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00:00Presse sur Europe 1 avec vous Christophe Bordet, bonjour Christophe.
00:03Et bonjour à tous.
00:04On démarre avec le Parisien.
00:05Oui, on va remplacer Parcoursup, interview d'Edouard Geffray dans le Parisien ce matin,
00:11le ministre de l'éducation nationale qui fait le SAV, le service après-vente du gouvernement,
00:16pour tenter de faire rentrer les lycéens dans leur bahut, comme l'on disait à mon époque, dans les années
00:2280.
00:23Et oui, pas certain que cela fonctionne, car les lycéens, vous savez, c'est un peu comme une rivière en
00:28cru.
00:28Il ne faut pas qu'il continue à pleuvoir trop longtemps, sinon l'alerte rouge n'est pas levée
00:34et la rivière ne rentre pas dans son lit et d'ailleurs, d'ailleurs, ils vont continuer de manifester.
00:40Bref, les promesses sont là, quoi qu'il en soit.
00:4228 élèves par classe en seconde, 15 000 nouvelles places dans l'enseignement supérieur,
00:47des prêts pour les régions afin de rénover les lycées.
00:51Problème, à six mois de la présidentielle, le Figaro s'interroge ce matin
00:55qui va mettre réellement en place ces mesures.
00:59Car Sébastien Lecornu, même s'il essaie de répondre point par point aux revendications lycéennes,
01:04a les mains liées.
01:06Les mains liées par le peu de temps qu'il lui reste à Matignon,
01:10liées par la situation économique du pays, pas bien brillante.
01:14Lecornu qui encaisse tous les coups et ils viennent d'un peu partout,
01:19pas que de la gauche, à l'exemple du président de la région des Hauts-de-France,
01:22Xavier Bertrand, qui réclamait hier la suppression, pure et simple, de Parcoursup.
01:27L'ancienne ministre Anne Jeuneté le reconnaît, sans loi de programmation,
01:32on se rend bien compte que l'exécutif réagit à la petite semaine,
01:36et ça, c'est très mauvais, conclut-elle.
01:39Christophe, les lycéens ne veulent plus de Parcoursup,
01:42ils ne veulent plus de sélection, en fait.
01:43Oui, le rêve, le fantasme, le leurre du tous égaux.
01:48Dans la réalité, la sélection existe, et pas qu'en France,
01:51en Suède, en Grande-Bretagne ou encore en Allemagne.
01:54L'équivalent de Parcoursup écrit le Figaro,
01:57les règles y sont peut-être un petit peu plus lisibles,
02:01mais dans le fond, le principe est le même.
02:03Les lycéens classent leur vœu par ordre de préférence.
02:07La différence, c'est qu'en parallèle, sur les filières les moins tendues,
02:11les étudiants peuvent postuler directement auprès des universités
02:15sans passer par la plateforme.
02:17C'est le cas, par exemple, Outre-Rhin.
02:19Bref, nous sommes en plein dans le tabou français de la sélection,
02:23comme le titre le journal L'Opinion ce matin,
02:26qui rappelle que les mesures annoncées par le gouvernement
02:29vont être financées par quoi ?
02:31Par la dette.
02:31Donc, par ceux qui font grève ou qui manifestent depuis des semaines maintenant,
02:36oui, ils vont payer l'addition.
02:38Ça s'appelle le double effet qui se coule.
02:40À qui profite la crise ?
02:42C'est le titre de la Dépêche du Midi.
02:43Le journal d'Occitanie qui publie un sondage au Doxa en une très intéressant.
02:48Le résultat est sans appel.
02:50Après les violences, Le Pen et Mélenchon continuent de tirer leur épingle du jeu.
02:5574% des Français interrogés estiment que la candidate du RN
02:59est la grande bénéficiaire de la situation.
03:01Elle gagne 3 points avec 38% d'intention de vote au premier tour,
03:0617% pour le leader insoumis.
03:08Mais la grande leçon de ce sondage,
03:10c'est l'effondrement du bloc central,
03:13entraîné par un certain Emmanuel Macron.
03:1683% d'opinions négatives,
03:19du jamais vu en 10 ans de pouvoir.
03:22Résultat,
03:23Edouard Philippe et Gabriel Attal,
03:24les héritiers du président,
03:26perdent 3 à 4 points dans ce sondage
03:28et se retrouvent en mauvaise posture,
03:30pas qualifiés à ce stade pour le second tour,
03:33loin de là.
03:33Christophe, la crise,
03:35où, quand, le pire est peut-être à venir.
03:37Oui, les pages éco du Figaro qui alertent ce matin
03:40sur notre consommation et sur le coup de massue
03:42qui nous attend du côté des étiquettes nouvelles
03:44épines dans le pied du gouvernement.
03:46Les prix vont flamber à la caisse dès le début de l'année 2027.
03:50Un coup de bambou dû aux conséquences
03:52du renchérissement des prix du pétrole,
03:55de la guerre en Iran,
03:56de la guerre en Ukraine,
03:57les négociations entre industriels
03:59qui veulent récupérer leur bille,
04:00des hausses de coûts de 10% en moyenne
04:02qu'ils n'ont pas encore répercutés.
04:04Et les distributeurs qui appuient sur le frein,
04:07tout cela s'annonce extrêmement tendu.
04:09L'exécutif réunit tout ce petit monde lundi prochain.
04:12L'inquiétude est là,
04:13car la grande peur,
04:14c'est le ralentissement de la consommation.
04:16Quelques semaines seulement,
04:18avant Noël,
04:19évidemment,
04:19ça ne serait pas un très beau cadeau.
04:21Dans votre revue de presse également ce matin,
04:23Christophe,
04:23l'ancien président de la République,
04:25François Hollande,
04:26se confie dans le Figaro.
04:27Oui,
04:28alors,
04:28pas encore candidat pour 2027,
04:30mais ça pourrait venir.
04:31François Hollande laisse planer le doute,
04:33réponse en décembre.
04:35En attendant,
04:35dans le Figaro,
04:36face à l'ami Vincent Trémolet de Villers,
04:38également éditorialiste ici sur Europe 1,
04:41l'ex-président raconte son père,
04:43qui disait souvent,
04:44je cite,
04:45que le monde allait à sa perte
04:47et que la France allait décliner.
04:49De là à dire,
04:50qu'il avait une vision que son fils
04:52n'a peut-être pas eu lorsqu'il était au pouvoir,
04:54il n'y a qu'un pas,
04:55que je franchis d'ailleurs ce matin.
04:57Au-delà de ça,
04:58on apprend dans cette interview,
04:59dans cette interview,
05:00que François Hollande était un enfant sage,
05:03que son père était au RL à Rouen,
05:05que ce dernier adorait déménager
05:07et que la décision de venir un jour,
05:09habiter à Paris,
05:10a sans doute changé sa vie.
05:12Le soir de son élection,
05:13François Hollande dit à son père,
05:15quelques minutes seulement avant 20h,
05:17je vais être élu.
05:19Réponse,
05:20je te plains,
05:21décidément,
05:21cet homme-là avait la tête sur les épaules.
05:23Dans son vieux,
05:24par-dessus râpé,
05:26il s'en allait l'hiver, l'été,
05:29dans le petit matin frileux,
05:31un visionnaire,
05:31le père de François Hollande,
05:33magnifique,
05:34mon cher Christophe Bordet.
05:35Mais c'est à lire,
05:36rappelez-nous,
05:37c'est pas sympa quand même,
05:38dans le Figaro,
05:39dans le Figaro ce matin.
05:40Pas très agréable de dire à son fils,
05:42je te plains,
05:43mais vous,
05:44vous êtes pro-Hollande en même temps,
05:45donc...
05:46C'est sûr,
05:48tout le monde le sait,
05:49dès qu'il croise Hollande,
05:50il revient et il dit,
05:50c'est formidable,
05:51Hollande est formidable.
05:52Je suis pas sûr que François Hollande
05:54pense ce que vous dites,
05:55mais ce que je reconnais
05:57à François Hollande,
05:58c'est un certain niveau.
06:00Ah oui, ça c'est sûr que...
06:01Culturel, intellectuel...
06:02On peut tant s'indégringoler, oui.
06:04Non mais,
06:04on peut considérer cela.
06:06Voilà.
06:07Et on peut également
06:09lui prêter
06:11une dimension d'homme d'État.
06:13Absolument.
06:13Voilà.
06:14Je suis d'accord avec vous.
06:15que tout le monde n'a pas,
06:16c'est pas un incendiaire.
06:17Donc,
06:19c'est ça que je dis.
06:21On est d'accord.
06:22Et c'était une époque
06:22où effectivement,
06:24le dialogue était possible
06:25entre une sociale démocratie,
06:27alors moi je suis pas du tout d'accord
06:28sur les impôts qu'il a mis en place,
06:30je me disais quand même
06:31que sur les entreprises,
06:33il avait quand même ouvert
06:34un petit peu
06:35ou changé son spectre,
06:36ce qui fait d'ailleurs
06:37que les frondeurs
06:38étaient très...
06:39En fin de chômage,
06:40je n'avais c'est qu'en fin de quinquennat.
06:42Bon.
06:42Ça a été dur.
06:43Parce qu'Alpro est très en forme déjà.
06:45Non, non, mais...
06:48L'honnêteté intellectuelle,
06:49ça peut exister.
06:50Je sais que ce n'est pas
06:51un sentiment qui vous anime toujours.
06:52Attention à ce que vous dites.
06:53Mais bon.
06:54Et Mbappé,
06:55vous en pensez quoi ?
06:56Oh !
06:57Écoutez,
06:57non mais...
06:58Non mais,
06:59ce qui est un peu...
06:59Comment dire ?
07:00Ce qui est un peu triste,
07:01c'est qu'il n'est pas
07:02le ballon d'or
07:03évidemment cette année.
07:04Après,
07:05je ne suis pas toujours d'accord
07:05avec Mbappé
07:06ces derniers temps
07:06sur d'autres sujets.
07:07Ça c'est autant
07:08mais là on parle du footballeur.
07:09Oui, oui,
07:10bon ben voilà.
07:11C'est pas grave.
07:11Il est deuxième,
07:12c'est pas grave.
07:14C'était votre revue de presse,
07:16Christophe Bordet.
07:16On retrouve Olivier Delagarde
07:17qui revient à la même heure.
07:19Mais dès demain,
07:20dès demain et en pleine forme.
07:21Après un long week-end
07:21dans le Beaujolais.
07:22Il y en a qui ne s'embêtent pas.
07:23À la vie privée avec vous,
07:25c'est parfait.
07:26Donc les conversations
07:27qu'on a off,
07:29vous les rapportez,
07:30ce que fait Delagarde.
07:31Vous voulez que je parle de vous ?
07:32Allez-y.
07:358h52 sur Europe 1,
07:36vous l'aurez compris,
07:37Charles de 10h,
07:37Pascal Praud nous a rejoint.
07:38Bonjour Pascal.
07:39Alors bon,
07:39on va parler de l'actualité évidemment
07:41et vous la connaissez.
07:42Inutile de revenir
07:43sur les réseaux sociaux.
07:44Mais c'est vrai qu'Mbappé,
07:45c'est intéressant
07:45parce que le ballon d'or,
07:48je connais un peu ça,
07:49les critères du ballon d'or
07:51ne sont pas toujours compris
07:53par le grand public.
07:54En 2006, par exemple,
07:55le ballon d'or
07:56avait été donné à Cannavaro
07:58qui n'était peut-être pas
07:59le meilleur joueur
08:00de la planète football.
08:01Et là,
08:02il y a un critère très important,
08:04c'est les titres.
08:05Et Mbappé n'a pas eu de titre
08:06cette année,
08:07ni avec le Real Madrid,
08:08ni avec l'équipe de France.
08:10C'est sans doute
08:10ce qui a fait la différence
08:11puisque Kane est champion d'Allemagne,
08:14coupe d'Allemagne
08:15et il a deux ou trois titres.
08:17Donc c'est tout.
08:17Il a la super coupe d'Allemagne,
08:18la coupe d'Allemagne
08:18et la Bundesliga.
08:19Donc ça, ça compte.
08:21Ce sont les critères.
08:23C'est inscrit dans le marbre
08:25du ballon d'or.
08:27Donc...
08:27Et puis il n'y a pas que...
08:28Enfin,
08:29il y a quand même
08:29autour d'Mbappé en ce moment
08:30un peu un nuage,
08:31il y a une perturbation
08:32autour de sa tête
08:33parce que là,
08:34il vient de perdre quand même
08:34ses sponsoring chinois
08:35qui lui rapportaient énormément d'argent.
08:37Ce n'est pas bon pour lui.
08:38Et ce qui se passe en Chine pour lui,
08:39parce qu'il a blagué sur Mao,
08:42il a fait une vidéo
08:43où il déclare que Mao est un dictateur.
08:45Les Chinois n'ont pas du tout aimé,
08:46il a perdu tous ses sponsoring chinois.
08:47Il perd ses contrats publicitaires.
08:48C'est vrai qu'en même temps,
08:51Mao était un dictateur,
08:52si vous permettez.
08:53Oui, mais est-ce que c'est Mbappé
08:55d'en faire une vidéo sur Instagram ?
08:57Non, mais c'est le sujet
09:00qu'il y a régulièrement
09:01sur la prise de parole
09:03d'un artiste,
09:04d'un footballeur, etc.
09:06C'est vrai que...
09:07Harry Kane n'est plus discret, quoi.
09:09Oui, alors,
09:10c'est ceux qui restent dans leur couloir.
09:13Il y a une forme
09:14d'humilité chez certains
09:16et moins chez d'autres.
09:17Et il y a chez Mbappé,
09:20effectivement,
09:21quelque chose qui peut déplaire,
09:23une forme d'arrogance
09:24de temps en temps,
09:25en tout cas,
09:25qui est perçue comme ça.
09:26Bon,
09:27son talent est immense.
09:29c'est sans doute
09:30un des meilleurs attaquants,
09:31sinon le meilleur attaquant
09:34français de...
09:34De l'histoire ?
09:35Un des meilleurs.
09:36En tout cas,
09:37je pense que Benzema
09:38était très très fort.
09:40Benzema,
09:40jusqu'à présent,
09:41était sans doute
09:42le meilleur attaquant
09:42de l'histoire du foot français.
09:44Voilà,
09:44Karim Benzema.
09:45Après,
09:45vous avez des gens
09:46comme Platini,
09:47qui était un joueur exceptionnel
09:49dans la lignée de Creuil,
09:50de meneur de jeu.
09:53Et Mbappé,
09:54ce qui est frappant
09:55avec Mbappé,
09:55c'est qu'il a des...
09:58Alors qu'il ne devrait pas,
09:59vu son immense talent,
10:00il devrait rallier tout le monde.
10:01Bien.
10:02Il a des personnes
10:04qui...
10:05Des contradicteurs,
10:06on va dire ça.
10:06Pascal Praud,
10:07on vous retrouve
10:08dans quelques minutes maintenant,
10:09lors des fous,
10:10juste après les infos de 9 heures.
10:11de faire téléfoot.
10:12Mais juste,
10:13mais ça fait plaisir.
10:14Ça fait plaisir.
10:14De revenir aux origines.
10:15On buvez vos paroles,
10:16Pascal.
10:17Tout à l'heure,
10:17on rappelle le numéro.
10:18Tiens,
10:18Anissa Dady,
10:19pour joindre Pascal Praud.
10:200 à 80,
10:2120,
10:2139 à 21,
10:2216h,
10:2218h,
10:23l'heure des pros
10:23dans un instant sur CNews.
10:24Et ce soir,
10:25David Lissnard,
10:25invité de Laurence Ferrari,
10:27dès 21h,
10:28sur Europe 1 et CNews
10:29en co-diffusion.
10:30Allez,
10:30quant à nous,
10:30Anissa,
10:30on se retrouve demain matin,
10:327h,
10:32Europe 1 matin.
10:33Et très bonne journée à tous,
10:34chers auditeurs,
10:34dans un instant,
10:35l'on pleure des pros.
10:35A tout.

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