00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Allez, quelques minutes pour parler des annonces du gouvernement concernant Parcoursup.
00:09Écoutez Marc Fénaud, le chef de file des députés Modem, qui a réagi. Il était sur Public Sénat.
00:13Moi je pense qu'elles vont dans le bon sens et elles vont dans le sens. Il faut regarder factuellement
00:16les choses.
00:17Là aussi c'est un sujet de dialogue. Le dialogue c'est pas donnez-moi tout ce que je demande
00:22et tant que j'ai pas tout ce que je demande.
00:24Sinon ce n'est pas un dialogue.
00:25Dire aujourd'hui je vais donner 15, 10, 5 milliards sans avoir la moindre idée de la façon de le
00:30financer.
00:31La moindre idée. C'est prendre son interlocuteur pour un imbécile.
00:34Moi je ne prends pas les lycéens et les étudiants pour des imbéciles.
00:37Donc vous les appelez retourner en cours lundi ?
00:38Non mais moi je n'appelle rien. Je demande à ce qu'on regarde ce qu'était leur revendication.
00:41Leur revendication elle portait sur Parcoursup. Elle portait sur la question de l'organisation des horaires.
00:47Elle portait sur l'absence de prof. Et elle portait sur les conditions matérielles, en particulier les investissements dans les
00:52collèges et les lycées.
00:53Je rappelle que depuis 82, 84, cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions.
00:59Qu'est-ce qu'on retient de ce qu'a dit Marc Fénaud ?
01:00Qui dit tout et son contraire c'est une œuvre d'art. L'ancien ministre de l'Agriculture il dit
01:03ça va dans le bon sens.
01:04Puis après il dit le gouvernement a promis 5 milliards aux lycéens et aux étudiants mais il n'y a
01:08pas d'argent.
01:08Et après il dit que dans la liste des revendications il y avait les demandes matérielles.
01:12C'est extraordinaire.
01:13Et je ne les appelle pas à retourner en cours.
01:15Accessoirement.
01:15C'est vraiment la pensée politique liquide.
01:19On n'en retient rien parce qu'il a réussi à dire tout et son contraire dans un espace temps
01:23très réduit.
01:23Le gouvernement effectivement dit qu'il n'y a plus un euro.
01:26C'est pour ça qu'on ne baisse pas les taxes sur les carburants.
01:28Résultat manque à gagner à date de 400 millions d'euros dans les caisses de l'État.
01:32Puisque les Français, tous les grands industriels le disent, ne vont plus à la pompe.
01:36Et donc c'est toute l'économie qui est au ralenti.
01:37Parce que si on ne va plus à la pompe, après on n'emmène plus son fils au sport.
01:41On ne fait pas la sortie mensuelle au restaurant, la sortie mensuelle au cinéma, que sais-je.
01:45Tout ça n'existe plus.
01:47Donc ça c'est sur les 5 milliards.
01:49Et ensuite sur Parcoursup, c'était extraordinaire.
01:51J'ai réécouté l'archive grâce à vous Pierre.
01:53Puisque Philippe Baptiste était là il y a 15 jours.
01:56Où il dit que ceux qui proposent la suppression de Parcoursup sont des blaireaux.
01:59Prennent plus exactement les lycéens pour des blaireaux.
02:01Le même homme, il va faire une matinale le lendemain pour dire Parcoursup.
02:05Ça va être aménagé en 2027 et ça va être supprimé en 2028.
02:07Comment voulez-vous croire des hommes et des femmes politiques qui ont la colonne vertébrale de l'ombrique ?
02:12Le même homme, il fait d'ailleurs un coup de gueule chez vous.
02:15Il surjoue en disant Mélenchon prend les lycéens pour des blaireaux.
02:19Ceux qui veulent supprimer Parcoursup prennent les lycéens pour des blaireaux.
02:2215 jours plus tard, il annonce lui-même que Parcoursup ne sera pas là en 2028.
02:25Il ne sera pas là pour le voir parce que je ne sais pas si Parcoursup sera là ou pas
02:28en 2028.
02:29Ce que je sais que c'est Philippe Baptiste ne sera plus là en 2028.
02:31En tout cas au ministère de l'Enseignement supérieur.
02:33Sur les propositions du gouvernement, il y a trois problèmes.
02:35Il y a un problème politique qui est qu'ils ne seront plus là dans six mois.
02:39Donc ils n'ont pas vraiment de marge de manœuvre.
02:40Il y a un problème financier qui est que vu l'état des comptes publics, ils ne peuvent pas faire
02:44grand-chose.
02:44Mais il y a surtout un problème qui est que si on enlève les revendications sur les locaux,
02:49les emplois du temps, le nombre d'élèves qui sont tout à fait légitimes,
02:52il y a une partie des revendications.
02:53C'est absolument impossible d'y répondre parce que les lycéens sont représentés notamment par des syndicats qui, par ailleurs,
03:01ne sont pas très représentatifs,
03:02mais qui demandent tout simplement l'absence de sélection non seulement aux études supérieures, mais dans la vie en fait.
03:08Donc là, c'est des revendications qui, par essence, sont impossibles à satisfaire.
03:14Et là où je trouve qu'il a eu un petit peu raison, même si ce sont des discours contradictoires,
03:17c'est que tous les politiques qui aujourd'hui nous disent qu'il faut supprimer un parcours sup,
03:20c'est une bonne manière de mesurer la démagogie d'un politique.
03:23Parce que tous les politiques...
03:24Qu'est-ce que tu mets à la place ?
03:24Voilà.
03:25C'était pire avant.
03:26Admission post-bac, moi j'ai connu admission post-bac.
03:28Avant, quand même, c'était APB.
03:29Bien sûr, mais c'est pire.
03:29J'ai connu Ravel, moi.
03:30C'était...
03:31On en a déjà parlé, oui.
03:32C'était...
03:33Du temps de la VHS.
03:34Le tirage au sort.
03:35Qu'est-ce qu'il y a de plus injuste que le tirage au sort ?
03:37C'est vraiment l'injustice ultime.
03:39Donc évidemment, c'était Gabriel Attal quand il était secrétaire d'État
03:42qui a aussi planché sur Parcoursup.
03:46Alors, tout ne va pas bien avec Parcoursup.
03:48Personne ne dit le contraire.
03:49Tout le monde n'a pas de place.
03:50Donc évidemment, est-ce que déjà tout le monde peut avoir une place à l'université ?
03:53Est-ce que tout le monde doit avoir une place ?
03:53Est-ce que tout le monde doit avoir une place ?
03:55Effectivement, c'est une question.
03:56Quand il y a un étudiant sur deux qui loupe sa L1 et qui redouble
04:00quand les facs de sociaux sont remplis jusqu'à rabord.
04:06Bon, ça c'est la première question.
04:07Et ensuite, effectivement, tout ne va pas bien.
04:09mais le mérite me semble une meilleure option que le tirage au sort.
04:11Gilles Boutelin.
04:12Moi, ce que je vois surtout chez Sébastien Lecornu,
04:14c'est qu'il y a quand même une méthode qu'on pourrait qualifier
04:16de démerdition, tout simplement.
04:19Parce que c'est la même chose que pour le budget.
04:21C'est-à-dire, je vous donne ça, débrouillez-vous avec ça pendant 70 jours.
04:25Vous allez vociférer, tout faire.
04:27Et puis à la fin, ça n'aura servi à rien
04:28parce que tout porte à croire que ça va se terminer par des ordonnances.
04:31Et bien là, c'est pareil sur Parcoursup.
04:33Je vous donne un sujet que vous soyez incapable de répondre,
04:37auquel vous ne pourrez pas répondre.
04:38C'est extrêmement complexe.
04:39Il égrine toutes les questions.
04:40Qu'est-ce que vous voulez comme exigence ?
04:42Et là, tout parti confondu,
04:43vous allez finir par trouver une solution
04:45en l'espace de quelques mois seulement.
04:47Non, à l'arrivée, il n'y aura rien, encore une fois.
04:49Ça va se terminer avec la présidentielle.
04:51Et il reviendra effectivement au futur président,
04:54s'il a une majorité, allez savoir,
04:56d'apporter un début de réponse.
04:57Bon, en attendant, le mot de la fin,
04:59il revient quand même à Donald Trump.
05:00On n'a pas le sonore.
05:01Et d'ailleurs, Mathieu Prieur sera pendu par les pieds,
05:03mais ce n'est pas grave.
05:04Donald Trump, qui est quand même tout à l'heure,
05:06a dit, surtout, parce qu'il était en meeting au Texas,
05:09n'allez pas dépenser votre argent en France,
05:12sauf si vous aimez la Révolution.
05:14Donc, on a eu quand même quelques...
05:15En citant les misérables.
05:16Il a dit qu'il fallait les voir les misérables.
05:17Allez voir les misérables.
05:17Peut-être qu'il a vu le film de Studio Canal.
05:19C'est ça.
05:20C'est quand même pas mal.
05:21Il ne sait même pas qu'il y a un livre qui existe.
05:23Et en attendant, n'allez pas dépenser votre argent en France,
05:27parce que sinon, vous allez tomber dans la Révolution.
05:28On avait déjà les alertes de l'ambassade américaine
05:31qui disait à tous les ressortissants américains,
05:33attention, couvre-feu, etc.
05:34Bon, alors là, je vais vous dire,
05:35tous les Américains,
05:37les touristes américains,
05:38c'est les premiers en argent,
05:41enfin, en dépenses.
05:42Là, on est en période de Noël,
05:44juste avant Noël,
05:45les réservations dans les restaurants,
05:46dans les hôtels,
05:47dans les hôtels de luxe,
05:48tout ce que sait faire bien la France,
05:49la gastronomie,
05:50l'hôtellerie,
05:53les cadeaux dans les boutiques de luxe,
05:54c'est foutu.
05:55Mais il fait sa campagne d'éviter sur la France.
05:58C'est-à-dire qu'il en parle tous les jours,
06:00il est en meeting tous les jours,
06:01il a un micro tendu à la Maison Blanche tous les jours,
06:03il fait sa campagne sur la France,
06:06sur une bien triste image de la France.
06:08Pas sûr que ça marche.
06:08I called Emmanuel,
06:09voilà,
06:10et c'est fichu.
06:11Alors, je dois quand même vous dire
06:12que tous les matins à 8h moins le quart
06:13et 9h moins le quart,
06:15dans Europe 1 Matin,
06:16Olivier Delagarde,
06:16analyse, commente,
06:17informe,
06:18c'est la revue de presse,
06:19d'Olivier Delagarde,
06:20tous les matins sur Europe 1.
06:21Et si vous la loupez,
06:22il y a l'appli et le site.
06:23Merci à tous,
06:249h57 dans 3 minutes,
06:25le journal,
06:25restez sur Europe 1.