00:00Europe 1.
00:02Pascal Pro et vous.
00:04Il est 16h48, nous sommes avec Jean-Philippe qui habite Le Mans.
00:06Bonjour Jean-Philippe.
00:08Bonjour Pascal Pro, bonjour à tous.
00:10Merci d'être avec nous.
00:11Vous avez écouté en direct ce matin, vous avez écouté sur les réseaux,
00:15cette interview assez lunaire, c'est le mot qui revient d'ailleurs,
00:19et qui est donnée le plus souvent,
00:21interview lunaire des journalistes militants du service public de Sarah Knafow.
00:27Bon, écoutez, ça c'est votre avis, Pascal Pro, moi je vous écoute,
00:31je ne partage pas du tout, quasiment pas la façon dont vous voyez les choses,
00:37mais je vous écoute quand même parce que précisément ça m'aide à avancer,
00:40et à éviter de m'enterrer et de m'enfermer dans une idéologie,
00:46en tout cas probablement d'extrême gauche, j'entends bien,
00:50mais il y a aussi des idéologies à droite,
00:54et moi je pense que malheureusement parfois vous dénoncez chez les autres
00:58ce que vous pratiquez au quotidien, à l'antenne ou sur CNews,
01:02donc moi je me permets humblement de vous dire,
01:05remettez-vous un peu en question, après je reconnais...
01:09Jean-Philippe, la différence qui est quand même importante,
01:11même si effectivement vous pouvez me reprocher certaines choses,
01:14mais moi c'est le privé qui me paye, c'est ça la différence, pardonnez-moi.
01:18Vous avez parlé, Pascal Praud, vous avez parlé des subventions,
01:22mais vous savez que tous les journaux de toutes les tendances
01:27bénéficient de subventions de l'État.
01:28Oui, moi j'en bénéficie pas, moi je n'en bénéficie pas, que je sache.
01:31Mais d'ailleurs on peut les remettre toutes en cause,
01:34on peut remettre toutes en cause des subventions.
01:38Je ne suis pas sûr que l'État ait à subventionner les journaux.
01:43Je ne crois pas que ce soit...
01:44Par exemple en Allemagne ça n'existe pas.
01:46C'est toujours pareil, il n'y a que chez nous que ça existe.
01:49C'est ça, là-dessus on est d'accord.
01:51Mais en revanche, moi cette interview, je vous l'ai dit tout à l'heure,
01:55moi j'ai fait des mauvaises interviews, bien sûr.
01:59Ça fait dix ans que je fais l'heure des pros,
02:01vous me doutez bien que parfois les interviews sont ratées,
02:03elles ne sont pas bonnes parce qu'on peut être agacé,
02:05parce qu'on est de mauvaise foi, parce qu'on a mal travaillé.
02:08Tout ça est sans doute possible.
02:11La différence c'est que là c'est quand même Sarah Knafow.
02:13C'est-à-dire qu'il y a une exigence par rapport à la personne que tu reçois.
02:17C'est-à-dire que c'est une candidate possible à la présidentielle.
02:20Et manifestement, et ce n'est pas être militant ou soutenir Sarah Knafow
02:28de dire qu'elle n'est pas interrogée comme Mathilde Panot.
02:31C'est-à-dire que vous pouvez dire ça.
02:33Je veux dire, ça n'enlèvera rien Jean-Philippe à votre idéologie
02:36et au fait que vous pensiez à gauche.
02:37Vous pouvez simplement dire, oui, cette interview est ratée,
02:41elle est insupportable.
02:43Il y a une volonté de couper, d'interrompre en permanence Sarah Knafow.
02:48Il y a M. Le Baron qui dit à plusieurs reprises,
02:52votre candidat a été condamné, votre candidat,
02:54d'ailleurs on ne sait même pas s'il est candidat ou pas.
02:56ce n'est pas exactement le sujet non plus du matin.
02:59Vous comprenez, ce n'est pas le sujet du matin.
03:02Donc il y a une volonté de s'inscrire comme un opposant à Sarah Knafow.
03:07Vous pouvez le dire.
03:09Oui, oui, oui.
03:10Ça ne me gêne pas de vous le dire et d'être d'accord là-dessus.
03:12Simplement, quand vous parlez...
03:14On est d'accord, mais quand vous parlez de l'idéologie...
03:16Donc cette interview, vous ne la trouvez pas bonne non plus ?
03:19Je ne la trouve pas terrible, mais attendez...
03:21C'est tout ce qu'on dit, on dit plus.
03:23Mais est-ce que le service public, à votre avis, penche à gauche ?
03:27On ne peut pas en placer une avec vous, Pascal, c'est ça le problème.
03:30Non, mais je vous pose une question.
03:31Est-ce que vous trouvez que le service public penche à gauche ?
03:36Écoutez, un peu moins à gauche qu'auparavant.
03:39J'ai longtemps écouté, je l'avais déjà dit à Olivier France Inter.
03:42Vous trouvez qu'il penchait plus à gauche avant ?
03:45Oui, oui, ah bah oui.
03:48Ah bon ?
03:50Un journaliste, si vous avez écouté Pascal et que vous l'écoutiez probablement,
03:55comme Daniel Mernet, par exemple,
03:57je peux vous garantir que là, c'était pas à gauche, c'était à l'extrême gauche.
04:00Donc, voilà.
04:03Mais moi, je suis attendu...
04:05Mais vous ne trouvez pas qu'il y a un climat aujourd'hui
04:06qu'on n'interroge pas de la même manière les uns et les autres ?
04:10Ça ne vous frappe pas ?
04:12Si, mais j'aimerais bien que ce soit pareil dans tous les médias.
04:16C'est-à-dire qu'on interroge effectivement
04:18tous les candidats potentiels de la même manière.
04:21Là-dessus, on est d'accord.
04:22Mais ils ne viennent pas, par exemple, dans notre émission.
04:25Pourquoi ils ne viennent pas ?
04:26Pourquoi ils ne viennent pas ?
04:27Mais vous savez, quand vous parlez d'idolite gauche,
04:30moi, je suis de gauche, mais la gauche modérée.
04:32Moi, je ne supporte pas LFI, je n'aime pas les extrêmes.
04:39Et on a un droit d'inventaire à faire à gauche.
04:41Donc, je balaye d'abord devant la porte, avant de balayer...
04:43Mais à votre avis, pourquoi, par exemple,
04:45les écologistes et LFI ne souhaitent pas venir sur notre plateau ?
04:49Parce qu'ils sont enfermés dans une idéologie, c'est tout, voilà.
04:53Mais vous pensez que c'est de mon fait ?
04:54Vous pensez, comme vous dites, je ne leur laisserai pas la parole ?
04:58Ils ont peut-être peur, Pascal Praud.
05:00Ils ont peut-être peur de venir chez vous.
05:02Peur de quoi ?
05:02À part André Valigny.
05:05Et puis, je ne me souviens plus du nom du monsieur Calédon.
05:08Mathias Leboeuf est avec nous, souvent.
05:10Mais ils ont peur, peur de quoi ? Ils n'ont pas peur ?
05:13Je ne sais pas. Ils ont peur de la contradiction.
05:15Ils ont peur d'entendre des choses qu'ils n'ont pas envie.
05:17Ils ont probablement peur d'entendre des choses
05:21qui ne leur feraient probablement pas plaisir, ça, c'est sûr.
05:24Et, bon, voilà, encore une fois, la gauche, en ce moment, est mal en point.
05:28La gauche du gouvernement, j'entends, je ne parle pas de l'extrême-gauche
05:30qui est complètement à la ramasse et qui casse.
05:34Et c'est nous qui payons, et ça, vous le dites régulièrement.
05:37Et puis, ça se dit aussi sur d'autres antennes.
05:39Mais, voilà, vous savez, le droit d'inventaire à gauche, c'est compliqué.
05:43Mais est-ce que vous trouvez que, par exemple,
05:45LFI est plus dangereux que le Rassemblement National ?
05:49Écoutez, j'ai envie de vous dire,
05:50entre la peste et le choléra, c'est ni l'un ni l'autre.
05:53Mais, c'est ça, moi, je suis toujours intéressé par ça.
05:55Qu'est-ce que vous reprochez au Rassemblement National,
05:57par exemple, depuis deux ans ?
06:00Écoutez, c'est quand même un parti...
06:03Alors, même si aujourd'hui, ce parti-là a probablement évolué,
06:07je sais de lui bien, moi, j'ai 63 ans,
06:11Jean-Marie Le Pen était quand même accoquinée
06:14avec des gens pas très fréquentables,
06:16sur le plan idéologique et sur le plan
06:19du racisme,
06:20de l'inophobie.
06:20Ma question, c'est qu'est-ce que vous reprochez ?
06:22Ma question, c'est qu'est-ce que vous avez approché au Rassemblement National
06:25depuis deux ans ?
06:25Et qu'est-ce que vous avez reproché à LFI depuis deux ans ?
06:27C'est ça, ma question.
06:30Écoutez, ce sont des gens
06:31qui sont extrêmes,
06:33d'un côté comme de l'autre, voilà.
06:35Qui se laissent enfermer par des
06:38idéologies extrêmes.
06:40Et la France n'a pas besoin de ça en ce moment.
06:42Jean-Philippe, je vais vous interrompre,
06:43parce qu'il se trouve que ces gens,
06:45on les reçoit.
06:46M. Jacobelli, il vient de l'UMP.
06:48Sébastien Chenu, il vient de l'UMP.
06:50Il y a beaucoup de gens qui viennent de l'UMP.
06:52Il y a beaucoup de gens qui étaient...
06:54Vous parlez d'extrême.
06:56Moi, j'entends ce que vous dites.
06:57Il se trouve que ces gens viennent de l'UMP.
06:59Et en fait, ils ont fait comme beaucoup d'électeurs
07:02qui votaient jadis RPR,
07:03et puis qui, aujourd'hui,
07:06sont allés au Rassemblement National.
07:07Donc, vous dites extrême.
07:09Vous trouvez qu'elle est extrême, Mme Le Pen,
07:11sur des positions ?
07:13Aujourd'hui, c'est très difficile, d'ailleurs,
07:15de définir le Rassemblement National.
07:17Elle est sans doute très sociale,
07:19et peut-être même un peu à gauche,
07:21sur le plan économique,
07:23parce qu'elle pense à une clientèle très populaire
07:26qu'elle a, et notamment une clientèle d'ouvriers,
07:28que la gauche, précisément, a laissée tomber.
07:30Elle pense, avec la retraite,
07:32à une retraite encore, je crois, à 60 ans,
07:34ou 62 ans.
07:35Donc, c'est très difficile de définir l'ERN.
07:39Moi, je ne mettrais pas l'ERN comme un parti extrême.
07:41En revanche, je mets LFI comme un parti radical.
07:43D'ailleurs, je ne vais même pas utiliser le mot extrême,
07:45je dis radical.
07:46Il propose des solutions radicales sur la société, oui.
07:49Alors que l'ERN ne propose pas forcément
07:53des solutions, comme vous dites, extrêmes.
07:56Je ne suis pas sûr,
07:57je suis loin d'être persuadé
07:59que le Rassemblement National résoudrait les problèmes.
08:01Loin de là.
08:02Loin de là, moi, vous savez ce que je pense ?
08:04Je pense qu'un peu plus de libéralisme
08:06ferait beaucoup de bien à la France.
08:07Donc, je ne peux pas vous dire autre chose.
08:09Moins il y a d'État, mieux ça marcherait.
08:12Oui.
08:12Bon, à voir, à voir.
08:14Parce que, quand on compare avec le Royaume-Uni,
08:16bon, j'ai quand même un pays libéral.
08:20Bon, ça ne marche pas super bien non plus.
08:23Bon, on va marquer une pause.
08:25Restez avec nous parce que c'est intéressant
08:26de vous entendre, Jean-Philippe.
08:29Et puis, là où vous avez raison,
08:30c'est que je dois laisser parler,
08:32plus parler.
08:32Chacun doit faire un effort sur soi-même
08:35et je dois plus laisser parler les autres.
08:37Bien évidemment.
08:38C'est une belle résolution.
08:39C'est une belle résolution pour 2028.
08:4216 heures, non.
08:442027.
08:44Pourquoi pas.
08:45A tout de suite.
08:460-1-80-20-39-20
08:47et on peut réchanger avec Pascal Pro
08:49au Standard Europe 1.
08:50Et petite nouveauté aussi,
08:51vous pouvez laisser un message vocal
08:52à Pascal Pro directement
08:53sur l'application Europe 1.
08:54C'est très simple.
08:55Vous téléchargez l'application Europe 1,
08:57vous ouvrez l'application
08:58et cliquez sur Envoyer un message
08:59à Pascal Pro
09:01et enregistrez ce message vocal.
09:030-1-80-20-39-21
09:05sur WhatsApp aussi.
09:06Ça marche.
09:06A tout de suite avec Pascal Pro
09:08sur Europe 1.