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  • il y a 3 heures
Dans ce SIGNÉ CONSIGNY, l’avocat et essayiste Charles Consigny s’exprime sur la question de la justice en France. Il revient notamment sur les problèmes qui, selon lui, empêchent la justice de fonctionner correctement.   

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Transcription
00:00Bonsoir Charles Consigny, vous nous rejoignez.
00:03Première question, est-ce que Bruno Retailleau, mon candidat à l'Elysée,
00:08est-ce qu'il ferait mieux qu'Emmanuel Macron ?
00:11Est-ce qu'il ferait mieux sur la sécurité et la justice ?
00:14Je pense quand même.
00:16Il n'y a pas de mal, il faut dire qu'il n'y a pas de mal.
00:18Ce n'est pas vraiment me donner le point, parce que l'angle mort du président de la République,
00:23ça aura été pendant ces deux mandats, le régalien bien sûr.
00:27Je pense quand même parce qu'en cette matière comme dans les autres,
00:31il faut choisir une direction.
00:33Et le grand drame du macronisme, ça a été de ne jamais choisir de direction.
00:40Et donc, ça ne peut pas marcher ni sur la sécurité, ni sur la justice,
00:44et pas tellement sur les autres sujets.
00:46Le seul sujet sur lequel ils ont été à peu près clairs, c'était l'attractivité du pays.
00:52Et là, ça a un peu fonctionné.
00:54Donc, ça montre qu'il faut choisir.
00:55Et je crois que Bruno Retailleau est plus clair dans ses options
01:00que ne l'est Emmanuel Macron ou tout candidat macroniste s'agissant de la sécurité.
01:07Néanmoins, moi, je pense quand même que, au fond,
01:11je ne sais pas si vous allez me rejoindre là-dessus,
01:13j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt la conférence de presse
01:16de l'avocat d'une autre victime de ce monsieur Barrella,
01:20qui s'appelle Rosa.
01:22Et cet avocat a dit qu'il y a des enquêteurs et des magistrats
01:27qui sont désinvestis, des partisans du moindre effort.
01:30Et moi, effectivement, je pense qu'on est à un tournant de l'histoire de notre pays.
01:35Et il faut mettre les pieds dans le plat sur tous les sujets.
01:38Et effectivement, comme avocat,
01:40quand je vais au palais de justice,
01:42et qu'il arrive 16h45,
01:45je vois le palais se vider avec des gens qui courent
01:49pour se tirer de là,
01:51pour ne pas rester une minute de plus
01:52que le temps qu'ils sont censés passer dans leur bureau.
01:56Et je pense que, dans un pays comme le nôtre,
01:58avec les défis qu'on a en matière de sécurité et de justice,
02:01ça ne peut pas fonctionner.
02:02Donc, ce que j'entrevois, moi, dans le drame qui est arrivé,
02:06c'est en fait la démobilisation du pays.
02:09Et le fait que les gens ne veulent plus bosser,
02:12ne sont plus sur le pont,
02:13ne sont plus à leur poste,
02:15ne veulent plus faire leur boulot,
02:17et résultat des courses, le système ne peut pas fonctionner.
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