00:00Des grands médias alternatifs, indépendants, comme toi, comme TVL, Bistro Incorrectible, Toxin, Omerta, etc.
00:08Voilà, Radio Chalom, à qui on dit bonjour, bien sûr.
00:13Est-ce que ces médias-là peuvent pousser, justement, quand on dit, t'as fait un coup de gueule à
00:19Bistro Liberté en disant, voilà, Madame Le Pen, vous êtes dorénavant notre ennemi.
00:23T'es un coup de gueule, t'étais là et tu l'as insulté deux fois plus tard.
00:25Non, je n'étais pas là, je n'étais pas là.
00:26Ah, c'était le jour, je n'étais pas là.
00:27Je n'étais pas là.
00:28Tu n'étais pas là.
00:29Non, je n'étais pas là.
00:29Tu n'étais pas là, je n'étais pas là.
00:31D'accord.
00:31Donc, est-ce que du coup, il y a moyen que ces médias indépendants poussent un candidat au présidentiel ?
00:37Déjà, il faut qu'ils assument les jours où ils étaient en plateau et les jours où ils n'étaient
00:40pas en plateau.
00:41Et oui, ben oui, c'est à eux de choisir.
00:43Mais oui, je n'ai aucun doute le fait que s'il y a une polémique, il y a un
00:47truc, ils suivront.
00:48Et en tout cas, ils médiatiseront et ils feront ce qu'on attend.
00:51Et ce qu'ils attendent aussi, c'est qu'il y en a marre, en fait.
00:54Est-ce que les alternatives peuvent créer la bascule face au mainstream, face à France 2, France 3, TF1 ?
00:59Arrête avec les bascules.
01:00Ça crée une présence, ça crée des parts d'écoute des téléspectateurs et ça crée un résultat pour les législatives.
01:06Avec les règles, c'est la famille.
01:07Voilà.
01:08Ben voilà, c'est la famille, t'as vu ?
01:09Ça crée un résultat pour les législatives.
01:10Toi et moi, c'est la famille.
01:11Ah, elle est de la communauté.
01:12Donc on va...
01:12Je ne savais pas.
01:13On est de la même communauté tous les trois.
01:15D'accord.
01:15T'as vu ?
01:16Ils sont partout, ces gens-là.
01:17Partout.
01:18Comment ça se fait qu'ils sont partout comme ça ?
01:20Parce qu'on les laisse rentrer.
01:21Mais non, mais en vrai, il faut qu'on...
01:25Voilà, faites votre taf de couvrir les trucs, mais ça va émerger.
01:28On a parlé là de comment est-ce que l'État crée le sentiment de solitude et de déconnexion chez
01:34les gens.
01:35Voilà.
01:36On vient d'en parler là, dans l'émission Pouch, avec Frédéric...
01:39Avec Nicolas Vidal, c'est ce que je raconte, qui a enregistré une spéciale là.
01:43Et toi, tu interviens aujourd'hui ou pas ?
01:45Non, je ne t'interviens pas.
01:45Moi, je suis là pour justement que tu interviens chez nous.
01:48D'accord.
01:48Eh bien, très bien.
01:49Merci à toi.
01:50Et je passe chez toi, un de ces quatre ?
01:52Avec grand plaisir.
01:53Il n'y a pas que Alain Soral et Guénolé ?
01:55Je vois qu'il y a beaucoup plus de gens qui sont là, qui nous regardent, qui nous écoutent,
01:59qui sont de plus en plus fidèles aussi.
02:00Beaucoup fidèles.
02:01Et qui ont besoin d'entendre autre chose.
02:03Qui ont besoin d'ouvrir les portes de la maison, les voler pour écouter un air frais,
02:06des gens qui ne connaissent pas.
02:07Et il y a un énorme retour de la curiosité aussi, mec.
02:10Un énorme retour de la curiosité parce que les gens veulent comprendre plus en plus.
02:13À un moment donné, quand tu payes 2,33€ le litre de diesel,
02:17il y a des gens qui se disent « Mais pourquoi je paye 2,33€ le diesel ? »
02:20Donc, ils vont gratter.
02:21Ils se rendent compte qu'il y a 60% de taxes.
02:22Donc, finalement, sur des petites choses comme ça, tu sais,
02:25il y a des gens qui commencent à basculer petit à petit ce que j'appelle la sédimentation
02:28qui a eu lieu pendant les Gilets jaunes,
02:30qui a eu lieu notamment pendant la crise sanitaire,
02:31qui a eu lieu aussi pendant les crises agricoles et la crise économique que nous avons,
02:35que nous allons prendre dans les dents et nous prenons dans les gens et dans les dents.
02:37Donc, tu sais, chaque période de l'histoire compliquée, trouble,
02:40fait qu'il y a des gens qui basculent et il y a des gens qui se posent des questions,
02:43très clairement.
02:44Et c'est pour ça qu'à un moment donné, ils ne pourront pas,
02:46ils ne gouverneront pas impunément contre le peuple comme ça pendant les années.
02:49Est-ce que les médias alternatifs, on peut réussir à pousser un candidat
02:55qui peut être gagnant au présidentiel ?
02:58Moi, après, sur mon rapport aux médias, au journalisme,
03:01c'est vraiment de donner des grilles de lecture aux gens.
03:02Voilà, tu vois, par exemple, il y a le copain Guylaine Benessa qui est là et d'autres.
03:06Mais sur les questions européennes, moi, mon boulot, c'est vraiment de donner des lectures,
03:09des grilles de lecture aux gens que les gens, en fait, se fassent leur propre idée.
03:12Ils veulent voter pour Florian Philippot, Nicolas Dupont-Uniens ou n'importe qui.
03:15Mais moi, en ce qui me concerne, je veux donner des grilles de lecture,
03:19des invités, des analyses, des réflexions, des explications.
03:23Et c'est aux gens, après, de faire leur choix, véritablement.
03:25Et c'est en ce sens que moi, je programme mes émissions en me disant, voilà, je vous propose tant
03:30d'invités.
03:31Les amis, après, c'est à vous de voir pour voir ce qu'ils vont faire.
03:33On a eu Masha Merrill qui a dit des choses sur Poutine, qu'il était effrayé, qu'il allait s
03:38'enfuir en Israël,
03:39qu'il était juif aussi et personne n'a rien dit.
03:43C'est ça de mon journalisme mainstream ?
03:44Non, il n'y a plus de contradictions.
03:46Les gens peuvent dire n'importe quoi.
03:47À partir du moment où c'est dans le bon sens, on peut raconter absolument n'importe quoi.
03:51Ça donne des chaînes, je parle évidemment d'LCI, où c'est plus du cirque qu'autre chose.
03:58On regarde ça comme on regarde la télé-réalité.
04:01Les gens qui sont sur le plateau, quand ils ne sont pas d'accord, c'est une bataille navale.
04:07Un jeu, quoi.
04:09Et certains, je vais dire, néo-conservateurs ou proches de ces milieux-là,
04:14exultent véritablement quand on leur parle d'aller faire la guerre.
04:18Moi, la guerre, ça fait 20 ans que je la couvre.
04:20Je peux vous dire que ce n'est pas un État qui est souhaitable à personne.
04:23Et quand je vois ces gens, j'ai franchement envie de leur mettre des baffes.
04:26Alors, qu'est-ce que tu veux ?
04:27J'aimerais des pouces, des boosts, des partages
04:30et que vous vous abonniez à Géopolitique Profonde et à GPTV Investigation.
04:34Regardez comme elle est belle. Écoutez-la.
04:36Écoutez-la un peu.
04:38D'abord, on est ciblé, évidemment, comme vous, comme d'autres.
04:42On est ciblé parce qu'on a du succès.
04:45Et que, quelque part, à cause ou grâce aux médias alternatifs, aux réseaux sociaux et autres,
04:51la narration échappe au pouvoir.
04:53Il n'y a plus aujourd'hui la messe du 20 heures qui permet de dire à tout le monde,
04:57globalement, dans quel sens il faut aller.
05:00Aujourd'hui, quand une chose est cachée, en général, elle se sait assez rapidement.
05:07Après, il y a des médias sérieux, des médias pas sérieux.
05:09Mais progressivement, nous, en semant des petits cailloux,
05:12en essayant d'avoir une exigence de reportage d'être absolument impartiale,
05:17on arrive à compter, on arrive à donner de l'information.
05:21Et quand on voit, évidemment, ce cirque autorisé,
05:25comme il a lieu quotidiennement sur LCI et d'autres chaînes,
05:29même sur les chaînes publiques,
05:31tous les magazines en C, par exemple,
05:33c'est absolument effrayant.
05:35Vous avez des gens qui sont là, qui récitent un catéchisme.
05:38Et après, on vient parler d'ingérence ou de propagande russe.
05:40Mais en fait, il y a une vraie propagande qui est distillée
05:43et qui est complètement, on va dire, imperméable aux faits.
05:48Et ce qui est très intéressant, c'est qu'en général,
05:50parfois, il y a un correctif qui se fait.
05:52On est en train de le voir avec l'offensive des Houthis, par exemple,
05:55qui a eu lieu hier, où tout à coup,
05:57toute la narration imprimée par Donald Trump,
06:00genre, le détroit d'Hormuz, c'est pas grave,
06:02J.D. Evans qui dit que c'est pas une vraie guerre, etc.
06:04Et là, vous avez l'Iran qui a déployé un de ses proxys
06:07et qui est en train de contrôler deux deltas,
06:0910% du pétrole mondial pour Hormuz,
06:1112% du commerce mondial pour Bab al-Mandab.
06:14Et tout à coup, l'économie mondiale se dit,
06:16mince, c'est pas tout à fait ce qu'on nous avait dit,
06:18c'est pas ce qui se passe.
06:19Pour la guerre en Ukraine, c'était pareil.
06:22Les soldats russes combattaient avec un fusil pour deux soldats.
06:25Ils prenaient les puces des machines à laver pour leurs chars.
06:28Dixit von der Leyen, il faut le préciser.
06:31Et tout à coup, on se rend compte que,
06:32ah oui, mais ils ont pas gagné, oui, mais ils ont pas perdu.
06:34Et quand ils progressent, à chaque fois, on se débrouille.
06:39Une phrase extraordinaire de Marc Routte,
06:42le patron de l'OTAN l'autre jour, qui dit,
06:45l'Ukraine ne perd pas, mais le front ne va pas dans la bonne direction.
06:49C'est extraordinaire quand même.
06:50Trump est allé chez Joe Rogan.
06:52Comment se fait-il que les autres, en France,
06:55ne viennent pas, par exemple, à Bistrot Liberté
06:58ou aux Incorrectibles, pour annoncer en avant-première quelque chose ?
07:02C'est en effet tout l'enjeu de mon combat permanent.
07:06J'essaye à mon petit niveau de leur dire gentiment
07:08qu'au-delà de mon intérêt personnel, c'est aussi le leur.
07:12C'est-à-dire qu'ils préfèrent aller tous les matins
07:14se faire bâcher sur la matinale de France Inter,
07:16se faire insulter sur BFM.
07:18Mais ce qu'ils n'ont pas compris, c'est ça le message que je veux
07:20leur faire passer si tant est qu'ils écoutent,
07:23c'est qu'aujourd'hui, il n'y a plus de petits et de grands médias.
07:25Aujourd'hui, avec cet outil qui s'appelle un téléphone portable,
07:30il n'y a plus les réseaux sociaux et X.
07:32On le voit avec tes posts qui ont une portée colossale.
07:36Il n'y a plus de petits médias.
07:38On fait beaucoup plus au quart d'heure moyen
07:39que toutes les chaînes info réunies.
07:40Enfin, on fait autant que s'il y a une parole forte,
07:43elle peut être relayée tout autant de la même façon.
07:45Et on leur donnerait un écrin beaucoup plus confortable pour la relayer.
07:49Tu as écrit « Les intouchables de l'audiovisuel public ».
07:51Voilà un grand pamphlet contre France Télé.
07:55Est-ce qu'il ne faut pas privatiser France Télé ?
07:56Qu'est-ce qu'il faut faire ?
07:57Moi, je dis qu'il faudrait dé-privatiser France Télé.
08:00Ça, c'est...
08:01Les gens comprennent un petit peu difficilement cette subtilité.
08:04Aujourd'hui, France Télé n'est pas nationalisée.
08:07France Télé est privatisée.
08:08Mais le seul problème, c'est que c'est privatisé par une caste
08:10qu'on décrit justement dans cet ouvrage avec Michel Goldstein,
08:14qui est une caste de wokistes,
08:16de gens qui sont complètement déconnectés de la réalité
08:18et qui se sont accaparés cet outil qui est financé par toi, par moi,
08:22par le plus grand nombre,
08:23alors que nous-mêmes ne sommes pas représentés.
08:26Et donc, j'espère à mon petit niveau,
08:28suite à la commission d'enquête dont le rapporteur a été Charles Allant,
08:31que tout ça va changer.
08:32Il y a beaucoup de boulot.
08:33Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup d'effets.
08:35On l'a vu encore ces derniers jours avec Charles Sapin,
08:38qui a été stigmatisé aussi bien à France Inter
08:43qu'à France Info TV,
08:45que l'ancien directeur de la rédaction de France 2,
08:47qui est nommé à la tête de Media One.
08:49Enfin bref, tout ça, tout ce qu'on décrit dans le livre,
08:52on avait un petit peu d'avance aussi,
08:54est en train de se produire.
08:56On espère qu'après 2027,
08:58celui ou celle qui sera élu,
08:59on attend beaucoup de lui ou d'elle
09:01pour mettre un coup de pied dans cette fourmilière.
09:03Vous avez vu ses réponses ?
09:05On va basculer.
09:07Le basculement se fait.
09:09Vous allez voir, le mainstream,
09:10il va se casser la gueule très très vite
09:13parce que toutes ces grandes chaînes
09:16qui brassent des millions et des millions de personnes
09:19sont arrivées.
09:20Elles veulent en découdre.
09:21Elles ont un discours différent
09:24et il faut les soutenir vraiment toutes.
09:26Toutes ?
09:28Oui.