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Le prodige français du cyclisme Paul Seixas de l'équipe Decathlon CMA CGM est l'invité de France Inter, mercredi 28 octobre. Classé quatrième au rang mondial après huit victoires cette saison, dont le dernier Tour de Lombardie, le coureur français revient sur sa saison spectaculaire.

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Transcription
00:00Bonjour Paul Sexas, vous accordez très peu d'interviews, donc merci beaucoup d'avoir choisi France Inter et de répondre
00:06à nos questions.
00:07Paul Sexas, vous n'avez que 20 ans, mais vous avez déjà beaucoup de surnoms.
00:11L'élu, le prodige, le futur Bernard Hinault, le prochain Pogacar, l'homme aux trois poumons.
00:16Le monde entier vous regarde et se demande de quel bois vous êtes fait pour réussir aussi vite et aussi
00:22jeune.
00:23Alors ça fait quoi d'être l'élu du cyclisme français ?
00:26Je n'aime pas trop ces termes l'élu, il n'y a pas d'élu ou quoi.
00:31Je suis content de pouvoir représenter la France de belles manières.
00:36Après, je suis plus concentré sur mes performances.
00:40Je sais que j'ai du travail encore avant de devenir parmi...
00:45Cette année, j'ai prouvé que j'étais parmi les meilleurs du monde.
00:48Maintenant, le meilleur du monde est encore très loin.
00:51Donc voilà, il y a du travail, mais je suis content de pouvoir faire partie des meilleurs coureurs du monde.
00:57Et de pouvoir me battre avec eux, c'est vraiment une chance incroyable.
01:00Et c'est beaucoup de travail qui se concrétise.
01:02Alors justement, vos performances.
01:04Vous venez d'achever votre première saison complète chez les pros.
01:07Huit victoires, la flèche Wallonne, une quatrième place au Tour de France.
01:10Et surtout, un monument, le Tour de Lombardie que vous avez remporté il y a quelques semaines.
01:14Certains coureurs, disons-le, attendent toute une carrière, toute une vie pour avoir ce palmarès que vous avez fait en
01:20un an.
01:20Est-ce que c'était vos objectifs de départ ou est-ce que vous êtes aussi étonné que tout le
01:25monde ?
01:25Je pense que je suis aussi étonné que tout le monde.
01:27Alors, sur certains aspects, je dirais que je m'attendais à progresser par rapport à l'année dernière.
01:34Et forcément, de la manière par laquelle j'avais terminé la saison.
01:37J'avais beaucoup d'espoir dans cette saison.
01:40Après, de là à remporter huit courses, j'avais dit au début de la saison, et c'était vrai que
01:47je voulais lever les bras.
01:48Mais je ne pensais pas huit fois.
01:50Voilà, c'est incroyable.
01:51Et après, de remporter des très belles courses comme le Lombardie, comme la flèche Wallonne, comme le Tour du Pays
01:59Basque et d'autres.
02:01Franchement, c'est incroyable de pouvoir ajouter ces courses-là à mon palmarès.
02:06Et voilà, je suis très content de ma saison.
02:08Vous avez dit, il y a encore beaucoup de travail.
02:10Qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui pour faire plus la saison prochaine ?
02:14On va y venir dans un instant.
02:15Si je le savais, je serais super heureux parce que je pourrais le bosser dès maintenant.
02:20Maintenant, je pense que c'est le travail sur la longueur, de répéter ces gammes et de les améliorer aussi.
02:26Il y a plein de choses à améliorer.
02:27On peut toujours tout améliorer.
02:29Et voilà, c'est par le travail que ça passe.
02:32Et après, l'équipe de son côté fait du mieux aussi pour qu'on ait des vélos toujours plus performants.
02:39Mais tout ce qu'on a autour de nous, je parle des vélos, mais il y a tout qui peut
02:43être amélioré, comme dans tout finalement.
02:45Et ils le font très bien.
02:47Donc, c'est pour ça qu'on peut toujours se permettre de viser plus haut.
02:51Alors, il y a la saison qui vient de s'achever.
02:53Puis, il y a celle qui vient, 2027.
02:55Vous n'avez pas encore révélé votre programme.
02:57Votre directeur sportif a fait planer le doute.
02:59Est-ce qu'on peut imaginer une seule seconde, Paul Sexas, que vous ne serez pas sur le Tour de
03:04France 2027 ?
03:06Alors, moi, déjà, je ne connais pas mon programme non plus.
03:09Parce que j'avais dit déjà, et c'est normal qu'avant la fin de saison, on ne parlait pas
03:14du début de la saison d'après.
03:16Et puis, voilà, après, il n'y a pas eu beaucoup de temps depuis.
03:21Maintenant, je ne suis plus en saison.
03:24Je suis en vacances.
03:25Donc, là, je prends du temps pour récupérer, pour me recentrer, pour voir mes amis, ma famille, ma copine, mon
03:32cercle proche.
03:34Et voilà, après, sur le programme, je ne sais pas encore ce que je vais faire.
03:37Donc, je ne peux pas vous confirmer quoi que ce soit.
03:39Après 2026, le Tour de France 2026, vous avez dit, désormais, le Tour de France fait partie de moi.
03:43C'est sûr.
03:44Après, c'était un rêve pour moi de faire le Tour.
03:47Et bien sûr que j'espère, bien sûr, le faire plus de fois qu'une fois.
03:51Donc, on verra si je le fais l'année prochaine.
03:54Mais pour l'instant, je ne sais pas.
03:55J'imagine que vous avez regardé le parcours du Tour de France 2027.
03:58Est-ce qu'il vous fait envie ?
03:59Bien sûr, il me fait envie.
04:00Surtout qu'il y a plusieurs étapes qui passent près de ma famille, de mes grands-parents, aussi de mes
04:06proches.
04:07Donc, c'est vraiment cool de voir que le parcours, il passe pas loin de chez nous.
04:11Et ça me motive, forcément.
04:13Dernière question sur le Tour de France.
04:14Pour beaucoup de gens, la question, ce n'est pas de savoir si Paul Sexas va gagner un Tour de
04:19France.
04:19La question, c'est quand ?
04:20Est-ce que, dans votre tête, vous vous dites, bon, là, les prochains, alors peut-être pas cette année,
04:25mais en tout cas, les prochaines années, j'y vais pour m'entraîner et je gagnerai dans 5 ans ?
04:29Ou vous vous dites, non, ça peut être.
04:32Alors, je comprends que vous ne pouvez pas nous dire si ce sera pour l'an prochain ou pas,
04:34mais c'est pour maintenant la victoire au Tour de France.
04:38Bah, c'est sûr qu'il n'y a pas d'occasion à...
04:41Enfin, moi, je ne pense pas qu'il y ait des moments où on se dit, c'est pour s
04:44'entraîner.
04:45Forcément que je vais essayer de faire mon mieux si je fais le Tour.
04:48Je vais toujours essayer de faire le meilleur résultat possible.
04:51Maintenant, je ne peux pas prédire quand c'est que vraiment je serai capable de jouer pour la gagne.
04:56Mais c'est dans l'ambition.
04:58Ce sera dans l'ambition à chaque fois que je viendrai sur un grand Tour.
05:01Parce que finalement, il n'y a que ça qui est...
05:04C'est ça qui est le plus beau sur un grand Tour, c'est d'aller chercher de la victoire.
05:10Et c'est sûr que ce n'est pas facile, mais j'ai déjà fait 4e du Tour et forcément,
05:14je vais vouloir faire mieux.
05:16Alors, il faut qu'on parle, Paul Sexas, de Tadej Pogacar.
05:19C'est le meilleur cycliste du monde aujourd'hui.
05:215 victoires sur le Tour de France.
05:23Il sera sur le Tour de France 2027 pour tenter une 6e victoire.
05:25C'est sans doute l'un des meilleurs coureurs de l'histoire du cyclisme.
05:29Il n'était pas sur le Tour de Lombardie que vous avez remporté puisqu'il a fait une chute sur
05:32la Vuelta qui avait mis fin à sa saison.
05:34Est-ce qu'il est imbattable, Tadej Pogacar ?
05:37Pour l'instant, je ne l'ai jamais battu, en tout cas.
05:39Donc, je ne dirais pas qu'il est imbattable.
05:41Personne n'est imbattable.
05:42Mais c'est le coureur qui se rapproche le plus d'être imbattable, je pense.
05:46Est-ce que c'est un de vos objectifs d'être le cycliste qui fera tomber Tadej Pogacar, qui pourra
05:52le détrôner ?
05:52Je pense que c'est le rêve de tout cycliste, professionnel en tout cas, même tout cycliste.
05:58Donc, voilà, c'est sûr que c'est un rêve.
05:59Après, de le faire, il y a quand même beaucoup de boulot, comme je l'ai dit.
06:04Et voilà, on verra ce qui se passe l'année prochaine.
06:06Mais forcément que je vais essayer.
06:08Alors, il y a un moment où vous l'avez vu de très, très près Tadej Pogacar la saison dernière.
06:12C'était sur le Liège-Bastogne-Liège.
06:14Il attaque sur la côte de la Redoute.
06:16Et il cloue tout le monde sur place, sauf vous.
06:19Vous vous le suivez, vous le suivez.
06:20Il ne reste plus que vous deux.
06:21Vous êtes juste derrière lui.
06:22Qu'est-ce qui se passe exactement dans votre tête à ce moment-là ?
06:26Là, c'est sûr que c'est dingue parce qu'on allait à une vitesse dans la Redoute.
06:31C'était incroyable.
06:34Et franchement, à ce moment-là, je me dis, je m'accroche, je reste le plus longtemps possible.
06:38Quitte à exploser.
06:40Et franchement, je n'étais vraiment pas loin d'exploser à ce moment-là.
06:44Et forcément, je m'accrochais un peu à un rêve.
06:48Et c'était quelque chose de spécial de pouvoir le suivre sur la Redoute.
06:53Donc forcément, ça m'a donné beaucoup de confiance en moi.
06:55Vous y avez cru à un moment donné, pouvoir le dépasser ?
06:58Pouvoir le dépasser ?
06:59Je ne voulais pas le dépasser dans la Redoute.
07:01Je voulais rester derrière lui déjà.
07:02Parce que dans tous les cas, à quoi bon le dépasser ?
07:05En fait, l'objectif, c'était vraiment déjà de pouvoir le tenir et puis de voir qu'est-ce qu
07:09'on pouvait mettre en place après.
07:11Mais voilà, c'était déjà incroyable de pouvoir le suivre.
07:15Et puis après, la course a été comme elle a été.
07:18Je me suis battu jusqu'à la fin.
07:21Et ça n'a pas suffi pour le tenir jusqu'au bout.
07:23Mais voilà, c'est juste une chose qui est remise pour la prochaine fois.
07:27Dans ces moments-là, c'est une guerre des nerfs ou c'est une guerre des jambes ?
07:30Voilà, c'est une guerre des jambes.
07:32Avec lui, il y a une guerre vraiment des jambes, mais aussi de la tête.
07:35Parce que finalement, il ne faut pas avoir peur de tenter quelque chose, des fois, pour essayer de le suivre.
07:40Alors c'est sûr qu'on a vu beaucoup de cours à essayer de le suivre et exploser.
07:43Donc forcément, ça fait un peu peur.
07:45Mais voilà, des fois, je me dis, pourquoi hésiter ?
07:49Il n'y a pas grand-chose à perdre.
07:51C'est sûr que des fois, on peut perdre la course après et ne pas pouvoir faire une place.
07:57Mais en vrai, comme je l'ai dit, la victoire, pour moi, c'est vraiment la chose la plus importante.
08:01Si tu ne te bats pas pour la victoire, à quoi bon être cycliste ?
08:06Alors vous dites justement que le cyclisme, c'est une bataille entre le mental et les jambes,
08:10une bataille constante entre le mental et les jambes.
08:13Comment vous faites pour qu'à la fin, ce soit le mental qui gagne ?
08:15Est-ce que vous vous parlez à vous-même quand vous êtes sur votre vélo ?
08:18Alors non, je pense que dans les moments durs, je ne suis pas capable de me parler à moi-même.
08:23Je pense que c'est juste le vide et moi contre moi-même.
08:28Après, c'est toujours des moments où on se dit, accroche-toi encore un peu, accroche-toi encore un peu.
08:34Tu te bats et tu ne penses pas à ce qui va se passer dans 15 secondes ou 20 secondes
08:39parce que tu ne veux pas le savoir.
08:41Mais oui, c'est un combat mental finalement aussi.
08:44C'est extrêmement mental.
08:45Alors pour être le meilleur, il faut le mental, il faut les jambes et puis il faut une bonne équipe.
08:49Bref, vous êtes aujourd'hui dans l'équipe des caltons CMA-CGM, votre contrat court jusqu'à fin 2027.
08:54Mais vous êtes courtisé par les équipes du monde entier aujourd'hui.
08:58Est-ce que c'est important pour vous de rester dans une équipe française ?
09:02Ou alors est-ce qu'une expérience à l'étranger peut aussi vous intéresser, vous attirer ?
09:06En fait, tout est possible.
09:08Après moi, comme je l'ai dit, je n'ai pas encore pris position là-dessus.
09:12J'ai toujours eu l'habitude de prendre des décisions trop vite.
09:15C'est pour ça que je préfère prendre mon temps.
09:18Et je pense que déjà, c'est une bonne décision parce que j'ai vu l'évolution de l'équipe
09:22et je peux voir vraiment ce qu'ils sont aujourd'hui capables de me proposer.
09:26Et c'est pour ça que je pense que c'est une bonne décision pour l'instant que je prenne
09:29mon temps.
09:30C'est pour ça que...
09:31Mais vous n'excusez pas forcément d'aller dans une équipe étrangère ?
09:36Non, je n'excuse rien parce que finalement, c'est important de voir un peu ce qui se fait autour.
09:41Mais après, voilà, tout est possible.
09:43Je n'ai pas pris de décision.
09:44Donc pour l'instant, je ne préfère pas parler de ça, surtout parce que maintenant, je suis en vacances.
09:49Et que je me suis dit pendant mes vacances, je ne me pose pas la question.
09:52Je profite de ce qu'il y a à côté.
09:54Est-ce que votre équipe actuelle, elle est capable de vous emmener justement au meilleur de vous-même ?
09:59Puisqu'il faut aussi des très, très bons coéquipiers pour pouvoir vous accompagner.
10:04Est-ce que c'est le cas de l'équipe d'Ecathlon CMACGM ?
10:07Oui, je pense que la preuve cette année, elle est là.
10:10C'est que moi, je suis quatrième au classement mondial, mais l'équipe est quatrième au classement mondial.
10:15Et on a une des meilleures équipes du monde aujourd'hui.
10:17Et on commence à avoir vraiment confiance en nous et en nos capacités.
10:22On fait des bonnes recrues.
10:24On a une équipe qui fonctionne.
10:26On a beaucoup progressé sur plein d'aspects.
10:29Et aujourd'hui, on peut prétendre à être une des meilleures équipes du monde.
10:33Donc, c'est ça qui est intéressant, c'est l'évolution de l'équipe.
10:37Depuis déjà moi-même que je suis arrivé, il y avait déjà beaucoup de choses qui avaient changé.
10:43Mais je pense que quand je parle avec certains coureurs qui sont là, par exemple depuis cinq ans,
10:47on se dit que c'est le jour et la nuit, ce n'est plus du tout la même équipe.
10:50Et c'est vraiment bien, en tout cas, de voir ça.
10:53On parlait en début d'interview des surnoms que vous avez qui vous agacent.
10:57Donc, l'élu, le prodige, etc.
10:58Mais on a le sentiment, celui qui est censé peut-être mettre fin à la malédiction du cyclisme français
11:03qui n'a pas gagné Tour de France depuis 1985.
11:05Est-ce que les attentes qui pèsent sur vous, elles sont presque surhumaines, en fait, parfois ?
11:10Est-ce que vous avez la peur de décevoir, parfois ?
11:13Est-ce que c'est quelque chose qui vous traverse ?
11:15Non, je ne pense pas.
11:16Je ne pense pas que j'ai vraiment peur de décevoir.
11:19Parce que finalement, il y a toujours un moment ou un autre où on va décevoir les gens.
11:24Et après, si les gens ne sont jamais déçus, ils s'attendent toujours à mieux.
11:28On ne peut pas toujours faire mieux.
11:30Donc, voilà, il y a des moments où je suis déçu, où les gens sont déçus.
11:33Par exemple, au Champagne du Monde.
11:35Et puis, deux semaines après, je gagne le Lombardy et les gens sont heureux.
11:37Ça marche comme ça, le sport.
11:39Vous avez été très, très dur avec vous-même après les Mondiaux.
11:42Donc, vous avez crampé, vous avez fait une performance qui vous a déçue.
11:46Pourquoi être aussi dur avec vous-même ?
11:49Vous avez eu des mots très durs contre vous-même.
11:52Parce que c'était difficile à accepter, forcément.
11:55Pour moi, j'avais des grandes ambitions.
11:58On avait des grandes ambitions avec l'équipe.
11:59On a tout fait pour que ça se passe au mieux.
12:02Et voilà, forcément, d'avoir des crampes au moment où c'était le moment crucial de la course,
12:07c'était vraiment terrible pour moi.
12:11Donc, voilà, je n'ai pas pu exprimer ce que je voulais montrer.
12:14Donc, c'était très dur à vivre.
12:17Après, j'avais besoin de faire ressortir ça.
12:20Je ne pense pas que les interviews à chaud soient le meilleur moment pour m'exprimer.
12:25Donc, voilà, c'était un peu...
12:27Il y avait vraiment toute ma déception qui ressortait,
12:29mais vraiment toute ma déception sincère.
12:31Et après, j'ai assez vite relativisé, pris du recul sur les choses.
12:36Et je me suis concentré sur la suite.
12:38Donc, le Lombardier, voilà, ça s'est bien passé.
12:41Est-ce que vous avez peur de la chute ?
12:43Je vous pose la question parce que vous avez fait une grosse frayeur la saison dernière sur le Tour Auvergne
12:48-Rhône-Alpes.
12:48Donc, vous avez fait un vol plané avec les mains qui étaient complètement éraflées.
12:51Est-ce que ça a changé votre rapport aussi à la vitesse et à la peur de la chute ?
12:56Non, non, non, je ne pense pas.
12:58Après, c'est sûr qu'au début, ça bloque un peu.
13:02Mais après, je sais pourquoi...
13:04Enfin, je sais d'où vient l'erreur.
13:05Je sais qu'est-ce que j'ai fait comme erreur.
13:08Mais il faut savoir que les chutes, ça fait partie aussi du sport.
13:10Si on n'arrive pas à s'en relever, on est tous conscients des risques qu'on prend.
13:15Donc, voilà, il faut être conscient de ça, qu'on est dans un sport à risque.
13:18Des fois, on est dans le peloton, on se dit, si le mec devant, il tombe, moi, je tombe aussi.
13:21Mais si tu pars de cet état d'esprit-là, tu ne cours pas, quoi.
13:25Donc, en fait...
13:26Il n'y a rien qui vous fait peur, en fait ?
13:28Ça fait peur, des fois.
13:30Mais on le fait quand même, parce que c'est comme ça.
13:32Et après, tant qu'on connaît les risques, mais qu'on sait qu'on maîtrise bien le vélo,
13:40c'est le plus important, c'est de maîtriser bien le vélo.
13:42Et on sait que aussi, les cours qui sont autour de nous maîtrisent bien leur vélo.
13:45Ils ne veulent pas tomber non plus.
13:46Donc, on sait que c'est rare et que ça peut arriver.
13:49Il faut être prêt à faire face à ça.
13:52Mais en temps normal, ça n'arrive pas.
13:54Est-ce que ça vous manque parfois la vie normale, Paul Sexas ?
13:58Je ne pense pas que ça me manque, parce que je suis capable de la vivre, la vie normale.
14:03Je pense que c'est sûr qu'il y a l'aspect cycliste sur le vélo, où je suis vraiment
14:11dans cette bulle,
14:14avec le monde autour, sur les courses et ainsi de suite.
14:17Mais voilà, comme j'ai dit, quand je suis en vacances, je fais des choses normales, comme tout le monde.
14:24Je n'ai pas une vie différente, finalement.
14:27Et c'est ce qui me plaît aussi, c'est de faire des choses simples et de profiter de la
14:31chance que j'ai d'avoir ces vacances-là
14:34et de pouvoir vivre de mon sport.
14:37Merci beaucoup, Paul Sexas.
14:39Merci.
14:39Merci.

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