et d'ailleurs, ceux qui détruisent la mairie,
03:14ceux qui pillent les magasins, sont très loin
03:15de ces revendications sociales.
03:17Vous savez, moi, je n'ai pas vu, dans la destruction de mon hôtel de ville,
03:20la moindre revendication lycéenne ou sur le coût du gasoil.
03:23Ce que j'ai entendu, c'est « à cab, à cab, à cab ».
03:25C'est ça que j'ai entendu.
03:26Je n'ai pas entendu « le gasoil est trop cher »,
03:28« le coût de la vie est trop cher ».
03:29Je n'ai pas entendu ça.
03:30Moi, j'ai entendu des gens qui veulent tuer les flics
03:32et mettre à bas l'ordre républicain.
03:34Ça n'a absolument rien à voir.
03:35Ceux qui manifestaient deux heures avant dans le cortège
03:37sur le coût du gasoil, ils étaient partis.
03:39Ils n'étaient pas devant l'hôtel de ville.

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