Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Cinq jours après les violences du 17 octobre et à l'approche d'une nouvelle journée de mobilisation samedi, le gouvernement veut faire redescendre la pression. Des représentants de partis politiques seront reçus à Matignon par Sébastien Lecornu ce jeudi 22 octobre.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Le Premier ministre et les maires de Lyon et de Marseille, je l'en remercie, c'était important parce qu
00:04'on avait évidemment beaucoup de choses à dire,
00:06non seulement sur ce qui s'est passé, mais on s'est concentré évidemment à la préparation de l'avenir
00:10autour de deux enjeux.
00:11Le premier, c'est celui de la capacité de notre pays à accueillir un mouvement social et à le faire
00:17dans des conditions de sécurité pour ceux qui manifestent et ceux qui sont autour satisfaisantes.
00:21Et le deuxième, c'est évidemment le fait que la sortie de cette crise, elle passe d'abord par une
00:27réponse politique.
00:29Donc sur le sujet du maintien de l'ordre et de la liberté et de la sécurité des manifestations, on
00:36a partagé des inquiétudes, notre souhait d'être mieux associé au processus de préparation de ces manifestations,
00:43à la fois parce qu'on est connecté au mouvement qui les organise, mais surtout aussi parce qu'on est
00:48en première ligne pour en subir les conséquences.
00:51Et s'il reste encore de nombreux sujets à aborder, les premières orientations sont de nature, je le crois, à
00:57recréer un cadre de travail plus satisfaisant entre les villes et l'État.
01:03Évidemment, on a partagé nos préoccupations sur la journée de samedi.
01:08La menace mérite d'être affinée encore, mais on a encore des risques d'infiltration, des risques de violence dans
01:16une menace qui est à l'évidence protéiforme.
01:18Et on a partagé, je crois, de façon très proche, le souhait de nos populations, de nos acteurs économiques, de
01:26nos commerçants,
01:27à la fois de pouvoir être des territoires de démonstration du mouvement social, mais aussi des territoires dans lesquels la
01:33police est présente,
01:35suffisamment présente pour pouvoir protéger nos populations.
01:39Et puis, on a beaucoup insisté sur le fait que c'était d'abord une crise politique et que si
01:45des casseurs, si des agents qui veulent déstabiliser l'État s'y greffaient,
01:50c'est parce qu'il y avait un mouvement social qui, aujourd'hui, n'avait pas de réponse politique à
01:54la hauteur de ce qui l'attend,
01:55dans lequel il y a évidemment d'abord le mouvement lycéen, mais dans lequel on le sait, il y a
01:59aussi le mouvement des agriculteurs,
02:01le mouvement de la fonction publique, le mouvement des salariés, en particulier modestes, qui se battent pour le pouvoir d
02:07'achat.
02:07Et nous avons insisté sur l'urgence absolue, est-ce que le gouvernement y apporte des réponses autour de la
02:12question du pouvoir d'achat,
02:14autour de la question de la suppression de parcours sup, autour de la question de l'organisation d'États généraux,
02:20de la jeunesse,
02:21notamment destinée à rassurer notre jeunesse sur sa capacité à se projeter dans l'avenir.

Recommandations