00:00En vue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence par un nouveau sondage.
00:04Oui, alors moins éloquent que celui que vient d'évoquer Pascal, mais je vais vous redire ce que je vous
00:08dis à chaque fois.
00:09C'est pas que l'on prenne pour argent comptant ces chiffres, mais compte tenu du trop plein de candidats,
00:13ces sondages politiques sont et seront des éléments qui feront sans doute renoncer un certain nombre de prétendants, d'où
00:19leur intérêt.
00:20Donc, sondage Opinion Web pour les échos ce matin.
00:23Premier enseignement, Marine Le Pen conforte son cavalier seul en tête, crédité de 35 à 37% des voix au
00:30premier tour.
00:31Commentaire du journal, l'affaire Bardella glisse sur les électeurs RN comme l'eau sur les plumes d'un canard.
00:37Deuxième enseignement, l'effet Glucksmann.
00:40Il prend 5 points, entre 15 et 16% des suffrages, pourrait même dans certaines configurations atteindre le second tour.
00:47Parce que, et c'est le troisième enseignement, il n'y a pas d'effet Mélenchon.
00:51On aurait pu penser que le mouvement lycéen allait doper sa candidature, il n'en est rien.
00:55L'insoumis reste à 15% à égalité d'ailleurs avec Edouard Philippe qui lui baisse.
01:00Et où en est la droite ?
01:01Alors, dans ce sondage des échos, Bruno Retailleau est donné à 8-9%.
01:05Mais le sondage le plus intéressant de la semaine, c'est celui d'IFOP fiducial pour LCI,
01:09où était testé également David Lysnard, et où pour la première fois, le maire de Cannes est donné devant le
01:16président des LR.
01:17Alors, comment se sortir de ce dilemme pour l'électeur de droite ?
01:20Eh bien, pour Guillaume Tabard, il faut absolument une union de ces deux candidats.
01:24D'autant, explique le chroniqueur du Figaro, qu'ils ne se cannibalisent pas, mais se complètent.
01:30Retailleau est plus identifié sur le périmètre régalien.
01:33Lysnard, dans le champ économique, ils peuvent incarner une synthèse identitaire et libérale, écrit-il.
01:38À eux deux, ils élargiraient l'espace électoral de la droite classique,
01:41au détriment d'Edouard Philippe et de Marine Le Pen.
01:44La suite au prochain sondage.
01:46Dans la presse également ce matin, Olivier, ces chiffres des naturalisations en forte hausse.
01:50C'est le Figaro qui s'est procuré les résultats d'une étude
01:53co-signée par la Fondapol et l'Observatoire de l'Immigration et de la Démocratie.
01:58Étude, on ne peut plus sérieuse, puisqu'elle se fonde sur des données de l'INSEE,
02:01du ministère de l'Intérieur et d'Eurostat.
02:03Et que l'administration française se garde bien de mettre en avant, souligne Jean-Marc Leclerc,
02:08sans doute parce qu'il confirme que la France organise elle-même une immigration massive.
02:13Depuis l'an 2000, 3 millions de personnes nées étrangères ont acquis la nationalité française.
02:19C'est le double que durant les 25 années précédentes.
02:23La présence étrangère en situation régulière sur les territoires au 31 décembre dernier
02:27avoisinait les 4,5 millions de personnes en hausse de 3,2%.
02:32Enfin, qui sont les bénéficiaires de la main largement tendue par le pays des droits de l'homme ?
02:38Réponse du Figaro, 3 pays à eux seuls comptent pour un tiers de toutes les naturalisations.
02:43Maroc, Algérie, Tunisie.
02:45Et on termine ce matin par une question.
02:47Et une question que se posent de nombreuses personnes de gauche et qui fait sourire les autres.
02:52Comment peut-on être de droite ?
02:55Et bien c'est à cette question, entre autres, que s'attaque une nouvelle revue en kiosque civilisation.
03:01C'est son titre et elle va ravir tous ceux qui se sentaient un peu orphelins de la disparition de
03:05commentaires.
03:07Trimestriel libéral et conservateur comme le présente Laetitia Stroche-Bonnard qui le dirige.
03:11Et à l'occasion de ce numéro 1, l'interview Alain Finkielkraut qui revient justement à notre question.
03:18La gauche a tendance à être immodeste parce qu'elle défend les opprimés.
03:22Et de ce fait, elle fait nécessairement face au camp des oppresseurs.
03:26Explique l'académicien.
03:27Être de gauche et choisir une cause parfaite pour s'utile.
03:30D'ailleurs, quand j'étais jeune, j'étais très spontanément de gauche.
03:33Je ne comprenais pas que l'on puisse se dire de droite.
03:36Comment pouvait-on choisir le camp des salauds ?
03:39J'ai peu à peu changé, mais on voit que cette idée reste très forte.
03:42Pour beaucoup, la gauche demeure le parti du bien.
03:46Ainsi soit-il.
03:53Renaud, pour clore votre rue de presse, Olivier Delagarde, merci beaucoup.
03:578h52 sur Europe.