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  • il y a 19 minutes
Après un nouveau week-end de manifestations, qui s'est cette fois déroulé globalement dans le calme, le gouvernement espère reprendre la main sur le mouvement social. Le Premier ministre reçoit les organisations lycéennes puis étudiantes avant des annonces en fin d'après-midi.

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00:00— Sur cette réunion, on a eu des annonces très très claires de la part du Premier ministre, du ministre
00:07de l'Éducation nationale et du ministre de l'Enseignement supérieur, qu'on va pouvoir vous détailler.
00:12— Bon alors, on peut se répartir les sujets. Sur la question de Parcoursup, qui est une des revendications les
00:20plus importantes que les lycéennes et les lycéens ont portées,
00:26on a un certain nombre de choses qui ont été annoncées. Globalement, ce qu'on a, c'est un travail
00:32qui va être fait en deux temps.
00:33Et ça, il faut le dire, c'est-à-dire qu'on va avoir des mesures qui seront faites pour
00:36la rentrée 2027, pour la session 2027 de Parcoursup, pardonnez-moi.
00:40Ces mesures, c'est plus de clarté, plus de lisibilité, plus de transparence, une lettre de motivation qui va être...
00:48En gros, les formations qui demandent des lettres de motivation devront motiver leur choix de demander cette lettre de motivation.
00:55Une publicité des algorithmes locaux. Et globalement, tout ça a trait, finalement, à des mesures, qu'on pourrait dire, esthétiques
01:07de lisibilité de la plateforme.
01:10Et c'est à la rentrée 2020... À la session 2028, encore une fois, que nous aurons plus d'avancées.
01:18Et notamment, mercredi, se tiendra un débat à l'Assemblée nationale autour de la question de Parcoursup.
01:23Et ce débat-là permettra de dégager des pistes de travail pour un changement en profondeur du système en vue
01:34de la session 2028.
01:34Sur Parcoursup, on s'en félicite. C'est déjà une première avancée.
01:37Maintenant, il y a nécessité plus tard de refondre plus en profondeur la plateforme après la session 2027 et la
01:42session 2028.
01:43Louis l'a dit, il y a un débat qui sera à l'Assemblée nationale qui doit avoir lieu aux
01:47alentours de 17h menée par le Premier ministre
01:49pour recueillir les avis des groupes politiques sur la question de Parcoursup.
01:53Je pense qu'on peut aisément envoyer un message à l'ensemble des partis politiques aujourd'hui
01:56et à les amener sur la responsabilité de ce qu'ils vont pouvoir prendre comme position sur la question de
02:00Parcoursup.
02:01On a besoin aussi d'avoir des relais politiques sur nos demandes.
02:04On a eu un premier pas de la part du Premier ministre et des relais institutionnels.
02:08Il y a nécessité aujourd'hui d'avoir une responsabilité de leur part sur la question de Parcoursup.
02:12On a aussi le sujet, j'y pense, qui est important, des Outre-mer vis-à-vis de la sectorisation.
02:18Aujourd'hui, un lycéen d'Outre-mer ne peut pas aller dans une fac qui est présente en métropole vis
02:26-à-vis de la sectorisation.
02:27Typiquement, si on a une licence de droit en Outre-mer, on est prioritaire dans cette licence de droit
02:31et non prioritaire dans la licence de droit qui sera à Paris.
02:35C'est pour ça que l'idée, c'est de pouvoir la faire, faire évoluer cette sectorisation à terme pour
02:41les lycéens d'Outre-mer.
02:42Et à Horizon 2028, il y a la question qui se pose de la suppression du lycée d'origine et
02:46donc de la place du contrôle continu.
02:48Et on a évoqué la possibilité, notamment, c'est des échanges qu'on va mener à partir de décembre, janvier,
02:54de supprimer complètement le contrôle continu en classe de première.
02:58On a différentes annonces, on va faire le coup.
03:00Maintenant, pour compléter sur Parcoursup, il va aussi y avoir une question sur l'enseignement scientifique,
03:06à savoir de si on y enlève pour justement alléger les emplois du temps.
03:09Il y a aussi eu d'autres thématiques, comme par exemple le bâti scolaire.
03:12Donc il y aura 4 milliards d'euros pour les régions qui vont devoir répartir entre l'extra.
03:16Par le biais d'un prêt fait à la Caisse des dépôts sur un taux préférentiel,
03:21prêt dont les régions, mais en réalité toutes les collectivités locales pourront se saisir
03:25pour travailler sur le bâti scolaire.
03:30Et donc là-dessus, tout ça mobilise un certain nombre d'acteurs.
03:34Et c'est pourquoi le Premier ministre a décidé de réunir, soit mercredi, soit jeudi,
03:40les acteurs régionaux avec des lycéennes et des lycéens,
03:45nous, oui, enfin des représentants lycéens,
03:50également des ministres, que sont notamment le ministre de l'Éducation nationale
03:53et de l'Enseignement supérieur, afin qu'on ait un travail autour de ça.
03:56Toujours sur le bâti scolaire, c'est 1 milliard d'euros qui seront répartis
04:00pour rénover les universités sur un plan pluriannuel à venir.
04:05Il y a également des annonces concernant le nombre d'élèves par classe en seconde.
04:10C'est-à-dire que le ministre de l'Éducation nationale nous garantit à la rentrée 2027
04:1528 élèves par classe maximum dans 50% des classes de seconde
04:20dans la moitié des établissements les plus défavorisés.
04:24Et ça se ferait sur deux ans, du coup à l'horizon de la rentrée 2028,
04:29toutes les classes de seconde qui ne comporteraient que 28 élèves.
04:33Pour ajouter à ça justement, on va aussi avoir 500 postes supplémentaires
04:36pour la rentrée de 2027 concernant les enseignants.
04:40Sachant que les postes sur l'enseignement secondaire ne seraient pas supprimés.
04:45Il y a 836 postes, il me semble, autour des 836 postes
04:49qui sont dans les suppressions de postes prévues par le budget.
04:52Pour l'enseignement secondaire, ces suppressions sont annulées.
04:55Par un amendement, il faut que ça passe.
04:57Il y a aussi 15 000 places qui vont être ouvertes dans le supérieur.
05:00C'est un chiffre qui va être en discussion, mais on a déjà obtenu ce premier chiffre de 15 000.
05:03On l'a demandé tout à l'heure et donc on s'en félicite, 10 000 places qui vont être
05:06ouvertes pour les BTS.
05:094 000 dans les IUT, donc directement dans les universités.
05:13Et plus ou moins 1 000 pour les filières de santé, comme typiquement les places en IFSI.
05:18Ensuite, sur le sujet de la démocratie scolaire, en tout cas Renouveau-Lyssen est ravie de ce sujet-là,
05:22on va avoir une refonte avec des textes qui vont être publiés,
05:25avec des textes qui reprennent toutes les demandes qu'on avait faites,
05:28des textes qui vont être publiés sous 15 jours.
05:29Donc c'est plutôt un très bon point.
05:32Et sur les sujets, le sujet notamment qui est très important du temps scolaire,
05:35on va pouvoir discuter avec les organisations syndicales de professeurs, de salariés,
05:40pour pouvoir échanger avec eux sur la façon dont on va pouvoir mener ces échanges.
05:46Et l'idée, ce serait de pouvoir publier un texte en février avec les adhousses.
05:50Au titre de l'organisation, les lycéens.
05:54Parce que nos positions doivent s'être claires.
05:56Nous, ce que nous disons, c'est que sur la question de Parcoursup,
05:59on ne va pas, a priori, vers une abrogation, une abrogation que nous appelions de nos voeux.
06:04De la même façon, sur la question des places dans le supérieur,
06:07on a 15 000 places, c'est pas rien.
06:0915 000 places notamment en BTS, notamment en IUT,
06:12c'est-à-dire pour les filières professionnelles où il y a de grandes tensions.
06:16Mais sur la question des places en université, on n'a pas d'avancée là-dessus.
06:21Et nous, ce qu'on demande, c'est qu'on ouvre des places dans les universités
06:25pour que chaque lycéen puisse choisir la filière où il va se rendre.
06:32Et de la même façon, on n'a pas de réformes structurelles autour de Parcoursup,
06:37dans le sens où on ne change pas la structure de Parcoursup.
06:39C'est toujours les formations qui sont à l'origine du choix qui est fait pour les élèves.
06:47Et contrairement à d'autres plateformes, c'est pas une plateforme qui est faite pour les élèves,
06:50c'est une plateforme qui est faite pour les formations.
06:53Et c'est ce paradigme-là qu'il nous faut inverser.
06:55De façon plus globale, je crois qu'aujourd'hui, aux lycéennes et aux lycéens,
06:59nous pouvons dire que nous avons eu quelque chose.
07:03Nous avons eu quelque chose, déjà on a la peur du gouvernement.
07:05Nous nous sommes mobilisés depuis maintenant trois semaines, plus d'un mois,
07:11pour défendre les revendications des lycéennes et des lycéens.
07:14Et à ces lycéennes, à ces lycéens, je veux leur dire qu'ils peuvent être fiers d'eux,
07:18fiers d'elles, car le gouvernement a peur.
07:21Le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qu'il se passait.
07:27Et cette peur-là, elle va nous permettre, à nous, représentants lycéens,
07:32et plus globalement à tous ceux qui portent les revendications lycéennes et des lycéens,
07:37de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses
07:41pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens.
07:43Je pense que même plus globalement, on pourrait dire aujourd'hui
07:45qu'on peut tous se féliciter de ces annonces dans un premier temps.
07:48C'est des annonces très concrètes.
07:49On a vu qu'il y avait une méthode qui avait fonctionné, et c'est celle du dialogue.
07:52Une méthode du dialogue, d'avoir travaillé, je pense par exemple à la concertation sur Parcoursup,
07:56où on va avoir des annonces très concrètes qui vont pouvoir être effectives
07:58pour les lycéens qui sont en terminale, qui vont pouvoir être impactés directement par ces annonces.
08:03On peut se féliciter de tout ça.
08:05La méthode du dialogue a gagné aujourd'hui.
08:07Maintenant, ce qu'il faut continuer, et c'est pour ça qu'on appelle les lycéens
08:09à poursuivre la mobilisation, notamment samedi, à poursuivre à porter des revendications.
08:14Nous, ce que l'on attend, et c'est en bonne voie, on ne va pas vous mentir,
08:16on est tous arrivés à ce rendez-vous en étant un petit peu dégoûtés des échos
08:20qu'on avait pu en entendre après la rencontre entre le Premier ministre
08:24et les « influenceurs », les créateurs de contenus.
08:27On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens.
08:30Maintenant, ce que l'on veut, c'est avoir certaines évolutions sur certaines annonces.
08:35On pense au nombre de places dans le supérieur et par exemple dans les filières
08:38où il y a des débouchés professionnels existants.
08:40On se félicite de tout ça.
08:41Désormais, il faut continuer la mobilisation.
08:43Et ce que l'on attend du plus profond de nous, c'est d'avoir des retours très concrets du
08:47terrain.
08:47C'est ce qui nous fera le plus réfléchir et nous concerter sur la poursuite ou non de la mobilisation.
08:53Mais aujourd'hui, félicitons-nous de ce que nous avons fait.
08:57Nous avons réussi à répondre à une partie des revendications des lycéens.
08:59Je suis sur le terme « une partie ».
09:01On a nécessité de continuer et on est en bonne voie pour réussir.
09:04Mais tu l'as dit, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.
09:09Tout n'est pas encore satisfait et nous irons au bout.
09:12Nous satisferons les revendications des lycéennes et des lycéens.
09:17Et nous appelons à la mobilisation le 5 novembre et le 31 octobre.
09:22Et plus globalement, il faut le redire, bravo aux lycéennes et aux lycéens qui se sont mobilisés
09:26et qui ont obtenu au moins quelque chose.
09:28C'est la peur du gouvernement.
09:29C'est un gouvernement qui, clairement, sent qu'il doit faire quelque chose.
09:34Il doit répondre à nos revendications.
09:37Parce que les lycéennes et les lycéens, finalement, sont capables de faire bouger le gouvernement.
09:42Et en tout cas, de porter, de défendre leurs droits, notamment en exerçant le blocage.
09:46Concrètement, qu'est-ce qui vous manque pour lever, justement, cette mobilisation ?
09:50D'avoir des résultats concrets du terrain.
09:51On a besoin d'avoir des résultats très concrets, d'avoir des travaux qui débutent sur la question du bâti
09:58scolaire.
09:58On a besoin d'avoir et on attend de voir les nouveaux profs qui vont arriver devant.
10:02Parce qu'il y a des profs devant nous.
10:04On attend de voir des évolutions sur la question du bâti scolaire, sur la question des temps scolaires.
10:08On attend de voir des retours du terrain.
10:09Et tant qu'on n'a pas des annonces et des retours très concrets de ces annonces...
10:14En l'instant, c'est des promesses, en fait.
10:15En global, c'est une trajectoire qui est prononcée maintenant.
10:18La trajectoire, maintenant, il faut qu'elle aboutisse à quelque chose de concret.
10:20On va travailler avec tous les ministres, avec tous les conseillers,
10:24pour pouvoir aboutir à quelque chose qui va pouvoir nous permettre de lever ces mobilisations
10:28et permettre de changer la vie de l'éducation pour tous les lycéens en France,
10:32tous les lycéens et lycéennes en France.
10:33Et maintenant, on attend que cette trajectoire soit respectée par tout le monde
10:36et qu'on puisse avancer rapidement et concrètement.
10:38Est-ce que vous avez dit au Premier ministre que vous alliez, de toute façon,
10:41malgré les annonces d'aujourd'hui, continuer votre mobilisation ?
10:45Le gouvernement en est conscient.
10:47Le gouvernement sait que tant que les lycéens qui sont sur le terrain depuis des mois
10:50n'auront pas directement un retour, entre guillemets, sur engagement,
10:54nous allons continuer, nous allons poursuivre la mobilisation,
10:56tant qu'encore une fois, nous n'avons pas des retours très concrets du terrain.
10:59Sur les choses évolues, nous avons eu des réponses à nos revendications.
11:03En fait, on ne veut pas de concessions, on veut que tout soit pris en compte
11:07et que tout soit amélioré.
11:08Et pardonnez-moi, c'est les organisations lycéennes qui maintenant s'expriment.
11:12Il n'y avait pas que des organisations lycéennes à ce rendez-vous.
11:15Il y avait également des élus du CNVL, des CAVL,
11:17des représentants également des lycéens de banlieue.
11:20Et je crois que ce serait intéressant que vous leur parliez.
11:24Désolée, j'avais quelque chose à rajouter, dis-toi à un moment.
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