00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:0312h17 sur Europe 1, Christine Kelly, on vous retrouve avec Karim Maloum, Amélie Buicot et votre invité,
00:08Franck Alizio, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône,
00:11et nos auditeurs qui sont nombreux et nombreux à nous appeler au 01-82-39-21.
00:16Club Louc est avec nous en ligne.
00:17Bonjour Louc, vous nous appelez de l'héros et vous voulez réagir à cet attentat terroriste à Trappes.
00:25Oui, bonjour Christine, bonjour à tous.
00:26Bonjour.
00:27Donc oui, je vais revenir sur l'histoire des traques du RN qui auraient été retrouvés dans le véhicule du
00:32terroriste à Trappes.
00:33Ce qu'il faut, c'est la fake news.
00:36Voilà, exactement.
00:37Donc ça, il n'y a pas de débat à avoir là-dessus.
00:39Et il y en a certains qui relèvent ce genre d'informations et ils devraient en assumer les conséquences, déjà
00:44dans un premier temps.
00:45Mais ce qui me choque tout autant aussi, c'est de voir des gens faire directement le lien entre le
00:49RN et les meufs racistes.
00:51On a pu passer des RN tues, des extrêmes droites tues et même des BFM tues ou des CNews tues.
00:57Absolument.
00:58Je ne sais pas si on se rend compte un peu de la gravité des choses, mais faire un tel
01:01raccourci entre un parti politique et des meurtres sur une base d'informations,
01:05puisque ce qui est fausse, c'est quand même très très grave.
01:08Des fous et des extrémistes, je pense qu'il y en a partout, que ce soit à l'extrême gauche
01:11ou à l'extrême droite, au centre, peu importe.
01:14Et ce n'est pas parce qu'un individu commet un acte horrible qu'on peut rendre tout un parti
01:19responsable.
01:21Et aussi, d'où ma question qui va venir, c'est concernant les attentats qu'il y a eu au
01:27Bataclan,
01:28donc des attentats islamistes et ailleurs en France aussi, pas qu'au Bataclan.
01:34Les terroristes expliquent agir au nom de leur interprétation de l'islam et du Coran.
01:39Pourtant, je n'ai jamais vu les mêmes personnes crier le Coran tu, avec autant de facilité, comme ils ont
01:44pu avoir récemment ces dernières heures.
01:46Je ne dis absolument pas que tous les musulmans sont responsables des attentats,
01:50pas plus que tous les électeurs du RN sont responsables des actes d'un individu, encore raciste, mais c'est
01:56à vérifier.
01:56Et ça serait faire exactement le même amalgame.
01:59Mais alors ma question arrive, c'est pourquoi cette différence de traitement ?
02:03Au bout d'un moment, il faudrait peut-être appliquer les mêmes règles à tout le monde.
02:06Vérifier des informations, arrêter les amas de gamme et aussi assumer ce qu'on publie.
02:12Et assumer ?
02:12Par calculer des gens ou des parties tuées sur la base d'une fake news est très très grave et
02:17à mon avis n'est pas anodin.
02:21Merci beaucoup mon cher Alou d'avoir appelé aux standards d'Europe 1 pour nous donner votre avis
02:26et le regard que vous portez sur cet acte très grave qui s'est passé à Trappes vendredi.
02:31Franck Alessio, vous êtes député Reine des Bouches-du-Rhône, vous êtes dans le studio d'Europe 1.
02:36Merci infiniment d'être avec nous.
02:37Comment réagir à Alou qui vient d'intervenir et plus largement à cette fake news des traits du Rassemblement National,
02:46votre parti qui aurait été retrouvé dans la voiture du suspect, une fake news lancée par le quotidien Le Monde
02:53?
02:54Notre auditeur pose les bonnes questions.
02:56En effet, évidemment c'était une fake news mais ça pose un problème quand une fake news, une fausse information
03:03donnée précipitablement,
03:06voire en n'ayant évidemment pas vérifié les faits, soit donnée par le journal de référence depuis des décennies dans
03:14notre pays,
03:15au lycée, à la faculté, à Sciences Po, on vous recommande de lire Le Monde.
03:20Et aujourd'hui Le Monde, et ce n'est malheureusement pas la première fois,
03:24il y a un précédent qui date de nombreuses années, qui était l'affaire Baudis.
03:27Baudis, à l'époque, aujourd'hui le rédacteur en chef, est à la tête de Mediapart.
03:35Et il y avait l'affaire Baudis, on a traîné dans la boue quelqu'un sans preuve.
03:41De manière beaucoup plus légère, mais il y a quelques mois, le même journal de référence avait expliqué,
03:47sans vérifier l'information, qui s'est avéré fausse évidemment,
03:50que Jordan Bardella avait rejoint je ne sais plus quelle ville avec un jet privé.
03:54C'était faux, c'était dans Le Monde.
03:57Et là, en quelques heures, on s'est aperçu que ce qu'avait dit Le Monde sur cette information,
04:01sur cet acte, était évidemment nié par le procureur, qui a dit qu'évidemment, ça n'existait pas.
04:08Donc ça, c'est assez grave.
04:10Parce que les techniques de se dire à chaque fois,
04:15c'est permis avec certains médias, certains partis politiques,
04:21et ce n'est pas permis dans d'autres cas,
04:24ce n'est pas possible.
04:25Comment dire ?
04:26La condamnation de la récupération,
04:28la condamnation de l'amalgame systématique,
04:31ça vaut tout le temps.
04:33Pas lorsque le veut l'extrême gauche,
04:35pas lorsque le veulent les macronistes ou le pouvoir en place.
04:39Et les autres fois, ça ne marche pas.
04:40Aujourd'hui, depuis sur cette affaire,
04:44il y a eu amalgame et récupération immédiate.
04:47Et personne ne l'a condamné.
04:49Mais au contraire, ont été mis au pied-oui,
04:51ma famille politique, l'Assemblée nationale,
04:53certains médias, CNews, BFM.
04:55Alors certains l'ont condamné, comme François Zervé Bellamy.
04:58Heureusement.
04:59Certains l'ont condamné.
05:00Heureusement.
05:00Mais c'est vrai qu'il y a une récupération immédiate,
05:03effectivement, et beaucoup se sont tus.
05:04Et de manière plus large.
05:08Quelles sont ces méthodes ?
05:09C'est les méthodes de quel style de pouvoir,
05:12de quel style de pays,
05:13d'empêcher un parti politique,
05:15le leader de l'opposition,
05:16de faire son congrès ?
05:18Un congrès, c'est la loi qui nous oblige à faire un congrès.
05:21Eh bien, certaines forces politiques veulent nous empêcher,
05:24empêcher l'opposition de le faire.
05:26On va en parler dans un instant,
05:27et on va d'ailleurs écouter aussi Jean-Luc Mélenchon dans un instant
05:29à propos du Rassemblement national.
05:30Mais d'abord, Amoré Bucouv,
05:31il réagit peut-être à Franck Alizio sur Europe 1.
05:34Non, mais c'est ça.
05:35Moi, ce qui me frappe aussi en lien avec ce drame,
05:39c'est qu'il y a effectivement une réaction instantanée,
05:41notamment du maire de Trappes à l'Irabet,
05:43pour tenter de museler toute opposition politique.
05:46Et de dire, par exemple,
05:47que Trappes finalement est stigmatisé par la droite,
05:50et qu'il ne faudrait plus le faire.
05:52Je rappelle que Trappes, c'est quand même une ville
05:53avec beaucoup de problèmes,
05:54qui a fourni notamment un gros contingent
05:57de militants islamistes
05:59qui sont partis faire le djihad à l'étranger.
06:01On a un trafic de drogue endémique.
06:02D'ailleurs, il y a eu aussi des fusillades
06:04ce week-end après le drame de vendredi dernier.
06:07On a le cas de Didier Lemaire,
06:09qui avait dû être placé sous escorce policière
06:11parce qu'il enseignait dans son école
06:12et qu'il voulait enseigner la laïcité.
06:14Donc, on a toute une série de problèmes.
06:16Et la gauche est en train de tenter
06:18de mettre ces problèmes sous le tapis
06:20et de dire, on n'a plus le droit d'en parler
06:21parce que si vous en parlez,
06:22vous allez entraîner ce genre de drame.
06:24Et je trouve ça assez déplorable.
06:26Et par ailleurs, je note...
06:27Alors, c'est pas parce qu'il y a eu peut-être
06:27beaucoup de problèmes à Trappes.
06:29Effectivement, peut-être qu'on peut dire
06:31que Trappes est complètement...
06:33Mais il faut le dire !
06:33Il faut le dire, les problèmes !
06:34C'est pas la faute de tous les trappistes,
06:36de tous les habitants de Trappes.
06:36Voilà, voilà, c'est peut-être cette différence aussi,
06:38toujours la nuance, effectivement.
06:39Mais évidemment, mais si vous voulez,
06:40c'est ça qui est la tentation idéologique
06:42de la gauche de dire,
06:43il y a eu ce drame
06:44dont on ne sait pas encore grand-chose.
06:46Et du coup, il faudrait presque interdire
06:48le Rassemblement National.
06:49Et ce sont les mêmes
06:50qui, quand il y a, par exemple,
06:52l'affaire Lola
06:52et qu'on parle des OQTF,
06:54des obligations de quitter le territoire français,
06:55disent, ah non,
06:56il ne faut surtout pas en parler,
06:58c'est de la récupération politique.
06:59Donc je trouve ça extrêmement gênant
07:01dans cette affaire.
07:01On écoute Jean-Luc Mélenchon
07:03et on revient.
07:04La responsabilité de notre patrie commune
07:07repose sur chacun d'entre nous.
07:09Nous ne devons pas pardonner.
07:13Nous ne devons pas regarder ailleurs.
07:15Chacun doit être confronté
07:17à sa responsabilité.
07:18Et je le dis avec cette force
07:21parce que combien de fois
07:22ai-je entendu
07:23que nous étions, nous,
07:25confrontés à des responsabilités
07:27pour des événements
07:28beaucoup plus lointains
07:29et sur lesquels
07:30nous n'avions, hélas,
07:31aucune prise.
07:32Vous m'avez tous compris.
07:34Votre responsabilité,
07:36Jean Tout-Puissant,
07:37qui avait passé toute la semaine
07:39à faire des commentaires
07:41en affichant soigneusement
07:43derrière vous,
07:44tout le temps,
07:45du matin au soir,
07:46des images de la ville
07:47qui brûlait,
07:48pour que chacun,
07:50chaque minute,
07:51sente monter en lui
07:53la haine
07:54et l'envie
07:55de venger
07:56ce que l'on voyait
07:58et que l'on trouvait
07:59si injuste
07:59en voyant ces gens en pleurs
08:01devant ceux qui avaient été
08:03détruits autour d'eux.
08:04Ils sont coupables
08:06qu'ils entrent en eux.
08:07Nous ne leur ferons pas l'honneur
08:08de les montrer du doigt.
08:10Nous ne les nommerons pas.
08:12Nous garderons pour nous
08:14jusqu'à ce que nous ayons
08:15entendu le son de leur voix
08:17condamner ces comportements,
08:19le mépris qui nous habite
08:20à leur égard
08:22et que nous ne sommes pas prêts
08:24à laisser de côté.
08:26Comment réagissez-vous ?
08:28Franck a les yeux
08:28après ces propos
08:29de Jean-Luc Mélenchon,
08:30vous qui êtes député
08:31RN des Bouches-du-Rhône.
08:33Je réagis en rappelant des faits.
08:35Il y a trois ans,
08:38nous faisions un dîner de Noël
08:40à Marseille,
08:41sur le Vieux-Port.
08:42Il y a eu une manifestation
08:43d'extrême-gauche
08:45qui est passée
08:46devant notre restaurant.
08:49Le restaurant s'est fait exploser
08:51sa vitrine
08:51parce qu'ils ont compris
08:52que c'était nous
08:53qui étions en train
08:53de fêter tout simplement
08:56Noël dans ce restaurant.
08:58L'année précédente,
09:00c'était la campagne de 2022.
09:01Il y avait un car
09:02qui partait à Marseille
09:04pour un meeting
09:04de Marine Le Pen.
09:05Il a été caillassé.
09:07Les gens ont risqué leur vie,
09:08les gens dans le car
09:09ont eu peur de leur vie
09:10parce qu'ils ont cru
09:11qu'ils allaient mourir
09:12il y a quelques jours
09:13à Grenoble,
09:14au départ de Grenoble
09:15pour le meeting,
09:16pour le congrès à Orléans.
09:18Il y a eu encore un car
09:20qui a été attaqué
09:20toujours et encore
09:22par l'extrême gauche.
09:24Donc, à partir de là,
09:26comment dire,
09:26ces méthodes-là,
09:27elles sont qualifiées
09:29historiquement.
09:30Ce sont des méthodes fascistes.
09:31Voilà.
09:32Lorsqu'on veut museler
09:33ceux qui ne pensent pas
09:35comme vous,
09:35on est des fascistes,
09:37on est des totalitaires.
09:38Dans les pays soviétiques,
09:39ils interdisaient
09:40jusqu'aux messes,
09:41jusqu'aux offices
09:42parce qu'ils considéraient
09:43que l'Église était contre eux.
09:44Eh bien là,
09:45c'est la même chose.
09:45Ce sont les méthodes
09:46qu'on retrouve chez Mussolini,
09:47ce sont les méthodes
09:48qu'on retrouve chez tous
09:49les fascistes.
09:51La faiblesse aujourd'hui
09:52du macronisme
09:53met en danger
09:54la démocratie.
09:55L'arrivée de l'extrême gauche
09:56au pouvoir,
09:57ce serait la fin
09:58de la démocratie.
09:59Ce serait la fin
10:00de la démocratie.
10:01Réagissez si vous êtes d'accord
10:02ou pas avec Franck Alizio
10:03en direct sur Europe 1,
10:05député RN des Bouches-du-Rolles.
10:06Et vous réagissez au 01-90-20-39-21
10:08au standard européen.
10:09Le numéro énoncé en taxé
10:10est sur WhatsApp.
10:11Vous envoyez vos messages
10:1201-90-20-39-21.
10:14Midi 27,
10:15à tout de suite
10:15avec Christine Kelly
10:16sur Europe 1.