00:00Est-ce qu'il a reconnu lui-même, personnellement, la défaillance et est-ce que c'est sa responsabilité du
00:0517 octobre ?
00:06On l'a entendu pointer de nouveau la sous-anticipation, donc les renseignements,
00:12mais est-ce que lui-même a admis une responsabilité dans cette faillite, dans ce chaos ?
00:18Non, je pense que d'abord, c'est assez rare pour être souligné,
00:21le chef de l'État a reconnu qu'il y avait une défaillance majeure du dispositif de sécurité le 17
00:28octobre.
00:30Je ne pense pas que ce soit de la responsabilité du président de la République de dire
00:33qu'il faut mettre tant de policiers à tel endroit, tant de policiers à tel endroit.
00:36Je veux bien qu'on lui fasse porter un chapeau plus grand que le sien, mais je crois qu'il
00:40faut des limites.
00:41Et je pense que la Ve République et que l'ordre républicain, certes, doit rester à l'État,
00:48mais qu'il ne faut pas non plus tomber dans la caricature ou dans le populisme
00:52et d'essayer de faire croire aux Français qu'il appartient au chef de l'État
00:55de déployer lui-même les forces de l'ordre sur le territoire national, métropolitain ou ultramarin.
01:01Ça n'aurait aucun sens, Sonia Mabrouk.
01:03Néanmoins, il a dit à Marseille ce matin, pour la première fois,
01:06que le 17 octobre avait été, il ne l'a pas dit dans ses termes,
01:10mais avait été un fiasco.
01:11Et moi, je considère que le 17 a été un fiasco.
01:14Je préfère bien évidemment avoir vu des forces en nombre suffisant
01:19avec des manifestations pacifistes le 24 que ce que j'ai vu le 17.
01:24C'était, et on en a parlé tous les deux sur votre plateau,
01:27intenable, insoutenable.