00:00— Sur cette réunion, on a eu des annonces très très claires de la part du Premier ministre, du ministre
00:07de l'Éducation nationale et du ministre de l'Enseignement supérieur, qu'on va pouvoir vous détailler.
00:12— Bon alors, on peut se répartir les sujets. Sur la question de Parcoursup, qui est une des revendications les
00:20plus importantes que les lycéennes et les lycéens ont portées,
00:26on a un certain nombre de choses qui ont été annoncées. Globalement, ce qu'on a, c'est un travail
00:32qui va être fait en deux temps.
00:33Et ça, il faut le dire, c'est-à-dire qu'on va avoir des mesures qui seront faites pour
00:36la rentrée 2027, pour la session 2027 de Parcoursup, pardonnez-moi.
00:40Ces mesures, c'est plus de clarté, plus de lisibilité, plus de transparence, une lettre de motivation qui va être...
00:48En gros, les formations qui demandent des lettres de motivation devront motiver leur choix de demander cette lettre de motivation.
00:55Une publicité des algorithmes locaux. Et globalement, tout ça a trait, finalement, à des mesures, qu'on pourrait dire, esthétiques
01:07de lisibilité de la plateforme.
01:10Et c'est à la rentrée 2020... À la session 2028, encore une fois, que nous aurons plus d'avancées.
01:18Et notamment, mercredi, se tiendra un débat à l'Assemblée nationale autour de la question de Parcoursup.
01:23Et ce débat-là permettra de dégager des pistes de travail pour un changement en profondeur du système en vue
01:34de la session 2028.
01:34Sur Parcoursup, on s'en félicite. C'est déjà une première avancée.
01:37Maintenant, il y a nécessité plus tard de refondre plus en profondeur la plateforme après la session 2027 et la
01:42session 2028.
01:43Louis l'a dit, il y a un débat qui sera à l'Assemblée nationale qui doit avoir lieu aux
01:47alentours de 17h menée par le Premier ministre
01:49pour recueillir les avis des groupes politiques sur la question de Parcoursup.
01:53Je pense qu'on peut aisément envoyer un message à l'ensemble des partis politiques aujourd'hui
01:56et à les amener sur la responsabilité de ce qu'ils vont pouvoir prendre comme position sur la question de
02:00Parcoursup.
02:01On a besoin aussi d'avoir des relais politiques sur nos demandes.
02:04On a eu un premier pas de la part du Premier ministre et des relais institutionnels.
02:08Il y a nécessité aujourd'hui d'avoir une responsabilité de leur part sur la question de Parcoursup.
02:12On a aussi le sujet, j'y pense, qui est important, des Outre-mer vis-à-vis de la sectorisation.
02:18Aujourd'hui, un lycéen d'Outre-mer ne peut pas aller dans une fac qui est présente en métropole vis
02:26-à-vis de la sectorisation.
02:27Typiquement, si on a une licence de droit en Outre-mer, on est prioritaire dans cette licence de droit
02:31et non prioritaire dans la licence de droit qui sera à Paris.
02:35C'est pour ça que l'idée, c'est de pouvoir la faire, faire évoluer cette sectorisation à terme pour
02:41les lycéens d'Outre-mer.
02:42Et à Horizon 2028, il y a la question qui se pose de la suppression du lycée d'origine et
02:46donc de la place du contrôle continu.
02:48Et on a évoqué la possibilité, notamment, c'est des échanges qu'on va mener à partir de décembre, janvier,
02:54de supprimer complètement le contrôle continu en classe de première.
02:58On a différentes annonces, on va faire le coup.
03:00Maintenant, pour compléter sur Parcoursup, il va aussi y avoir une question sur l'enseignement scientifique,
03:06à savoir de si on y enlève pour justement alléger les emplois du temps.
03:09Il y a aussi eu d'autres thématiques, comme par exemple le bâti scolaire.
03:12Donc il y aura 4 milliards d'euros pour les régions qui vont devoir répartir entre l'extra.
03:16Par le biais d'un prêt fait à la Caisse des dépôts sur un taux préférentiel,
03:21prêt dont les régions, mais en réalité toutes les collectivités locales pourront se saisir
03:25pour travailler sur le bâti scolaire.
03:30Et donc là-dessus, tout ça mobilise un certain nombre d'acteurs.
03:34Et c'est pourquoi le Premier ministre a décidé de réunir, soit mercredi, soit jeudi,
03:40les acteurs régionaux avec des lycéennes et des lycéens,
03:45nous, oui, enfin des représentants lycéens,
03:50également des ministres, que sont notamment le ministre de l'Éducation nationale
03:53et de l'Enseignement supérieur, afin qu'on ait un travail autour de ça.
03:56Toujours sur le bâti scolaire, c'est 1 milliard d'euros qui seront répartis
04:00pour rénover les universités sur un plan pluriannuel à venir.
04:05Il y a également des annonces concernant le nombre d'élèves par classe en seconde.
04:10C'est-à-dire que le ministre de l'Éducation nationale nous garantit à la rentrée 2027
04:1528 élèves par classe maximum dans 50% des classes de seconde
04:20dans la moitié des établissements les plus défavorisés.
04:24Et ça se ferait sur deux ans, du coup à l'horizon de la rentrée 2028,
04:29toutes les classes de seconde qui ne comporteraient que 28 élèves.
04:33Pour ajouter à ça justement, on va aussi avoir 500 postes supplémentaires
04:36pour la rentrée de 2027 concernant les enseignants.
04:40Sachant que les postes sur l'enseignement secondaire ne seraient pas supprimés.
04:45Il y a 836 postes, il me semble, autour des 836 postes
04:49qui sont dans les suppressions de postes prévues par le budget.
04:52Pour l'enseignement secondaire, ces suppressions sont annulées.
04:55Par un amendement, il faut que ça passe.
04:57Il y a aussi 15 000 places qui vont être ouvertes dans le supérieur.
05:00C'est un chiffre qui va être en discussion, mais on a déjà obtenu ce premier chiffre de 15 000.
05:03On l'a demandé tout à l'heure et donc on s'en félicite, 10 000 places qui vont être
05:06ouvertes pour les BTS.
05:094 000 dans les IUT, donc directement dans les universités.
05:13Et plus ou moins 1 000 pour les filières de santé, comme typiquement les places en IFSI.
05:18Ensuite, sur le sujet de la démocratie scolaire, en tout cas Renouveau-Lyssen est ravie de ce sujet-là,
05:22on va avoir une refonte avec des textes qui vont être publiés,
05:25avec des textes qui reprennent toutes les demandes qu'on avait faites,
05:28des textes qui vont être publiés sous 15 jours.
05:29Donc c'est plutôt un très bon point.
05:32Et sur les sujets, le sujet notamment qui est très important du temps scolaire,
05:35on va pouvoir discuter avec les organisations syndicales de professeurs, de salariés,
05:40pour pouvoir échanger avec eux sur la façon dont on va pouvoir mener ces échanges.
05:46Et l'idée, ce serait de pouvoir publier un texte en février avec les adhousses.
05:50Au titre de l'organisation, les lycéens.
05:54Parce que nos positions doivent s'être claires.
05:56Nous, ce que nous disons, c'est que sur la question de Parcoursup,
05:59on ne va pas, a priori, vers une abrogation, une abrogation que nous appelions de nos voeux.
06:04De la même façon, sur la question des places dans le supérieur,
06:07on a 15 000 places, c'est pas rien.
06:0915 000 places notamment en BTS, notamment en IUT,
06:12c'est-à-dire pour les filières professionnelles où il y a de grandes tensions.
06:16Mais sur la question des places en université, on n'a pas d'avancée là-dessus.
06:21Et nous, ce qu'on demande, c'est qu'on ouvre des places dans les universités
06:25pour que chaque lycéen puisse choisir la filière où il va se rendre.
06:32Et de la même façon, on n'a pas de réformes structurelles autour de Parcoursup,
06:37dans le sens où on ne change pas la structure de Parcoursup.
06:39C'est toujours les formations qui sont à l'origine du choix qui est fait pour les élèves.
06:47Et contrairement à d'autres plateformes, c'est pas une plateforme qui est faite pour les élèves,
06:50c'est une plateforme qui est faite pour les formations.
06:53Et c'est ce paradigme-là qu'il nous faut inverser.
06:55De façon plus globale, je crois qu'aujourd'hui, aux lycéennes et aux lycéens,
06:59nous pouvons dire que nous avons eu quelque chose.
07:03Nous avons eu quelque chose, déjà on a la peur du gouvernement.
07:05Nous nous sommes mobilisés depuis maintenant trois semaines, plus d'un mois,
07:11pour défendre les revendications des lycéennes et des lycéens.
07:14Et à ces lycéennes, à ces lycéens, je veux leur dire qu'ils peuvent être fiers d'eux,
07:18fiers d'elles, car le gouvernement a peur.
07:21Le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qu'il se passait.
07:27Et cette peur-là, elle va nous permettre, à nous, représentants lycéens,
07:32et plus globalement à tous ceux qui portent les revendications lycéennes et des lycéens,
07:37de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses
07:41pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens.
07:43Je pense que même plus globalement, on pourrait dire aujourd'hui
07:45qu'on peut tous se féliciter de ces annonces dans un premier temps.
07:48C'est des annonces très concrètes.
07:49On a vu qu'il y avait une méthode qui avait fonctionné, et c'est celle du dialogue.
07:52Une méthode du dialogue, d'avoir travaillé, je pense par exemple à la concertation sur Parcoursup,
07:56où on va avoir des annonces très concrètes qui vont pouvoir être effectives
07:58pour les lycéens qui sont en terminale, qui vont pouvoir être impactés directement par ces annonces.
08:03On peut se féliciter de tout ça.
08:05La méthode du dialogue a gagné aujourd'hui.
08:07Maintenant, ce qu'il faut continuer, et c'est pour ça qu'on appelle les lycéens
08:09à poursuivre la mobilisation, notamment samedi, à poursuivre à porter des revendications.
08:14Nous, ce que l'on attend, et c'est en bonne voie, on ne va pas vous mentir,
08:16on est tous arrivés à ce rendez-vous en étant un petit peu dégoûtés des échos
08:20qu'on avait pu en entendre après la rencontre entre le Premier ministre
08:24et les « influenceurs », les créateurs de contenus.
08:27On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens.
08:30Maintenant, ce que l'on veut, c'est avoir certaines évolutions sur certaines annonces.
08:35On pense au nombre de places dans le supérieur et par exemple dans les filières
08:38où il y a des débouchés professionnels existants.
08:40On se félicite de tout ça.
08:41Désormais, il faut continuer la mobilisation.
08:43Et ce que l'on attend du plus profond de nous, c'est d'avoir des retours très concrets du
08:47terrain.
08:47C'est ce qui nous fera le plus réfléchir et nous concerter sur la poursuite ou non de la mobilisation.
08:53Mais aujourd'hui, félicitons-nous de ce que nous avons fait.
08:57Nous avons réussi à répondre à une partie des revendications des lycéens.
08:59Je suis sur le terme « une partie ».
09:01On a nécessité de continuer et on est en bonne voie pour réussir.
09:04Mais tu l'as dit, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.
09:09Tout n'est pas encore satisfait et nous irons au bout.
09:12Nous satisferons les revendications des lycéennes et des lycéens.
09:17Et nous appelons à la mobilisation le 5 novembre et le 31 octobre.
09:22Et plus globalement, il faut le redire, bravo aux lycéennes et aux lycéens qui se sont mobilisés
09:26et qui ont obtenu au moins quelque chose.
09:28C'est la peur du gouvernement.
09:29C'est un gouvernement qui, clairement, sent qu'il doit faire quelque chose.
09:34Il doit répondre à nos revendications.
09:37Parce que les lycéennes et les lycéens, finalement, sont capables de faire bouger le gouvernement.
09:42Et en tout cas, de porter, de défendre leurs droits, notamment en exerçant le blocage.
09:46Concrètement, qu'est-ce qui vous manque pour lever, justement, cette mobilisation ?
09:50D'avoir des résultats concrets du terrain.
09:51On a besoin d'avoir des résultats très concrets, d'avoir des travaux qui débutent sur la question du bâti
09:58scolaire.
09:58On a besoin d'avoir et on attend de voir les nouveaux profs qui vont arriver devant.
10:02Parce qu'il y a des profs devant nous.
10:04On attend de voir des évolutions sur la question du bâti scolaire, sur la question des temps scolaires.
10:08On attend de voir des retours du terrain.
10:09Et tant qu'on n'a pas des annonces et des retours très concrets de ces annonces...
10:14En l'instant, c'est des promesses, en fait.
10:15En global, c'est une trajectoire qui est prononcée maintenant.
10:18La trajectoire, maintenant, il faut qu'elle aboutisse à quelque chose de concret.
10:20On va travailler avec tous les ministres, avec tous les conseillers,
10:24pour pouvoir aboutir à quelque chose qui va pouvoir nous permettre de lever ces mobilisations
10:28et permettre de changer la vie de l'éducation pour tous les lycéens en France,
10:32tous les lycéens et lycéennes en France.
10:33Et maintenant, on attend que cette trajectoire soit respectée par tout le monde
10:36et qu'on puisse avancer rapidement et concrètement.
10:38Est-ce que vous avez dit au Premier ministre que vous alliez, de toute façon,
10:41malgré les annonces d'aujourd'hui, continuer votre mobilisation ?
10:45Le gouvernement en est conscient.
10:47Le gouvernement sait que tant que les lycéens qui sont sur le terrain depuis des mois
10:50n'auront pas directement un retour, entre guillemets, sur engagement,
10:54nous allons continuer, nous allons poursuivre la mobilisation,
10:56tant qu'encore une fois, nous n'avons pas des retours très concrets du terrain.
10:59Sur les choses évolues, nous avons eu des réponses à nos revendications.
11:03En fait, on ne veut pas de concessions, on veut que tout soit pris en compte
11:07et que tout soit amélioré.
11:08Et pardonnez-moi, c'est les organisations lycéennes qui maintenant s'expriment.
11:12Il n'y avait pas que des organisations lycéennes à ce rendez-vous.
11:15Il y avait également des élus du CNVL, des CAVL,
11:17des représentants également des lycéens de banlieue.
11:20Et je crois que ce serait intéressant que vous leur parliez.
11:24Désolée, j'avais quelque chose à rajouter, dis-toi à un moment.
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