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  • il y a 11 heures

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00:00Le terrain, Bordeaux, Bordeaux, parce que nos équipes sont sur le terrain également du côté de Bordeaux
00:05et on a besoin de savoir ce qu'il s'est passé puisque Bordeaux, la semaine dernière, avait été le
00:08théâtre de violence, de heurts, de pillages.
00:11Racontez-nous ce qui s'est passé du côté de Bordeaux, nouvelle journée sous tension.
00:16Oui, bonsoir Eliott, bonsoir à tous, effectivement, une manifestation qui déjà, avant de vous parler de ce qu'il s
00:23'est passé, était interdite.
00:25Et c'est vrai qu'en fait, le tribunal administratif qui avait été saisi par l'intersyndical a rendu sa
00:31décision d'interdiction à 14h,
00:34donc en début d'après-midi, alors que plusieurs milliers de manifestants étaient déjà ici à Bordeaux.
00:41Voilà pour le côté cocasse de la situation pour débuter cette manifestation aux alentours de 14 ou 15h.
00:48Alors, la menace ici, et notamment la menace ultra-gauche, a été plutôt très bien contenue par les forces de
00:54l'ordre.
00:55Et il est vrai que la préfecture et madame la préfète Sophie Broca avaient mis les moyens pour cette journée
00:59sous tension ici,
01:01avec un gros dispositif et notamment une unité mobile spécialisée dans les violences urbaines.
01:07Alors, c'est vrai qu'il y a eu quelques heures, et vous le voyez sans doute sur les images
01:11tournées cet après-midi dans cette ville de Bordeaux.
01:14Et c'est vrai que malgré ces quelques tensions, on a quand même vu plusieurs militants cagoulés,
01:21sans doute issus de l'ultra-gauche, dresser des parricades en bois pour se protéger notamment des forces de l
01:28'ordre
01:28et pouvoir envoyer en toute liberté les différents pavés qu'ils trouvaient sur le bord du chemin.
01:34À part ces quelques incidents qui ne sont pas anodins, attention, la menace a été contenue.
01:39Il y a quand même eu, il y a quand même eu, en fin de soirée, c'est toujours ce
01:43que craignent les autorités ici,
01:45c'est les fins de manifestation aux alentours de 20 heures.
01:48Quelques commerces ont été pillés, notamment un, et notamment nous entendrons demain sur Europe 1 dans les journaux,
01:55et bien ce commerçant qui a été pillé, qui tient en centre-ville de Bordeaux une boutique de téléphones portables
02:00reconditionnées,
02:01sa boutique a été pillée, il avait pourtant fait le nécessaire en la barricadant avec des planches de bois mélaminées
02:08et pourtant les casseurs ont réussi à en venir à bout de ces planches de bois
02:14parce qu'ils y sont allés à la hache pour casser cette boutique et s'emparer des tablettes tactiles,
02:21des téléphones portables et de tout ce qui leur passait par la main.
02:25Et ils sont repartis avec un butin estimé, m'a dit le gérant, à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
02:32Évidemment, Elliot, ce qui s'est passé aujourd'hui au niveau des pillages n'a rien à voir,
02:37rien à voir avec ce qui s'est passé la semaine dernière dans cette ville de Bordeaux,
02:40semaine dernière où 80 commerces avaient été vandalisés, une trentaine avaient été pillés,
02:47et là c'est vrai qu'aujourd'hui c'est toujours dommageable pour les commerçants concernés,
02:51mais ils sont beaucoup moins nombreux que la semaine dernière.
02:54Voilà pour ce qu'il s'est passé donc effectivement aujourd'hui à Bordeaux, Elliot,
02:59et c'est vrai qu'en ce moment, à l'heure où l'on se parle, nous sommes sur la
03:02place de la Bourse,
03:03une place très connue par les Bordelais, une place méconnaissable
03:06parce que beaucoup de détritus jongent le sol avec quelques cadavres de poubelles brûlées
03:13et quelques cadavres de bouteilles également dont les manifestants se sont servis
03:19pour les jeter sur les forces de l'ordre.
03:20Et c'est vrai que les forces de l'ordre continuent à veiller ce soir
03:24pour, on va dire, maintenir cette situation, même si le plus dur semble passer, Elliot, ce soir à Bordeaux.
03:31Écoutez, merci pour votre témoignage absolument passionnant
03:34où on a pu comprendre ce qu'il s'était passé à Bordeaux aujourd'hui,
03:38et on pourra entendre donc le témoignage de ce commerçant qui,
03:42malgré la présence policière, malgré sa volonté de se protéger et de se barricader,
03:48a vu son commerce pillé et saccagé aujourd'hui.
03:52On a également compris qu'aujourd'hui, on était dans un format un peu plus classique
03:56de mobilisation à Bordeaux.
03:58Classique ne veut pas dire supportable.
03:59Quand je dis classique, c'est parce que vous avez des éléments radicaux
04:05de la gauche et de l'ultra-gauche qui étaient présents dans les rues de Bordeaux
04:09et qui voulaient venir en confrontation des forces de l'ordre.
04:12On a moins vu les scènes de pillage dans de nombreux magasins
04:18et un état dépassé.
04:20Cette image, elle est très importante, vous voyez, regardez cet individu,
04:23on aurait dû friser l'image, je l'explique pour les auditeurs d'Europe 1.
04:26Vous voyez un individu grimé de noir et qui essayait de casser le sol
04:33qui est jonché de pavés pour utiliser les pavés
04:35et ensuite s'en prendre aux forces de l'ordre.
04:38Un grand merci.
04:38Vous savez que sur CNews, pour des raisons de sécurité,
04:41je ne donne pas le nom ni même le prénom du journaliste
04:45qui nous témoigne du réel et raconte ce qu'il se passe.
04:50Mais vraiment, merci pour le travail que vous avez effectué sur le terrain à Bordeaux
04:54et merci pour votre témoignage.
04:56qui était absolument passionnant.
04:58On est en direct avec Nathan, je crois.
05:01Nathan, c'est un commerçant.
05:02Et je disais, c'est important d'avoir les commerçants soi
05:05plutôt que de donner la parole à certains incendiaires.
05:09Et je pense aux irresponsables politiques.
05:11Bonjour Nathan, merci d'être avec nous.
05:14Bonsoir.
05:15Bonsoir à tous.
05:15Alors Nathan, vous êtes un commerçant
05:17qui avait vu votre commerce absolument saccagé la semaine dernière.
05:23Tout à fait.
05:23Racontez-nous ce que vous aviez vécu la semaine dernière, Nathan.
05:27La semaine dernière, je suis venu samedi soir voir mon magasin.
05:31C'est le seul jour où je ne travaille pas.
05:33Et il a été complètement pillé, cassé, volé.
05:37Une catastrophe.
05:40Lorsque vous voyez aujourd'hui ces images de violence,
05:44mais également des actes de vandalisme,
05:46qu'est-ce que vous vous dites, Nathan, ce soir, une semaine après ?
05:49Ça a fait peur, mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui,
05:52c'est un petit peu plus calme.
05:53Du moins, il y a plus de policiers que la semaine dernière.
05:56Je suis moi-même venu au magasin ce soir pour voir ce qu'il en était.
05:59Et je suis content, rien n'a été cassé.
06:04Et donc, vous vous êtes rendu sur place ce soir ?
06:06Tout à fait.
06:07Je viens de me rendre sur place pour voir s'il y avait quelque chose qui n'est pas le
06:11cas.
06:12Bon.
06:13Et vous avez des collègues commerçants
06:14qui ont également été victimes d'actes de pillage ou de vandalisme ?
06:19Beaucoup de collègues et voisins qui ont été touchés.
06:21Et là, je viens de faire une ronde en trottinette sur le boulevard Voltaire
06:24où je travaille depuis de nombreuses années.
06:26Et tous les magasins n'ont pas été touchés
06:28de ce que j'ai pu voir au moment où je vous parle.
06:31Alors, vous parlez d'un boulevard qui, peut-être, a été épargné
06:35parce que le parcours de la manifestation a changé dans la soirée d'hier.
06:42C'est-à-dire qu'on devait partir...
06:43Vous parlez de boulevard Voltaire, on est dans la capitale.
06:46Moi, je suis boulevard Voltaire, Paris 11e.
06:47Paris 11e, je le dis pour les auditeurs d'Europe 1
06:49ou les téléspectateurs qui ne sont pas des Parisiens avertis
06:52comme pourrait l'être Judith Vintraube.
06:55Donc, le parcours initial, c'était place de la Bastille,
06:59direction place de la Nation.
07:00Et finalement, ça a été changé.
07:02On était vraiment en lisière de la capitale parisienne.
07:06Porte d'Italie jusqu'à porte de Vincennes.
07:10Nathan, qu'est-ce que vous avez envie de dire
07:15aux personnes qui sont allées saccager votre magasin
07:19la semaine dernière, Nathan ?
07:21J'espère que ça va s'arrêter et qu'il n'y aura plus autant de manifs
07:26et que tout va rentrer dans l'ordre
07:28parce que ce n'est plus possible de vivre dans de telles conditions.
07:30D'aller la boule dans le ventre au magasin, c'est très dur.
07:36Nathan, vous avez déjà mis en place les systèmes d'assurance.
07:39Vous avez pu estimer les dégâts ?
07:41Je demande auprès de l'assurance, j'attends un retour.
07:44J'ai mis une cagnotte en ligne qui m'a beaucoup aidé,
07:48qui va me permettre de me relever.
07:49J'ai des voisins et des associations qui m'ont aidé aussi
07:53à nettoyer tout le magasin qui était dans un état catastrophique.
07:57Et il y a l'aide de l'État dont j'ai fait une demande vendredi,
08:00dont j'attends un retour par mail également
08:02pour pouvoir remonter la pente.
08:05Eh bien, merci Nathan pour votre faute témoignage.
08:08Si vous avez des copains commerçants qui souhaitent témoigner,
08:10qui veulent parler dans les prochains jours ou même,
08:13dès ce soir sur Europe 1 ou sur CNews,
08:15ils sont les bienvenus.
08:16Nathan, n'hésitez pas à leur transmettre nos coordonnées
08:20parce qu'on a envie de donner la parole à ces commerçants
08:23qui, comme vous, ont tout perdu la semaine dernière.
08:26Et malheureusement, certains ont également tout perdu ce samedi
08:32dans des proportions un peu moins importantes que le week-end dernier.
08:35Fort heureusement, il y a eu plus de 3 000 commerces
08:37qui ont été saccagés et pillés, Judith Vintraube,
08:40dans toute la France.
08:41Et encore une fois, on ne peut que déplorer
08:43l'absence de réactivité des autorités.
08:47La loi casseur-payeur va passer au Sénat à la fin du mois.
08:53Il y a eu une tentative par amendement à l'Assemblée nationale
08:56d'appliquer le même principe, c'est-à-dire tu casses, tu payes.
08:59La rengaine qu'on entend depuis des années, cette tentative a échoué.
09:04Elle n'a pas trouvé de majorité à l'Assemblée nationale.
09:07J'ai peu d'espoir qu'elle en trouve une.
09:10Ensuite, que le projet, même si c'est un projet du gouvernement
09:14casseur-payeur, trouve une majorité,
09:17alors qu'elle ne parle que de responsabilité civile.
09:21On ne parle toujours pas d'étendre la responsabilité pénale
09:27à des gens qui participent à des manifestations
09:30en commettant des violences.
09:32On parlait de Giorgia Meloni en Italie tout à l'heure.
09:35Giorgia Meloni, elle a créé par décret,
09:38par décret donc cet immédiat,
09:40un délit de participation violente à une manifestation
09:45passible de jusqu'à 50 prisons et 20 000 euros d'amende.
09:48Et Judith Vintraube, je vous donne la parole Pierre Lelouch,
09:50mais Judith Vintraube, j'invite les auditeurs d'Europe 1
09:52et les téléspectateurs de CNews à lire l'un de vos nombreux articles,
09:57non pas sur Giorgia Meloni, mais sur le cas de Naïb Boukielé.
10:03Ah oui, aussi.
10:04Cet article que vous aviez publié l'année dernière
10:06sur Naïb Boukielé, la manière dont il a endigué l'insécurité,
10:10parce qu'on explique que c'est un dictateur furieux
10:13qui a malmené l'État de droit, qui a tout envoyé voler.
10:17Et force est de constater que quand on vous lit,
10:19qu'on découvre ce qu'il s'est passé sur le terrain,
10:22il a certes renversé l'attaque.
10:23Il y a de moins en moins de criminalité.
10:24Mais il ne l'a pas fait comme ça pourrait l'être,
10:28comme ça s'est présenté par des dix spécialistes
10:32sur les antennes mainstream.
10:33Il a profondément remanié la justice et le corps des juges.
10:37Et vous avez vu Naïb Boukielé,
10:41ce qu'il a pu dire sur la France le week-end dernier.
10:42Avec un peu de courage, ils ont beaucoup moins de difficultés.
10:46En une semaine, je ne suis pas sûr.
10:48Mais moi, ce qui m'a marqué, c'est que c'était le mot courage.
10:52Avec du courage, rapidement, on peut remettre la France à l'endroit.
10:56Il faudrait l'interroger.
10:57Je parlais de Béatrice Boukielé parce que je l'ai interviewée ce week-end
11:01pour le Figaro magazine.
11:03Et elle, elle explique que l'un des problèmes,
11:07avec le laxisme d'une partie des juges,
11:11c'est que quand vous sortez de l'école nationale de la magistrature,
11:14nous sortent la plupart, la quasi-totalité des magistrats,
11:18vous êtes persuadés que la première peine qu'on prononce,
11:20c'est du sursis.
11:22C'est une idéologie.
11:24Le terrain.
11:25Oui, Pierre Leloup, je veux peut-être le terrain
11:27parce que c'est la dernière fois qu'on va pouvoir l'échanger.
11:28Je vous donne la parole juste après.
11:30Le terrain, s'il vous plaît, Cour de Vincennes.
11:33Que se passe-t-il du côté de Cour de Vincennes ?
11:37Est-ce que la situation est sous contrôle ?
11:47Vous donnez la parole.
11:48C'est vous qui avez envoyé des mauvaises ondes
11:51sur notre pauvre reporter.
11:53Monsieur le ministre.
11:53Ça me ferait de la peine.
11:54Non, ce qu'a dit tout à l'heure Judith Vintrop est très important.
12:00Simplement, c'est impossible de faire voter quoi que ce soit
12:03dans le Parlement actuel.
12:04C'est le résultat de la dissolution de M. Macron.
12:08Nous vivons...
12:09Moi, j'avais demandé, dès ce moment-là, sa démission.
12:13Il a paralysé le pays politiquement.
12:16Depuis un an et demi.
12:17Il reste encore six mois.
12:18Mais même quand c'est urgent,
12:20il est impossible de faire passer une loi dans ce pays.
12:23Et contrairement à l'Italie, Judith,
12:25on n'a pas la possibilité de faire des décrets du même style.
12:29Parce que même si vous voulez gouverner par ordonnance,
12:31il vous faut une loi d'habilitation.
12:33Or, le Parlement ne donnera pas de loi d'habilitation.
12:37Donc, il faut attendre les élections
12:38et le bon plaisir de M. Macron
12:41qui veut bien laisser la place
12:43pour qu'enfin, on puisse sortir le pays
12:45de l'impasse où il est aujourd'hui englué.

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