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  • il y a 3 heures
D'après Alexandre Devecchio, journaliste, le président de la République ne mesure pas le danger de l'extrême gauche et aurait pu anticiper ces vagues de violence lors des manifestations.

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Transcription
00:00Lui-même, c'est le réduit au rang de commentateur.
00:02C'est-à-dire que, généralement, les hommes politiques sont là pour nous dire ce qu'ils vont faire,
00:08quelle est leur vision.
00:10Là, ils commentent comme s'ils n'étaient pas aux manettes.
00:14Donc ça, c'est très étrange.
00:15Et ensuite, on a l'impression qu'on n'habite pas dans le même pays.
00:18Je crois que ce qui s'est passé était relativement prévisible.
00:22Alors certes, c'est vrai, c'est la première fois qu'ils arrivent en début de manif, etc.
00:27Mais enfin, les émeutes de banlieue, en 2023, ils n'avaient pas anticipé non plus.
00:31Vous vous souvenez, vous avez dit, qui pouvait prévoir ça ?
00:33Bah si, moi j'ai grandi dans un pays où les émeutes existaient dès 2005
00:37et où certains ont sonné l'alerte en disant, si on continue comme ça, on va même vers la guerre
00:41civile.
00:42Donc ça montre surtout que le président de la République n'a toujours pas fait le diagnostic sur l'état
00:46du pays.
00:47Il ne mesure pas le danger de l'extrême gauche.
00:49Ce n'est pas le faute de l'avoir dit.
00:51Et quant à la violence des banlieues qui sont en sécession culturelle,
00:56il ne l'a pas mesuré non plus.
00:58Et c'est ça qui est le plus dramatique.
01:00Parce que c'est le chef de l'État, c'est la clé de voûte des institutions.
01:04Et d'avoir quelqu'un d'aussi déconnecté à la tête du pays, c'est quand même très inquiétant.
01:09C'est le chef de l'État, c'est le chef de l'État, c'est le chef de l
01:14'État.
01:14C'est le chef de l'État, c'est le chef de l'État, c'est le chef de l
01:14'État.

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