00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Mon cher Abdel, nous étions en ligne avec vous, vous étiez en train de nous déclarer en direct sur Europe
00:111,
00:11peu importe les propos de Quentin.
00:13Et en plus d'ailleurs, personne ne connaît, enfin, si vous connaissez les propos de Quentin de Ranque,
00:18faites-les nous parvenir, puisque officiellement on n'a pas d'informations claires à propos de Quentin de Ranque,
00:25sinon des hondis, qu'il aurait été facho, néo-nazi, et vous dites qu'il ne devrait pas subir tout
00:33cela.
00:34Et M. Coquerel, vous dites qu'il a un danger pour la société, c'est cela Abdel.
00:39Écoutez, malheureusement, il n'y a pas que lui, parce que je me remémore aussi les réactions de l'AFI
00:45le lendemain de la mort de ce jeune malheureux.
00:49Ils ont d'abord esquissé des regrets, de l'embarras,
00:54et puis leurs stratèges du machiavélisme ont trouvé une solution,
01:00c'est-à-dire déshumaniser ce jeune homme.
01:02Le traité de déo-nazi, d'extrémiste, etc.
01:08– Déshumaniser le mot, c'est exactement ça.
01:10– Et j'ai eu un de mes frères qui m'a écrit sur Facebook,
01:15on t'a mis, j'ai rompu avec lui d'ailleurs,
01:18quand tu cherches, tu trouves, en parlant de Quentin.
01:21Mais qu'est-ce qu'il a cherché ?
01:22Il a cherché à ce qu'on prenne la tête pour un ballon de football ?
01:25Non, c'est une honte ce qui se passe, c'est une honte.
01:28Et ce parti devrait être interdit, interdit.
01:31– Et cet acharnement avec lequel le jeune Quentin Doran,
01:34qui a été tué, massacré, avec une marque de chaussures sur son visage,
01:40avec son cerveau déformé à plusieurs,
01:43et ça a été reconnu par la justice contre un seul,
01:47qui personne n'a prouvé qu'il a porté des coups,
01:50ça fait quand même réfléchir.
01:52Merci infiniment Abdel, merci d'avoir amélioré la qualité sonore.
01:57Merci et d'être...
01:58– Il n'y a pas de souci, mais continuez, bravo, bravo tout ça.
02:02– Merci Abdel.
02:03– Merci infiniment Abdel d'avoir appelé au Standard Europe 1 dans un instant.
02:06Jean-Jean, je vous reporte dans un instant, et Catherine à Lyon,
02:09mais peut-être Sabrina Medjeber,
02:13comment vous réagissez avec ces auditeurs qui sont assez clairvoyants
02:17sur une sorte de représentation nationale aujourd'hui
02:20qui est explosive, qu'on a peut-être laissé faire,
02:25on a peut-être ces petits dérapages les uns après les autres.
02:29On arrive à avoir des députés qui sont condamnés pour violences,
02:33enfin un député condamné pour violences,
02:34un député fiché S,
02:36et qui est concerné de près ou de loin
02:40dans l'assassinat de Quentin de Ranque
02:43parce qu'il est fondateur de la jeune garde
02:46et la famille demande justement
02:48qu'il soit auditionné pour association de malfaiteurs.
02:53On rappelle que la jeune garde a été dissoute
02:55et est clairement mise en cause dans la mort de Quentin de Ranque.
02:59– Alors, le péché originel, c'est la dissolution.
03:01C'est-à-dire que si Emmanuel Macron n'avait pas pris cette décision,
03:04nous n'aurions pas autant de députés de la France insoumise
03:07puisque je rappelle que plusieurs députés se sont désistés.
03:12Vous vous souvenez des fameux désistements,
03:15ce qui a permis justement l'érection de plusieurs députés
03:19de la France insoumise à l'Assemblée nationale.
03:22singulièrement, toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale.
03:26– Tout à fait, singulièrement, M. Arnaud,
03:28puisqu'il me semble que c'était la maire socialiste
03:30qui avait choisi de se désister au profit de Raphaël Arnaud.
03:34Donc la responsabilité finalement, elle est assez collective
03:36puisqu'elle concerne tous les bords politiques
03:38qui ont permis aujourd'hui cette force de frappe conflictualisante
03:43qu'est la France insoumise au sein de l'Assemblée nationale.
03:46Donc ça, c'est le premier écueil.
03:48Le second écueil, je remarque quand même que le sectarisme,
03:51l'ultra-violence, que ce soit dans les mots ou dans les actes,
03:55elle n'appartient qu'à un seul camp.
03:56C'est celui de l'extrême-gauche et de la France insoumise.
04:00Moi, je n'entends pas des propos qui appellent à l'intifada
04:04de l'autre côté de l'échiquier politique.
04:06Je n'entends pas des propos à caractère antisémite
04:08de la part de l'autre partie de l'échiquier politique.
04:12Je n'ai pas connaissance qu'un parti politique
04:18aujourd'hui dispose d'une milice qui tente de s'infiltrer
04:21dans les différentes manifestations, dans les différents cortèges
04:26et dans les différents séminaires ou conférences,
04:30comme là c'est le cas singulièrement de Quentin Derang
04:32puisqu'il s'agitait, comme vous l'avez rappelé,
04:34d'une conférence de Rima Hassan.
04:36Donc la violence politique, la violence sémantique,
04:39la violence physique, elle n'est située qu'à l'extrême-gauche
04:43de l'échiquier politique aujourd'hui à l'Assemblée nationale.