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Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.
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00:11Salut à tous, bienvenue dans Salon VIP sur Binsport, nous sommes au circuit du Castelet pour le marathon karting Jules
00:17Bianchi
00:17et j'ai un coéquipier pour l'occasion, Benjamin Bonnet est avec moi, salut Benjamin !
00:21Salut Clara, salut tout le monde, je crois que j'ai besoin d'un petit arrêt au stand là !
00:24Ouh là là, oui, il faut regonfler le pneu avant le démarrage de la course,
00:26Philippe Bianchi va venir nous parler de cette onzième édition.
00:48Bonjour Philippe, merci de nous accueillir, c'est un peu votre jardin ici, on est au circuit du Castelet,
00:52c'est la onzième édition du marathon karting Jules Bianchi, c'est la quatrième au circuit du Castelet.
00:58Votre jardin, vous êtes content, vous êtes heureux, est-ce qu'il y a toujours le même engouement ?
01:02Je suis très heureux en fait, parce qu'il y a de plus en plus d'engouement,
01:06c'est même pas qu'il y a toujours le même, mais d'année en année en fait ça se
01:11pérennise l'épreuve
01:13et il y a de plus en plus d'équipes qui veulent participer.
01:16C'est compliqué pour avoir un engagement maintenant sur cet événement
01:22et en fait le but qu'on cherchait au départ, c'était de continuer à faire briller le nom de
01:30Jules sur les circuits et tout.
01:32Il est complètement atteint et c'est une vraie satisfaction.
01:36Combien vous avez d'équipage ?
01:37On s'est limité à 35, mais en fait...
01:39C'est une question de sécurité, 35 ?
01:41Oui. En réalité, chaque circuit a une homologation et en fonction de la longueur du circuit,
01:47là ici ça fait un kilomètre, donc on est limité à 35 cartes.
01:52Je rappelle que c'est 42 heures, 19 minutes, 50 secondes, c'est vous qui avez choisi cette distance.
01:59Est-ce que c'est facile de tenir ?
02:02Alors, ça dépend pour quels équipages, parce qu'en fait la durée,
02:07elle vient du marathon de course à pied, tout simplement, donc 42 kilomètres, 195.
02:11J'ai dit qu'il faut faire un truc un peu fou.
02:14Et il y a des... Alors, pour certaines équipes, il y a des équipes qui roulent à 5 pilotes,
02:18parce qu'on autorise de 5 à 20 pilotes.
02:21Évidemment, celle qui roule à 20 pilotes, c'est un peu plus loisir.
02:24C'est plus de la cohésion d'entreprise et ils partagent un moment intense entre eux.
02:31Et après, il y a des équipes qui jouent la gagne.
02:32Par exemple, l'équipe d'Arnaud Samer, ils sont 6 cette année.
02:35À 6, c'est déjà beaucoup plus difficile, parce que bon, ça va être évidemment plus physique,
02:40parce qu'ils ont un temps de roulage qui est augmenté.
02:43Mais il y a des gens qui le font pour le faire et qui sont nombreux.
02:47Il y en a d'autres qui le font pour gagner, c'est plus compliqué.
02:49Est-ce qu'il y a des pilotes certifiés dans les équipes ?
02:52Oui, on a des pilotes, par exemple, dans l'équipe pro, où il y a mon fils Tom qui roule.
03:00Il y a Doriane Pain, qui est quand même une ambassadrice Mercedes,
03:04qui a testé en F1 cette année, qui a fait l'Apollo 24 heures du Mans.
03:08Norman Nato, qui roule en hypercar chez Cadiac.
03:14Il y a Marvin Klein, qui est Porsche.
03:16Ils sont tous dans la même équipe ?
03:18Oui.
03:18Mais c'est-à-dire, ils vont gagner ?
03:20Eh bien, ce n'est pas toujours aussi évident,
03:22parce qu'on a vu, il y a deux ans, quand Charles était venu,
03:27qu'il a fallu qu'il s'emploie, parce que c'est une spécialité.
03:31Le carte de loisir, c'est vraiment un autre exercice.
03:35C'est que, bien évidemment, il y a des gens qui peuvent se rapprocher
03:38des temps de pilotes pro.
03:39Par contre, évidemment, à l'inverse, si on les mettait sur une Formule 1,
03:42ils seraient très loin de se rapprocher de leur temps.
03:44Donc, c'est accessible à tous,
03:46puisque, bon, on a des gens qui viennent pour la première fois.
03:49Donc, c'est assez accessible.
03:51Après, pour aller vite, c'est un exercice particulier.
03:53Vous avez augmenté la puissance des cartes cette année ?
03:56C'est pour augmenter la difficulté ?
03:58Absolument.
03:59En réalité...
04:00C'était trop facile, la dernière mer ?
04:02En fait, le marathon de course à pied,
04:06c'est quand même la référence.
04:08On se dit que c'est une épreuve qui est hyper difficile.
04:11Moi, je voulais trouver quelque chose de vraiment particulier, de dur.
04:16Et 42 heures, 19,50 secondes, c'est sûr que c'est long.
04:20Mais le fait de passer à une puissance supérieure,
04:22en réalité, c'est beaucoup plus physique,
04:24c'est beaucoup plus technique.
04:25Ça va offrir aux participants une difficulté supplémentaire.
04:29C'est pas toujours l'habitude de rouler sur ce type de machine.
04:32Et du coup, ça va en faire une épreuve un peu plus difficile.
04:34Une partie des bénéfices est reversée à l'association Jules Bianchi.
04:38C'est une association que vous avez montée en 2015,
04:40suite au décès en 2014 de votre office.
04:43Déjà, ma première question, c'est comment vous allez-vous ?
04:46Est-ce que ce chagrin vous booste toujours
04:50pour toujours continuer à bouger pour cette association ?
04:54Ça n'a jamais cessé de grandir.
04:57En réalité, on s'est aperçu que grâce à la création de cette association,
05:01on pouvait continuer à faire vivre Jules.
05:03parce qu'on a la chance, dans notre malheur,
05:06que Jules était connu, qu'il était médiatique,
05:09qu'il était très respecté, il était beau,
05:12il avait plein de qualités,
05:13et que grâce à ça, on arrive à lever des fonds,
05:17encore là, puisqu'on va reverser 54 000 euros pour l'association.
05:21On s'est aussi rendu compte, malheureusement,
05:23qu'on a fréquenté les hôpitaux pendant neuf mois et demi,
05:26et notamment l'hôpital Larcher à Nice,
05:28où il y avait très, très peu de moyens,
05:29dans un service où ils étaient tous dévoués,
05:32et quand Jules est parti, on s'est dit,
05:35mais nous, on doit essayer de faire quelque chose pour ça.
05:38Donc, on a commencé petit à petit,
05:40on a fait une ligne de vêtements,
05:41on a fait tous les bénéfices, on les reversait pour eux,
05:44on leur a demandé, et chaque année,
05:45on leur dit, qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui ?
05:48Au début, c'était un chariot électrique pour faire la toilette des patients,
05:52puis de plus en plus, après, c'était un simulateur de pilotage,
05:55et là, cette année, on a encore plusieurs trucs,
05:58on leur demande ce qu'ils ont besoin.
06:00Quand on a l'argent nécessaire, on les finance,
06:03et comme ils me disent souvent, ils me disent,
06:05mais merci, monsieur Bianchi, merci à la maman de Jules aussi,
06:08mais je dis, mais c'est Jules, parce que s'il n'y avait pas Jules,
06:11et donc c'est notre façon à nous de savoir qu'il est toujours là.
06:14Vous avez envie de découvrir de nouveaux pilotes.
06:17Vous avez créé le volant Jules Bianchi.
06:20Alors, c'est un stage que vous organisez début novembre.
06:23Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste ?
06:26En fait, c'est un projet qu'on a avec Franck Lagorce depuis très longtemps.
06:30C'est un truc qui aurait beaucoup plu à Jules,
06:33puisqu'on en avait parlé,
06:35et à un moment donné, il a essayé de faire quelque chose
06:36pour aider des jeunes pilotes.
06:38Et là, on a trouvé un peu la bonne formule,
06:41puisqu'on a trouvé une voiture, une catégorie de voitures
06:44où c'est extrêmement formateur pour les pilotes.
06:46Ça s'adresse qu'à des jeunes entre 16 ans dans l'année et jusqu'à 21 ans.
06:51On ne veut pas qu'ils aient d'expérience plus qu'une course automobile,
06:55un meeting de course un week-end,
06:58pas finaliste d'un volant.
07:00Donc, c'est vraiment des pilotes qui sortent du karting,
07:03qui ont l'espoir d'aller en voiture,
07:05qui n'ont pas les moyens, comme on en connaît beaucoup.
07:07Et grâce à ce volant,
07:10pour l'équité, on ne dit pas l'endroit où ça va se passer,
07:1515 jours avant.
07:16On ne dit pas la voiture,
07:17parce qu'ils la connaîtront le jour même.
07:18C'est pour vraiment donner une chance
07:20et que nous, on puisse découvrir un talent, une pépite,
07:23et que ce ne sera peut-être pas le plus rapide qui gagnera,
07:27mais que ce sera celui qui sera le plus dans la progression,
07:30qui correspondra à tous les critères qu'on veut,
07:33et surtout aux valeurs de Jules.
07:34Quels sont les critères à avoir pour être un bon pilote ?
07:38Déjà, un bon pilote, ce n'est pas que piloter.
07:41De vouloir devenir pilote professionnel,
07:43il y en a beaucoup qui croient que parce qu'ils vont vite,
07:47ça suffit.
07:48Aujourd'hui, on a un pilote qui est sous contrat avec nous,
07:51qu'on aide, qui est un peu le fer de lance de l'association de Jules,
07:54puisque je le suis depuis 8 ans.
07:56Ça s'appelle Elio Saint-Paul.
07:57Il est en tête du championnat FENIO,
08:00où on va engager notre équipe l'année prochaine.
08:04C'est un pilote qui était très rapide,
08:08mais qui avait des problèmes de communication,
08:10qui n'était pas forcément au top au niveau du sport.
08:13Là, on apprend l'anglais, la mécanique,
08:17s'intéresser à tout.
08:19Pour arriver à percer, c'est tellement difficile.
08:21Vous avez un père milliardaire,
08:23mais peu importe, je vous avais y arrivé,
08:25parce qu'il achètera tout.
08:27Mais quand ce n'est pas le cas, il faut vraiment être complet.
08:29Et là, on essaie de les rendre le plus complets possible.
08:32Qu'est-ce qui gagne, celui qui va être élu meilleur pilote ?
08:36Celui qui gagnera le volant Jules Bianchi va gagner une saison complète
08:39dans le championnat FENIO Sprint Endurance.
08:45Et donc, c'est cinq meetings sur des circuits internationaux,
08:50il y aura des circuits à l'étranger,
08:51en ouverture de courses importantes,
08:54comme le LMS, le GT World.
08:57Donc, c'est une visibilité incroyable,
09:01puisqu'ils vont rouler devant des teams-usines,
09:03et ils auront la possibilité de se faire remarquer.
09:06Et ça, c'est super.
09:09Et surtout, ils ont la saison offerte,
09:10parce que c'est quelque chose qui vaut,
09:13quand on compte tout, à peu près aux alentours de 100 000 euros.
09:15Et là, ils gagnent la saison.
09:17Donc, ils n'ont vraiment pas de soucis financiers.
09:19Les parents sont libres d'apprécier,
09:23de venir regarder sans se mêler du team,
09:26de regarder leurs petits et d'être fiers de leurs gamins.
09:28Et nous, on va lui apporter toute l'expérience qu'on a.
09:31Vous suivez les saisons de Formule 1, toujours, j'imagine ?
09:34Je suis parce que...
09:36Vous savez que Charles, c'est un peu comme mon petit.
09:38Son papa, c'était comme mon frère.
09:42C'est moi qui ai fait démarrer Charles en carte.
09:45On est très liés.
09:46Jules a aussi porté beaucoup Charles au début de sa carrière.
09:50Bien évidemment, à un moment donné, je ne voulais plus trop suivre
09:52parce que c'était dur pour moi de regarder ça.
09:55Charles, il est le porte-drapeau un peu de Jules aujourd'hui.
09:59Et Charles, bien évidemment, il a sa propre identité.
10:01Aujourd'hui, il roule toujours avec Jules sur son casque, avec JB17.
10:05Il est le parrain de l'association,
10:06toujours disponible quand on a besoin de lui,
10:08même s'il a une charge de travail énorme.
10:10Et du coup, ça m'a incité à suivre la Formule 1
10:14et à voir l'évolution et voir les nouveaux pilotes qui arrivent.
10:17Justement, les nouveaux pilotes, quel regard vous portez sur Kimi Antonelli ?
10:20Écoutez, c'est un pilote qui a été formé par Mercedes
10:26puisqu'ils l'ont pris très jeune.
10:28Il a eu beaucoup de soutien, de support de la part de Mercedes
10:33et il a pu vraiment se construire en tant que pilote.
10:36Moi, je vous dis aujourd'hui, ce qu'il fait aujourd'hui est remarquable.
10:39On ne peut qu'admirer son parcours.
10:41Il est très jeune, il est très performant.
10:44Objectivement, il surclasse Russell, c'est incroyable.
10:47Il est très jeune, il faisait des erreurs l'année dernière,
10:50il ne fait plus cette année.
10:51Il va être champion du monde.
10:53Justement, j'allais vous demander votre pronostic.
10:55Je ne vois pas comment il ne pourrait pas être champion du monde.
10:57Il a au moins trois grands prix d'avance,
10:59même s'il est toujours performant, il est toujours là.
11:04Franchement, bravo, ça fait plaisir.
11:06Et puis pour l'Italie, moi qui suis d'origine italienne,
11:09je dis, enfin, il y a un pilote italien qui émerge à nouveau.
11:13Il vous rappelle Jules un peu dans sa technique, dans son sang-froid ?
11:17Oui, parce que malheureusement, Jules, il n'a pas pu montrer ce qu'il savait faire.
11:21Et qu'aujourd'hui, on le voit,
11:23puisque quand vous voyez Fernando Alonso,
11:26qui est deux fois champion du monde,
11:27qui se bat pour ne pas être dernier aujourd'hui,
11:29on comprend bien l'importance de disposer d'une voiture performante.
11:32Et deux saisons de Jules en Formule 1,
11:34malheureusement, on est content et s'il a eu la chance de le faire,
11:37mais c'est avec une voiture qui était de Marussia,
11:40qui n'était pas très performante.
11:41Il a réussi à se faire remarquer malgré tout avec cette voiture.
11:44Mais évidemment que Kimi Anthony, il est une bonne voiture,
11:47mais il a un coéquipier.
11:48Le principal adversaire d'un pilote, c'est son coéquipier.
11:51Et donc là, il surclasse quelqu'un comme Russell.
11:56Il est bluffant, franchement, il est vraiment appréciable.
11:59Quel conseil de papa vous pourriez lui donner ?
12:01Je crois qu'il est bien entouré déjà.
12:04Le conseil de papa que je peux donner,
12:06c'est que, moi des fois j'en parle un peu avec Charles,
12:10mais c'est qu'il faut être très humble,
12:12qu'il garde une humilité et qu'il reste toujours accessible.
12:16Qu'il reste toujours accessible parce que,
12:18moi je sais que Jules, même les gens me disent aujourd'hui,
12:20mais vous savez votre fils était en Formule 1,
12:22mais qu'est-ce qu'il était gentil,
12:24on venait faire du Cartabrignol,
12:25on était embêté, il venait nous aider, machin.
12:28Ils ont la chance d'être des stars et qu'ils soient gentils avec le public,
12:32qu'ils soient gentils avec leurs supporters,
12:34parce que c'est grâce à ça que c'est aussi des stars.
12:36Donc il faut se souvenir qu'ils n'ont pas toujours été des stars.
12:40Mais je crois que, comme il est bien entouré et bien conseillé,
12:44je crois qu'il a la tête sur les épaules et c'est bien.
12:45Jules était venu dans l'Expresso en 2013 dans l'émission de Vanessa Lemoyne
12:49et on en garde tous un très joli souvenir.
12:52Ça fait de très nombreuses années que vous vous battez pour la sécurité sur les circuits.
12:56Est-ce que vous pensez qu'il y a encore des choses à améliorer ?
12:58Oui, il y a toujours, parce qu'il y a toujours la preuve.
13:02C'est qu'à l'époque où Jules a eu l'accident,
13:06ça faisait 20 ans qu'il n'y avait pas eu d'accident mortel,
13:09puisque les derniers endats, c'était Ayrton Senna et Roland Ratzenberger.
13:13Tout le monde disait, l'AF1 c'est sûr, moi le premier.
13:16Moi je disais, mais bon, t'as pas peur ton fils est en Formule 1.
13:19Mais non, on regarde les circuits, c'est sûr.
13:21Puis bon, finalement, on voit qu'il y a eu un problème.
13:25Qu'à la suite de ça, ils ont changé beaucoup de choses.
13:27Il y a eu l'arrivée du halo.
13:28On a changé les procédures en safety car virtuel.
13:32Ça a beaucoup évolué.
13:34Je pense qu'aujourd'hui, c'est pas mal du tout.
13:38Moi, il y a une chose sur laquelle je trouve que l'AF1 a vraiment besoin de travailler.
13:43C'est de professionnaliser les commissaires.
13:46Parce que c'est quelque chose, c'est des budgets incroyables.
13:49Je pense que la Formule 1 Management, comme l'AFIA, ont les moyens de dire,
13:55on bâtit un pôle de commissaires professionnels qu'on paye,
14:01mais qui sont des professionnels, qui viennent sur chaque circuit.
14:04Quand on voit ce qui se passe à Monaco, où ses commissaires sont formés,
14:08le Tommy Club de Monaco, moi, c'est des gens que j'admire,
14:11des gens que j'aime beaucoup.
14:11Ils ont fait d'ailleurs beaucoup pour moi quand j'ai perdu Jules.
14:14Ils ont toujours été là pour nous.
14:15Mais à Monaco, ils sont formés.
14:17C'est des professionnels.
14:18Il ne peut pas se passer ce qui s'est passé avec Jules au Japon.
14:22Il ne serait jamais passé à Monaco.
14:23Parce qu'ils interviennent totalement différemment.
14:25Et ça, c'est un vrai point de sécurité que je ne comprends pas
14:28parce qu'il y a tellement d'argent que finalement,
14:32ça ne représenterait pas un budget énorme.
14:35Et des commissaires qui pourraient tourner, ils ne seraient pas forcément.
14:37Mais je pense que là, il y a vraiment quelque chose à faire.
14:40Merci Philippe.
14:41On vous donne toute notre force et notre courage pour continuer à vous battre.
14:44Et nous, on va accueillir Henri Lecomte et Christophe Joss.
14:48Et on va voir un petit peu s'ils sont prêts et en forme pour le marathon.
14:52Ça va.
14:52Merci beaucoup à vous en tout cas.
14:53Merci.
15:06Que ressentent les pilotes juste avant le démarrage de ce marathon ?
15:10On reçoit Henri Lecomte, la légende du tennis français.
15:12Et Christophe Joss, notre légende de Bainsport.
15:15Et nous, on ne savait même pas que vous aviez le permis.
15:17C'est incroyable.
15:17Ah, j'ai le permis de pêche.
15:19Ah, pêche ?
15:19Ça passe.
15:20Ça va, permis de pêche.
15:21Vous voyez dans quoi vous embarquez.
15:23C'est bien, dans un bon chalutier.
15:26Alors, est-ce que vous êtes en forme bien reposée ?
15:28Est-ce que vous avez une stratégie ?
15:30Oui, oui, oui.
15:30Lui, il en a une belle.
15:31Pardon, excusez-moi.
15:33Oui.
15:33Arnaud Samer, Saletinbanque, pilote professionnel Saletinbanque amateur.
15:38Vous savez quelle heure il est, Clara ?
15:40Oui.
15:40Il est l'heure que les essais ont démarré depuis dix minutes.
15:43Alors, vous êtes là pour quoi en fait ?
15:45Les deux là, Joss et Lecomte.
15:46On n'a pas besoin d'essais.
15:48Vous n'avez pas besoin d'essais ?
15:49Non, on est des hommes de direct.
15:50Arnaud, vous êtes adversaire, vous n'êtes pas dans la même équipe ?
15:52Non, je sais bien qu'on n'est pas dans la même équipe.
15:54Mais nous, on va suivre, on suit le train.
15:56Mais oui, mais il faut être sur la piste, il ne faut pas être ici à discuter avec des mecs
16:01qui ont des costumes, on peut le cirer.
16:04Il ne faut pas toucher, il ne faut pas toucher.
16:05Arnaud, juste une chose quand on va doubler, il n'y aura pas de coup de klaxon, pas de clignotant.
16:09Tu verras.
16:10D'accord, très bien.
16:11Si ça ne vous embête pas, moi je suis pilote, je vais aller avec mon équipe.
16:15J'ai une petite question.
16:16Oui.
16:16C'est quoi votre, vous avez envie de finir quoi ? Premier ?
16:18Non, non, mais c'est...
16:19D'abord, d'abord !
16:21Enfin, Clara, évidemment.
16:22Non, parce que eux, je ne sais pas.
16:24J'ai envie de finir heureux de ce week-end.
16:26C'est beau ce qu'il dit.
16:28Donc, en ayant donné le meilleur de moi-même pour Jules et pour l'association,
16:32et évidemment, en ayant niqué tout le monde.
16:35Allez !
16:37Alors, je vais enfiler ma combi, mon casque et je vais aller aux essais libres.
16:40Allez, à tout à l'heure.
16:41Merci.
16:42Je vous laisse mon micro.
16:43Monsieur, un, un, deux, et merci.
16:47J'ai toujours eu un bon service.
16:48Merci, monsieur.
16:49Merci.
16:50Le temps est donné, il ne va pas vous laisser gagner.
16:52C'est quoi votre ambition, tous les deux ?
16:54L'ambition, déjà, c'est de finir.
16:56Parce qu'il va y avoir des grands relais.
16:59Parce qu'il m'a posé la question, à l'Eurolai, ça dure combien de temps ?
17:02Il m'a dit 20 minutes.
17:03Je pense qu'il peut rajouter, c'est deux heures.
17:04Non, parce que moi, à moi le quart, j'ai piscine.
17:06À ta piscine, à moi le quart ?
17:07Ah, à moi le quart, j'ai piscine.
17:08Mais moi, je sens, dans cette équipe de VIP, qu'il va y avoir beaucoup d'abandon.
17:14Vous êtes combien dans la team ?
17:15Une petite précision.
17:17Oui, vas-y.
17:17Arnaud nous a dit qu'il ne veut pas nous laisser gagner.
17:21On va le barrer.
17:22Mais vous non plus.
17:22Il ne connaît pas le résultat.
17:24Il ne sait pas ce qu'on va faire.
17:25Ça y est dans la stratégie.
17:27C'est vous, Christophe, qui allez faire la causerie.
17:29Le pied dans la tôle, à fond, à fond, à fond.
17:31C'est vous la causerie pour l'équipe ?
17:33Oui, oui, oui.
17:35Parce que quand même, Henri Lecomte est très bon en double.
17:37Oui, je joue bien en double.
17:39C'est vrai ?
17:39Oui, je joue bien, j'ai quelques résultats.
17:41Mais j'avais aussi un très, très bon partenaire.
17:43Alors, on est gauchers tous les deux.
17:45C'est pour ça qu'on s'entend bien.
17:46Est-ce que c'est un atout pour le quart d'être gaucher ?
17:49Gaucher, j'étais Guy Forger, on a gagné la Coupe Davis.
17:51Bah si, gaucher, c'est pas...
17:53Non, il n'y a pas.
17:54Vous êtes couché très tard hier, c'était pour vous roder ?
17:56C'est un rythme à prendre, c'est comme le décalage horaire.
18:00Si tu veux, il y a tout un conditionnement.
18:02On ne vient pas là, comme ça.
18:03Enfin, je ne suis pas venu en claquette, tu vois.
18:05Ah non, la preuve, regarde.
18:07Voilà, chaussures légères, viens, pam, pam, pam, et en avant, un gant.
18:11Henri, vous avez eu un tennis ultra-offensif.
18:13Est-ce que c'est votre stratégie à ce week-end ?
18:15Moi, je roule, je roule, j'attaque.
18:17Je ne suis pas là pour poser la moquette, hein ?
18:21Tant mieux.
18:22Donc, il faut attaquer.
18:23En plus, vous répétez partout que vous êtes un pilote de Formule 1 contrarié.
18:27Formule 1 contrarié, d'accord.
18:28Du coup, est-ce qu'on doit déduire que votre magnifique carrière de tennis,
18:31c'était juste pour se payer une bagnole ?
18:33Pas con ?
18:34Tiens, moi j'adore.
18:35C'est vrai, j'aurais bien voulu être pilote de F1,
18:38mais ce n'était pas les F1 d'aujourd'hui.
18:39C'était plus petit, donc c'était pas facile à rentrer dedans.
18:43Moi, je suis journaliste pour travailler.
18:44Du coup, la petite place pépère en haut à l'étage, ce n'est pas ça.
18:47Là, il va falloir y aller.
18:48Oui, je suis en train de me rendre compte de ça.
18:51Oui, ça va durer 42 heures.
18:54Tu pensais venir 20 minutes ?
18:56C'est raté.
18:57Oui, Franck Lagorce, il me dit non, mais tu verras,
18:58vous, ce n'est pas pareil, vous faites un ou deux tours.
19:00Non, mais quand Franck, il te vend le truc,
19:02il le vend tellement bien, tu es obligé de dire oui.
19:05Mais quand tu arrives et tout d'un coup, tu vois le système,
19:07c'est pas n'importe qui en plus.
19:09Il a quand même gagné une course.
19:11Il y a le vol en d'or chez lui, dans de la presse.
19:15Non.
19:15T'es bien informé.
19:16Oui, quelqu'un qui me l'a dit à la buvette juste avant.
19:19Non, mais t'es bien informé.
19:20J'ai été champion de France, de cartes, des journalistes.
19:25Bon, ça vaut ce que ça vaut.
19:26C'est beau.
19:27C'était au Sable d'Olonne, il doit y avoir à peu près 25 ans.
19:29Du coup, vous êtes capitaine de l'équipe ?
19:31Euh, ouais, je vais prendre le brassard.
19:33Oui, c'est mieux.
19:34On va lui donner comme ça.
19:35Oui, parce que l'exemplarité, il faut montrer que les vieux moteurs,
19:37on est encore sous le capot quand même.
19:38Oui, voilà, exactement.
19:39Ben oui, évidemment, c'est l'expérience.
19:41Voilà.
19:41Il y a encore des chevaux sous le capot.
19:43Oui.
19:44Par contre, c'est la récupération qui est compliquée.
19:46Voilà.
19:46Tu vois ce que je veux dire ?
19:47Ça va très vite, mais peut-être pas longtemps.
19:49Vous êtes combien dans la team ?
19:50On est 8, je crois.
19:52C'est pas vrai, mais vous avez le temps de faire une nuit complète ?
19:54Non, non, parce qu'il y a temps.
19:55Il y en a...
19:57Bon, normalement, je comptais sur lui qu'il fasse une vraie...
19:59C'est moins sûr.
20:01Après, on a d'autres personnes.
20:02Je pense qu'on en a une qui s'en va samedi, une personne.
20:05Ah bon ?
20:06Oui, donc on est déjà beaucoup moins.
20:07Donc, je crois qu'on va peut-être dormir dans le quartier.
20:09Ah non, mais attends, le capitaine est en train d'apprendre les informations.
20:13Je veux dire, on est à 10 minutes quand même des tours de show.
20:16Il n'écoute pas, le capitaine.
20:17Il n'écoute pas, il n'écoute pas.
20:18Qu'est-ce que je te dis ?
20:19Moi, j'ai été transmis des informations.
20:20Ça ne devrait pas être vous, le capitaine.
20:22Vous avez quand même tellement réussi en Coupe Davis.
20:24Vous êtes le coéquipier de Rêves, non ?
20:26Oui, oui, la folie.
20:28Vous avez déjà essayé les sports d'équipe, Henri ?
20:30Bien sûr.
20:31Moi, j'ai commencé par le sport d'équipe parce que j'ai fait du foot,
20:33j'ai fait du handball.
20:35Et après, je suis revenu au tennis parce que le tennis,
20:37c'était vraiment mon sport préféré.
20:39Mais il est vrai que, je ne vous mens pas,
20:41gagner la Coupe Davis avec mes potes, ça a été quelque chose de merveilleux.
20:45Et on a cette chance à l'antise de pouvoir faire les deux,
20:47un peu comme au golf, avec la Rider Cup.
20:49Et ça, c'est un moment, mais c'est vrai que le sport d'équipe, ça me plaisait bien.
20:52Est-ce que c'était tout aussi merveilleux que de boucher les gouttières
20:54de l'école avec vos balles blanches dans la cour ?
20:57Oui, ça, j'ai été viré.
20:58Oui, j'ai été viré parce que j'amenais tellement de balles de tennis.
21:01C'était le diamètre parfait.
21:03Ça bouchait les gouttières.
21:04Et quand il pleuvait, ça pleuvait dans les glaces.
21:08Pas de glace.
21:10Moi, ça m'arrangeait.
21:11Vous, Christophe, vous avez assisté à de nombreuses romontanas.
21:13Vous savez que tout est possible dans le sport ?
21:15Oui.
21:16Donc là, vous n'avez pas peur.
21:17C'est ce dont il n'avait pas conscience, notre ami Arnaud.
21:19Oui, c'est ça le problème.
21:20Il a un peu le boulard, non ?
21:22Un peu.
21:25Là, c'est très gentil, un peu.
21:27C'est fou.
21:29C'est la première team à abattre, non ?
21:31Non, mais généralement, il ne faut pas trop parler parce que tu peux crever un pneu,
21:36le moteur peut-être.
21:37Il peut y avoir toujours un petit truc qui se passe dans la nuit.
21:41Tu vois, la nuit, on ne voit rien à nuit.
21:46Un des trous, un des trous qui a sauté là.
21:48Un sanglier qui travaille.
21:49Un sanglier qui se voit, je ne sais pas, des clous.
21:52Un lit de camp qui se trouve au milieu.
21:55Henri, en 91, Yannick Noir vous rappelle, alors que vous avez une grosse blessure au dos,
22:01il vous rappelle pour la Coupe Davis, vous avez réalisé un match exceptionnel face à Pete Sampras.
22:05Est-ce que c'est le plus beau souvenir de votre carrière ?
22:08Oui, c'est le plus beau !
22:10Géronimo, il n'y a plus d'oreilles.
22:12Oui, évidemment.
22:13D'ailleurs, on va fêter maintenant, ça va faire les 25 ans, plus que ça.
22:18Qu'est-ce que j'ai de même ?
22:19Fous, moi.
22:20À Lyon avec George Songar, on réunit toute l'équipe, encore une fois.
22:23Trop sympa.
22:24Donc, c'est trop sympa.
22:25Bien sûr que ça fait un moment, ça restera toujours marqué à vie dans mon cœur, dans
22:30ma vie, dans beaucoup de gens, parce que c'était quelque chose de magique, d'incroyable.
22:35Christophe, vous, amoureux du sport, vous vous souvenez de ce match ?
22:38Non, mais alors évidemment, je m'en souviens, j'étais devant ma télé et je suis en train,
22:42là j'écoute Henri, déjà vivre leurs exploits sportifs, j'ai un immense respect pour
22:47le sportif, j'ai toujours des yeux de gamin.
22:50Le jour où ça me quittera, je ne serai plus là, je ferai autre chose.
22:53Parce que là, vous allez peut-être vous rendre compte qu'en fait, il ne lâche rien.
22:57Parce que là, maintenant, on rigole.
22:58Il n'a pas besoin de le dire.
22:59Mais si vous avez une heure et demie, peut-être que toi, tu vas être claqué au bout d'une
23:02heure et tu vas voir que lui, il ne lâche pas.
23:04Mais c'est la force.
23:06C'est là où il va… qu'est-ce que tu vas te dire ?
23:07Mais je sais qu'il sera capable de me dire, dis-donc gros, bouge-toi un peu le fion,
23:12tu vois, mais…
23:13Peut-être pas comme ça, mais bon…
23:15Bon, il y a des chances.
23:15Il y en a qu'on va essayer.
23:17Ils n'ont rien des problèmes.
23:18Ceci dit, il est très rapide.
23:20Mais justement, vous aussi, vous avez l'expérience, vous avez gagné deux fois les 24 heures
23:23de Chamonix.
23:24Oui.
23:26Donc, télisman, les pilotes aussi.
23:27Oui, mais la course, moi, c'est vraiment quelque chose de magique et surtout en équipe,
23:32en endurance.
23:32J'ai fait pas mal de courses, ici notamment au Castellet avec les deux tours d'horloge
23:36où là, tu roules dans une voiture ancienne et tu as une équipe et puis tu te lèves,
23:39tu dors.
23:40C'est un vrai combat.
23:42Alors, ce n'est pas du tout la même chose.
23:44C'est vrai qu'on ne se rend pas compte.
23:45On déconne là.
23:46Oui, mais ça va être dur.
23:47Ça va être chaud.
23:48Oui, ça va être dur.
23:48Je ne vous dément pas que ça va être…
23:50Moi, je vais découvrir.
23:52C'est sympa.
23:53Tu vas voir.
23:53C'est magique parce qu'il y a une ambiance et tu te sens par moment porté.
23:58Je pense que l'énergie de tous les pilotes va porter tout le monde, en fait.
24:04Mais, Clara, tu me demandes mon sentiment d'être auprès d'Henri.
24:08Il y a quand même le point commun, le dénominateur commun chez tous ces immenses champions.
24:14C'est que là, il y a de la légèreté, beaucoup de légèreté.
24:16Mais au moment important, quand il va s'installer dans le baquet, il y a quelque chose en eux
24:22que nous, on ne peut pas connaître, en réalité.
24:25On l'a travaillé depuis tellement longtemps, depuis qu'on est gamin.
24:28Et il est vrai, tu as raison, parce que tout à l'heure, j'ai fait deux, trois tours
24:31pour m'échauffer.
24:32Au départ, je suis parti, puis après, tout doucement pour trouver les bonnes trajectoires,
24:35rester concentré.
24:36Ça, on a l'habitude depuis fort longtemps parce qu'on est né dedans.
24:39Depuis qu'on est gamin, on a travaillé.
24:41Et puis surtout, on a fait de la répétition.
24:43Et répétition nous permet de pouvoir rentrer dans un autre, en fin de compte, notre monde.
24:50Ah oui, notre dimension.
24:51Notre dimension.
24:52Ici, par exemple, j'ai un souvenir extraordinaire.
24:54J'étais à Carton Senna.
24:55Malheureusement, trois mois après, il se tue.
24:57Il était en essai privé avec Damon Hill et la Williams.
24:59J'y passais trois jours avec lui.
25:01Et c'était, je le raconte dans mon livre, c'était un moment mystique parce qu'il était
25:05d'une gentillesse.
25:06Et il t'expliquait de savoir, est-ce que tu as connu la zone ?
25:09La zone, ça veut dire que tu domines tellement ton sujet que tu es en avant sur le temps.
25:14C'est ce qui m'est arrivé à la Coupe Davis 91.
25:17Je jouais, je savais exactement ce qui allait se passer.
25:19Parce que tu t'es tellement préparé.
25:20Ah, ça fait des frissons, ça.
25:21Oui, tu t'es tellement préparé, tu t'es tellement ancré dedans que tu sais ce qui va se passer.
25:26Et Senna m'avait dit, moi, quand je suis là, quand je prends le virage 3, je suis déjà
25:30dans le virage 8.
25:31Tellement, je suis sur le vol.
25:32C'est presque un état de transe, en fait.
25:33C'est un état de transe.
25:34Et c'est là qu'il a expliqué, d'ailleurs, à Monaco, quand il perd contre Alain Prost.
25:39Alain Prost.
25:40Il voulait mettre un tour à Alain Prost pour lui faire comprendre qu'il était le plus fort.
25:44Et il se met dans le rail et il perd, d'ailleurs, le championnat du monde.
25:47Et ça, tous les joueurs l'ont.
25:48Roger Federer, Novak Djokovic, tous les plus grands sportifs.
25:52On parlait de l'ultra trail, des personnes qui arrivent à faire des choses parce qu'ils
25:56rentrent dans une transe, dans une autre dimension.
25:59Et ça, c'est magnifique.
26:00Et on le rense, je ne vais pas me mettre en transe là, mais disons qu'on a une certaine
26:04sérénité, une concentration.
26:05C'est vrai.
26:06Mais ça, on est nés dedans.
26:08Oui, et puis une énergie particulière.
26:09Oui, on va chercher des choses.
26:11Moi, j'ai des souvenirs.
26:12Fabien Barthez.
26:15Des fois, il arrivait avant les matchs à Monaco.
26:18Pour moi, c'est le plus grand gardien que j'ai côtoyé avec qui j'ai eu des relations.
26:22Qui disait ce soir, je ne prends pas un but.
26:25Et il y avait cette forme de forme.
26:28On aurait dit qu'il prenait poteau.
26:30Je me souviens, c'était un match, je crois, de Coupe d'Europe que je commentais avec Charles.
26:33C'était avant Newcastle, à Monaco, Newcastle.
26:36Qui m'a dit, je ne prends pas un but ce soir.
26:40Et infranchissable, je ne sais pas, c'est une sorte de magie.
26:42Il y a d'un seul coup, une sorte de magie comme ça.
26:45Tu domines ton sujet.
26:46Oui.
26:46Et tu ne peux pas l'expliquer.
26:48Mais non, mais toi, tu es là.
26:50Mais maintenant, sincèrement, et c'est là que c'est dangereux.
26:53Parce que quand tu arrives dans ce moment-là, où tu domines tellement ton sujet,
26:56qu'il faut rester hyper concentré, parce que si tu réalises ce que tu es en train de faire,
27:02tu peux descendre d'un cran.
27:03Et là, tout d'un coup, ça peut t'arriver avec la peur de gagner.
27:06Il faut vraiment être… ça se travaille.
27:08Henri, vous suivez toujours le tennis, j'imagine.
27:10Vous pensez quoi du tennis français actuellement ?
27:13J'ai l'impression qu'il n'est pas mal, particulièrement si on s'appelle Arthur.
27:16Oui, Arthur Fils, il est bien.
27:17Moi, je trouve qu'il a énormément…
27:19Il y en a deux ?
27:19Oui, Arthur Fils, Arthur René.
27:22Ils sont dans la bonne direction.
27:24Arthur Fils, c'est bien, parce qu'il est monté en palier tout doucement.
27:28Il a aussi accepté de pouvoir, parfois, comme il a fait récemment,
27:32de faire les qualifications, de se remettre…
27:34Il commence à construire et à monter palier par palier,
27:37parce que le tennis a énormément évolué.
27:39On le voit, ça va de plus en plus vite.
27:41Ils sont de plus en plus performants.
27:42Ils sont… c'est un tennis vraiment…
27:44Et puis, il apporte un tennis nouveau.
27:48On est marre des mecs qui restent au fond et qui mettent des sacoches à 200 à l'heure
27:51et qui peuvent monter au filet.
27:52Même, on le voit, Sverev, il a gagné deux grands chelèmes
27:55parce qu'il a été audacieux.
27:57Et je pense qu'aujourd'hui, en France,
27:59il faut bien laisser nos joueurs se mettre en place
28:03pour pouvoir accéder et puis après, aller en quart, en demi
28:05et gagner un grand chelème.
28:07Vous qui avez joué avec le dos explosé en 1981.
28:10Oui.
28:11Arthur Fils, là, il sort de l'US Open.
28:13Il n'a pas voulu aller à la Coupe Davis.
28:15Vous avez compris ça ?
28:16Ou vous ne trouvez pas que les jeunes ont un peu peur du sens du sacrifice ?
28:19Alors, c'est un lourd sujet parce que la Coupe Davis, elle est morte.
28:25Malheureusement, vu comment elle a été réorganisée, je trouve ça dommage
28:29parce qu'on tue un petit peu le sport, le tennis,
28:31dans un domaine où on allait dans les différents pays
28:33qui avaient besoin d'avoir aussi représenté le pays dans ce sport qui est merveilleux
28:39et qui peuvent aussi découvrir de nouveaux talents.
28:42Après, qu'il soit blessé, qu'il préfère parce que le format et la façon dont ça ne l'apprécie
28:48pas,
28:48on doit respecter ça.
28:50Bien sûr que pour moi, j'aurais dit non parce que quand je faisais mon calendrier,
28:55je faisais les grands chelèmes, la Coupe Davis et après les autres tournoirs.
28:58Aujourd'hui, c'est totalement différent.
29:01Mais on doit respecter son choix parce qu'il prépare sa carrière.
29:07Après, c'est compliqué maintenant la Coupe Davis.
29:09Il faudrait qu'il remette tout à zéro, une fois tous les deux ans, comme la Raider Cup.
29:12Et puis, ça marchera très, très bien.
29:14Vous auriez aimé jouer au tennis actuellement ?
29:16Oui, je me serais marré.
29:18Surtout avec mon jeu de D'Artagnan, monter au filet, attaquer dans tous les sens.
29:22Un peu à Shelton.
29:25Ça aurait mis un peu d'énergie quand même.
29:27Oui, mais ça bouge un peu.
29:29Il se rend compte qu'aussi, le tennis doit évoluer
29:31et qu'on revient un petit peu à un jeu plus d'attaquants.
29:34Alors, il faut...
29:35Mais ça met un peu de temps.
29:37Mais ça serait bien.
29:38Tout pour l'attaque, c'est maintenant pour vous.
29:39Vous avez le marathon à entamer.
29:43Merci d'être venu nous voir.
29:44Avec plaisir.
29:45Les priorités à droite.
29:47Ah oui, d'accord.
29:47Non, il n'y en a pas là.
29:48Ah bon ?
29:49Moi, je fonce.
29:50Allez, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau Salon VIP.
29:52Salut, salut Benjamin.
29:53Salut.
29:59Sous-titres par Jérémy Diaz
30:03Sous-titres par Jérémy Diaz
30:05Sous-titres par Jérémy Diaz