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Des avocats de mineurs en garde à vue après les émeutes du 17 octobre ou plus précisément "sous main de la justice" au dépôt du tribunal de Bobigny dénoncent des conditions de détention inacceptables, avec des cellules bondées, sans matelas, sans couverture suffisante pour protéger du froid, des toilettes insalubres. Un "vrai drame" selon leurs conseils et le barreau des avocats. Le parquet a reconnu des "difficultés" concernant les cellules et leur température. #shorts

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Transcription
00:00Des mineurs allongés à même le sol sans matelas et dans le froid, entassés à cinq dans des cellules de
00:05quelques mètres carrés,
00:06des avocats qui ont visité le dépôt du tribunal de Bobigny dénoncent les conditions de garde à vue de 17
00:11adolescents dans le contexte des pillages survenus à Saint-Denis.
00:15Selon leur rapport, certains mineurs ont dormi avec de simples couvertures de survie, trop petites pour les protéger du froid.
00:21Ils décrivent la présence de déchets, des toilettes insalubres et même une bouteille remplie d'urine.
00:26Il est en train de se passer un vrai drame. Vous l'avez entendu, ils sont 17 en bas au
00:29dépôt.
00:30Ils ont passé la nuit dans des conditions absolument scandaleuses.
00:32C'est-à-dire qu'on est au-delà de l'indignité maintenant, c'est l'horreur.
00:35On a des enfants qui ont fait 48 heures de garde à vue, des dossiers où normalement dans quelques heures
00:38c'est réglé.
00:39Au tribunal de Bobigny, les gens ne sont plus gardés à vue, ils sont retenus au tribunal, ils sont, selon
00:45l'expression consacrée, sous le main de justice.
00:47C'est-à-dire que quelqu'un qui sort de garde à vue est susceptible d'être présenté à un
00:51magistrat.
00:52Il est conduit au dépôt où il peut passer la nuit avant qu'un magistrat statue sur son sort ou
00:57prenne une décision.
00:58La privation de liberté, ce n'est pas censé être une punition ou une humiliation.
01:03Mais à partir du moment où vous avez des jeunes, a fortiori, qui sont mineurs, sans couverture, qui sont dans
01:08des conditions d'hygiène déplorables,
01:10qui pour les jeunes femmes n'ont pas de protection périodique alors qu'une adolescente qui a ses règles depuis
01:15deux jours,
01:15ne pas pouvoir accéder à un minimum d'hygiène, c'est une humiliation profonde et c'est absolument inutile.
01:21Le dépôt de Bobigny, il est connu pour ses conditions indignes en temps normal.
01:24Depuis ce qu'on a appelé l'affaire du viol du dépôt de Bobigny, on sait que les agents du
01:29dépôt se sont permis d'avoir un rapport sexuel avec une jeune femme
01:33d'une extrême vulnérabilité alors qu'elle était retenue.
01:36Nous avions demandé au barreau de Bobigny qu'il n'y ait plus de dépôt de nuit pour les mineurs
01:41parce que nous savions quelles étaient les conditions de rétention des mineurs, c'est-à-dire absolument déplorables.
01:47Tout le monde sait que ça se passe comme ça au dépôt de Bobigny. En premier lieu, les procureurs de
01:52la République et les magistrats.
01:53Les policiers du dépôt ont répondu aux accusations concernant les conditions de détention des mineurs lors d'une réunion au
01:59tribunal.
02:00Selon le parquet, un kit d'hygiène et la possibilité de prendre une douche auraient été proposées aux adolescents à
02:05leur arrivée.
02:06Des oreillers auraient également été distribués mais retirés pour cause de nettoyage lors de la prise des photos des avocats.
02:12Le parquet admet néanmoins des difficultés importantes concernant la taille des cellules et leur température.
02:18Concernant l'absence de matelas, il est expliqué que 10 d'entre eux seraient en phase de test depuis septembre
02:23et seront mis à disposition à bref délai.
02:26En attendant les correctifs, le parquet assure que dorénavant, il veillera à accueillir les mineurs dans des cellules collectives.
02:32Si on parle des 17 mineurs qui étaient au dépôt de Bobigny hier, aux dernières nouvelles, ils ont été relâchés
02:37pour l'instant sans aucune poursuite.

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