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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1.
00:02Pascal Pro et vous.
00:04Il est 16h48, nous sommes avec Jean-Philippe qui habite Le Mans.
00:06Bonjour Jean-Philippe.
00:08Bonjour Pascal Pro, bonjour à tous.
00:10Merci d'être avec nous.
00:11Vous avez écouté en direct ce matin, vous avez écouté sur les réseaux,
00:15cette interview assez lunaire, c'est le mot qui revient d'ailleurs,
00:19et qui est donnée le plus souvent,
00:21interview lunaire des journalistes militants du service public de Sarah Knafow.
00:27Bon, écoutez, ça c'est votre avis, Pascal Pro, moi je vous écoute,
00:31je ne partage pas du tout, quasiment pas la façon dont vous voyez les choses,
00:37mais je vous écoute quand même parce que précisément ça m'aide à avancer,
00:40et à éviter de m'enterrer et de m'enfermer dans une idéologie,
00:46en tout cas probablement d'extrême gauche, j'entends bien,
00:50mais il y a aussi des idéologies à droite,
00:54et moi je pense que malheureusement parfois vous dénoncez chez les autres
00:58ce que vous pratiquez au quotidien, à l'antenne ou sur CNews,
01:02donc moi je me permets humblement de vous dire,
01:05remettez-vous un peu en question, après je reconnais...
01:09Jean-Philippe, la différence qui est quand même importante,
01:11même si effectivement vous pouvez me reprocher certaines choses,
01:14mais moi c'est le privé qui me paye, c'est ça la différence, pardonnez-moi.
01:18Vous avez parlé, Pascal Praud, vous avez parlé des subventions,
01:22mais vous savez que tous les journaux de toutes les tendances
01:27bénéficient de subventions de l'État.
01:28Oui, moi j'en bénéficie pas, moi je n'en bénéficie pas, que je sache.
01:31Mais d'ailleurs on peut les remettre toutes en cause,
01:34on peut remettre toutes en cause des subventions.
01:38Je ne suis pas sûr que l'État ait à subventionner les journaux.
01:43Je ne crois pas que ce soit...
01:44Par exemple en Allemagne ça n'existe pas.
01:46C'est toujours pareil, il n'y a que chez nous que ça existe.
01:49C'est ça, là-dessus on est d'accord.
01:51Mais en revanche, moi cette interview, je vous l'ai dit tout à l'heure,
01:55moi j'ai fait des mauvaises interviews, bien sûr.
01:59Ça fait dix ans que je fais l'heure des pros,
02:01vous me doutez bien que parfois les interviews sont ratées,
02:03elles ne sont pas bonnes parce qu'on peut être agacé,
02:05parce qu'on est de mauvaise foi, parce qu'on a mal travaillé.
02:08Tout ça est sans doute possible.
02:11La différence c'est que là c'est quand même Sarah Knafow.
02:13C'est-à-dire qu'il y a une exigence par rapport à la personne que tu reçois.
02:17C'est-à-dire que c'est une candidate possible à la présidentielle.
02:20Et manifestement, et ce n'est pas être militant ou soutenir Sarah Knafow
02:28de dire qu'elle n'est pas interrogée comme Mathilde Panot.
02:31C'est-à-dire que vous pouvez dire ça.
02:33Je veux dire, ça n'enlèvera rien Jean-Philippe à votre idéologie
02:36et au fait que vous pensiez à gauche.
02:37Vous pouvez simplement dire, oui, cette interview est ratée,
02:41elle est insupportable.
02:43Il y a une volonté de couper, d'interrompre en permanence Sarah Knafow.
02:48Il y a M. Le Baron qui dit à plusieurs reprises,
02:52votre candidat a été condamné, votre candidat,
02:54d'ailleurs on ne sait même pas s'il est candidat ou pas.
02:56ce n'est pas exactement le sujet non plus du matin.
02:59Vous comprenez, ce n'est pas le sujet du matin.
03:02Donc il y a une volonté de s'inscrire comme un opposant à Sarah Knafow.
03:07Vous pouvez le dire.
03:09Oui, oui, oui.
03:10Ça ne me gêne pas de vous le dire et d'être d'accord là-dessus.
03:12Simplement, quand vous parlez...
03:14On est d'accord, mais quand vous parlez de l'idéologie...
03:16Donc cette interview, vous ne la trouvez pas bonne non plus ?
03:19Je ne la trouve pas terrible, mais attendez...
03:21C'est tout ce qu'on dit, on dit plus.
03:23Mais est-ce que le service public, à votre avis, penche à gauche ?
03:27On ne peut pas en placer une avec vous, Pascal, c'est ça le problème.
03:30Non, mais je vous pose une question.
03:31Est-ce que vous trouvez que le service public penche à gauche ?
03:36Écoutez, un peu moins à gauche qu'auparavant.
03:39J'ai longtemps écouté, je l'avais déjà dit à Olivier France Inter.
03:42Vous trouvez qu'il penchait plus à gauche avant ?
03:45Oui, oui, ah bah oui.
03:48Ah bon ?
03:50Un journaliste, si vous avez écouté Pascal et que vous l'écoutiez probablement,
03:55comme Daniel Mernet, par exemple,
03:57je peux vous garantir que là, c'était pas à gauche, c'était à l'extrême gauche.
04:00Donc, voilà.
04:03Mais moi, je suis attendu...
04:05Mais vous ne trouvez pas qu'il y a un climat aujourd'hui
04:06qu'on n'interroge pas de la même manière les uns et les autres ?
04:10Ça ne vous frappe pas ?
04:12Si, mais j'aimerais bien que ce soit pareil dans tous les médias.
04:16C'est-à-dire qu'on interroge effectivement
04:18tous les candidats potentiels de la même manière.
04:21Là-dessus, on est d'accord.
04:22Mais ils ne viennent pas, par exemple, dans notre émission.
04:25Pourquoi ils ne viennent pas ?
04:26Pourquoi ils ne viennent pas ?
04:27Mais vous savez, quand vous parlez d'idolite gauche,
04:30moi, je suis de gauche, mais la gauche modérée.
04:32Moi, je ne supporte pas LFI, je n'aime pas les extrêmes.
04:39Et on a un droit d'inventaire à faire à gauche.
04:41Donc, je balaye d'abord devant la porte, avant de balayer...
04:43Mais à votre avis, pourquoi, par exemple,
04:45les écologistes et LFI ne souhaitent pas venir sur notre plateau ?
04:49Parce qu'ils sont enfermés dans une idéologie, c'est tout, voilà.
04:53Mais vous pensez que c'est de mon fait ?
04:54Vous pensez, comme vous dites, je ne leur laisserai pas la parole ?
04:58Ils ont peut-être peur, Pascal Praud.
05:00Ils ont peut-être peur de venir chez vous.
05:02Peur de quoi ?
05:02À part André Valigny.
05:05Et puis, je ne me souviens plus du nom du monsieur Calédon.
05:08Mathias Leboeuf est avec nous, souvent.
05:10Mais ils ont peur, peur de quoi ? Ils n'ont pas peur ?
05:13Je ne sais pas. Ils ont peur de la contradiction.
05:15Ils ont peur d'entendre des choses qu'ils n'ont pas envie.
05:17Ils ont probablement peur d'entendre des choses
05:21qui ne leur feraient probablement pas plaisir, ça, c'est sûr.
05:24Et, bon, voilà, encore une fois, la gauche, en ce moment, est mal en point.
05:28La gauche du gouvernement, j'entends, je ne parle pas de l'extrême-gauche
05:30qui est complètement à la ramasse et qui casse.
05:34Et c'est nous qui payons, et ça, vous le dites régulièrement.
05:37Et puis, ça se dit aussi sur d'autres antennes.
05:39Mais, voilà, vous savez, le droit d'inventaire à gauche, c'est compliqué.
05:43Mais est-ce que vous trouvez que, par exemple,
05:45LFI est plus dangereux que le Rassemblement National ?
05:49Écoutez, j'ai envie de vous dire,
05:50entre la peste et le choléra, c'est ni l'un ni l'autre.
05:53Mais, c'est ça, moi, je suis toujours intéressé par ça.
05:55Qu'est-ce que vous reprochez au Rassemblement National,
05:57par exemple, depuis deux ans ?
06:00Écoutez, c'est quand même un parti...
06:03Alors, même si aujourd'hui, ce parti-là a probablement évolué,
06:07je sais de lui bien, moi, j'ai 63 ans,
06:11Jean-Marie Le Pen était quand même accoquinée
06:14avec des gens pas très fréquentables,
06:16sur le plan idéologique et sur le plan
06:19du racisme,
06:20de l'inophobie.
06:20Ma question, c'est qu'est-ce que vous reprochez ?
06:22Ma question, c'est qu'est-ce que vous avez approché au Rassemblement National
06:25depuis deux ans ?
06:25Et qu'est-ce que vous avez reproché à LFI depuis deux ans ?
06:27C'est ça, ma question.
06:30Écoutez, ce sont des gens
06:31qui sont extrêmes,
06:33d'un côté comme de l'autre, voilà.
06:35Qui se laissent enfermer par des
06:38idéologies extrêmes.
06:40Et la France n'a pas besoin de ça en ce moment.
06:42Jean-Philippe, je vais vous interrompre,
06:43parce qu'il se trouve que ces gens,
06:45on les reçoit.
06:46M. Jacobelli, il vient de l'UMP.
06:48Sébastien Chenu, il vient de l'UMP.
06:50Il y a beaucoup de gens qui viennent de l'UMP.
06:52Il y a beaucoup de gens qui étaient...
06:54Vous parlez d'extrême.
06:56Moi, j'entends ce que vous dites.
06:57Il se trouve que ces gens viennent de l'UMP.
06:59Et en fait, ils ont fait comme beaucoup d'électeurs
07:02qui votaient jadis RPR,
07:03et puis qui, aujourd'hui,
07:06sont allés au Rassemblement National.
07:07Donc, vous dites extrême.
07:09Vous trouvez qu'elle est extrême, Mme Le Pen,
07:11sur des positions ?
07:13Aujourd'hui, c'est très difficile, d'ailleurs,
07:15de définir le Rassemblement National.
07:17Elle est sans doute très sociale,
07:19et peut-être même un peu à gauche,
07:21sur le plan économique,
07:23parce qu'elle pense à une clientèle très populaire
07:26qu'elle a, et notamment une clientèle d'ouvriers,
07:28que la gauche, précisément, a laissée tomber.
07:30Elle pense, avec la retraite,
07:32à une retraite encore, je crois, à 60 ans,
07:34ou 62 ans.
07:35Donc, c'est très difficile de définir l'ERN.
07:39Moi, je ne mettrais pas l'ERN comme un parti extrême.
07:41En revanche, je mets LFI comme un parti radical.
07:43D'ailleurs, je ne vais même pas utiliser le mot extrême,
07:45je dis radical.
07:46Il propose des solutions radicales sur la société, oui.
07:49Alors que l'ERN ne propose pas forcément
07:53des solutions, comme vous dites, extrêmes.
07:56Je ne suis pas sûr,
07:57je suis loin d'être persuadé
07:59que le Rassemblement National résoudrait les problèmes.
08:01Loin de là.
08:02Loin de là, moi, vous savez ce que je pense ?
08:04Je pense qu'un peu plus de libéralisme
08:06ferait beaucoup de bien à la France.
08:07Donc, je ne peux pas vous dire autre chose.
08:09Moins il y a d'État, mieux ça marcherait.
08:12Oui.
08:12Bon, à voir, à voir.
08:14Parce que, quand on compare avec le Royaume-Uni,
08:16bon, j'ai quand même un pays libéral.
08:20Bon, ça ne marche pas super bien non plus.
08:23Bon, on va marquer une pause.
08:25Restez avec nous parce que c'est intéressant
08:26de vous entendre, Jean-Philippe.
08:29Et puis, là où vous avez raison,
08:30c'est que je dois laisser parler,
08:32plus parler.
08:32Chacun doit faire un effort sur soi-même
08:35et je dois plus laisser parler les autres.
08:37Bien évidemment.
08:38C'est une belle résolution.
08:39C'est une belle résolution pour 2028.
08:4216 heures, non.
08:442027.
08:44Pourquoi pas.
08:45A tout de suite.
08:460-1-80-20-39-20
08:47et on peut réchanger avec Pascal Pro
08:49au Standard Europe 1.
08:50Et petite nouveauté aussi,
08:51vous pouvez laisser un message vocal
08:52à Pascal Pro directement
08:53sur l'application Europe 1.
08:54C'est très simple.
08:55Vous téléchargez l'application Europe 1,
08:57vous ouvrez l'application
08:58et cliquez sur Envoyer un message
08:59à Pascal Pro
09:01et enregistrez ce message vocal.
09:030-1-80-20-39-21
09:05sur WhatsApp aussi.
09:06Ça marche.
09:06A tout de suite avec Pascal Pro
09:08sur Europe 1.

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