00:00Parce que moi, je commence à en avoir assez, que ces gens nous disent,
00:03M. Lucas, qui viennent sur ce plateau, qui viennent me dire quelles sont les paroles de haine que j'ai
00:07dites.
00:09C'est pour ça que je crois qu'il faut tenir absolument, premièrement, à une liberté d'expression la plus
00:16grande totale,
00:16mais deuxièmement, au fait, à l'établissement des faits et à la parole contradictoire.
00:22Et je vous remercie de me la donner, puisque comme vous l'avez dit tout à l'heure,
00:25je suis souvent en contradiction ou en opposition, mais c'est ça qui est fondamental.
00:30Pas tant que ça, d'ailleurs, si vous me permettez.
00:32C'est ça aussi le paradoxe.
00:34Vous allez bien avoir des ennuis.
00:35Mais ce qui me frappe, justement, c'est pas tant que ça.
00:39C'est-à-dire qu'on a beaucoup de points communs, pardonnez-moi, Mathias, quand je vous écoute.
00:42J'en dis combien ?
00:43J'en ai beaucoup. Vous incarnez un courant.
00:46Vous l'aidez pas.
00:47Mais je vous assure.
00:48Je ne discrédite pas ton opposition.
00:50Pas tant que ça.
00:50Vous êtes en train de me plomber, là, Pascal.
00:52Mais non, mais parce que vous êtes d'abord un homme de bonne volonté.
00:56J'essaie juste d'être honnête et de défendre, justement, une certaine éthique dans la prise de parole.
01:06Encore une fois, vous savez, moi, je suis régulièrement sur CNews.
01:10Le nombre de gens qui viennent me voir et qui me disent
01:13« Je ne pense pas comme vous. Je suis de droite. Je ne pense pas comme vous.
01:18Mais je trouve ça formidable que vous puissiez dire ce que vous pensez, que vous puissiez être là. »
01:23C'est incroyable.
01:24Et je trouve ça extrêmement rassurant.
01:26Parce qu'encore une fois, la démocratie, le débat démocratique sur une agora médiatique se nourrit de ça.
01:34Ils n'en veulent pas, Mathias.
01:35S'ils n'en veulent pas, ils sont luttés contre ça.
01:37Ils veulent nous interdire.
01:38Non, mais ça, je trouve ça scandaleux.
01:39Ils ne veulent pas.
01:41Qu'ils viennent, plutôt.
01:42Et M. Ali Rabbe, vous avez hier trois personnes qui prennent la parole.
01:47Coquerel, Ali Rabbe et M. Benjamin Lucas qui sont sur la même ligne.
01:52Ce sont des gens qui ne veulent pas de contradictions et veulent nous interdire.
01:57Vous savez que Benjamin Lucas, par exemple, en 2023, après la mort de Thomas à Crépole,
02:02il allait sur les plateaux de télévision, il y a beaucoup d'archives qui circulent,
02:05où il demandait un délai de décence et il qualifiait ceux qui parlaient de ce drame de charognard.
02:10C'est à mettre en perspective de ce qu'il faut.
02:11On va ressortir ce son.
02:13Mais évidemment que là, la récupération qui s'est mise en place depuis vendredi,
02:16mais personne n'est dupe.
02:17Ce n'est pas de la récupération.
02:18Ou de l'instrumentalisation.
02:19Oui, mais c'est ça le problème.
02:21C'est que moi, la récupération, je n'ai rien contre.
02:22Que les hommes politiques se saisissent de ce qui nous arrive de manière générale,
02:28et en particulier des drames, pour nous expliquer comment ils les lisent.
02:32Et avec des lectures, évidemment, qui peuvent être contradictoires.
02:35Et comment ils comptent faire politiquement pour que ça n'arrive plus, quel que soit le drame.
02:40Je les encourage à le faire, surtout dans une période électorale.
02:44Le problème, c'est que là, ce n'est pas ça qui se passe.
02:46On n'a pas des personnes qui défilent en nous disant,
02:48écoutez, voilà ce qui est arrivé, voilà comment je le comprends,
02:50et voilà ce que je vais faire pour que ça n'arrive plus.
02:53On a des gens qui disent, voilà ce qui est arrivé, et voilà de qui est-ce la faute.
02:57Sans aucune analyse, on n'est pas du tout assuré que demain ça n'arrivera plus.
03:01Il n'y en a aucun d'entre eux que ça a l'air de préoccuper.
03:04Alors écoutez, Sébastien Lecornu, avec une formule...